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Récit du 15 Juillet 2018 pour la course BRM 300

Voir le récit : Voyage en terres inconnues.... ( L'alsace, la Suisse et les Brevets ), 117Photo(s), 1Film(s), 3commentaire(s), 335 lectures

« Plein sud et soleil entre Gard et Ardèche »

Par PhilKiKou - 09-04-2018 21:44:18 - 2 commentaires

    La semaine avant le samedi 17 Mars en voyant les prévisions météo maussades et pluvieuses qui se profilaient à l'horizon de la fin de la semaine, j'ai pris le taureau par les cornes, et mon vélo par le guidon pour trouver une solution afin de ne pas rouler une nouvelle fois dans le froid, le vent, la pluie ou sous les nuages.

J'invoque et interpelle les « Grands Esprits des Cieux » en chantant :

 

Les Grands Esprits déli-Cieux ont pris pitié de ce p'tit cycliste et m'ont soufflé, grâce à une légère brise, le nom de Pont-Saint-Esprit***


***Pont-Saint-Esprit : Trait d'union entre Provence et Languedoc ( et entre les nuages et le soleil pour ce samedi )

A la croisée de trois régions, Auvergne Rhône Alpes, Languedoc Roussillon et Provence Alpes Côte d'Azur, la petite ville de Pont-Saint-Esprit est située dans le département du Gard. Elle compte environ 10 000 habitants appelés les Spiripontains.

La ville s'appellait Saint-Saturnin-du-Port au Moyen-Age. Son nom actuel lui vient de la construction du pont sur le Rhône, la reliant ainsi à la Provence. Vieux de 700 ans c'est le pont médiéval le plus ancien construit sur le Rhône. Constitué d'une vingtaine d'arches il est long d'un kilomètre.

http://www.avignon-et-provence.com/tourisme-provence/pont-saint-esprit

 

Une consultation sur les sites météo afin de s'assurer que les rayons du soleil aient bien rendez-vous avec les rayons de mes roues de vélo, une esquisse de parcours tracée sur Openrunner en traquant les sites qui valent le détour et les petites routes vertes et désertes propices à la découverte : c'est l'idéal pour se remonter le moral !!!

 

Je parle de ce projet de sortie «  Plein sud et soleil entre Gard et Ardèche » à mon jeune voisin qui est partant pour ce parcours découverte.

 

Pour lancer ce récit je pourrai dire « Moteur » si c'était un film ou une balade à moto, mais à vélo je peux tenter « Pignon » ! Allez, roulez jeunesse, c'est parti pour quelques tours de roues

1/ Le Mont Bouquet en passant par la Cèze

=> Mont Bouquet 3h03 / 60kms 1124m.D+ 648m.D-

000 Planter du décor sur la 1°partie jusqu'à St Ambroix


000a Profil de l'étape : çà ne monte pas très haut mais du dénivelée


00 chapelle de la Chartreuse sous les nuages


00a chapelle sublime au soleil estival ( piqué sur internet )


01 la Chartreuse à la lumière de Mars sous les nuages


01a Chartreuse au soleil dans un écrin verdoyant


01b Zoom sur les toits colorés


02 La Chartreuse en quelques mots


***La Chartreuse de Valbonne

A Saint-Paulet-de-Caisson dans la Vallée de la Cèze, la chartreuse de Valbonne est un ancien monastère fondé en 1204. De loin, la chartreuse ressemble à un village entouré de remparts, les toits couverts de tuiles, certaines vernissées. Pourtant, sous cet hectare de toiture seulement 40 moines et domestiques y vécurent en ermite pendant presque sept siècles jusqu'en 1901. En 1929, une léproserie y fut établie comptant jusqu'à 400 malades avant que le lieu ne soit transformé en maison de réhabilitation et réinsertion.

Aujourd'hui classé Monument Historique, la Chartreuse de Valbonne est ouverte au public. Des visites libres ou guidées vous font découvrir ce lieu, remanié plusieurs fois au cours des siècles. La façade baroque de l'église, plusieurs chapelles avec voûtes en croisées d'ogives, des choeurs, le petit et le grande cloître et les cellules de moines ainsi que son domaine avec ses 40 hectares de forêt, des plantations de fleurs et des vignes qui produisent des vins AOC Côtes du Rhône dont les dégustations vous sont également proposées.

En plus des visites guidés, dans la cour fermée à l'acoustique naturelle remarquable, la Chartreuse organise, du printemps à l'automne, des concerts, festivals et expositions. Un service de restauration se trouve sur place (réservations conseillées).

Et si la quiétude de ces lieux vous séduit, 13 cellules de frères ont été réaménagées en chambres d'hôtel et deux appartements de trois et quatre chambres dans l'appartement de l'évêque et la conciergerie sont proposés pour des petits séjours.

http://www.avignon-et-provence.com/monuments/chartreuse-de-valbonne

 

03 La Roque sur Cèze ( sans soixante quatre, car ce n'est pas de la bière qui coule dans la Cèze )


04 La Cèze sous Roque...


05 Le niveau de la Cèze a baissé mais il y a encore du bouillon.. et de la boue sur le bout de piste cyclble qui nous emmène à la cascade.


06 L'eau calme des vasques contraste avec le tumulte de la Cèze


07 En arrière-plan Le pont de La Roque avec 2 de ses 12 arches


08 A l'assaut de La Roque...


09 ...mais sans avoir le temps de flâner dans les ruelles du village


La Roque sur Cèze

http://www.avignon-et-provence.com/tourisme-provence/roque-sur-ceze

A une dizaine de kilomètres de Bagnols sur Cèze, la Roque-sur-Cèze, classé parmi les plus beaux villages de France, compte en tout et pour tout 179 âmes, quelques privilégiés qui vivent dans un petit coin idyllique, véritable paradis en pierre.
Pour visiter le village, il faut traverser le pont qui enjambe la Cèze de ses douze arches. Classé Monument Historique, il date du XIIIe siècle. Son appellation "Pont de Charles Martel" reste une énigme car l'ancien roi de France n'a aucun lien avec l'histoire de la Roque.

On se gare sur les berges de la Cèze, ombragées de platanes, qui protègeront les véhicules des ardeurs du soleil.
Le décor est de suite planté et depuis la parcelle de vigne plantée au pied du village, on peut admirer le bourg médiéval, accroché en amphithéâtre sur son éperon rocheux.
En montant jusqu'à l'église paroissiale, construite en 1883, on commence déjà à avoir un joli panorama sur les maisons du village. Mais il faut encore grimper pour en saisir toute la majesté.
Le village est entièrement piétonnier et les maisons se serrent au pied du château, le long de calades aux noms pittoresques. Les plus courageux passeront par la rue rompe-cul, qui porte bien son nom,  pour accéder au sommet du village.

Les belles maisons en pierre sont habillées d'une belle végétation méditerranéenne, lauriers roses, vignes vierges, cyprès, micocouliers... qui apportent aux ruelles des touches de couleurs dès le printemps.
Les noms de rue évoquent également le passé séricicole de la Roque-sur- Cèze : la traverse des mûriers, la rue de la magnanerie... et on remarque de nombreux mûriers, dont le rôle n'est aujourd'hui qu'ornemental, mais dont les feuilles nourrissaient les vers à soie au XVIIIe et XIXe siècles.
Les ruelles s'entrelacent, s'entrecroisent et montent jusqu'au Château du XIIe siècle, et en arrivant sur l'esplanade bordée des vestiges des remparts, on regrette de trouver porte close : le Château est une résidence privée et ne se visite pas. On en profite pour admirer la Chapelle romane également du XIIe accolée au château et dont le chevet est orné de "dents d'engrenage". C'est une propriété privée également et elle n'est ouverte à la visite que ponctuellement. Heureusement le superbe panorama nous récompense de tous les efforts concédés pour accéder au sommet du village et on peut admirer la Cèze serpenter dans la Vallée dans un océan de vignes, de garrigues et de bois.

On pourra continuer à flâner dans le village, regarder les joueurs de pétanque place des Marronniers, se rafraîchir à l'ombre du mûrier, au bistrot de la roque, place Palou. Place ainsi nommée en hommage à Jean Palou, aubergiste et artiste, connu comme le loup blanc dans les années 50. Il comptait Jean Carmet et Marcel Amont parmi ses clients réguliers. Il fut l'un des initiateurs de la restauration du village, en partie en ruine à l'époque.
A quelques centaines de mètres du village, les célèbres Cascades du Sautadet, méritent le détour. La Cèze a taillé ici son chemin avec violence à travers un massif calcaire qui barrait son passage, et l'eau s'écoule dans un spectaculaire dédale de crevasses et de marmites de géant.
Le site est dangereux et il est strictement interdit de s'y baigner. Elle n'est autorisée qu'en aval des cascades du Sautadet, la où la Cèze cesse sa fureur torrentielle pour retrouver un calme propice à la baignade.  Le nom Sautadet viendrait de l'expression « le saut d'Hadès » (Dieu grec des Enfers). Cette interprétation confirmerait la dangerosité du site qui compte 23 décès en
20 ans
.

La Cèze

La longueur de son cours d'eau est de 128,4 km1. La Cèze prend sa source dans le département de la Lozère, sur le territoire de la commune de Saint-André-Capcèze à une altitude de 798 mètres, sur le versant ouest du sommet voisin nommé "Truc du Samblonnet" coté 973 m. Elle s'écoule ensuite dans le département du Gard, sauf quelques kilomètres de sa rive gauche située sur la commune de Malbosc dans le département de l'Ardèche. La rivière se jette dans le Rhône entre Codolet et Laudun-l'Ardoise dans le département du Gard à l'altitude 27 mètres.

Source de la Cèze en contrebas du Truc du Samblonnet

Son lit est parallèle au lit de l'Ardèche ( Wikipédia)

10 Et puis on a rendez-vous avec le soleil...


11 ...et Verfeuil


Les Concluses de Lussan

Les Concluses, gorges creusées par l'Aiguillon et le Merderis, sont dominées par de hautes falaises. Elles présentent, sur 6 km, "marmites de géants", baumes, portail, arche, belvédère...et ne sont accessibles qu'à pied.

Situées à 5 km au Nord de Lussan sur la route de Verfeuil, les Concluses de Lussan constituent un site exceptionnel aux aspects abrupts et lunaires... 

Les Concluses sont à la fois une suite de longues gorges sauvages, et à la fois un défilé rocheux creusé au fil des temps, par l'Aiguillon, petite rivière à sec l'été, mais fougueuse et impétueuse lors de précipitations importantes principalement à l'automne... Il est d'ailleurs fortement déconseillé de s'y aventurer seul durant ces brèves périodes. 

 
Du haut du chemin qui vous amène au « portail », la vue est extraordinaire : escarpements rocheux, cavités dans le lit de la rivière, dénommées « marmites du Diable, et chaos de rochers donnent toute la mesure et la splendeur du site... On descend à partir du parking pendant 30 mn le long de la gorge face aux falaises zébrées de trous et cavernes, on finit par arriver au 'portail', goulet de parois presque refermées sur le haut, où passe la rivière et qu'on traverse sur une passerelle. Une fois arrivé tout en bas, vous pouvez, tranquillement dans cette cathédrale de roches, savourer le silence et la beauté du lieu. 

 

12 Un beau panorama avec le village de Lussan et le Mont-Bouquet en arrière-plan


13 Un village qui vaut aussi certainement une visite... la prochaine fois


14 Le Mas des Espallises au pied du village


 

LUSSAN

Entre Uzès et Barjac, Lussan a la réputation - et c'est mérité - d'être l'un des plus beaux villages du Languedoc. Perché sur une plate-forme rocailleuse, le village médiéval ressemble à une île surgissant d'un océan de garrigues. Entièrement pietonnier, ceinturé de remparts, Lussan est sillonné de ruelles étroites jalonnées de maisons anciennes. Trois filatures témoignent du passé séricicole de la commune.

Le Château de Lussan, édifié à la fin du XVe par la famille d'Audibert, abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville. A l'intérieur, on admirera le très beau plafond peint du XVIIe siècle de l'ancienne salle d'apparat, classé Monument Historique. Massif et imposant, le Château de Lussan est entouré de 4 tours d'angle, dont la plus haute, "la tour de l'Horloge" est surmontée d'un campanile. Le chemin de ronde révèle un magnifique panorama sur la plaine agricole et la guarrigue ondoyant à perte 

La population étant à majorité protestante, Lussan fût touché de plein fouet par la guerre des Camisards qui suivit la révocation de l'Edit de Nantes en 1685.  Le temple protestant fut détruit et ce n'est qu'après la Révolution de 1789 que catholiques et protestants se cotoyèrent à nouveau pacifiquement.
Les lieux de culte furent reconstruits au XIXe siècle : l'église Saint-Pierre au centre du village et le temple de Lussan en bordure des remparts.
La sobriété de l'édifice actuel contraste avec l'élégances des baies latérales néogothiques et de hautes colonnes cannelées à chapiteaux corynthiens ornent l'intérieur.

