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ARGENT PUDEURS & DECADENCES

Par PhilKiKou - 02-10-2017 07:04:34 - 1 commentaire


 ( bienvenue dans un monde de partage, d'amour et de bienveillance.... l'homme serait-il un loup pour l'homme ? Expression inapproprié le loup est bien mieux que çà !!!...)

https://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences



Théâtre 
Tout public (à partir de 12 ans)
Durée : 1H15
“Argent, Pudeurs & Décadences” est une pièce de théâtre, une écriture contemporaine à la narration déstructurée, un rapport au public immédiat, sans filtres, un spectacle sur la monnaie à la fois virulent et surréaliste qui tente de sonder les mécanismes obscurs de l'argent et sa fabrication.

Qu’est-ce que l’argent ? D’où vient-il ? A quoi et à qui sert-il ?

Une traversée de situations où les enjeux sont humains et monétaires, comiques et tragiques, en s’appuyant toujours sur les théories économiques actuelles et historiques.

Une comédie financière fantasmagorique et cynique, tourbillon d'arrivisme, de finance et de folles envolées monétaires dans laquelle les deux comédiennes de l'AIAA Compagnie convient le spectateur à voyager et à se questionner sur ses rapports à l'argent... 
***Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=e24WqE5xw4c 


***Spectacle complet :https://www.youtube.com/watch?v=Abv3lYyWjXohttps://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences 



Ce qu'en dit la Presse

"Un superbe portrait des relations qu'entretient le monde avec l'argent. Grinçant et drôle à souhait servi par deux séduisantes comédiennes" 
Stéphanie Albane, le Journal de Saône et Loire, 24 juillet 2016

" Mis en situation, les paradoxes nous sautent au visage, par de savoureuses - et imparables - associations d'idées grinçantes, loufoques voire obscènes, (..) Le collectif AIAA s'inscrit avec une hargne joyeuse dans la mouvance émergente d'une éducation populaire jetée en pâture sur le bitume "

Julie Bordenave – théâtre(s) magazine – Automne 2016

Voir le commentaire

Récit du 18 Septembre 2017 pour la course Trail court du Bessat - 23 km

Voir le récit : B.S.H. : Bessat Sport Automne … en attendant l'hiver !!!, 52Photo(s), 1Film(s), 3commentaire(s), 265 lectures

Les villages et hameaux du bout du monde : Acte 2 scène 1 : moteur !!!

Par PhilKiKou - 07-09-2017 22:15:50 - 2 commentaires

 

Rimon et Savel- Rochefourchat- St Nazaire le Désert- COL de Guillens- Brettes- COL de Pranlara- COL de Lescou- Bouvières- Les Tonils- Bezaudun- COL de la Chaudière- Saillans- Véronne par PhilKiKou

Date

28/7/2017

 

 

Distance

160 kms

Lieu

Saillans

 

 

Dénivelé

3450 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

09h34'15''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.71 km/h

Commentaire public

+ 2h30 de pause
*1 crevaison arrière Rimon
-Pause St Benoit Grand café
St Nazaire sandwich + coca
Bouvières coca + sablé
saillans arrivée Burger frites salade + bière locale
------------------------

*Rimon 1H32/22kms

*Rochefourchat 2h53 / 47kms

*Col de Pranlara 5h02/80kms

http://www.openrunner.com/index.php?id=7725659
*un cycliste local à Rimon
*chorale église Bouvières
*Biche rivière avant COL Lescou
*Chaud montée du Col de la Chaudière

 

Après un premier aperçu en Avril 2016 avant la rando du Pas de Lauzun ( http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=45 ) du club de Crest de Gérard le Kikou, je profite de ce début de vacances estivales pour continuer mes découvertes dans ce coin de la Drôme magnifique, avec comme point de départ le village de Saillans, et comme fil conducteur la découverte de villages ou hameaux dans lesquels la route s'arrête.

Si vous voulez prendre ma roue, c'est parti !!!

 

1/ SAILLANS / RIMON ET SAVEL ( après montée et descente ) : 29 kms / 760m. D+


00 l'Aiguille (783m) que je verrai sous toutes les coutures et Chabanat (1028m)

 

01 pause à St Benoit*** pour un Grand café « Réveil matin »

 

02 St Benoit*** et les plissements de calcaire sur l'autre versant de la Roanne



 *** SAINT-BENOIT EN DIOIS : Le mariage de la pierre bâtie et des rochers

Mais Saint-Benoit, (devenu  « en Diois » en 1936), qui fait partie du canton de Saillans, ce n’est pas que cela. C’est d’abord le flanc Est de la montagne de l’Aup reboisé en pins noirs, c’est aussi le territoire élevé de Betton, c’est le Mont Farraud à 1202 m d’altitude, c’est la froide maison de l’Ubac et le col du Perrier à 849 m, qui permet  de redescendre sur Chastel Arnaud, la Chapelle des Sadous, l’Aiguille et son col vers les Gleyzolles, la route dans le rocher aux Raillasses et puis c’est aussi un petit territoire sur la rive gauche de la Roanne où se développent opportunément des vignes en Appellation Contrôlée « Clairette de Die ».

En venant du Nord c’est le premier village que l’on rencontre. Et quel village ! Comme Aucelon bâti sur une crête, le long d’une rue unique, avec les ruines du Château au bout. Mais cette crête est si étroite que la plupart des maisons sont bâties sur la pente. Le tout est dominé par une petite église avec son clocher porche, son cimetière est ses cyprès, le site a été classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 17 juillet 1926. Elle contient un tableau représentant Saint-Benoit restauré récemment. Et puis juste en amont, l’époustouflant spectacle du plissement des couches de calcaire tithonique percées par la rivière.

Sur le plan historique, la première trace de ce territoire est à Betton, et remonte en 1145, où l’on trouve qu’un Artaud de la famille, qui fut à l’origine de Crest, hommagea à l’Evêque de Die les biens qu’il possédait à Betton, ce site fut abandonné avant la fin du Moyen-Age en faveur de Saint-Benoit plus proche de l’eau.

Filiation bénédictine de Saint Géraud à Saillans, Saint-Benoit commandait le gué sur la Roanne, du chemin qui monte à Rimon, et dépendait comme le reste du pays des Evêques de Die. Vers 1500 il passa à la famille Poissieu et en 1539 aux Grammont. Il subit les guerres de religion ; les protestants prirent le village et le château en 1574. Mais, celle-ci resta fidèle à l’église catholique. Avant la Révolution, les habitants ne formaient qu’une seule communauté avec Rimon, relié par le sentier muletier cité ci-dessus, et qui n’est qu’à 3 km à vol d’oiseau. Ils cultivaient déjà la vigne et filaient la laine pour des fabricants de Saillans. Ils cultivaient du seigle, de l’avoine, et ramassaient les noix.

Aujourd’hui, l’ancienne école est transformée en mairie et gîte rural (à réserver aux gîtes de France) et c’est un point de départ prisé par les randonneurs. La traversée Est-Ouest du territoire jusqu’à Rimon est un maillon du sentier Européen : « sur les pas des Huguenots »… 

http://www.vallee-roanne.com/1419/language/fr.html

03 Il a fallu creuser le calcaire pour faire un peu de place à la route



04 L'aiguille de profil vue du début de la montée à Rimon et Savel

 

05 Vertigineuse cette aiguille que l'on ne voit que furtivement en restant sur la route de St Nazaire

 

06 Le buis fait le canard en redoutant l'arrivée de la pyrale


07 Un petit tour à Savel*** avec vue sur la vallée et la Montagne d'Angèle

 

08 Un bel aperçu du mouvement de terrain (avec le tunnel en bas) la Serre de l'Aup à droite et les 3 Becs en arrière-plan

 

09 Le village de Rimon*** est en vue tout là-haut

 

10 Un beau nuage drapé sur les 3 Becs et le Serre de l'Aup

 

11 Les Rochers au-dessus de Penne au 1° plan puis la Servelle et le Cuchet et la Montagne d'Angèle

 

12 Hommage et souvenirs d'hommes du village morts durant les guerres 14-18 et 39-45 avec de gauche à droite Couspeau, Le Reychas, Angèle et le Parquet


RIMON ET SAVEL : Un modèle de rénovation pour les villages

On remarquera que le sort de cette commune fut liée à celui de Saint-Benoit toute proche et comme elle, fait partie du canton de Saillans, car un sentier muletier transversal important, qui s’est effacé avec le temps et que l’on a récemment réinventé sous le nom de « Sur les pas des Huguenots », menait du col de la Chaudière, à Die par le col du Perrier, Betton, Saint Benoit, Rimon, col du Royer.