Sur le rempart sud du village, on peut visiter le Jardin des Buis, jardin d'agrément planté de 200 espèces méditerranéennes.

Au nord-ouest du village, la place du Verger avec ses bancs et une aire de pique-nique nous invite pour une petite halte dans un cadre verdoyant d'où l'on peut observer un très joli panorama sur les Cévennes et les monts environnants. En contrebas, on aperçoit le château de Fan, du milieu du XVIe siècle, berceau de la famille d'André Gide. Résidence privée, le château ne se visite pas.

15 A l'entrée du village de La Seyne on met le clignotant à droite pour s'attaquer aux pentes du mont Bouquet


*Par SEYNES

Nom :

Mont Bouquet

Altitude :

629 m

Départ :

Seynes

Longueur :

6.50 km

Dénivellation :

500 m

% Moyen :

7.69%

% Maximal :

13.0%

Massif :

CévennesFrance

16 Montée très irrégulière, difficultés moins concentrées que par Brouzet mais des passages « raidar » comme celui dans lequel se trouve Alexandre entre 15 et 20%


17 Après le carrefour qui mène au village de Bouquet à gauche toute pour aller au Mont Bouquet...


017a Mont Bouquet Brouzet : pas passé par là mais sûrement la montée la plus dure


*Par BROUZET

Nom :

Mont Bouquet

Altitude :

629 m

Départ :

Brouzet les Alès

Longueur :

4.60 km

Dénivellation :

437 m

% Moyen :

9.5%

% Maximal :

16.4%

Massif :

CévennesFrance

https://www.cols-cyclisme.com/cevennes/france/mont-bouquet-depuis-brouzet-les-ales-c993.htm

18...via le Col de Bourricot


18a On capte bien en haut du Mont « Bouquet d'antennes »...


18b ... et de tour de gué


18c Un terrain de foot en synthétique en haut du Mont Bouquet ?.. Un peu trop pentu, plutôt un départ de parapente ou delta !!


19 Après un passage au sommet, croisé des coureurs, cavaliers, puis nouveau passage à ce carrefour direction Bouquet et...


 

Le Mont Bouquet
Le Mont-Bouquet culmine à 629 mètres d'altitude où se trouve une chapelle abritant une Vierge (la Mère Admirable du Mont Bouquet, lieu de pèlerinage) ainsi que d'une grande antenne 
TDF haute de 60 mètres . Depuis le sommet, on peut observer les Cévennes, Alès, la vallée du Rhône et le mont Ventoux à l'est, ainsi que les Garrigues au sud. Le site est très apprécié des parapentistes qui s'élancent du haut de la falaise abrupte surplombant le versant oriental. ( ainsi que des randonneurs, cavaliers comme ceux croisés et des cyclistes qui ne s 'élancent pas du haut de la falaise !!!...)

http://www.alescevennes.fr/annuaires/pays.cevennes/grand.ales.en.cevennes/brouzet-les-ales/tourisme/brouzet-les-ales.-.mont.bouquet

BANNE

 

2/ Vallon Pont d'Arc avec un détour par Banne, le bois de Païolive, Le Rocher de Sampzon et le Chassezac

=> Vallon 7h14 / 147kms 2090m.D+ 1809m.D-

20 Navacelles


21 Saint Ambroix : une pause bienvenue après 4h07 et 86kms de vélo. Avant le village relais avec un cycliste local qui roulait à mon rythme


21a Parcours après la pause avec encore de belles découvertes à venir


22 Courry après avoir quitté la route principale repris les chemins de traverses tranquilles


23 La Ganière en amont...


24 ... et en aval avec un promeneur et son chien. Perché par delà la Ganière Malbosc à 470m. d'altitude


25 Le Col de Pigère et La Bannelle à 500m. d'altitude


26 Avant Banne une petite route qui a un air de bois de Païolive


27 Une visite qui se prête à l'anthropomorphisme appliqué aux animaux


28 Quand les rochers tutoient le ciel bleu


29 Il doit y avoir de belles randos dans la région !!!


30 Des rochers gruyère qui ont des formes bien singulières


31 Banne sur son promontoire avec une visite du centre du village. Les Pères Noël de l'Ardéchoise sont allés se reposer


Banne à l'heure de l'Ardéchoise 2017 : http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=53

BANNE : Ambiance cévenole

Vestige unique d’une époque oubliée, Banne, village de caractère incontournable en Ardèche, prend ses racines dans le Néolithique. Ce village niché au pied des Cévennes face à la plaine calcaire ardéchoise se distingue par la présence atypique de 27 dolmens : les preuves d’une histoire locale millénaire… Composé de deux bourgs perchés et traversé par un vallon de terrasses cultivées, le village cache bien des perles architecturales : les écuries du Fort, qui accueillent les nombreuses festivités d’été, surmontées des vestiges de son château moyenâgeux mais aussi l’église Saint-Pierre de Banne datant du XIIe siècle.

https://www.ardeche-guide.com/banne

31a Bois de Païolive l'ours et le lion


LE BOIS DE PAÏOLIVE
Un monde à part, géologique et féerique.
 Une balade s’impose pour pénétrer ce monde de mystères, le bois de Païolive est une des plus étranges curiosités de l’Ardèche. Véritable labyrinthe naturel surplombant le Chassezac, situé sur les communes des Vans, de Banne et de Berrias-Casteljau, il est, depuis la nuit des temps, « habité » d’étranges et inimitables sculptures de blocs de calcaires déchiquetés et défiés par l’érosion.
Envoûtant et énigmatique, ce chaos minéral et végétal invite à l’exploration.

https://www.ardeche-guide.com/sites-incontournables/le-bois-de-paiolive

32 Des rideaux et des nuages de pluie à l'horizon mais pas sur notre parcours


33 En suivant le Chassezac que l'on va franchir pour grimper en haut du rocher de Sampzon à l'horizon sur l'autre rive


34 Une piste cyclable surprise qu'on a essayé de suivre : passage à contre-courant puis piste en terre damée quittée pour partir....


35 ...à l'assaut du Rocher de Sampzon


36 Un raccourci « dré dans le pentu » au milieu des oliviers en rando ou VTT mais pas en vélo de route


37 Le Tanargue et autres montagnes ardéchoises... la météo n'est pas assez printanière, encore moins estivale, pour aller rouler là-bas...


38 ... pour preuve ce beau rideau de pluie qui tombe sur les montagnes ardéchoises


39 Un beau cumulonimbus comme une couronne au-dessus du village de Sampzon


40 Un bon raidar pour aller tutoyer le rocher de Sampzon et les nuages, mais sans pouvoir monter vraiment au sommet ni en faire le tour à vélo


41 Belle vue plongeante sur Ruoms et son défilé de l'Ardèche, Aubenas et le Tanargue au loin


44 Eglise St Martin en redescendant du rocher, avant de plonger dans l'Ardèche ou plutôt l'enjamber sur le pont parfois submergé par les crues


44a Ardèche en crues côté sombre


44b ...et côté bleu ciel et bleue rivière




3/ Un final par les montagnes russes de la route des Gorges

Entre Vallon et Pont Saint Esprit => 2h34' / 55kms 950m.D+

 

45 A l'attaque des Gorges de l'Ardèche après une pause casse croûte à Vallon


46 Le Pont d'Arc côté pile 59m. de long et 54 m. de haut...


47 et le côté face avec la route qui suit l'ancien lit de la rivière


47a de belles photos au fil de l'eau sur ce site décrivant la rivière Ardèche :


La rivière Ardèche

C'est dans la forêt de Mazan que l'Ardèche, affluent du Rhône, prend sa source près du Col de la Chavade au lieu-dit le Valeou, à 1420m d'altitude, sur la commune d'Astet.

Le département de l'
Ardèche, qui porte le nom de la plus longue rivière qui le traverse : la rivière Ardèche, nous offre des paysages naturels des plus pittoresques.

Plus au sud, cette rivière aux contours tourmentés nous dévoile ses gorges.
Les Gorges de l'Ardèche forment un canyon d'une trentaine de kilomètres, creusé dans un plateau calcaire, classé réserve naturelle. Son célèbre Pont d'Arc, arche de 60m de haut symbole, emblématique de l'Ardèche touristique, servit de pont naturel pour la traversée de cette rivière pendant les guerres de religion.

La rivière Ardèche est aussi un haut lieu du patrimoine préhistorique mondial avec la mise à jour, sur ses rives, du site archéologique de la grotte Chauvet. Ses peintures et gravures, les plus anciennes connues à ce jour, attestent de la présence de l'homme sur cette terre ardéchoise 30.000 à 32.000 ans avant JC.
Aujourd'hui, la 
Caverne du Pont d'Arc, à 10km de la grotte originale, restitue avec précision ces peintures et gravures pour nous faire partager ce chef-d'oeuvre de l'humanité.

La rivière Ardèche traverse 37 communes et possède pas moins de 69 ruisseaux et 17 rivières affluents dont : la Fontaulièrela Volanele Luolle Sandronl'Ibiele Lignonla Lignela Beaumele Chassezacle Vendoule, ...

Après un périple de 125.1 km depuis sa source 
la rivière Ardèche finit sa course en mêlant ses eaux à celles du Rhône, en amont de Pont-Saint-Esprit.

http://www.ardeche-nature-photographies.com/rivieres/l-ardeche.php

47b Pont d'Arc et Serre de Tourre : un méandre à sec et un autre avec l'Ardèche qui fait des tours et des détours


47c profil de la Serre de Tourre


48 de bons % avant le tunnel et le sommet


49 Après le tunnel le soleil se reflète dans l'Ardèche


50 La vallée du ruisseau du Tiourre et la montée de la Serre de Tourre


51 Méandre Serre de Tourre


52 Il n'a pas que des grimpeurs sur les vélos, il y a aussi les chèvres sauvages des Gorges


53 Partie de cache-cache avec les averses...


54 Cirque de la Madeleine et maladrerie des Templiers


55 Descente au bord des rives de l'Ardèche avant de la franchir par le pont entre St Martin et Aiguèze, pour rentrer à Pont St Esprit par St Julien de Peyrolas et St Paulet

 

La Roque sur Cèze- Verfeuil- Lussan- Seynes- Mont Bouquet- Navacelles- Rivière- St Ambroix- Courry- Banne- Chandolas- Rocher de Sampzon- Vallon Pont d'Arc- Gorges de l'Ardèche- St Martin- Aiguèze- St Julien- St Paulet par PhilKiKou

Date

17/3/2018

 

 

Distance

202,6 kms

Lieu

Pont Saint Esprit

 

 

Dénivelé

3042 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

09h48'48''

 

 

 

FC Moy/Max

-/-

 

Moyenne

20.64 km/h

Commentaire public


*PLEIN SUD pour retrouver le soleil !!!
*1h45 de pause : pause casse croûte St Ambroix, Vallon Pt d'Arc et pauses diverses
*Erreur parcours à la sortie de Lussan et St Julien de Peyrolas

*Pas de pluie 
*Mont Bouquet 3h03 / 60kms
*St Ambroix 4h07 / 86kms
*Vallon 7h 14/ 150kms

*Openrunner https://www.openrunner.com/r/8444915

 

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Randonnée printanière et crépusculaire

Par PhilKiKou - 09-03-2018 17:24:03 - 5 commentaires

 


00


Cà a du sens

de voir, sentir

et toucher

la passerelle

sur l'Ecoutay

Il ne manque

plus qu'à

goûter

l'Ecoutay

pour faire

le plein des sens.

 

 

01


Ecoutay

la cascade

des filets d'eau

entre les blocs

de roche

et de mousse

 

02


Dédale

végétal

horizontal

ou vertical

 

04


Primevères

printanières,

et au milieu

coule un ruisseau

 

05


Une île, entre le ciel et l'eau 
Une île sans hommes ni bateaux 
Inculte, un peu comme une insulte 
Sauvage, sans espoir de voyage 
Une île, une île, entre le ciel et l'eau 

(Serge Lama)

 

06


Racines

tentacules

à la recherche

de la terre perdue

 

07


Tête de dragon,

franchi le Rubicon

pour s'abreuver

dans l'Ecoutay

 

08


Primevère

qui se mire

et s'admire

comme un narcisse :

« Insensé ! pourquoi suivre ainsi cette image qui sans cesse te fuit ?

Tu veux ce qui n'est point.

Éloigne-toi, et tu verras s'évanouir le fantastique objet de ton amour.

L'image qui s'offre à tes regards n'est que ton ombre réfléchie;

elle n'a rien de réel;

elle vient et demeure avec toi;

elle disparaîtrait si tu pouvais

toi-même t'éloigner de ces lieux. »

 

09


Champignons

sur tronc,

 

10


...

soucoupes

volantes ?

 

11


allée

des primevères

 

12


Bosquet

de bambous

débusqué

vers la mare à boue

 

13


Fleur d'hiver

l'hellébore fétide ou

pied-de-griffon,

rose-de-serpent,

patte-d’ours,

mors-cheval,

herbe-aux-fous,

herbe-aux-bœufs

 

" Elle a besoin de six grains d’hellébore, Monsieur, son esprit est tourné..."
(Molière dans Amphitryon)

"Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore !" 
(La Fontaine dans le lièvre et la tortue)

 

Les Hellébores ( du sémitique hélibar qui signifie remède contre la folie) sont des plantes toxiques autrefois utilisées en médecine pour leur vertu purgative sensée évacuer les troubles de l’esprit et traîter les affections mentales.
Elles renferment des alcaloïdes qui sont de violents poisons pouvant entraîner la mort.
Leur utilisation pharmacologique a été abandonnée en raison de leur dangerosité
(http://www.orchidee-poitou-charentes.org/article1126.html)

 

14


Le ruisseau

fait le mur,

murmure

dans son sursaut

 

 

15


Un arum

bien vert,

un arôme

de primevère

 

 

16


Nombril de Vénus

et ortie, « aïe »

entre mousse

et muraille

 

17


Château de Soras

à la sortie des bois

 

18


Tour et Donjon

sur fond de ciel bleu

entre herbes de Pampa

et demi-lune

 

19


Crépuscule

Entre Suc des Vents

à l'horizon,

Ronces et joncs

au premier plan

 

20


Joncs passés

De l'ombre

au reste

de lumière

du soir

 

21


De pylone

en pylone,

le courant

et le temps

en ligne

de fuite.

 

22


Brasse coulée

en apnée,...

 

23


...Avant une bouffée d'air

et changer d'athmosphère

 

24


Un olibrius

bien perché

sur un tag

pour les Verts

 

 

25


Rue René Clair

A la lune au clair

et au lampadaire

qui éclaire

 

26


La lune

n'est pas

dans le caniveau

mais j'ai épousé une ombre

 

27


Cyprès

de la nuit

à tutoyer

les étoiles

 

28


Extérieur nuit

sans bruit

lumière

et chaleur

intérieures

 

29


La ville s'endormait
Et j'en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait

La ville s'endormait
Et j'en oublie le nom
Et la nuit peu à peu
Et le temps arrêté
Et mon cheval boueux
Et mon corps fatigué
Et la nuit bleu à bleu
Et l'eau d'une fontaine
Et quelques cris de haine
Versés par quelques vieux
Sur de plus vieilles qu'eux
Dont le corps s'ensommeille

( Le Grand Jacques )

 

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Hugo : Un géant dans un siècle

Par PhilKiKou - 25-02-2018 22:50:37 - 2 commentaires

 

http://labelleescapade.wixsite.com/compagnie-elegie/hugo

 

Que ce soit dans le cadre scolaire ou lors de soirée tout public une belle approche de Victor Hugo que l'on suit au travers de ces textes, de sa vie et de son époque... Cà donne envie de de se plonger ou replonger dans ces romans ou poèmes, ..et tout ceci entrecoupés de beaux intermèdes musicaux. Merci pour la soirée au théâtre d'Annonay.



 

Hugo : Un géant dans un siècle

Hugo par Hugo : tel est le spectacle qui vous est présenté. Hugo, à la fin de sa vie se raconte. « L’homme qui se présente devant vous est prêt à affronter le jugement de l’histoire »

Et la vie d’Hugo est riche, combien de romans pourrait-on écrire sur sa vie ? Amoureuse, politique, poétique ? Hugo, le géant, l’exilé, le banni, Hugo adulé, reconnu, Hugo, l’homme du siècle.
Né en 1802, il mourra en 1885, embrassant à lui seul ce 19ème siècle à la fois corseté moralement et génial au plan culturel.
 Hugo sera tour à tour romantique tourmenté et auteur classique entré à l’académie, haï et sifflé sur les bancs de l’assemblée, il reviendra couvert d’honneur.
C’est cette histoire dans l’Histoire que nous vous racontons en l’illustrant par les textes d’un des plus grands poètes que la France ait connu.
Hugo, c’est un souffle qui emporte tout sur son passage et la musique est  là pour nous accompagner tout au long de cette vie d’un homme océan !


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Jeanne était au pain sec...

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

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La Compagnie Elégie

 

La compagnie Elégie s’est spécialisée dans le spectacle poétique et musical, soit en donnant à entendre des œuvres poétiques comme les Fleurs du mal par exemple, soit en racontant une histoire et en illustrant celle-ci par des poèmes et de la musique. (Hugo ou Sand et Musset).


L’Elégie est un genre poétique connu depuis l’antiquité qui a pour thème la fuite du temps, l’amour, la mort et une certaine mélancolie.


Notre volonté est de vous faire découvrir, des textes, des auteurs, des musiques et des musiciens dans des mises en scène sobres qui laissent toute leur place à l’émotion, et à la beauté des textes.
Nous sommes au service du texte et des auteurs et notre plus grand bonheur est de vous faire découvrir ou redécouvrir ce qui nous émeut et nous transporte.


Le texte sublimé par la musique permet de créer, à l’abri de la fureur du monde, une zone inaccessible où se tient sagement, l’allégresse d’exister.

 

Comédien: Pierre Jouvencel

Musiciens:

Géraldine Catil: Accordéon

Valentin Catil: Violoncelle

 

pour en savoir plus grâce à Stéphane Bern

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Des paysages et des côtes à couper le souffle

Par PhilKiKou - 14-01-2018 17:09:22 - 4 commentaires

 

Au lendemain de la balade Franco-Italienne http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=58, je me remets en selle pour 2 allers-retours un peu plus court : 1 pour aller voir li l'herbe est plus verte dans le pré de Mme Carle***, le second pour découvrir un col réputé, le Granon.

En route pour cette 2° sortie à partir de Briançon

00 Le Pré de Mme Carle, les sommets et glaciers des Ecrins


00a Un coup d'oeil sur une carte


00b Le profil de l'étape


 

Prelles- Les Vigneaux- Vallouise- Pré Mme Carle- Briançon- St Chaffrey- COL du Granon par PhilKiKou

Date

19/8/2017

 

 

Distance

100 kms

Lieu

Briançon

 

 

Dénivelé

2493 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

05h59'42''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.68 km/h

Commentaire public

http://www.openrunner.com/index.php?id=7821698


*1°partie Pré Mme Carle - St Chaffrey  71.6 kms / 3h46'(+1h pause)


*2° partie St Chaffrey Col du Granon - Briancon : 28.5 / 2h 13'42''


=> St Chaffrey - Col du Granon 12.5kms / 1h43' 7.2km/h !!!
descente 20'

001 A St Jacques Presles quitté la route principale pour une route tranquille qui me permet de voir Ste Marguerite de l'autre côté de la Durance


002 Rejoins la vallée de la Gyronde aux Vigneaux avec de belles bâtisses typiques


003 Après Vallouise*** et Les Claux un petit tunnel et un pont permet de traverser le Gyr qui deviendra Gyronde après la rencontre de l'Onde


***Vallouise ou la Vallouise

http://www.vallouimages.com/la-vallouise.htm

 

Au sens large, la Vallouise (avec l'article) désigne la vallée affluente en rive droite de celle de laDurance un peu en amont de l'Argentière-la Bessée. Elle comprend alors quatre communes : en fond de vallée, de l'aval à l'amont, les Vigneaux, Vallouise au sens strict (sans l'article), Pelvoux,  et, Puy-Saint-Vincent, en balcon sur les hauteurs de sa rive droite. Autrefois, Vallouise désignait l'ensemble de la vallée. De nos jours, le découpage en communes issu de la Révolution a abouti à la distinction entre la commune et sa vallée, la Vallouise. Le village principal est parfois encore appelé Ville-Vallouise pour le distinguer de la vallée. Le quartier de Ville en rive droite du Gyr le désigne également.

C'est une longue vallée - 25 km - avec plusieurs vallées affluentes : la vallée de l'Onde à Vallouise, puis le vallon suspendu de l'Eychauda à Pelvoux, enfin le vallon de Celse Nière à Ailefroide. Le Pré de Madame Carle à 1874 m d'altitude marque l'extrémité de la route où deux possibilités s'offrent encore, vers le Glacier Noir ou vers le Glacier Blanc. Elle s'étage de 980 m d'altitude au confluent ave la Durance, en amont immédiat de l'Argentière-la-Bessée, à 4102 m d'altitude à la Barre des Écrins, et couvre 18541 ha.

Ce chapitre couvre la vallée de Vallouise, ses vallées adjacentes, ses versants et les sommets qui la dominent, dont le massif de Montbrison dans son ensemble. Son versant est, les hameaux de Bouchier, les sites de la Vignette et de la Balmette, pourtant administrativement rattachés à Saint-Martin-de-Queyrières sont donc également couverts dans ce chapitre

La basse vallée de la Durance à Pelvoux

La Vallouise est la grande vallée que l'on aperçoit de la route nationale en montant aprèsl'Argentière-la-Bessée en direction de Briançon. Certes, c'est une vallée affluente de celle de laDurance. Mais le travail des glaciers a donné la prépondérance à la Vallouise, plus large et mieux calibrée. La Gyronde, son torrent au régime glaciaire marqué (hautes eaux en été - plus il fait chaud, plus il y a de l'eau !), a un débit toujours supérieur à celui de la Durance et une dénivelée de 200 m sépare les fonds des deux vallées.

 

004 après la pente douce et une fois le pont franchi place à une belle route de montagne qui a été coupée il y a quelques jours par une coulée de terre après de violents orages


005 Une belle petite route...


006 avant de traversée le Gyr fruits et brume qui se lève..


007 Les sommets alentour en ombre chinoise


008 ..me voilà arrivé au Pré de Mme Carle*** en traversant le Gyr sur le pont du Ban


*** LE PRE DE Mme CARLE

http://www.vallouimages.com/lavallouise/pre-madame-carle.htm

Situé à l'extrémité amont du vallon de Saint-Pierre et au bout de la route carrossable, à vue ou presque du Glacier Noir et du Glacier Blanc, le Pré de Madame Carle est l'un des joyaux touristiques de la Vallouise, du massif et du Parc national des Écrins.

Le nom pourtant ne manque pas de soulever quantité d'interrogations !

D'abord, il ne s'agit pas d'un pré, mais d'une zone de divagation caillouteuse du Torrent de Saint-Pierre, que parcourent ses différents bras au gré de leurs débordements. Seul un bosquet de mélèzes a réussi à se développer au bout de la route à l'abri de l'ancienne moraine frontale du Glacier Noir.  Ajouter à ce bosquet quelques vernes en bordure de la zone de divagation, et on aura fait le tour de la verdure du secteur, où le minéral donc prédomine.

Ensuite, qui est cette Madame Carle qui a réussi à donner son nom à un lieu inculte d'une façon tout à fait atypique en montagne ?

En fait, il faut remonter au début du XVIe siècle, 500 ans en arrière donc, pour trouver la réponse à ces deux interrogations. Le climat alors était plus chaud que maintenant avec des glaciers extrêmement réduits. Glacier Noir et Glacier Blanc ne devaient pas sortir de leurs plateaux supérieurs. Les chroniques de Chamonix, par exemple, indiquent que l'emplacement actuel de la Mer de Glace était une zone d'alpage. Les chroniques de la Vallouise, elles, indiquent que le Pré existait bel et bien, là où, maintenant, il n'y a que des cailloux. C'était une belle prairie d'alpage qui faisait partie des biens donnés en 1505 par le Roi Louis XII à Geoffroy ou Chaffrey Carle ou Carles, premier président du Parlement du Dauphiné entre ca 1503 et ca 1516. À sa mort, sa belle-fille, Louise Sereyne originaire de la vallée et veuve de son fils Antoine Carle, administra ses biens et donna ainsi son nom à cette partie de ses propriétés. Le lieu était même habité au Moyen Âge. Plusieurs légendes, difficiles à sourcer car elles n'apparaissent pas dans les études sérieuses d'ethnologie (Van Gennep et Joisten) et de plus pas spécifiques à ce lieu, mais souvent prises pour argent comptant par les amateurs de sensationnel, entretiennent une atmosphère mystérieuse autour de ce nom.