Il y eut d’abord 2 paroisses Savel et Rimon, et 2 églises, l’une à Savel d’un prieuré bénédictin, dépendant de Saint Maurice de Die, l’autre à Rimon dédiée à Saint Marcel, mais une communauté unique rattachée à Saint-Benoit. La Révolution créa donc 2 communes, mais dès l’an XI elles furent réunies en une seule. L’origine de Rimon fut la présence d’un castrum, cité dès 1251 perché sur les rochers, au dessus du village, appartenant comme beaucoup d’autres à l’Evêque de Die. En 1450 on le trouve sous le nom de Ricomonte, puis Ricobelle sur la Tabula Delphinatus de 1710, devenu Rimont ou Rimond. Apparemment Rimon et Savel fut peu touché par la Réforme. En1644 elle comptait 21 familles catholiques et seulement 5 protestantes. Les huguenots en exil ne firent donc que passer.

Géographiquement Savel et Rimon occupent 2 replats sur le flanc Sud-Ouest de la Montagne de l’Aup, avec Savel à 558 m d’altitude ou des traces d’occupation gallo-romaine ont été retrouvées, et Rimon à 984 m, et donc 426 m les séparent. Le rocher de La Tour est lui à 1134 m. Rimon est le village le plus haut du Pays de la Roanne. L’église à été rénovée en 1992. L’école a été fermée en 1975 et transformée en Mairie, et en 2 gîtes communaux particulièrement attrayants. La route venant de la vallée qui vous fait monter de 600 m en 8 kms a été ouverte en 1896 jusqu’à Savel et en 1899 jusqu’à Rimon.

Rimon et Savel sont les deux villages les mieux restaurés de pays et restent un exemple à suivre. Ne manquons pas la fête de l’accordéon en juillet.

On notera que la Roanne entre Rimon et Saint-Benoit coule sur une faille géologique. La montagne de Rimon se rapproche de celle de Saint-Benoit d’environ 5 mm par an, ce qui ne manque pas de poser des problèmes au pont métallique « dit de Savel »

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

13 Une plaque de cocher*** qui fait surement partie de la collection de Gérard le Crestois


06- Plaques de cocher drômoises ovales


"On désigne par "plaque de cocher" les plaques directionnelles en fonte, placées à environ 3 mètres du sol sur des bâtiments privés ou publics. Leur nom et leur position élevée vient du fait qu’elles devaient être facilement visibles et lisibles par les cochers. Beaucoup ont disparu. Celles qui restent font parfois l’objet de restaurations assez réussies. Dans la Drôme, les plaques ont été installées entre 1861 à 1865."

(Extrait du site d'Alexandre Costantini sur lequel vous trouverez des informations plus complètes)

Je  photographie ces plaques afin de les repertorier.

La presque totalité de ces photos ont été prises par ses soins exclusivement lors de ses sorties de vélo

http://www.gerardbetton.fr/page-5987239.html

14 Explications complémentaires sur Rimon et Savel

15 Belle vue aérienne de la région et du parcours du jour

 

16 L'église du village et La Pâle à 1340m. d'altitude

 

17 Porche et stock de bois pour l'hiver

 

18 2 plaques rectangulaires pour le prix d'une à Pradelles


2/ RIMON ET SAVEL / ROCHEFOURCHAT ( après montée et descente ) : 22 kms / 516m. D+

*Depuis le départ : 52 kms / 1276m. D+


19 Une plaque bien restaurée, assortie au ciel et à côté dune belle bâtisse

 

20 Qu'est ce que c'est bon d'être au milieu de nul part !!!

 

21 Rochefourchat son église,son cimetière, ses 2 maisons et sa cabine téléphonique


ROCHEFOURCHAT : Revenue à la Nature

Avec 1274 ha, c’est une grande partie du versant oriental de la longue chaîne de Couspeau. Des 221 habitants permanents de 1806, il n’en reste plus qu’un. Il n’y a pas non plus de village, seule l’église et le cimetière en marquent le centre, mais il y quand même un conseil municipal de 9 élus. De nombreux reportages et articles de journaux lui ont été consacrés en tant que commune la moins peuplée de France, sclérose des limites administratives. Une année, lors des journées du patrimoine, un artiste avait installé une exposition dans l’église sur le thème « le milieu de nulle part ».

Cette commune a 2 bassins versants l’un derrière le col de l’Aribat – hameau de résidences secondaires : c’est le bassin de la Courance avec sa vallée profonde et encaissée, l’autre couvre tout le reste du territoire, c’est le bassin de la Pémia qui se jette dans la Roanne.

Ce territoire qui aujourd’hui apparaît vide et isolé, propice à la chasse au gros gibier, fut en fait habité et fréquenté jusqu’à la construction des routes, car des sentiers muletiers fréquentés le traversaient de Saint-Nazaire à Saillans par le col Janin et la Chaudière, Saint-Nazaire, Rochefourchat, Auribel par le col de Trépalon etc. L’ancienne grosse ferme des Pradaux située à 1011 m d’altitude, aujourd’hui en ruines, abrita de gros troupeaux de moutons. L’église paroissiale dédiée à st Pierre dépendait de l’abbaye de Cruas. Au col de l’Aribat existe aussi une chapelle privée : Notre Dame des sept douleurs à laquelle est attachée la légende du berger perdu dans la tempête. Si on ajoute celle d’un manant qui tua son seigneur, c’est bien un pays de légendes qui est là.

Et pour terminer on n’oubliera pas la chanson écrite en patois par Emile Maillefaud agent voyer à la Motte Chalancon en 1900, qui fut célèbre dans tout le pays « la fanfare de Rochefourchat ». Le texte complet figure dans le classeur de la commune de Rochefourchat à l’Office de Tourisme, à Saint Nazaire le Désert.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

3/ ROCHEFOURCHAT / COL DE GUILLENS ( après montée et descente BRETTE ) : 26,5 kms / 450m. D+

*Depuis le départ : 68,5 kms / 1714m. D+

23 Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps...

 

24 La photo classique et belle de St Nazaire***, son église, la Roanne depuis le pont


***SAINT-NAZAIRE : Capitale du désert

On citera tout d’abord le livre d’Emilien Blain : Saint Nazaire le Désert, capitale du Désert.

L’origine du nom est très claire pour Saint-Nazaire qui est le patron de l’église, (en oubliant son compagnon Saint Celse), mais plus obscur pour le désert, nom très ancien du pays. « Sancti Nazarii in Désertum ». Le territoire fut occupé dés la préhistoire puisqu’on a trouvé des traces des chasséens (4000 an AC) dans la grotte du Trou Arnaud. La période gallo-romaine a laissé des fragments de tuiles, ici et là. L’histoire réellement connue débute au Moyen âge. Le village actuel n’existait pas. Seuls était construits l’église plus petite qu’aujourd’hui, celle d’un prieuré bénédictin dépendant d’Aurillac, le chœur de la Chapelle Saint Joseph est probablement une bégude au carrefour de chemins muletiers. La communauté des habitants vivait comme les autres, sur un site perché sur la montagne de Montanègue au lieu dit Saint-Philibert.

Deux éléments majeurs ont marqué l’histoire de cette communauté ; 

1 - la descente de Saint-Philibert pour former le village actuel, entre 1350 et 1475 sur un glissement de terrain très ancien de Montanègue, pour avoir de l’eau à volonté et au carrefour de chemins muletiers.