Si vous trouvez que décidément ce nom ne convient pas, revenez à son ancien nom qui figurait sur certaines cartes du XIXe siècle, la Grande Sagne, ou plutôt la Grand Sagne pour respecter le parler local, autrement dit le grand lieu humide, qui désignait le grand plan lacustre d'autrefois et qui subsiste dans la Pointe de la Grande Sagne.

Les cartes du début du XXe siècle localisent la Grande Sagne dans la zone de divagation du torrent et réservent le nom de Pré de Madame Carle à la prairie aujourd'hui arborée de la rive droite.

009 Les rochers du Grand Laus du côté du Mont Pelvoux et du Glacier des Violettes


010 Glacier du côté de la Montagne des Agneaux


011 Terminus, tout le monde descend du vélo pour une pause au chalet


012 Massif de l'Oisans ou des Ecrins ....***


***Massif des Écrins ou Massif de l'Oisans

http://www.vallouimages.com/ecrins-oisans.htm

L'introduction de l'alpinisme a d'entrée de jeu posé la question de l'appellation des montagnes, sommets et massifs, auxquels les habitants étaient bien souvent indifférents jusque là, quand elles n'étaient pas source de frayeur. La solution d'autrefois était simple, soit on reprenait un nom plus ou moins ancien signifiant montagne ou hauteur dans le langage local ou dans les langages oubliés du passé, comme pour le Pelvoux, soit on ne nommait tout simplement pas la montagne, comme pour les Écrins (1), soit, enfin, on lui donnait un nom rappelant une caractéristique importante pour les habitants, comme pour notre Meije, l'aiguille de mi-jour, midi, pour les Gravarots. La question se posait à l'échelle des sommets, a fortiori à l'échelle du massif dont les habitants ne pouvaient pas avoir notion. En clair, il manquait déjà des noms pour les sommets, il n'y en avait pas pour les massifs.

Notre massif était bien sûr concerné et n'avait pas de nom.  Compte tenu de sa taille et sa complexité, en avoir une vue d'ensemble supposait des connaissances en géographie qui n'existaient pas ou restaient sommaires, comme on peut le voir sur les cartes de Cassini.

Comment nommer cet ensemble mal défini de hautes montagnes au sud-est de Grenoble ? Le seul nom géographique existant était celui de notre Oisans, cela tombait bien puisque les principaux sommets, MeijeÉcrins (1), et points de départ, La GraveSaint-Christophe-en-Oisansla Bérarde, se trouvaient en Oisans. L'extension au ValbonnaisValjouffreyValgaudemar s'est faite naturellement, tant ces vallées étaient proches et similaires. Plus surprenante est l'extension à la partie briançonnaise du massif. Un nom concurrent a d'ailleurs émergé sur ce versant, renforcé par la création du Parc Domanial du Pelvoux, couvrant une partie de notre massif. On a donc eu en concurrence deux noms pour désigner l'actuel massif des Écrins, le massif de l'Oisans et le massif du Pelvoux. Il est de fait qu'il y a quelques dizaines d'années, on employait indifféremment les deux noms, le premier peut-être plus fréquemment que le second. Si le Pelvoux est un sommet, ce qui peut justifier l'extension à un massif, l'Oisans est un bassin hydrographique, en aucun cas un massif !

L'ambiguïté existant, on a vu apparaître, à la suite de Duhamel et Coolidge, une tentative de renouvellement avec massif du Haut Dauphiné, mais dont la définition restait peu clair (carte ci-contre).Massif de la Meije a aussi été utilisé, mais avec un faible succès et une couverture plus réduite, ne recouvrant pas le sud du massif par exemple.

La création du Parc National des Écrins en 1973 a mis tout le monde d'accord et a imposé le nom massif des Écrins.

Pourtant, en 1978 encore, Samivel incluait dans le grand Oisans sauvage, non seulement l'Oisans géographique mais aussi toute la zone sud du massif jusqu'à GapEmbrun et Briançon.

Depuis lors, néanmoins, on constate la disparition progressive des appellations massif de l'Oisans et massif du Pelvoux, au profit de l'appellation unique et fédératrice de massif des Écrins, la seule que nous retiendrons ici.

L'unanimité sur l'utilisation du nom des Écrins pour l'ensemble du massif n'a pourtant duré qu'un temps, car, surfant sur le succès du nom, on constate une tentative inverse, réductrice cette fois, de récupération pour le seul canton de l'Argentière-la-Bessée, nouvellement nommé Pays des Écrins. Le message se brouille à nouveau. Que sont donc ces fameux Écrins que le Parc avait réussi à imposer ? Ils trônaient fièrement au centre du parc et de leur massif et se verraient rejeter en limite d'un pays qui porterait leur nom dans un but de promotions économique et touristique ?

Mais après tout, peut-être est-ce tout simplement la réponse du berger à la bergère, à tous ceux qui voudraient que le Pelvoux fût en Oisans alors qu'il est en Briançonnais !

Notes

(1) Les Écrins n'ont été découverts que tardivement par les géographes du XIXe siècle, alors qu'ils étaient pourtant le point culminant de la France. Ils sont situés en fait aux confins de l'Oisans et du Briançonnais, le point culminant lui-même étant déjà complètement en Briançonnais. Ils étaient parfois nommés Pointe des Arsines par les locaux.



013 Zoom sur le Pré de Mme Carle entouré de Hautes Montagnes le Mont Pelvoux, l'Ailefroide, la Barre des Ecrins et la Montagne des Agneaux...


014 ...et sur le fonctionnement d'un refuge là-haut sur la montagne....


015 ...pour moi c'est terminus, pour les randonneurs ou les alpinistes avec l'accès a 2 refuges....


016 ... du Glacier Blanc et des Ecrins


017 ... au régime nature les marmottes


018 L'extrémité du Glacier Blanc


019 La Barre des Ecrins


La haute vallée de Pelvoux aux sommets

...La remontée du cône de déjection du Riou Blanc qui dévale parfois dangereusement de la crête glaciaire de Séguret-Foran et de Monêtier, donne accès au Pré de Madame Carle à 1850 m. Vaste plan, connu verdoyant avant le petit âge glaciaire des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, c'est maintenant un lit de cailloux où divaguent les multiples bras du Torrent de Saint-Pierre. Le Glacier des Violettes domine le Pont du Ban au début du Pré de Madame Carle. Certaines années l'avalanche qui en descend coupe la route et reste visible jusqu'au mois d'août. Le fond de la vallée est barré (le mot est juste !) par les ... Barre des Écrins (4102 m), Barre Noire (3751 m) et Barre Blanche (3698 m), et, la Grande Sagne (3660 m), qui dominent le Glacier Noir, encore caché. Le Glacier Blanc apparaît encore discrètement sur la droite.

La route se termine à l'amont du Pré de Madame Carle, près du Refuge Cézanne à 1874. Le secteur s'est doucement boisé durant le XXe siècle, offrant un genre d'oasis aux nombreux visiteurs du lieu et des glaciers. Car, nous y sommes ! Encore quelques centaines de mètres à marcher, et c'en est fini du plat, on aborde les chemins de montagne, certes, faciles et très fréquentés en été, mais chemins de montagne tout de même, donc à aborder avec les chaussures adéquates.

On découvre d'abord le Glacier Noir, dont la partie inférieure s'enfonce de plus en plus sous sa moraine de cailloux, au point que l'on distingue de plus en plus mal les limites du glacier. Le chemin remonte sa moraine latérale jusqu'au pied de la Barre des Écrins, laissant à main droite le chemin du Glacier Blanc. On est face aux versants nord du Pelvoux  (3943 m), du Pic Sans Nom (3913 m) et de l'Ailefroide (3954 m), cette dernière est surtout visible durant la montée. L'oeil est attiré par un collet à gauche du Pic Sans Nomle Coup de Sabre, très bien décrit par son nom. De l'autre côté du glacier, la face est du Pic Coolidge (3775 m) a belle allure. Son voisin, le Fifre (3699 m) qui domine le Col des Avalanches (3499 m) est plus rébarbatif. Derrière, la très himalayenne face sud des Écrins  nous écrase de toute la hauteur de ses 1600 m. Vers l'aval, se détache l'arête reliant le Pic des Pavéous  (3384 m) au Pic de Clouzis  (3465 m), alors que l'on a pu apercevoir la Montagne des Agneaux(3664 m) en se retournant durant la montée.

020 A côté du pont des Claux une Via Ferrata au-dessus du torrent


022 La Chapelle Ste Hippolyte à 1500m. d'altitude où l'on doit avoir une belle vue sur la vallée de la Durance


023 Une église dans la vallée, une autre à Puy St Pierre et la Crête de Peyrolle pas loin du Col du Granon, prochaine ascension


024 J'ai bien fait de venir rouler sur une autre terre de vélo, loin de l'Ardèche...


025 St Chaffrey à l'heure d'une pause avant d'attaquer le Col du Granon avec surement Le Grand Aréa pas loin du Col du Granon


026 Une autre activité sportive le canoë kayak sur la Guisane ou la Durance


027 Demandez le programme !.. Et bien au menu 11.4kms d'ascension avec 1050m. de D+ soit 9.2% de moyenne


027a Profil du Col du Granon


027b Montée du Granon vue du côté des Ecrins


028 Le compte à rebours a démarré 11kms du sommet, avec un petit 8.9% pour s'échauffer....


029 Piste de décollage pour tutoyer les sommets....


030 ...à couper le souffle,.. et ce n'est pas fini !!!...


031 Il ne faut louper ce point ravitaillement en eau aux Tronchets, le seul que j'ai vu dans cet ascension


032 Montagne des Agneaux, Pic de Dormillouse, Pointe des Arcas... et bien d'autres pics qui culminent vers 3400m. d'altitude


033 Chardons argentés avec le Petit et le Grand Aréa


034 Zoom sur les chardons et rappel du dicton "Qui y court s'y pique !!!..."

035 ça se corse une fois passé la moitié de l'ascension avec un 11% à l'affiche


036 la chenille du petit paon de nuit n’a pas peur du jour ( pas doublé par un escargot, même si je ne montais pas très vite..)


036a le petit paon de nuit devenu papillon

http://www.papillon-en-macro.fr/saturniidae-pavonia.htm

envergure environ 5-7 cm, le vol de nuit pour la femelle et parfois de jour pour le mâle de mars à  juin


038 On voit bien que c'est un peu plus que du faux-plat sur la photo...


039 A 2 kms du sommet j'ai été rejoint par un cycliste randonneur drômois qui a laissé sa tente et sa remorque au camping de Briançon pour une échappée belle au Col du Granon***


040 La route qui semble partir surfer sur la crête de Peyrole


041 Et voilà Philkikou pris en photo par le cycliste drômois après 1h43' d'ascension soit une moyenne de 7.2km/h


***Col du Granon : informations et profil

http://velomontagne.over-blog.com/article-col-du-granon-informations-et-profil-124447403.html

Le col du Granon situé dans le département des Hautes Alpes (05) fait partie des poids lourds des ascensions françaises mais ne jouit pas de la même notoriété que le col du Galibier ou le col de l'Izoard à proximité. Et pour cause, le Tour de France ne l'a visité qu'à une seule reprise, c'était en 1986 avec la victoire de Edurado Chozas à son sommet. Il fut la plus haute arrivée en altitude de l'Histoire du Tour de France avant d'être dépassé par le col du Galibier (2642m) en 2011.

Il n'est goudronné que sur un seul versant, celui au départ de Briançon. L'autre versant au départ de la vallée de la Névache est accessible en VTT.

Le sommet culmine à 2404m d'altitude (le panneau indique 2413m), il fait ainsi partie des plus hautes ascensions françaises.

Son profil offre une des rampes les plus difficiles de France sur les 11,5 derniers kilomètres à partir de Saint Chaffrey.

Au départ de Briançon, l'ascension est longue de 16,5 kilomètres.

Les 5 kilomètres entre Briançon et Saint Chaffrey sont communs avec l'ascension du col du Lautaret (2058m), cette partie est très fréquentée parles voitures et n'est pas très agréable. Heureusement, les pourcentages sont plutôt faibles (aux alentours de 4 à 5%).

Le col du Granon est indiqué sur des panneaux et on ne peut pas louper la sortie de cette route fréquentée.

Dès qu'on quitte la route du col du Lautaret, le contraste est saisissant avec cette tranquillité au niveau de la circulation. Un court faux plat nous fait entrer dans Saint Chaffrey puis on tourne à droite et là c'est parti !

Une rampe de 11,5 kilomètres à 9,3% de moyenne s'offre devant vos roues.

Le profil est à peu près similiaire à celui de l'ascension du Mont du Chat (1504m) par Le Bourget du Lac.

 

042 Un peu de repos et de répit pour savourer cette bonne tarte et ce paysage grandiose !!!


043 Un petit tour instructif à la table d'orientation en commençant Plein Sud


044 Les 3 Pics dominant Briançon


045 Le grand Aréa tout proche et des sommets mythiques du côté des Ecrins


046 ... Grandeur Nature avec le Fort de Granon en contre-bas


047 Il était une fois dans l'Ouest des sommets à la pelle !!!


048 A plus ou moins 4000m les sommets du massif des Ecrins


049 La Roche Gauthier et les sommets de l'autre côté de la Vallée de la Clarée


050 Il n'y a pas que moi qui admire le paysage et le sommet du Prorel cherchez la marmotte !!!... ( avec un zoom pour vous aider..)




051 Après l'arrêt marmotte je prends un moment pour profiter du paysage avant de plonger dans la vallée


052 Briançon niché à la jonction de la Guisane et de la Durance***


***La Durance

http://www.notreprovence.fr/provence_riviere_durance.php

La Durance prend sa source dans les Hautes Alpes, à 2632 m d'altitude, au mont Chenaillet, près du col de Montgenèvre et donc de la frontière italienne. Longue de 305 kilomètres, la Durance est le second plus grand affluent du Rhône, juste après la Saône. Son bassin couvre plus de la moitié de la région Provence Alpes Côte d’Azur, avec près de 14.200 km². La vallée de la Durance trace une route du Nord au Sud qui traverse quatre départements et plateaux, tous chargés d’histoire. C'est la véritable colonne vertébrale de la Provence : des Alpes à la plaine de la Crau, la Durance traverse l'actuelle Provence-Alpes-Côte-d'Azur. La Durance fournit 75% des besoins en eau de la PACA.

La Durance, qui prend sa source au cœur des Alpes, a d’abord un aspect de torrent avec un fort débit, jusqu’à la confluence avec l’Ubbaye. Elle traverse la ville fortifiée de 
Briançon, et suit la vallée en récupérant les eaux du Briançonnais et celles du Queyras avec Guil, qui possède de somptueuses gorges, les Gorges du Guil. Au niveau de la place forte Vauban de Mont-Dauphin, la faille de la Durance permet à la Fontaine Pétrifiante de Réotier en rive droite de voir le jour, site insolite naturel, et le Plan de Phazyen rive gauche de la Durance. La pente suivie par la Durance est pentue jusqu’à Embrun, où elle pénètre dans le barrage de Serre-Ponçon. Ce barrage fut créé en 1961 pour lutter contre les caprices de la Durance, avec son fort débit lors des pluies diluviennes, accompagnées par la fonte des neiges.

Plus en aval, la Durance récupère les eaux d’affluents tels que 
le Buëch, le Jabron, la Bléonedu côté de Chateau-Arnoux-Saint-Auban, l'Asse en aval d'Oraison, mais surtout le Verdon à hauteur de Vinon-sur-Verdon, qui arrive du col d’Allos. A partir de ce moment, la Durance change d’orientation, et se dirige vers Cavaillon, rejoint par le Calavon qui se jette à proximité d’Avignon avec une orientation Est-Ouest, puis l’orientation devient étrange en bifurquant vers le nord-ouest. En effet, auparavant, la Durance franchissait les Alpilles par Lamanon, avant d’aller se jeter dans l'étang de Berre. Aujourd’hui, cette ancienne route s’appelle la Crau, que les hommes ont essayé d’irriguer grâce au Canal de Crapone au XVIème siècle, du nom de son ingénieur provençal, Adam de Craponne .

Au 19ème siècle, alors que la cité marseillaise devait souvent faire face aux épidémies et aux secheresses, il fut décidé de mener l'eau de la Durance vers la cité phocéènne, grâce à la construction du 
Canal de Marseille, ouvrage important qui fonctionne encore aujourd'hui, et offre des joyaux tels que l'Aqueduc de Roquefavour !


Sur le pays de la Durance, à la fois alpin et provençal, une grande diversité culturelle est née. Pendant sa descente vers le Rhône, la Durance arrose sur son passage des plaines fertiles ainsi que de grandes villes telles que Briançon et Embrun, Sisteron et sa Citadelle, Pertuis ou encore Cavaillon et se jette ensuite dans le Rhône à quelques kilomètres d'Avignon. La Durance est le pays des écrivains : Jean GionoPaul Arène, René Frégny...

Autrefois, la Durance était réputée comme étant infranchissable, à cause de son fort débit et de sa grande largeur. On disait même : 
le mistral, le Parlement (d'Aix-en-Provence) et la Durance sont les trois fléaux de la Provence ! La Durance servit de frontière pendant la période romaine et devint ensuite, à l'époque du Moyen-âge, le meilleur moyen pour le transport du bois. Mais la Durance est toujours en crues, et notamment entre 1843 et 1856, période durant laquelle les plus gros ravages sévissent, sur les cultures mais aussi sur les habitations. L'idée d'un barrage naît alors à cette époque, mais ne sera réalisé qu'en 1961, à Serre-Ponçon. Ce barrage nécessita 6 années de travaux ainsi que la destruction de plusieurs villages et hameaux, aujourd'hui enfuis sous les eaux ! Le barrage constitue un immense réservoir pour l'irrigation de la vallée de la Durance. C'est à ce jour le second plus grand lac artificiel d'Europe !

Aujourd'hui, la Durance est beaucoup plus calme et moins large, et ne constitue plus une menace pour les habitations voisines. Elle est devenue une des portes d'accès les plus fréquentées des sports d'hiver. On y retrouve les plus belles stations de ski de France, notamment Serre Chevalier, Montgenèvre... A nous, provençaux, de ne pas oublier que la Durance aura été durant des siècles une grande route de transhumances humaines avec entre autres les Vaudois, Gavots et Radeliers... 

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Belle balade Franco / Italienne par Monts et par Vaux en vélo

Par PhilKiKou - 27-11-2017 06:07:28 - 5 commentaires

 

En revenant de vacances familiales à Gênes, le passage par le Col de Montgenèvre et Briançon m'a donné la destination pour ma sortie vélo estivale : ce sera BRIANCON avec un projet qui remonte à la surface : celui de découvrir la Vallée de Clarée.

Je passe quelque temps sur Openrunner pour ébaucher un projet d'itinéraire pas forcément avec l' Izoard déjà gravi par le versant Sud  ou le Galibier avec le Col du Lautaret loooooong et un peu indigeste.

Avec la Vallée de la Clarée me vient l'idée de faire tomber les frontières et de programmer une sortie à la sauce Italienne en essayant de prendre un maximum de routes tranquilles PAR MONTS et un minimum de grands axes très fréquentés PAR VAUX.

Ce parcours me permettra donc de découvrir la Vallée de la CLAREE, passé en Italie par le COL de l'ECHELLE pour rejoindre BARDONECCHIA et la Vallée de la DORIA RIPERA que je suivrais jusqu'à SUSA, où je changerai de développement pour m'attaquer au COLLE DELLE FINESTRE et prendre une route à plus de 2000m . qui mène à SESTRIERES pour rentrer par CESANA TORINESE et le COL DE MONTGENEVRE. Cà c'était le plans initial, il y aura quelques variantes sur le terrain....



La veille je fais au préalable et en préambule une visite de la ville de BRIANCON chargée d'histoire !!!...

 

01 Visite et Resto dans la vieille ville....


*** Briançon

Département des Hautes Alpes - Population : 35.647 h. - Altitude : 1.321 m.
 A l'intersection des N91 et N94, à 87km de Gap, 116km de Grenoble et 125km de Torino (Italia). 

Avec son climat béni des Dieux ("300 jours de soleil par an"), idéal pour se refaire une santé, Briançon est un "haut-lieu de traitement des maladies respiratoires" et peut également s'enorgueillir d'être la "ville la plus haute d'Europe". 

Dans son écrin de très hautes montagnes, dont certaines dépassent les 4000 mètres, protégé par plusieurs forts militaires encore en parfait état, Briançon est un joyau qui se mérite, surtout pour les amateurs d'histoire qui voudront visiter sa "ville haute" fortifiée par Vauban. 

L'idéal est de se garer sur le parking supérieur, d'où vous n' aurez plus qu'à pénétrer dans la vieille ville par une des portes qui s'ouvrent dans l'épaisse muraille d'enceinte. 
Avant de descendre (au lieu de monter !) explorer les ruelles en pente de cette si fameuse "cité Vauban. Et vous ne serez pas déçu, à condition d'aimer marcher et de porter de bonnes chaussures. 

Prenez le temps de faire le tour complet des remparts, vous ne manquerez ainsi aucune des merveilles à voir à Briançon : plusieurs superbes fontaines très anciennes, une sublime "Maison des Templiers", une magnifique église baroque (la Collégiale)… ou tout simplement de jolies façades pastel ou de tranquilles placettes. 

http://www.provenceweb.fr/f/hautalpe/briancon/briancon.htm

 

LES PORTES

http://www.ville-briancon.fr/les_portes.html

 

Les portes de la ville faisait l'objet d'un soin particulier dans la défense des places fortes. Il fallait pouvoir aller et venir en temps de paix tout en contrôlant les accès et pouvoir les fermer complètement en cas d'attaque ennemie.

 

PORTE DE PIGNEROL

Ancienne porte de cime de ville ou de Piémont, elle ferme le haut de la ville. Elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « d’Artagnan » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance.

Sur les principes de Vauban et afin de montrer la grandeur du royaume, elle offre à la vue de l’ennemi un majestueux décor à bossage de style classique composé de deux pilastres et d’un fronton triangulaire.

PORTE DAUPHINE

Ouverte au début du 20e siècle pour rendre l’accès de la vieille ville possible aux voitures, elle reproduit le modèle classique des portes des places fortes avec un faux pont-levis et un décor de pierre de taille.

PORTE D’EMBRUN

Ancienne porte du pied de ville, elle donne l’accès au bas de la ville. Comme celle de Pignerol, elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « Saint-Mars » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance. Deux ponts-levis successifs améliorent sa défense.

PORTE DE LA DURANCE

Autrefois protégée par un petit fossé et un pont-levis, elle fermait la ville sur le front de la Durance. Elle permet d’accéder au chemin qui monte au fort des trois Têtes. Construite en pierre de taille, elle est ornée d’un jeu de pilastres et amortissements.

Ces trois premières portes font partie de l’ensemble fortifié de Briançon inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Fortifications de Vauban.

 

PORTE MÉANE

Elle permettait au Moyen Age de franchir l’enceinte de défense que formaient les maisons. Elle donne accès à la rue du même nom qui conduit au milieu de la ville. Elle a été restituée au 20e siècle lors de la restauration de la maison qu’elle jouxte.



FORT DU CHÂTEAU

http://www.ville-briancon.fr/monument_fort_chateau.html

Construit sur le rocher dominant la cité Vauban, cet ouvrage connut de nombreuses modifications au cours des siècles.
D'abord château fort médiéval au temps des Dauphins, il fera l'objet de nombreux projets qui aboutiront à sa transformation au 19e siècle..Fermé au public, l'édifice peut être découvert à l'occasion de visites guidées du Patrimoine.



03 et la COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS


COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS

http://www.ville-briancon.fr/collegiale_notre_dame_et_st_nicolas.html

La Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas domine les remparts de Briançon. Son histoire est fortement liée à la politique catholique de Louis XIV et donc à l'importante présence militaire dans la ville aux 17e et 18e siècles.

 

LES FORTIFICATIONS DE VAUBAN

http://www.ville-briancon.fr/les_fortifications_de_vauban.html

Les fortifications de Vauban à Briançon sont inscrites depuis juillet 2008 sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l'humanité aux côtés de onze autres sites français regroupés au sein du Réseau des Sites Majeurs de Vauban.

 

Le fort des Salettes

Ce fort a été envisagé par Vauban dès 1692 pour occuper le replat du Poët, dominant dangereusement la ville. Sa réalisation, à partir de 1709, fut guidée par les plans établis de son vivant.

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=> Voilà, le décor est planté, les acteurs sont prêts, en route pour une journée découverte

*parti à 6h55

02 ... avec le Pont d'Asfeld et les anciens Forts des 3 Têtes encore dans l'obscurité


Le pont d’Asfeld

Véritable ouvrage d’art, alliant prouesse technique et esthétique, ce pont a été construit afin d’assurer la liaison entre la ville haute et les forts situés sur la rive gauche de la Durance.



Le fort des Trois Têtes

Pivot du système défensif de Briançon, ce fort imposant a remplacé à partir de 1721 le camp retranché sur le plateau des Trois Têtes, jugé si important par Vauban pour la défense de la ville.