2 - La construction de la route vers la vallée de la Drôme terminée en 1895. Sur le plan seigneurial, sous la domination perpétuelle de l’Evêque de Die, le territoire est d’abord partagé, puis c’est Jean de Sahune qui rassembla le tout en 1287, mais il vend peu après en 1336 à Reynaud de Morges Seigneur de Rochefourchat qui règne jusqu’à 1410. Sa fille seule héritière donne le fief en 1412 à son époux Guillaume de Brottin. Les De Brottin s’installent pour 150 ans. C’est vraiment les De Brottin qui s’installent dans le village actuel et font construire une partie du Château. Puis le mariage d’Anne De Brottin avec Georges d’Urre en 1558 transfère la Seigneurieaux Urre pour 200 ans. Il faut retenir de cette période le rôle très important joué par l’épouse de Laurent d’Urre Brottin : Isabeau de Libertat femme riche et influente venant de Marseille. Elle fit faire le tableau de la Chapelle et probablement le chœur de l’église et agrandir le Château. Elle fit de son fils ainé son héritier universel. Il put acheter le titre de Marquis et la Charge de Lieutenant Général du Roi (Louis XIV) en Languedoc. Ainsi naquit le Marquisat de Montanègue. Puis en 1761 les créanciers firent vendre le Marquisat, à la barre du Parlement de Paris. Il fut acheté pat Jacques Verdeilhan des Fourniels qui meurt peu après. Sa veuve, à l’origine de plusieurs procès avec les habitants, et son gendre Moreton Chabrillan, géreront le marquisat jusqu’àla Révolution.

Le territoire de la commune s’est constitué peu à peu, d’abord l’association de la paroisse de Montanègue et du mandement de Saint-Nazaire, puis l’adjonction du tout petit fief de Merlet, et enfin la fusion de communes avec le Petit Paris en 1966. Le tout couvre maintenant 4662 ha.

Le village est au confluent de la Roanne et de la Lance. Saint-Nazaire fut une commune importante, chef lieu du canton en 1790 mais la réorganisation de l’an VIII la plaça dans celui de la Motte Chalancon ce qui était logique avant les routes mais ne l’est plus aujourd’hui. Il y eut 1169 habitants en 1806, les habitants vivaient en autarcie. Les quelques échanges avec l’extérieur se faisaient vers le Sud, sur Bourdeaux, Dieulefit, voire Nyons.

Puis la route vers Saillans fut construite. On put alors aller prendre le train à Vercheny mais était-ce bien pour revenir ? Car l’exode rural s’accéléra. Saint-Nazaire eut 2 spécialités : le pain cuit au feu de bois et les grives. On se souviendra de 2 Maires qui modifièrent le village : Joseph Théodore Aubert (1892 – 1900) à qui on doit la route, les ponts, l’alignement de la grand rue et la splendide Maire-Ecoles, et Marcel Arcolier (1960 – 1983) qui fit construire le Camping-Piscine, transforma le Château en « Auberge Rurale » et ouvrit l’Office de Tourisme.

La population permanente a diminué pour se situer actuellement autour de 140 habitants. Mais la vie se refait avec l’utilisation de la nature, tourisme rural, randonneurs, chasseurs sans oublier les résidences secondaires qui se multiplient, et améliorent les impôts locaux. On compte aussi 10 associations, un bistrot, une épicerie-boulangerie, un camping-piscine, un tennis, des gites ruraux. 

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

25 Depuis le temps je vais enfin aller découvrir ce qu'il y a derrière ces beaux lacets sous le Cuchet et la Servelle

 

26 Après avoir traversé la Brette remonté avec la montagne Chabrier à l'horizon

 

27 Le Monestier*** et Le Cuchet

 

28 Le fil du funambule n'est pas dans tes yeux version Caradec mais sur le mur

 

29 La façade Est du Parquet avec les sillons du champ dans le même sens que les couches des rochers

 

30 Rappel historique avec un terrain d'entente entre Catholiques et Protestants

 

31 La vallée de la Brette et la Pâle (1340m). Rando aquatique possible en suivant la Brette et rejoindre la Roanne et l'Aucelon

 

33 Le Parquet à gauche, Le Reychas au loin et un champ de lavandes qui bourdonnent et qui piquent quand on s'y approche de trop près pour une photo

 

34 Le Chabrier et la Brette à ses pieds

 

35 De beaux coins baignades dans la Brette


***BRETTE : Une vie sous la Servelle

Cette commune de 1550 ha comprend 3 parties bien différentes :

- D’abord le plateau de la Servelle, qu’elle partage avec Aucelon et Volvent, et possède le point culminant du pays avec 1613 m, Alpage réputé on y trouve en y arrivant une grande bergerie pour les moutons.

- Ensuite son flanc Ouest formant une belle combe, et la vallée de la rivière du même nom, avec les pentes Est du col de la Bâtie.

  • Enfin le ravin des Raux ou ravin des mines descendant jusqu’à la Roanne qui fit l’objet d’une exploitation minière de calamine, par la Compagnie Royale des Asturies, entre 1901 et 1912. Certains avancent que le mot « Brette » viendrait de Bret qui en haut Dauphiné signifie « gorge ».

    Au moyen-âge, la communauté vivait à Brette Vieille, site à découvrir, en passant par le Pouget, et une place forte gardait le col de la Bâtie, principal accès avant les routes, et liaison avec la communauté d’Auribel. Les habitants autrefois dispersés, sur plusieurs fermes et 4 hameaux, dont 2 ont disparu (le Bruis et la Bâtie) sont aujourd’hui rassemblées sur les 3 sites : Les Raynauds, le Villard et Le Monestier qui en est le chef lieu. C’est là que se situe la Mairie, la salle des fêtes, et l’église dédiée à Notre Dame, issue d’un Prieuré bénédictin dépendant de l’Abbaye de Cruas.

On y accède depuis la route de Volvent par le Pas du Gour. A l’opposé une piste récente permet de rejoindre Aucelon, par Noyaret. La première route construite au dessus des Gaury fut emportée par un glissement de terrain en 1935.

Sur le pan religieux, la Réforme arriva d’Aucelon par la Servelle, et beaucoup d’habitants se convertirent, mais ici se situe une particularité : en 1636 les catholiques et les protestants se partagèrent le cimetière situé près de l’église eu Monestier, c’est pourquoi on ne retrouve pas cimetière familial.

Gardons en mémoire que pendant la guerre 39-45, 4 parachutages d’armes eurent lieu sur la Servelle, 2 en mai et 2 en juin 1944, qui armèrent un millier de Résistants de la région.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

4/ COL DE GUILLENS / COL LESCOU  : 25,5 kms / 610m. D+

*Depuis le départ : 94 kms / 2327m. D+

-36 De beaux champs violets, jaunes, vert avec Couspeau à l'horizon


37 Les 3 Becs avec un parfum de lavande çà sent bon le Midi

 

38 Nouveau col franchi estampillé club des cent cols et montagne d'Angèle, avec une maison isolée où j'ai pu demander mon chemin et faire le plein d'eau

 

39 Toute sorte de rando et même en 2 Chevaux

 

40 Gumiane Chalamel et peut être la Serre de Croix avec Chalencon derrière

 

 

5/ COL LESCOU / COL DE LA CHAUDIERE ( après descente à SAILLANS ) : 45,5 kms / 830m. D+

*Depuis le départ : 139,5 kms / 3155m. D+


41 La Servelle vue du Col de Lescou

 

42 Pas allé voir de plus près Château Vieux

 

43 Montée raide à la Chapelle St Secret mais pas monté aussi longue que prévue sur la carte, chemin non goudronné 300m après.