Le fort Dauphin

Conçue comme sentinelle avancée de la chaîne de fortifications, cette position assurait le croisement des feux avec le fort des Salettes afin d’interdire l’accès à la ville depuis le chemin du Piémont.



Le fort du Randouillet

Situé sur une position plus étroite et escarpée que les autres ouvrages, ce fort se développe sur trois plates-formes. Son rôle principal était d’empêcher une attaque de l’assaillant depuis les crêtes.

La communication Y

Ouvrage atypique dans l’histoire de la fortification, ce passage couvert avait une double fonction : assurer la communication du fort des Trois Têtes avec celui du Randouillet tout en barrant le vallon de Fontchristiane. 



04 Départ un peu avant 7h du mat' direction la Vallée de la Clarée encore dans l'obscurité


05 Y'a pas que moi qui suis matinal... Une montgolfière qui se prépare elle aussi à une belle balade

 

06 Forte tua : C’est la tienne, peut-être que c'est mon heure... pour se balader

...et non pas Forte TVA (citations latine d'Emmanuelis Macronos )


 

07 L'église de Val des Prés encore à l'ombre. Le soleil arrive...


08 ....dans la vallée et à Névache


09 Fini la montée en faux-plat... au bout de 20kms et à partir de Névache ça grimpe bien...


10 ...pour arriver à la Chapelle de Bon Secours avec les Pointes du Queyrellin en fond d'écran


11 Zoom sur les crocus en bordure de route


12 Quel pied ces routes et ces paysages !!!


13 Un petit air Canadien avec les Pointes du Queyrellin et la Pointe des Cerces


A la fin de la montée à 2000m d'altitude, discuté avec un cycliste Italien qui me parle qu'il va aller dans la Vallée Etroite après le Pas de l'Echelle, et me confirme que les 8 derniers kms du Colle delle Finestre ne sont pas goudronnés, mais que çà passe en vélo de route.

Par contre changement de programme pour la route des crêtes de l'Assietta qui n'est possible qu'en VTT... Il faudra que je descende par Balboutet en prenant la route principale de Sestrière, ce qui ne m'enchante pas à cause de la circulation.

 

14 ...tout simplement beau...


15 Chalets de Fontcouverte, la Clarée et la Pointe des Cerces


*VAL CLAREE : 1h54 / 31kms / D+ 793m

 

 

16 En poursuivant en rando pédestre....


17 une prochaine fois...


18 ...et au milieu coule une rivière...


19 Chalets de Fontcouverte avec sa chapelle


20 La Grande Chalanche...


21 ...en montant au Col de l'Echelle

 

 

L’origine du nom Clarée

D’après le livre de Rostolland, la Clarée doit son nom à la transparence de ses eaux, et à sa pureté qui rappelle celle du cristal.
On l’a appelée aussi: Claire, Clairée, Clairet.
Avant on l’appelait "Aqua de Névachia", ou "l’eau de Névache".

 

A Val des Prés, la rivière de 30 kilomètres, qui descend du col des Rochilles, perd son nom de Clarée à son confluent avec le petit ruisseau "la Durance" qui descend de Mont-Genèvre, alors la Clarée prend le nom de Durance.

Cette injustice a frappé tous ceux qui ont étudié l’hydrographie du Briançonnais.

Pourquoi cette injustice ?

La raison historique ...

Quand les premiers voyageurs traversèrent les Alpes, ils passèrent par la vallée de la Dora Riparia. Une fois au col du Mont-Genèvre, ils suivirent un petit cours d’eau qui descendait sur l’autre versant du col, et ils la nommèrent Durance (même racine que Dora). Arrivés aux Alberts, ils furent surpris de voir que le petit ruisseau qui leur avait servi de guide se jetait dans une "grande rivière aux eaux sans pareilles". Mais comme cette rivière venait du Nord, elle était inutile pour eux et, comme ils ne savaient pas son nom, ils continuèrent à l’appeler Durance.

...et la raison poétique

D’après Henri Rostolland, le cours d’eau ne doit plus s’appeler Clarée après Val des Prés parce qu’après, elle est moins claire et moins pure.

..."Pour comble d’infortune, tu aurais perdu ta pureté qui rappelle celle du cristal et tu n’aurais plus été digne d’être appelée Clarée..."

http://ecole.nevache.free.fr/Claree/injustice.htm



Une vallée préservée

Les vallées de la Clarée et de la vallée Étroite ont profité de leur éloignement pour conserver leurs caractères naturels et sauvages.

Classée au titre des Sites Naturels depuis 1992, la Clarée a connu depuis 1906 de nombreux classements au titre des monuments historiques et des sites.
Ce classement reconnaît la qualité exceptionnelle de cet ensemble, tant sur le plan culturel que naturel.

Cette protection a été demandée par les habitants de la vallée pour la protéger d’un projet autoroutier puis ferroviaire. Dans les années 70, un projet autoroutier reliant Fos-sur-Mer à Turin passant dans la Clarée et sous le col de l’Échelle voit le jour. Indignés, les habitants se mobilisent sous l’impulsion d’Émilie Carles. Un de leurs faits marquants est la manifestation en juillet 1975 à Briançon pour protester contre le projet avec le slogan « Des moutons pas de camions ».

Suite au tapage médiatique, le projet est abandonné pour mieux ressortir au début des années 80 sous forme ferroviaire. C’est là qu’est créé le Collectif de Défense de la vallée de la Clarée qui a milité pour le classement des deux vallées. Depuis, le Collectif veille toujours et la vallée de la Clarée a vu sa protection renforcée par l’intégration au réseau Natura 2000 et par sa candidature à l’obtention du label Grand Site de France.

 

La vallée, ses villages et ses hameaux

À l’entrée de la vallée de la Clarée, à 7 km de Briançon, se situe Val-des-Près. Composé de 3 hameaux : La Vachette, Le Rosier et le Chef-lieu, le village a su garder son caractère montagnard et surtout son esprit villageois. À Val-des-Près, vous pouvez prendre le temps de prendre votre temps. Respirez, soufflez, profitez, revitalisez-vous !

En remontant la Clarée, découvrez Névache, un bijou au naturel.

 

C’est un petit village authentique qui s’étire depuis le hameau de Plampinet jusqu’à celui de Ville-Haute, égrenant sur sa route Le Roubion, Sallé, Le Cros et Ville-Basse. Névache garde ses secrets pour les amoureux de la nature. Une nature préservée, un village qui a su garder son charme, des villageois sympathiques, Névache est la destination idéale pour un séjour en famille, sportif ou encore pour les contemplatifs… Venez au cœur de la nature pour de nouvelles aventures !

En continuant après Névache, en navette, en voiture, en vélo ou à pied l’été, en raquette ou en ski l’hiver, explorez la Haute Vallée sauvage de la Clarée. Vous pourrez admirer l’architecture des chalets d’estive, qui veillent sur les sentiers menant aux lacs, sommets et alpages enchanteurs.

Dans chaque hameau, découvrez un patrimoine préservé. Des chapelles, des églises et des cadrans solaires se dressent tout au long de la vallée. Chaque hameau vous réserve ses secrets et son histoire.

 

La Clarée, une rivière magique

La Clarée prend sa source sous le seuil des Rochilles, au niveau du lac de la Clarée à 2 433 m d'altitude jusqu'à sa confluence avec la Durance, 32 km plus bas, au pont des Amoureux, juste avant la Vachette.

Au fur et à mesure de sa course le petit torrent se fraye un chemin à travers les reliefs. D’abord très étroit, le lit de la future rivière s’élargit. Les dépressions du lit provoquent mouvements d’eau, tourbillons, rapides et cascades dont la plus emblématique se trouve à Fontcouverte (6 km après Névache).

Le sentier qui longe la Clarée depuis la plaine de Plampinet jusqu’à sa source en altitude, permet des promenades douces et variées au bord d’une eau claire et limpide, laissez-vous séduire par l'éclat d'argent de la Clarée.

Repaires des truites fario, cette rivière d’argent, aux eaux sans pareil est le paradis des pêcheurs. Elle figure parmi les rivières les plus poissonneuses et les plus captivantes qui soient. Beaucoup la classe comme « La » rivière des Hautes-Alpes.

D’autres animaux vivent aux abords des torrents et rivières tel que le cincle plongeur. Ce petit oiseau marche au fond de l’eau, s’agrippant aux cailloux à la recherche de nourriture, larves et autres insectes aquatiques. Restez discret et vous pourrez apercevoir son ballet aquatique.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-de-la-claree/



22 La vallée étroite après le bout du tunnel, un extra par rapport au programme initial


 

*VALLE ETROITE : 3h10 / 56kms / D+ 1234m

 

23a Place à la rando ou au VTT....


 

24 ...après le hameau des Granges...


25 ... avec le Mont Thabor au fond de la Vallée Etroite


26 Que l'embarras du choix pour les randos


27 Un bon raidar pour monter aux Granges








La Vallée Etroite : une vallée Franco-Italienne

La vallée Étroite est une vallée franco-italienne, rattachée à la commune de Névache par le traité de paix de 1947. Les rares habitants, bien souvent, ne sont pas Français mais Italiens mais l’administration reste française. Une situation originale, car pour téléphoner en France, enfin, en vallée Étroite, il faut faire le numéro international.

Tournée vers la plaine du Pô, cette enclave française en territoire italien constitue une exception au dessin des frontières basée sur le principe ancien de la ligne de partage des eaux.

Alors n’hésitez plus à aller à la découverte de cette vallée sauvage qui vous réserve bien des surprises ! Laissez-vous séduire par la magie des couleurs dolomitiques au soleil couchant et par la fraîcheur d’un joli torrent de montagne. Au détour d’un sentier, dissimulé entre éboulis et mélèzes, laissez-vous surprendre par l’étonnant « Lago Verde »

Accessible l’été par le col de l’Échelle, l’hiver, la vallée Étroite est accessible en voiture, uniquement par l’Italie via Bardonecchia. Les plus confirmés pourront s’y rendre en ski de randonnée ou en raquette par le col des Thûres au départ de Névache, mais attention aux risques d’avalanches fréquents sur cet itinéraire !

Partez à la découverte de l’histoire de cette vallée, en suivant le sentier thématique des Granges à l’entrée de la vallée Étroite. L’itinéraire permet une jolie balade le long du ruisseau, dans une forêt de pins (plan disponible à l’Office du Tourisme).

«Allora benvenuti a tutti nella Valle Stretta»

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/

 

Le Mont Thabor, sommet emblématique de Névache

Le mont Thabor est le plus haut sommet accessible de la commune de Névache s'élevant à 3 178 m. Jusqu'en 1947, le mont Thabor marquait la frontière entre l'Italie et la France. Entouré depuis toujours de mystère, son nom aurait été donné à ce sommet par un pèlerin de retour de la Terre sainte, en souvenir de l’endroit de Palestine où a eu lieu la transfiguration du Christ.

Ce sommet est idéal pour gravir un « 3 000 » facile. Au départ de la vallée Étroite ou de Laval, à la journée ou en itinérance sur plusieurs jours en parcourant le GR 57 « Autour du mont Thabor », plusieurs possibilités s’offrent à vous.

Plus d’informations sur les randonnées autour du mont Thabor : www.refugesclareethabor.com.

En arrivant au sommet du mont Thabor, vous découvrirez des paysages d'une beauté rare, des prairies, le lac du fond de la vallée de Perron et une vue à 360°.
Vous pourrez également visiter la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, à proximité du sommet du mont Thabor. Datant du XVème siècle, c’est un ancien lieu de culte, plusieurs fois détruit, et toujours reconstruit. Le bâtiment actuel appartient à la communauté italienne du Mélézet. Des pèlerinages ont encore lieu dans cette chapelle.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/



28 Avant Bardonecchia la Punta della Mulattiera


29 La Vallée de Dora Riparia et le village de Salbertrand après avoir pris un peu de hauteur pour aller...


30 A la chapelle de Montcelllier après 3kms de montée et l'arrêt du goudron ( heureusement car j'avais prévu de monter à plus de 2000m. ce qui m'aurait fait rentrer à Briançon tard dans la nuit...