 

44 Et une plaque de cocher de plus dans la besace avec Crupies

 

45 Crochet par la chapelle St Jean*** pour aller aux Tonils

 

46 Vu de plus près sans m'arrêter

 

***CHAPELLE SAINT-JEAN : Près de 10 siècles d'histoire, un patrimoine local historique à préserver...

Historique

Solitaire, isolée sur son plateau dominant la vallée du Roubion, sur le site d’une villa gallo-romaine, dans sa robe de pierres polychromes, l’église-temple Saint-Jean accueille depuis plus de 900 ans, fidèles, promeneurs ou amoureux de l’art roman. Plusieurs fois endommagée, toujours reconstruite, elle garde encore cet aspect roman qui lui confère tout son charme…

Voir les dates clés depuis plus de 900 ans !

1032 : L’abbaye bénédictine de Savigny
Pour «racheter l’énormité de leurs crimes» Gontardus et ses fils, seigneurs des fermes du Pays de Bourdeaux donnent à l’abbaye bénédictine de Savigny, plusieurs terres, vignes, prairies, oseraies et églises

1107 : Première mention de l’église de Crupies
Le Pape Pascal II signe une bulle confirmant la donation de l’église de Crupies. C’est la première fois qu’est mentionnée en toutes lettres «ecclesia Cripies».

1644 : L’église Saint-Jean est en ruines

1688 : Reprise des offices religieux

1729 : 5 catholiques seulement
L’église (sans cloche) est toute neuve pour 5 catholiques seulement

1756 : une cloche
Une cloche peut sonner les offices.

1806 : Transformation en temple
L’église est transformée en temple par décret napoléonien.

1904 : Temple désaffecté
Le culte protestant n’est plus pratiqué à Saint-Jean. Le temple est désaffecté.

1960 : Une première restauration est entreprise…
Une première restauration est entreprise sous l’impulsion de la
Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de la Drôme.

1974 : et se poursuit…
Piquetage des murs intérieurs et pose d’un dallage en opus incertum.

2007 : toujours et encore
Réfection de la toiture, jointoiement des murs extérieurs, retour de la cloche, parvis.

2015 – 2016 : et enfin ……
La restauration intérieure de la Chapelle est terminée fin mai 2016:
– murs, plafonds, sols et menuiseries entièrement restaurés;
– nouveaux vitraux;
– réalisation d’un labyrinthe et de mosaïques dans le choeur de la Chapelle
– nouvel éclairage


47 Et une 3° plaque de cocher aux Tonils***

 

48 Plaque direction Saillans, mais par chemins non goudronnés

 

LES TONILS

C'est le plus petit village du canton puisqu'il ne compte qu'une vingtaine d'habitants. A 500 m d'altitude, situé au bout d'une petite route sinueuse, il étonne par sa position. Bien calé au pied de la montagne de Couspeau, dépourvu de poteau de lignes de téléphone ou de fils électriques, il est le reflet d'une vie simple et belle. On dit que le PICODON (célèbre fromage de chèvre qui bénéficie aujourd'hui d'une Appellation d'Origine Contrôlée) serait né au village des Tonils.

Le temple restauré, les quelques cimetières familiaux ici et là témoignent d'une vie passée bien animée. Point de départ pour la transhumance des moutons ou la cueillette de la lavande sauvage, ce village constitue, à l'image de nombreuses communes du Pays, un vaste domaine de découverte pour les randonneurs.

http://www.paysdebourdeaux.com/communes/lestonils.htm

 

49 Tour de Bezaudun sur Bine***

 

Tour et Temple Bezaudun sur Bine

Le temple date de 1858. Sa construction résulte du glissement de terrain de 1856 qui a détruit le vieux village de Bezaudun.
La façade très décorée pour un temple est en moellons de calcaire gris avec un clocher carré, fronton et occulus.
Une pierre sculptée a servi de modèle pour l'édification de la façade, elle est visible devant la mairie de Bezaudun.
Actuellement le temple est une propriété privée.
la tour date du XIIeme siècle, elle reste le seul vestige du chateau féodal.
Elle servait de tour de gué de Bezaudun à Mornans et du col de la Chaudière.

50 Pas l'ombre d'un doute çà grimpe avec du 9% et çà chauffe sur le versant Sud du Col de la Chaudière

 

51 La ferme de Fondoresse et le versant sud du synclinal de Saou

 



52 Vue du Col de Gourdon sur Roche Rousse

 

53 Puis le Veyou 1° au sud de la trilogie des 3 Becs avec le Signal puis Roche Courbe

 

54 Arrivé au Col de la Chaudière avec Le Grand Delmas (1544m) au Sud-Est

 

55 Les Auberts avant de plonger sur Saillans

 

56 Des Auberts de gauche à droite les 3 Becs versant Nord Roche Courbe, Rocher de la Laveuse et le Pas des Auberts

 

57 Chapelle des Auberts au pied des 3 Becs

 

 

 

6/ SAILLANS ( après montée et descente VERONNE ) : 21,5 kms / 455m. D+

*Depuis le départ : 161 kms / 3600m. D+


 

58 Après Véronne*** Le Moulin et Le Pic du Barry à 991m...

 

59 Le même Pic sous un autre angle

 

60 Chateau-Vieux

 

61 Rocher sur lautre versant du Riousset et le Gaudichart à 1112m

 

62 Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux, avec mon Orbéa.. Et bien pour le Véronne drômois c'est fait


***VERONNE

Chapelle Saint-Christophe sur le GR9 (XVIIIème siècle, restaurée). Gorges du Rieussec (marmites), rocher de Chapeau Cornard, église isolée (voûte gothique du XIIIème s., cadran solaire). http://payscrestsaillans-tourisme.com/decouvrir/nos-vallees/pays-de-saillans

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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS - JOURNEE 3 : RETOUR SUR UN PLATEAU

Par PhilKiKou - 24-07-2017 14:44:34 - 2 commentaires



1/ LE BEZ - GERBIER DES JONCS : ET UN PLATEAU DE MONTAGNE ARDECHOISE AU SAUT DU LIT !


    … 5h30 du mat’ j’ai mal aux cuisses, j’ai mal dormi le réveil sonne… Après un copieux petit déj. c’est un départ à la fraîche à défaut d’être frais.  Le programme de ce dernier jour est tout aussi copieux que les 2 jours précédents avec 209kms et 3535m. de D+ dans sa version longue, avec des raccourcis possible au GERBIER :
A/ en descendant directement à ST MARTIAL sans la boucle LES ESTABLES/MEZENC
B/ court-circuité CHANEAC et le COL DE L’ARDECHOISE en coupant entre LA CHAPELLE SOUS CHANEAC ET ST MARTIN DE VALAMAS, ce que j’avais fait l’an passé à cause de la pluie.
Malgré le soleil et ciel bleu et contrairement à d’autres cyclistes je prends l’option « quasi hivernale » avec les jambières, une veste et des gants à cause d’un vent du Nord assez fort et frais. Content de mon choix à 1400m. d’altitude je supporte bien mon équipement que je quitterai au fur et à mesure de la journée.
   Dès le départ le petit plateau est de service pour passer en douceur le COL DU PENDU et ses 200m. de D+ au saut du lit. La météo est plus clémente que l’an dernier à ce Col (quelques kms avant mon arrivée au gîte du  PAS DE L’ÂNE)

*Photo 2016 au matin du 3° jour..


*Photo 2016 au soir du 2° jour après une bonne averse après St Etienne de Lugdarès


et c’est la tête dans les nuages comme les éoliennes


que je passe devant avant de descendre sur le COL DE LA CHAVADE.


*Dernière vue sur le TANARGUE


Nous faisons que couper la route AUBENAS / LE PUY pour prendre une nouvelle petite qui à travers bois nous emmène à MAZAN L’ABBAYE*** l’endormi au mystérieux ronds jaunes ?...


   ***Tout commence avec la fondation de l'abbaye cistercienne au coeur du village. Celle-ci a lieu entre 1119 et 1122. En ce début de XIIe siècle, des chanoines viennent s'installer sur le lieu du Mas d'Adam (toponyme qui va évoluer vers MAZAN), et sont rejoints par des moines venus de l'abbaye de Bonnevaux. Ces religieux édifient une immense abbaye, dont il ne reste aujourd'hui que les vestiges, qui connaît une période d'apogée qui dure jusqu'à la guerre de Cent ans. Elle donne naissance à quatre autres abbayes qui sont Bonneval, Sénanque, Sylvanès et le Thoronet ainsi qu'à des établissements de moniales.
Après cette période prospère, les malheurs se succèdent à l'abbaye de Mazan : elle est pillée par les grandes compagnies de la guerre de Cent Ans, puis attaquée par les huguenots à la période moderne. Avant ce dernier pillage, les moines auraient, selon la légende, fondu avec tous leurs trésors un cloche en or, qu'ils auraient enterrée quelque part, vis à vis et en face de l'oeil de boeuf, a portée du chant du coq.
Suite à la révolution française, l'abbaye est désertée, l'église abbatiale est conservée pour le culte du village qui s'est formé progressivement autour de l'abbaye. Au cours du XIXe siècle, le prêtre en charge de la paroisse de MAZAN ne cessant de se plaindre du grand froid qui régnait dans cette immense église, l'évêque met en route les travaux de construction de la nouvelle église et la destruction d'une partie de l'abbaye, afin d'en récupérer les pierres. Dès lors, ce magnifique bâtiment roman ne cesse d'être pillé.
En 1901, la commune originelle de MAZAN ET MEZEYRAC qui comptait parmi les plus vastes de France est scindée en deux communes qui sont ISSANLAS et MAZAN L'ABBAYE.
A voir et à visiter : ruines de l'abbaye cistercienne fondée en 1119 par le moine Amédée d'Hauterives.
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-mazan-l-abbaye--quevoir-nosvillages--641434,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html


La descente se poursuit pour arriver à ST CIRGUES EN MONTAGNE où je fais une pause thé après 25kms principalement descendant. Pas mal de cyclistes hébergés dans ce village, dont certains qui prennent un raccourci non officiel pour aller directement à STE EULALIE sans passer par le LAC D’ISSARLES et LE BEAGE. Pour ma part  j’ai eu un gage pour longer le BARRAGE DE LA PALISSE***, 1° barrage sur la LOIRE, et faire un tour de montagne russe pour traverser le Gage et atteindre LE COL DE GAGE (1098m.)


   *** Le barrage de la Palisse sert de réservoir de régulation pour l'usine hydro-électrique de Montpezat. Il mesure 56 mètres de hauteur, 195 mètres de longueur, entre 1,50 mètres (à la crête) et 5,70 mètres (au pied) de largeur. Pêche à la truite.
Le volume du barrage est de 30 000 m3. Il a été construit entre 1951 et 1954. Site inscrit au Pôle d'Economie du Patrimoine.
Quand le lac de barrage est vide, on peut y observer les traces des différents niveaux du lac et les marques d'érosion (des « minis » canyons) au fond.
En partie vidé de ses eaux, le barrage de la Palisse sur la Loire révèle d'impressionnantes falaises basaltiques.
En Ardèche, il y a une communication entre les lacs et le barrage qui sert à remplir le lac pour les touristes pendant l'été et à alimenter des turbines qui produisent de l'électricité.
La surveillance de ce barrage est très stricte, ainsi on surveille à la jumelle des bornes de contrôle afin de voir si il il y a de légers déplacements ce qui signifierait des fissures.
Ce barrage est sur la Loire (qui en est à ses débuts et se jette dans l'océan Atlantique) or l'eau qui sort des turbines va dans l'Ardèche (qui elle se jette dans le Rhône puis dans la mer Méditerranée). C'est ainsi que l'eau de l'Atlantique est détournée vers la Méditerrannée.
Sur la route qui mène à la Palisse vous pourrez rencontrer une ligne imaginaire: "la ligne de partage des eaux": d'un côté de cette ligne les eaux des différentes rivières finissent dans le mer Méditerranée (l'Ardèche par exemple) alors qu'au-delà de cette ligne les eaux finissent dans l'océan Atlantique (la Loire par exemple).
Près du barrage de la Palisse, la Loire change de direction en buttant sur la coulée de lave de l'imposant suc de Bauzon, alors qu'elle était au bord du plateau prête à glisser sur les pentes ardéchoise en direction du sud-est, vers le Rhône. C'est une autre route, beaucoup plus longue à travers la France, qui attend désormais le jeune fleuve…
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--barrage-de-la-palisse--115250.html

   Le LAC D’ISSARLES*** est à mes pieds


et je descends au bord du lac pour savourer une bonne soupe à la châtaigne au ravitaillement, soupe que j’avais encore plus appréciée l’an dernier sous la pluie…



*** Construit à 946 mètres d’altitude sur la rive droite de la Loire, à 38 kilomètres du Puy en Velay et 70 kilomètres de Privas, Issarlès est posé sur une coulée basaltique, dans la zone volcanique la plus récente de France au centre du plateau ardéchois.
   Le village est fait de vieilles maisons aux murs de granit et aux toits de lauze. Village le plus ancien du cartulaire (recueil des chartes d’une église ou d’un monastère), son nom apparaît pour la première fois en 955 dans une charte de Saint Chaffre du Monastier.
   Issarlès s’articule autour de deux magnifiques places, l’une ayant gardé sa pelouse et l’autre qui s’étend autour de l’église et restant la plus animée par les foires et les marchés.
   L’église date du XI° siècle, entièrement rénovée, elle associe le style roman et le style gothique. Son clocher est entouré d’importantes tours.
   Ensuite le Lac d’Issarlès, à seulement 5 kilomètres du village. Le lac d’Issarlès est devenu une commune indépendante du village d’Issarlès en 1929. C’est un lieu de séjour agréable par son climat méditerranéen et la présence du lac, joyau du plateau ardéchois. C’est un lac naturel d’origine volcanique à 1000 mètres d’altitude, de 5 km de circonférence, de 91 ha de superficie et d’une profondeur allant jusqu’à 138 m (l’un des plus profonds de France).
   A proximité du lac, allez voir les deux grottes troglodytes, creusées dans la falaise. La grotte supérieure a servi d’habitation au gardien du lac jusqu’au début du XX° et la grotte inférieure servait de remise.
   Pour les passionnés de randonnées, un sentier qui permet de faire le tour complet du lac et de nombreux chemins balisés offrent de très belles balades à travers les chemins forestiers et le long des ruisseaux.
   Enfin, à seulement 1,5 km du lac, arrêtez-vous au belvédère du col du Gage qui vous permettra de contempler la magnifique vue sur le lac dans sa totalité.
http://www.ardeche.com/ville-village/issarles.php

   Montée en pente douce jusqu’au BEAGE après 45kms et 2h30 de vélo, avec un ravitaillement important et bondé.


Je poursuis ma visite des toilettes que je continuerai tout au long de la journée avec des maux d’estomac qui ne seront heureusement jamais très important. Je retrouve 2 cours d’eau déjà croisé aujourd’hui : Le GAGE que je retrouve non plus dans des gorges mais sur un plateau près de sa source, et la LOIRE à STE EULALIE, village bien décoré et animé qui vaut le détour.


  




La LOIRE que je suis jusqu’à sa source avec une bonne montée jusqu’au…



, vous aurez deviné et ça coule de source, le fameux GERBIER DES JONCS ! ***.
 Descriptif géographique : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
    Ca souffle fort au carrefour de tous les parcours, au pied du Gerbier où j’arrive après 3h25 de vélo et 60kms.