31 Exilles et son fort ***


Forte di Exilles

Le Fort d´Exilles, un des monuments les plus anciens de la Vallée de Suse, est un des rares exemples de "château de rue", une construction défensive articulée en différents circuits murés défendant une zone interne et une barrière externe. Exilles garantissait le contrôle stratégique sur l´axe de la route qui, depuis le Piémont, portait en France en passant par le col de Montgenèvre. Au début du XVIIe siècle, le fort modifie son aménagement précédent en se transformant en une forteresse avec des remparts. On raconte que justement à cette époque, entre 1681 et 1687, un mystérieux personnage passé dans l´histoire sous le nom du "Masque de Fer" vécut entre ces murs. Au début du XVIIIe siècle, le château fort d´Exilles a subi d´imposants travaux de restructuration et de modernisation parmi lesquels la modification du front défensif vers la France. Complètement détruit par les français après le traité de Paris en 1796, le Fort fut reconstruit comme vous pouvez le voir actuellement entre 1818 et 1829 par le Roi de Sardaigne, qui avait repris possession de ses terres.
Entièrement reconstruit, le Fort d´Exilles est devenu le "Musée de soi-même" et il abrite une partie des collections militaires du Musée National de la montagne de Turin comme les uniformes militaires des troupes alpines ainsi que des esquisses, des cartes et des images qui racontent l´histoire du fort et de l´architecture militaire des Alpes Occidentales.

http://www.piemonteitalia.eu/fr/gestoredati/dettaglio/445/beni-architettonici/938/forte-di-exilles.html



32 Autoroute de montagne dans cette vallée qui alterne viaducs impressionnants et tunnels avec des villages juste au-dessus : Adieu la tranquillité, bonjour la pollution !!!


33 Après quelques kilomètres dans la vallée je prends les roues du Giro à partir de Susa à 500m d'altitude...


*SOUSA (Altitude 500m.) : 5h11 / 107kms / D+ 1600m

 

33a Profil Colle delle Finestre


34 pour monter au Colle delle Finestre, col réputé par sa beauté, sa difficulté et ses 8kms non goudronnés qui pointe à 2178m. d'altitude


35 Après le passage dans le village de Méana de Susa, rentré dans des sous-bois très agréable...


36 ... et des lacets dont je ne me lasse pas


37 Vue aérienne sur la vallée et Susa


38 A partir d' Il Colletto un chemin forestier pour atteindre le Colle delle Finestre


39 Un arrêt à l'Alpe Casette pour faire le plein d'eau, car pas de fontaine sur cette montée...


40 ...sauf quelques ruisseaux mais pas de quoi faire le plein


42 Le Colle est en vue ...encore quelques lacets à franchir


43 A 7kms du sommet ... le compte à rebours à démarrer sur la piste en terre


44 Un aperçu sur les derniers lacets avant d'atteindre le col...


45 Dernier lacet avec le Fort qui domine le Col encore masqué...


Pas facile de rouler sur cette piste forestière en terre. Cà demande plus d'énergie et plus de vigilance pour essayer de choisir la bonne trajectoire, et de croiser les doigts pour ne pas crever, ce qui sera mon cas !!!

46 Vue plongeante sur l'enfilade de lacets et la vallée


47 Arrivé au Colle delle Finestre... Une pause pour souffler et admirer le paysage


*COLLE DELLE FINESTRO (Altitude 2178m.) : 7h53 / 127kms / D+ 3287m

=>Montée en 2h42 / 20kms / D+ 1678m ( % moyen 8,4 )

48 la poussière, la fatigue et la sueur !!!


49 La Vallée de Chisone avec une vue sur La route des crêtes de l'Assietta en balcons, mais non goudronnée


Colle delle Finestre : informations et profil

Le colle delle Finestre ou col des Fenêtres en français, est une des plus belles et plus difficiles ascensions d’Europe.

Comme son nom l’indique il se situe en Italie dans la région du Piémont au nord-ouest de l’Italie tout proche de la frontière savoyarde et culmine à 2176m d’altitude..

Il relie le val de Suse au départ de Susa (Suse) au val de Cluson à Fenestrelle.

Le col du Finestre a très vite fait partie des ascensions mythiques du Giro et a endossé une renommée internationale grâce à son versant au départ de Susa.

Jugez plutôt, ce versant est long de 19 km à 9,2% de moyenne sans aucun répit et avec les 8 derniers kilomètres sur une piste non goudronnée pleine de caillasse.

Il rivalise en difficulté avec beaucoup d’autres ascensions ayant des pourcentages bien plus raides mais sur des distances plus courtes. De plus par rapport à ces ascensions, le paysage du col du Finestre est vraiment grandiose sur le final.

 

Pour en revenir à l’histoire du cyclisme sur ces pentes, ça va être assez rapide. Le Giro l’a découvert en 2005. Et cette ascension à elle seule a suffit à le faire rentrer dans la légende. Un suspense énorme, une ascension endiablée avec du mouvement dans la montée et la descente et une impression de remonter le temps (à tel point que des images en noir et blanc de cette ascension ont été diffusées) ont fait de cette journée du Giro 2005 une journée remarquable.

La seule chose que l’on peut regretter c’est le nom des acteurs de cette étape : Savoldelli, Simoni, Rujano, Di Luca, une belle brochette pharmaceutique ! C’est d’ailleurs assez triste de voir que Di Luca qui y est passé en tête au sommet a droit à deux stèles au sommet lui rendant hommage pour cette étape. Où est la logique ? Pourquoi rendre hommage à des dopés ?? Pourquoi mettre Di Luca au même niveau que ce cher Octave Lapize premier vainqueur du col du Tourmalet dans le Tour de France et qui a eu bien plus de mérite que Di Luca.

Enfin bon, je en vais pas basculer sur le sujet du dopage car ça risque de durer longtemps.

Pour continuer et finir la suite de l’histoire du col du Finestre avec le Giro, il a été de nouveau emprunté en 2011 dans ce qui reste aujourd’hui le Giro le plus difficile de l’histoire (en terme d’ascensions difficiles). Et au milieu des autres monstres du parcours de ce Giro 2011, il arrivait à s’imposer.

https://velomontagne.fr/colle-delle-finestre-informations-et-profil/

50 La descente est heureusement goudronnée


51 Un sentier qui part du Col pour aller vers le fort et les sommets voisins


52 Une beau ruban goudronné...


53 ...vers le Pian dell'Alpe et le Colle à gauche dans l'ombre


54 ... avant d'atteindre Balboutet...


55 ...et enfin la route de Sestrière à Pourières où je fais une pause Coca et Casse croûte


56 Les tremplins des Jeux Olympiques de Turin 2006


57 Le village de Fraisses avec la Punta Rognosa


58 Vue de Sestrières vers les sommets frontaliers gris pluie


*SESTRIERES : 9h27 / 155kms / D+ 3917m

59 Longue descente sur Cesena Torineso et remontée vers le Col de Montgenèvre par l'ancienne route tranquille pour les vélos


60 Montgenèvre et le Janus sous la pluie


61 Avant une arrivée au sec à Briançon avec le Pont d'Asfeld


*retour à Briançon à 20h30 avec les lumières allumées dans la ville et sur mon vélo après ce beau circuit alpin franco-italien. Une bonne douche, resto cafét., recharger les batteries avant de remettre çà le lendemain pour un nouveau circuit découverte... qui fera l'objet d'un deuxième billet

 

*BRIANCON : (hors pause) 10h57'10'' + 2h36' pause = 13h33' / 188,9kms au compteur / D+ 4530m

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Rivages … ou le naufrage d'hommes et de femmes devenus invisible à nos yeu

Par PhilKiKou - 14-11-2017 06:51:31 - 4 commentaires

http://www.dorafilms.com/article-788-rivages

 

...Une pensée pour ces hommes et ces femmes que l'on ne prend pas le temps de voir, d'échanger avec eux, et qui se préparent à passer un hiver dans la rue...

Se recroqueviller

Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux. 
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre. 
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.

                                              Monique MAITTE

 

2016 RIVAGES from dora films on Vimeo.

 

Que peut bien vouloir dire vivre à la rue ? Depuis tant de temps et par tous les temps ? Ils s’appellent Johnny, Monique, Jean-Luc. Ils comptent parmi les innombrables silhouettes anonymes qui hantent nos cités.

Et si on prenait le temps de nous arrêter auprès d’eux pour faire connaissance ? Histoire de reconnaître chacun dans sa singularité en allant au-delà des clichés qui collent à leur peau. Et qui nous empêchent de les voir tels qu’ils sont et deviennent, avec pour chacun ses rêves, ses blessures, ses amours, ses difficultés à traverser le plus ou moins sale temps donné à vivre. Partageant ainsi notre humanité commune.

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http://www.montmiandonfilms.org/?Rivages

Que reste-t-il lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, les amis, le travail et que l’on vit dans la rue (certains des personnages disent par choix, mais ce n’est pas si sûr) ? Que reste-t-il sinon l’humain ?

C’est bien ce que nous dit Simone Fluhr avec des personnages filmés à bonne distance, la parole respectée par le montage et le rythme du film qui nous laisse le temps d’entendre ce qui est dit, sans manipulation de sentiments ou artifice. (Et l’Ill - la rivière qui traverse Strasbourg - qui coule comme une métaphore du temps et de la vie). 
La singularité de chaque témoignage peut ainsi s’exprimer pleinement et nous sommes saisis par la force, l’intelligence et l’inventivité dont les trois personnages font preuve, par leur humanité pleine et entière malgré des conditions qui les abiment physiquement.

 

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http://www.dna.fr/culture/2016/11/17/la-plus-grande-des-solitudes

Le documentaire s’ouvre sur une rue drapée des décorations de Noël, à Strasbourg. La nuit est tombée, il fait froid. Johnny embarque son barda pour aller dormir sous un pont, au bord de l’Ill.



Il se glisse méthodiquement dans deux sacs de couchage enfilés l’un dans l’autre, tire son bonnet sur la tête et les yeux, ajuste une couverture, rabat un premier capuchon, puis un second sur son visage qui s’efface. Referme le tout et se coupe du monde. Une chrysalide se forme sous nos yeux, comme si cet homme remontait le temps, voulait s’extraire du monde qui l’entoure.


Simone Fluhr pose cette question : que reste-t-il de notre humanité lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, le travail, les amis, le logement ? Lorsqu’un homme se retire ailleurs, dans une autre dimension, au ras des pavés, referme sur lui les lambeaux d’une vie douloureuse ?


Simone Fluhr témoigne et fait témoigner, c’est tout

Il reste tout ce qui fait l’homme. Simone Fluhr s’attache à le démontrer, sans pointer du doigt une quelconque responsabilité. Elle témoigne et fait témoigner, c’est tout. D’une manière attentive et patiente, où l’exigence de l’écoute commande le mouvement de la caméra (tenue par Aline Battaglia). Où les silences nombreux et les plans de coupe ne rompent pas le mouvement, mais soulignent le propos, comme ces doigts engourdis par le froid et une santé malmenée.

C’est la marque de fabrique d’une réalisatrice qui a pris le parti d’écouter là où l’on considère trop souvent qu’il n’y a plus rien à entendre, parmi les demandeurs d’asile en bout de procédure hier, parmi les SDF en bout de course sociale aujourd’hui.

Johnny est un bourlingueur né au Danemark. Matelot dans la marine marchande, il a distribué et encaissé des coups dans le monde entier. Il connaît la rue depuis 30 ans : « C’est mon choix, c’est ma liberté ». Il est fort, fragile aussi. Et digne !  

Jean-Luc vit depuis 16 ans maintenant sous un pont, en périphérie du centre-ville. Il a pris la place d’un autre SDF, comme un bail précaire qui passe de locataire en locataire…


Plus personne ne le voit, les rares promeneurs l’ignorent ou forcent le pas.

Son père est mort tôt, sa mère ne l’a jamais aimé, dit-il. La drogue -l’héroïne- est passée par là, à 12 ans. Et la prison aussi. Le regard ailleurs, il raconte sa vie et son monde dans un décor de sous-verre collés aux parois du pont, de mantra bouddhiste et d’un mandala dont les couleurs se sont figées. Faut-il s’étonner qu’un Alsacien en rupture sociale prête tant d’importance à un « mandala », mot qui chez nous désigne un manteau ?


Elle rédigeait des vers sur des post-it et les collait sur le dos des passants

Troisième personne à témoigner : Monique. Elle fait le lien entre le monde de la rue et le nôtre ; elle a navigué de l’un à l’autre, connu la violence conjugale et celle de la rue, la solitude et bien d’autres choses encore, inscrites sur son visage.


Monique -qui vit aujourd’hui à Mulhouse- est revenue à la société, à grand-peine. Avec pour béquilles l’humour et la poésie. Dans le quartier de la gare, elle rédigeait des vers sur des post-it dérobés dans le bureau de l’assistante sociale et les collait sur le dos des passants, pour mendier. Elle a le sens de la formule : « dans la rue, tu perds ton palais… », entendez le goût des aliments.

Monique est une porte-parole. Elle revendique une place pour les morts de la rue dans la mémoire collective. Elle rompt la solitude sur les réseaux sociaux et à l’antenne d’une radio. Ses mots et ses poèmes viennent toquer à la porte de notre conscience.

Elle énonce ce que Simone Fluhr veut démontrer : « Personne n’est complètement séparé de la folie et de la rue. Nos deux mondes sont reliés ». Aujourd’hui par ce documentaire, d’une incontestable manière.

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http://poesiesansdomicile.blogspot.fr/

vivre

Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre 
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir

Confession

Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux

le ciel est immense

Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ? 
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.

Repli

Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu. Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves. 

l'écriture

 L’écriture est un ruissellement qui permet de garder les yeux secs

Je m’absente

Je m’absente un instant, hors Je pour un temps. 
Je reviendrai à moi un peu plus tard, 
 Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne 
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable



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La vie, en vers et contre tout

Elle est à Strasbourg la porte-parole des sans-abri. Cet hiver, on l’a souvent vue, entendue, lue sur les réseaux sociaux. Mais au fait, qui est Monique Maitte

http://www.dna.fr/societe/2017/02/05/la-vie-en-vers-et-contre-tout

Elle est là, assise sur une banquette au fond d’un café voisin de la place Kléber à Strasbourg. C’est une chance : on dit d’elle qu’elle est parfois insaisissable. Le patron lui sert un chocolat, sans même prendre la commande. C’est un de ses refuges, un endroit discret où elle vient se réchauffer quand il fait froid dehors.

Petite femme menue, peau diaphane, fragile au premier abord, elle cache souvent son visage derrière un rideau de cheveux châtains et guette. Elle guette quoi au juste ? « Rien de particulier, il faut être sur ses gardes. »

Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même

À l’autre bout de cette place emblématique, dans le « passage du Monoprix », un de ses amis, Roland, barbe broussailleuse et cheveux en bataille, réfugié sous une couverture où il cache ses trésors, a élu domicile. Un peu plus tôt dans l’après-midi, elle lui a claqué deux bises et rendu compte de ses échanges avec un fonctionnaire de la préfecture, ou de la Ville. « Il faut le sortir de la rue… »

Monique Maitte est un trait d’union, une porte-parole, peut-être aussi une « rescapée ». C’est le mot qui vient à l’esprit de Simone Fluhr, documentariste qui fut longtemps travailleuse sociale auprès des demandeurs d’asile et des mal lotis. « Elle a le comportement des gens qui se sentent coupables de ne plus être à la rue. »

Alors, elle nourrit son quotidien de va-et-vient et ne perd pas de vue ceux qu’on appelle les SDF. Et s’il lui arrive de fuir les bien-logés, elle n’a jamais fait défaut au tout petit peuple de la rue. Elle a été SDF. « Ces trois lettres maudites qui vous privent de tout respect, parfois même de celui des gens qui veulent vous aider. »

Monique a pris des coups. Encaissé des mots qui font mal. Dégringolé les étages, dormi dans un local à vélo. Elle a buté sur des portes dont les serrures ont été changées. Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même pour plonger dans la nuit noire de la rue et de la dépression. Elle a aujourd’hui 58 ans.

Difficile d’établir une biographie. La rue est une impasse administrative où tout se passe dans l’instant, où peu de choses sont consignées. Elle raconte qu’elle a grandi à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), dans le voisinage d’une maison d’arrêt où travaillait son père, un ancien militaire. Elle est partie à Paris poursuivre des études commencées à Toulouse ; elle a travaillé comme analyste financier et enseigné le français dans des collèges. Elle a fondé une famille. Et tout a basculé, dans la violence et les coups. Une nouvelle fois, elle rompt tous les liens. Direction Strasbourg, allez savoir pourquoi…

Des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog

Tout s’arrange pour un temps, pour quelques années, avant une nouvelle descente aux enfers. Des coups, une hospitalisation. Des portes qui se ferment.

Le temps de s’extirper d’une séquence longue et difficile, qui la jette littéralement à la rue pour la première fois en 2005 ou 2006 - ses souvenirs sont confus -, la voilà qui reprend pied et revient à la vie !

C’est à Strasbourg qu’émerge la porte-parole du Collectif SDF Alsace. La poétesse de la rue écrit des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog créé en 2007.

C’est le temps du squat Gruber. Elle y vit avec un chat et un ordinateur, dans un refuge aménagé dans un entrepôt frigorifique, fait de toiles translucides tendues depuis le plafond. Elle dort un temps au Château d’Eau, un lieu d’accueil d’urgence. Le jour, elle est au squat Gruber. Les douches ici, le repas là, à l’extérieur sur des barbecues, à l’intérieur sur des poêles improvisés.

Elle apprend la rue. Comment « tenir une position » et s’approprier un lieu. Comment se défendre ; un trousseau de clés peut servir de poing américain. Où se réchauffer ; à la bibliothèque de la rue Kuhn ou à la gare. Où se mettre à l’abri pour quelques heures du désordre d’une vie où domine l’insécurité ; ce sera à l’église Saint-Thomas, où elle échange parfois avec un pasteur et écoute une école de musique qui vient répéter son spectacle. Le parvis de l’église Saint-Maurice, à l’autre bout du centre-ville, dans le quartier où elle avait été une « bien-logée », est un lieu de manche, tout comme l’Orangerie.

Vient l’épisode des Enfants de Don Quichotte. Le mouvement des précaires et des sans-abri né à Paris débarque à Strasbourg, place de la République et quai Sturm. Les services de l’État et de la Ville ont besoin d’interlocuteurs. Monique Maitte sera l’un des porte-parole et créera le Collectif SDF Alsace. Petit à petit se dessine un retour vers une vie moins difficile, un logement, puis un autre, un travail à la maison d’arrêt de l’Elsau. Un nouvel équilibre.

« Si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter »

« Elle s’est reconstruite, raconte Simone Fluhr, mais si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter. »

Monique Maitte révèle ses talents de fédératrice, « avec une certaine rudesse parfois », et met à profit son expérience de précaire pour essayer d’orienter l’action des pouvoirs publics.

Roger Winterhalter, l’ancien maire de Lutterbach, fondateur de la Maison de la citoyenneté mondiale à Mulhouse, se souvient de l’action montée par le Collectif SDF Alsace avec l’ENSAS, l’école d’architecture de Strasbourg, à l’automne 2013. Des étudiants ont planché sur des projets d’abris temporaires, une sorte de chaînon manquant entre l’hébergement d’urgence et l’habitat social. Ils ont imaginé des cabines dépliables, des « œufs dorés » qui se rapprochent plus du mobilier urbain que d’une construction… « C’était avant les municipales. Les élus présents étaient séduits. Mais ça n’a rien donné. Ce soir-là, j’ai été interpellé par la manière dont elle avait participé à l’animation de cette réunion ! »

« Elle illustre bien une chose à laquelle je crois : une personne en très grande précarité peut être une citoyenne active. »

Monique Maitte est vive, intelligente ; elle sait s’exprimer en public et met son énergie au service de la cause des personnes sans domicile. L’action citoyenne la mobilise.

Avec Eric Schultz, adjoint au maire de Strasbourg, elle participe à l’institution d’un temps de souvenir dédié aux morts de la rue. C’est l’œuvre du collectif Grains de Sable. « La mort anonyme efface toute une vie. Agir contre cet oubli, c’est agir pour les vivants qui sont dans la rue. Monique parle de ces choses comme personne ; elle y met du sens, de l’humanité, de la beauté, de la rage. »

Depuis mars 2015, le Collectif SDF mène aussi une action « Hygiène et vestiaire ». L’idée est simple : distribuer du savon, du shampoing, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements, les premiers dimanches du mois à la gare de Strasbourg. La mise en œuvre est originale : « Les personnes qui sont à la rue font partie de l’action, aident à la monter. Du coup, on apprend à se connaître. Les clichés tombent d’un côté et de l’autre », souligne Anne Schneider, une « bien-logée » qui a suivi Monique Maitte dans ce projet.

« La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour »

Mais sa vraie béquille est ailleurs. Depuis son enfance, elle griffonne et écrit. Et depuis 2007, elle tient son blog, « Poésie sans domicile ». « La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour et l’utilise sans pitié », avertit Monique en janvier 2010. De jour en jour, elle raconte, se raconte. « J’ai toujours gribouillé, mais longtemps sans rien garder. Sans la poésie et sans Lola, ma chatte, je n’aurais pas survécu. »

Anne-Florence Dauchez, danseuse et chorégraphe mulhousienne, raconte leur rencontre : « C’était lors d’une journée familiale d’ATD Quart-Monde, à Colmar. Elle promenait une petite valise dans laquelle il y avait de quoi écrire. Je l’ai trouvée étonnante d’entrée. Elle a noté ses coordonnées sur une assiette en carton que j’ai glissée dans ma poche. »

Ensemble, elles monteront un spectacle, auquel sera associé Gérard Leser (qui traduira les poèmes en alsacien) et auquel seront convoqués Claude Vigée, Abd al Malik et Nathan Katz. « Travailler avec Monique est une sacrée aventure. Elle te laisse seule face à la force de ce qu’elle écrit et tu dois te débrouiller. »

En 2014, tout est remis en question. La loi Sauvadet doit mettre fin à la précarité de certains agents publics en CDD dans des emplois à besoin permanent… ; elle va coûter à Monique Maitte son poste d’assistante de formation à la maison d’arrêt de Strasbourg. De mois en mois, la rue se rapproche.

Une main tendue vient de Mulhouse

Retour dans un squat. Retour de la dépression, retour de l’envie de tout envoyer valser. « J’irai cracher sur vos hécatombes », se fâche Monique, un matin de février, sur son blog.

Au printemps 2016, une main tendue vient de Mulhouse. Et un logement. Et des projets. La Maison de la citoyenneté mondiale lui ouvre ses portes. « Nous sommes prêts à reconnaître ses compétences », assure Anne-Florence Dauchez, qui milite aussi à ATD Quart-Monde.

« Je marche/et j’aspire l’air, j’aspire le soleil, j’aspire/et ma peau s’imprègne, et ma tête plonge sous elle/j’écarte les bras/je les lève vers le ciel et le touche en ombre du bout des doigts ».

La voilà revenue. À la lumière du jour, à Mulhouse et à Strasbourg.

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Récit du 10 Novembre 2017 pour la course 6ème Weekend Kikouroù en Chartreuse

Voir le récit : 6ème Weekend Kikouroù en Chartreuse, 112Photo(s), 1Film(s), 6commentaire(s), 509 lectures

Récit du 26 Octobre 2017 pour la course Boulieu Trail - Ultratrail - 106 km

Voir le récit : Boulieu Trail vu du point d'eau de Boiray sous le soleil exactement, 57Photo(s), 1Film(s), 4commentaire(s), 840 lectures

ARGENT PUDEURS & DECADENCES

Par PhilKiKou - 02-10-2017 07:04:34 - 1 commentaire


 ( bienvenue dans un monde de partage, d'amour et de bienveillance.... l'homme serait-il un loup pour l'homme ? Expression inapproprié le loup est bien mieux que çà !!!...)

https://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences



Théâtre 
Tout public (à partir de 12 ans)
Durée : 1H15
“Argent, Pudeurs & Décadences” est une pièce de théâtre, une écriture contemporaine à la narration déstructurée, un rapport au public immédiat, sans filtres, un spectacle sur la monnaie à la fois virulent et surréaliste qui tente de sonder les mécanismes obscurs de l'argent et sa fabrication.

Qu’est-ce que l’argent ? D’où vient-il ? A quoi et à qui sert-il ?

Une traversée de situations où les enjeux sont humains et monétaires, comiques et tragiques, en s’appuyant toujours sur les théories économiques actuelles et historiques.

Une comédie financière fantasmagorique et cynique, tourbillon d'arrivisme, de finance et de folles envolées monétaires dans laquelle les deux comédiennes de l'AIAA Compagnie convient le spectateur à voyager et à se questionner sur ses rapports à l'argent... 
***Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=e24WqE5xw4c 


***Spectacle complet :https://www.youtube.com/watch?v=Abv3lYyWjXohttps://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences 



Ce qu'en dit la Presse

"Un superbe portrait des relations qu'entretient le monde avec l'argent. Grinçant et drôle à souhait servi par deux séduisantes comédiennes" 
Stéphanie Albane, le Journal de Saône et Loire, 24 juillet 2016

" Mis en situation, les paradoxes nous sautent au visage, par de savoureuses - et imparables - associations d'idées grinçantes, loufoques voire obscènes, (..) Le collectif AIAA s'inscrit avec une hargne joyeuse dans la mouvance émergente d'une éducation populaire jetée en pâture sur le bitume "

Julie Bordenave – théâtre(s) magazine – Automne 2016

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