***le Mont Gerbier-de-Jonc est un ancien volcan. Sa forme en " pain de sucre " est très caractéristique de la région. En effet, il n'est pas le seul sur le plateau ardéchois, un autre est aussi célèbre : le Mont Mézenc, plus haut sommet du département de l'Ardèche avec ses 1754m.
Le Mont Gerbier-de-Jonc a été déclaré "site classé" en 1933. Son origine et l'étymologie de son nom viendrait des mots "Gar" signifiant rocher et "Jugum" signifiant montagne.
Cet étonnant empilement de roches phonolithiques (roche volcanique de couleur gris clair la phonolithe ou lauze est utilisé sur le plateau ardéchois pour recouvrir les toits des fermes) haut de 1551 mètres datant de 8 millions d'années, époque où de nombreux volcans étaient encore en activité en Auvergne, est surtout connu pour être le berceau du plus long fleuve français : la Loire. En effet, une nappe phréatique se trouve sous ce volcan et alimente en permanence différentes sources qui, en se rejoignant un peu plus bas donnent naissance à la Loire. Le fleuve parcourt ensuite 1012 kilomètres à travers la France jusqu'à l'estuaire de Nantes et l'Océan Atlantique.
Ainsi grâce à cela, le Mont Gerbier-de-Jonc est le deuxième site touristique du département de l'Ardèche après les gorges de l'Ardèche.
N'hésitez pas à faire son ascension. En une petite heure vous atteindrez son sommet d'où le point de vue est inoubliable.
http://www.ardeche.com/sites-naturels/mont-gerbier-de-jonc.php


2/ GERBIER DES JONCS / LA CHAPELLE SOUS CHANEAC :
          LA BOUCLE DU MEZENC, UN PUR BONHEUR !!!


   Aucune hésitation à ce stade là sur le parcours à emprunter : ce sera ma boucle préférée de l’Ardéchoise, celle des SUCS, excellente et succulente à savourer sans modération surtout avec cette météo. En quelques centaines de mètres je vois 2 autres façons de sillonner et découvrir l’Ardèche : une assez répandue c’est la randonnée,


la seconde plus inhabituelle c’est à mobylette !!!


J’en ai croisée une trentaine qui faisait une sortie, dont certaines avec un jerricane sur le porte-bagages, surement nécessaire avec l’autonomie de ces pétrolettes et la rareté des pompes à essence sur le plateau.
   Un des jolis coins traversés se situe aux ROCHERS DES PRADOUX*** à proximité du SUC DE SARA.




   *** Le Rocher des Pradoux correspond géologiquement à une barre rocheuse phonolitique isolée (la phonolite est une roche volcanique).
     http://www.ardechepleincoeur.com/profiter-de-la-nature/2983038-2292,rocher-des-pradoux.html
   L’arrivée sur LES ESTABLES se fait avec vent du Nord de face, ce qui doit plus gêner les « mobylettes » que moi (celles-ci me doublent et font l’Ardéchoise sur le parcours des Sucs ou de l’AVM….) Descente sur LES ESTABLES tapis entre les MONTS D’ALAMBRE ET DU MEZENC pour essayer de résister au temps hivernal.



Je pointe AUX ESTABLES à 11h18’ après 4h03’ de vélo et 38’ de pause. J’en fais une petite au ravito du village pour grignoter et remplir ma gourde à la fontaine avant de monter sur le toit de l’Ardéchoise avec la CROIX DE BOUTIERES à 1506m. Après deux lacets à la sortie du village c’est une montée rectiligne qui nous attend avec un % que j’estime à 6-7%.


A ma gauche le MEZENC***


massif et imposant nous domine  et droit devant au Sud-Ouest du MEZENC j’atteinds la CROIX DE BOUTIERES et son panorama volcanique ! Un banc libre pour faire une pause casse-crôute, en prendre plein les yeux et laisser reposer un peu les « cuissots ». Du GERBIER, SUC DE SARA, SUC DE TOURON, LE GOULEYOU, ROCHES DE BOREE, aux ROCHERS DE PIALOUX le spectacle est majestueux !!!

 


*** le Mont Mézenc, "trapu, impassible comme un bœuf énorme couché sur les prés, levant un peu le front vers le soleil." dit P. Albigny du Mézenc !
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-la-rochette--quevoir-nosvillages--661336,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html
   Pas trop le temps d’admirer ce paysage, il faut que je reprenne la route en descendant sur le beau balcon Est du MEZENC en passant sous les ROCHERS DES CUZETS où des marmottes ont élu domicile (il y en a d’ailleurs une qui traverse la route sans crier gare).



Un véritable plaisir de rouler sur cette route en balcons

 


en passant à proximité de la ferme de MEDILLE, posée au milieu d’un cirque boisée. Cette route en balcon se termine par une partie plus vallonnée pour rejoindre le lacet, le ravito et enfin le COL DU VIALLARD. Avec son rocher inséré dans son lacet et un beau point de vue, le lacet du VIALLARD vaut le détour. Ce fut un cliché pris par le photographe de la brochure de l’Ardéchoise permanente « Sur les Routes de l’Ardéchoise » où j’ai servi de « mannequin » pour l’occasion.



  


Toujours un bel accueil et un bon ravito tenue par les habitants de LA ROCHETTE qui ont eu l’excellente idée de se mettre à l’abri du vent du Nord juste en dessous du col. Je me fais servir par les « Demoiselles du Viallard » du coca, saucisson, crème de châtaignes, de quoi avaler prochainement le COL de l’ARDECHOISE ! Une de ces jeunes filles a reconnu mon casque et m’a déjà vu à St BARTHELEMY le MEIL / BEAUVENE lors du 1° jour. Je leur donne un souvenir « p’tit vélo » avant de repartir pour de nouvelles aventures.


*Les Demoiselles du VIALLARD !



*La route en balcons du Mézenc


   Juste après le COL du VIALLARD départ du nouveau parcours du LIGNON qui passe par LE CHAMBON, TENCE, avant de rejoindre les autres parcours à ROCHEPAULE. Autant de kilomètres, moins de dénivelée, mais surement plus exposé au vent. Je reste fidèle au parcours d’origine et file sur ST CLEMENT par le COL DE LA SCIE, qui de ce côté-là n’a rien d’un col, juste un faux-plat d’1 / 2 kms à côté des 2 éoliennes qui tournent plein pot. ST CLEMENT et son ECOLE DU VENT la bien-nommée




*Haie d'honneur pour le Gerbier


, en bordure de la vallée de la SALIOUSE, offre un dernier point de vue époustouflant sur le GERBIER, SUC DE SARA et MEZENC.


  

*Couleurs 2017, et dessous celle de 2016 ... y'a pas photo !!!



Descente aux sons des orgues basaltiques dans la vallée de SALIOUSE par une petite route quasiment sans voiture mais non privatisée, il faut donc rester vigilant (on l’oublierait presque vu le peu de voitures croisée, la 1° de la journée ce fut au bout d’1 heure 20’ !!!...).


3/ LA CHAPELLE SOUS CHANEAC-ST MARTIN DE VALAMAS :
        UN DERNIER PETIT TOUR AU PAYS DES SUCS


Passage à LA CHAPELLE SOUS CHANEAC avec le vélo géant fidèle aux postes à la fin de la descente où 3 jeunes cyclistes nous encouragent.


Petite escale à la CHAPELLE où les bénévoles manifestent joyeusement contre le nouveau parcours Alti-Ligérien qui fait que beaucoup moins de cyclistes passent par leur village. Le temps d’une photo


et d’entendre leurs revendications je repars vers le carrefour/barrière horaire de CHANEAC qui est à 14h30. Il est 13h 25’ lorsque j’arrive à ce carrefour après 5h36’ de vélo et 106kms.
   COL DE L’ARDECHOISE ou pas ? Encore 100kms, 4 cols et pas mal de dénivelée avec la version longue, donc une arrivée tardive mais faisable. Allez, en prenant le temps, quelques « coup de fouets » (qui commence à m’écoeurer sérieusement) et pauses je pars pour le grand parcours, frustré de ne pas l’avoir fait l’an dernier.
   Montée assez raide après le pont sur l’AZETTE que je vais suivre tout au long de cette ascension. L’arrivée à CHANEAC réserve toujours une bonne surprise côté animation. Cette année c’est un voyage en Italie qui nous est proposé. Arrêt obligatoire pour saluer les bénévoles, se faire prendre en photo avec les encouragements de la Ciccolina, avoir la bénédiction du Pape François, et bien regarder tous les détails des décors de CHANEAC toujours au top. Par contre pas trouver grand-chose côté ravitaillement mais j’ai ce qu’il faut dans la musette. Un pointage à 13h32’, le plein d’eau et en route pour attaquer le COL DE L’ARDECHOISE !!!


Le coureur italien Michele Scarponi (37 ans, Astana) est décédé  samedi 22 Avril 2017 suite à un accident de la route survenu pendant une séance d'entraînement. Percuté par un van, le vainqueur du Tour d'Italie 2011 (suite à la disqualification d'Alberto Contador), serait mort sur le coup.
Après avoir débuté sa carrière professionnelle en 2002 au sein de l'équipe Acqua & Sapone-Cantina Tollo, il a rapidement obtenu un rôle important la saison suivante en s'engageant chez Domina Vacanze-Elitron. En 2003, il se distingue en terminant 16e du Tour d'Italie et 13e du Tour d'Espagne. Cette même saison, il avait échoué à se placer sur le podium de Liège-Bastogne-Liège (4e) et de la Flèche wallone (7e). ( source l'Equipe)



 

 

 


   

Ce ne sera pas une montée en solo mais en duo, et même un final ou presque jusqu’à LALOUVESC


je roulerai et discuterai avec un cycliste normand qui a le même rythme que moi.
    Montée connue et reconnue faite de nombreuses fois avec le parcours des Sucs :
-Montée en faux-plat après CHANEAC jusqu’au hameau de BOIS-LANTAL
-Suivi d’une bonne montée en sous-bois ponctuée de quelques lacets
-Et pour finir partie dégagé avec des pourcentages moins importants et assez réguliers.
   Chaleur pas trop étouffante avec le vent du Nord, nous montons piano en duo jusqu’au COL de L’ARDECHOISE où je fais une pause pour souffler et passer aux toilettes « nature ».


Je retrouve mon collègue de route à BOREE** en train de déguster du pain à la violine ****



   ** Au coeur de la région des Boutières (Haute Ardèche) et à proximité du Mont Mézenc, la commune de Borée est entourée d'un patrimoine naturel très riche et offre des paysages magnifiques. Elle possède de plus plusieurs particularités.
La première est la façade atypique de son église, composée de différents types de pierres: tuf jaune, granite, trachyte et scorie rouge. Toutes ces pierres proviennent de différents volcans de la région. Il en est de même pour le toit, en phonolite. Ce mélange de pierres donne à l'église un aspect coloré et donc très vivant. L'autre spécificité de l'église de Borée est sa vierge noire placée au-dessus de l'autel principal. La vierge noire est souvent représentée avec une couronne et a tenu place importante dans la spiritualité chrétienne. Elle fut même la protectrice des chevaliers du temple et des chevaliers teutoniques. Ce type de statue constituait un objet de pèlerinage ayant un grand pouvoir de guérison et de fertilité.
   Situé sur le coteau qui lui fait face, la deuxième particularité du village, le Chier de Borée, est une véritable curiosité. Il s'agit d'un calendrier monumental. Composé de 70 pierres disposées de manière bien précise ( le mot « chier » signifie tas de pierre en patois local ), il s'étend sur un cercle de 79,20 mètres de diamètre entouré d'un muret de pierres.
Chaque pierre du calendrier a un nom et une signification. Celle du centre est la pierre du sanglier blanc. On retrouve aussi la pierre de création, la pierre de réception, La pierre de l'enthousiasme, la pierre de la croissance, la pierre de la mesure,... Neuf thématiques composent le Chier de Borée: la mémoire - la réflexion et les philosophes - les secrets et les désirs - les voyageurs et les pèlerins, les astronomes et les cartographes - les géomètres - les délices et les contemplations - les écritures - les solidarités - les poésies et les mythologies. Sur une grande partie des pierres on retrouve des inscriptions (en latin et en patois local), des signes et des images gravés. Ces pierres sont numérotées, et l'on peut voir des bandes en dessous des numéros.
Oeuvre d'art à part entière, le Chier de Borée joue aussi un rôle pédagogique, en racontant l'histoire culturelle du haut pays des Boutières. Ses objectifs? La connaissance, la transmission d'un savoir, d'une identité, la tenue de fêtes. Ce monument ne manquera pas d'émerveiller les visiteurs, de par sa taille et sa dimension mystique.
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-bore--quevoir-nosvillages--659805,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html
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   ****La violine de Borée est une vieille variété traditionnelle du plateau ardéchois

La chaire violette, comme pour les autres bleues, est due à la présence d'un pigment violacé, comme ceux de la betterave : l'anthocyanine .
La récolte demande de 130 à 150 jours, ce n'est pas une précoce, elle se conserve  bien (8 mois).
De forme plutôt ronde, à la peau noire et chaire violette (mais pas uniforme comme la vitelotte) qui conserve sa couleur à la cuisson. Son onctuosité, son goût subtil de châtaigne et sa couleur originale lui ont permis d'être adoptée par quelques grands chefs de cuisine locale.
http://www.lejasbio.fr/actualit%C3%A9-jas-orange/la-violine-de-bor%C3%A9e
      Un peu de répit et de repos pour les jambes jusqu’à ST MARTIN DE VALAMAS en descente ou faux-plat descendant en suivant l’EYSSE, affluent de l’EYRIEUX. Petite variante par rapport aux années précédentes : plus de passage à ST MARTIAL pour les circuits des SUCS, AVM,… mais raccourci de quelques kilomètres par une route au bitume en mauvais état. Nous faisons la partie descente en solo et nous nous retrouvons dans la Vallée de l’EYSSE où il faut relancer. Je vois furtivement le ROCHER DE SOUTRON avant de passer à ARCENS et son usine d’eau gazeuse et filer en trio jusqu’à ST MARTIN DE VALAMAS et son ravito bien déserté par la vague, le tsunami des cyclos des Boutières passé quelques heures plus tôt.


4/ ST MARTIN DE VALAMAS / ST FELICIEN :
           DERNIERE LIGNE DROITE AVEC 70KMS ET 1250m. DE D+

 Pointé à 15h. 23’ 32’’, 8h45’ après mon départ matinal, 7h23’ de vélo  et 139 kms, le compte à rebours est parti dans ma tête sur les cols à gravir et les 70kms restants avant l’arrivée à ST FELICIEN. Décompte de 3 cols (ou faux-cols, car non répertoriés dans le club des cent cols) : CLAVIERE après ST AGREVE, ROCHEPAULE et LALOUVESC avec les derniers 1250m. de D+.
   La montée de ST AGREVE est assez roulante, démarre par un faux-plat et prend quelques pourcentages au fur et à mesure. Au début de cette ascension j’ai eu les encouragements d’un ancien collègue handballeur, toujours cycliste et investit à 100% dans l’organisation de l’Ardéchoise. Il est responsable de l’Assistance Mécanique et s’occupe aussi le l’Ardéchoise Permanente.
   J’attends toujours le passage à ST JULIEN BOUTIERES  avec impatience car les animations sont toujours 5 ***** ! Cette année nous partons en ECOSSE avec kilts, cornemuses, monstre du Loch Ness et douche écossaise avant de repartir. Le joueur de cornemuse était essoufflé et avait jeté l’éponge, mais l’accueil est toujours aussi sympathique.



 

 

 

 


   Montée toujours piano avec quelques cyclistes que l’on double et d’autres qui nous passent à bonne allure en bouclant les SUCS ou l’AVM. Une belle et nouvelle fresque



à côté du Viaduc de l’ancienne voie ferrée** parallèle à la route. Une autre Viaduc du Bon Pas rebaptisé Pont du Malheur **** est un peu visible après INTRES en contre-bas de la route.
**Histoire : En 1878 le ministère des Travaux Publics, administré par l'ingénieur Charles-Louis Freycinet, décide de compléter le réseau ferroviaire par un réseau secondaire notamment dans le Vivarais et le Velay enclavés. En 1881, la compagnie P.L.M. élabore une étude complète avec devis pour trois lignes devant desservir les villes de Tournon-sur-Rhône Lamastre, La Voulte-sur-Rhône-Le Cheylard et La Voûte-sur-Loire-Yssingeaux (sous-préfecture de la Haute-Loire). Cette étude élaborée selon les normes PLM (écartement des rails à 1,43 m, déclivité maximum à 25 mm/m, courbe minimum de 250 m) atteignait une somme considérable. En 1883 une nouvelle étude est demandée à la Compagnie PLM, avec des normes révisées (écartement métrique des rails, déclivité maximum à 30 mm/m, courbe minimum à 100 m) en raison des améliorations récentes apportées par les locomotives Mallet. La Compagnie PLM abandonne la construction des lignes à voie étroite à la jeune Compagnie des Chemins de Fer Départementaux qui le 13 avril 1886 signe, avec le Ministère des Travaux Publics, une convention de construction et d'exploitation pour 99 ans. Plusieurs lignes sont construites dont celle de La Voulte-sur-Rhône au Cheylard inaugurée en 1891. Puis le 25 mars 1899 des lignes de raccordement, déclarées d'utilité publique sont concédées à la Compagnie CFD dont celles du Cheylard à Dunières en passant par Saint-Agrève-Tence-Raucoules-Brossettes et celle de Raucoules-Brossettes à Yssingeaux. Les travaux de ces lignes nécessitent des ouvrages d'art considérables en particulier sur le tronçon Le Cheylard-Saint-Agrève, car l'on passe de 430 m d'altitude au Cheylard à 1050 m d'altitude à Saint-Agrève, soit un dénivelé de 620 m sur un parcours de moins de 25 km au cours duquel on franchit la chaîne des Boutières et de profondes gorges ; entre Saint-Julien-Boutières et Saint-Agrève la pente approche le maximum de la valeur nouvellement autorisée soit 32,5 mm/m. Si les tronçons de Le Cheylard-Saint-Julien-Boutières, Saint-Agrève-Raucoules-Brossettes-Dunières et Raucoules-Brossettes-Yssingeaux sont mis en service de septembre à décembre 1902, celui de Saint-Julien-Boutières Saint-Agrève n'est terminé que le 29 mai 1903. En effet sur ce dernier tracé d'immenses tranchées entaillent le massif, pour réaliser une succession de courbes consolidées par de nombreux murs de soutènement, ainsi que trois tunnels dont deux sur la commune de Saint-Agrève aux lieux-dits Bois de Seyne et Les Ribes de Chavagnac et quatre viaducs, dont ceux de Saint-Julien-Boutières et le viaduc du Bon-Pas qui franchit le torrent de l'Aigueneyre à 35 m de hauteur en arrivant sur la commune de Saint-Agrève. Tous ces ouvrages, construits par des maçons tailleurs de pierres, font de ce dernier tronçon l'oeuvre majeure de la CFD. A cela s'ajoute, du fait des rigueurs climatiques, la mise en place de barrières anti-congères. La locomotive à vapeur Mallet n°401, qui fonctionne sur cette voie métrique, est l'une des plus puissante de France elle permit, outre le transport de voyageurs, un important transport de marchandises (bois, charbon, bétail, fruits, service des postes). A partir de 1934 les autorails de Dion Bouton puis Billard, en 1935, sont mis en circulation sur cette ligne, qui en 1949 se dote d'un autorail direct La Voulte Dunières surnommé "La flèche des Cévennes". Enfin, vers en 1960 arrive la première locomotive Diesel. La ligne est désaffectée le 31 octobre 1968. En 1970, la compagnie des Chemins de fer du Vivarais met en circulation un circuit touristique sur le tronçon Saint-Agrève-Dunières. Aujourd'hui propriété d'un syndicat intercommunal, la ligne est exploitée par l'association Voies Ferrées du Velay (VFV).
http://www.actuacity.com/voie-ferree_m8371/

            --------------------------------------------------
****Le 8 septembre 1902, lors de la construction du viaduc du "Bon Pas" 9 ouvriers  trouvèrent la mort lors de l'effondrement de la clef de voûte. Ce viaduc, ouvrage de la ligne CFD La Voulte sur Rhône - Saint Agrève devint alors le "Pont du malheur".
https://www.ardeche-guide.com/sites-et-monuments-historiques-en-ardeche/le-pont-du-malheur-105632


   Arrivé à SAINT-AGREVE après 8h33' de vélo et 155kms. Je propose à mon compagnon de route de s'arrêter prendre un coca à mon bar habituel de pause entrainement. Proposition accepté qui nous fait le plus grand bien avant de reprendre la route de Devesset, bifurqué avant la barrière horaire de 17h45' (de mémoire vers 17h )


et la descente sur l'AYGUENEYRE  qui précède l'avant-dernière montée, celle de ROCHEPAULE. Montée de 3.5 kms avec le plus de % sur la 1° partie, puis régulier avant d'apercevoir le village tout là-haut.


Pas la cohue, mais encore de l'animation au ravitaillement où je tombe, telle une volée de moineaux, sur un excellent fromage.. Vu que l'appétit vient en pédalant j'engloutis pas mal de tranches... descente qui réclame de la vigilance avec la fatigue et les virages un peu serrés avant de franchir le DOUX ( le dernier franchissement c'était avant BOUCIEU LE ROI il y a 2 jours..) et de me trouver au pied de la montée de LALOUVESC ( prononcé Lalouvé par les autochtones et Lalouvesque par certains estrangers..).

*La journée a été longue aussi pour les musiciens, il est temps de plier !



Nous attaquons toujours en duo cette montée qui a de bons % sur 5.5kms ( 6 à 7.5) et s'infléchit par la suite. Cet après-midi sous l'effet conjugué des milliers de cyclistes et de la chaleur à l'abri du vent, le goudron s'est transformé en colle et une partie de la route a été interdite sur 10-20m. car le goudron partait en lambeaux !!!
    Loin de ce trafic et de cette chaleur nous montons tranquillement avec les autres retardataires des parcours au-dessus du Doux et des Boutières, entre autre un cycliste à l'arrêt qui repartira et roulera avec nous qui après les Boutières l'an dernier a voulu partir sur la Volcanique avec des collègues avec 1000kms et peu de D+. Il rentre en prenant son temps et à l'énergie... Ce n'est pas le cas de Baptiste de la TEAM VENTOUX que je vois passer sur un bon rythme en train de boucler son AVM !!!  Les 3.5 derniers kms de montée sons plus tranquilles et j'arrive à LALOUVESC avec un petit air d'arrivée après 10h20 de vélo et 185 kms. Pas d'arrêt au ravito mais aux toilettes ( je pourrai faire un guide sur les toilettes Ardéchoises ;-)
   Pour les derniers 24 kms quasiment tout en descente ou faux-plat descendant je vais y aller en douceur, laissant partir mon coéquipier de fortune, n'essayant pas d'accrocher les roues des petits groupes qui me passent.
   Après le COL du Buisson, son village miniature

*Pompiers et gendarmes encore en vigilance Ardéchoise

et PAILHARES


un groupe d'une dizaine de cyclistes me doublent et descendent à fond les ballons en peloton serré. Dans un virage un peu serré un cycliste se fait surprendre, trajectoire un peu bizarre et chute d'un anglais à priori sans trop de gravité.
   Un peu refroidi par cette épisode je savoure quand même le dernier km, content d'avoir pu boucler cette MERIDIONALE / MONTAGNE ARDECHOISE EN 3 JOURS dans son intégralité.

Passage par la case repas, et en partant interpelé par GILOU  de la HAUTE-BIGUE et de la TEAM VENTOUX qui attend BRI la renarde qui tentait l'AVM, mais le vent ne lui aura pas permis de passer les barrières horaires mais qui fait tout de même 230 kms.

Bouclé ce 3° jour en 11h10' de vélo + 1h50' de pause soit un total de 13h pour 209kms et 3535m de D+
    et sur les 3 jours    32h25' de vélo / 615kms et 10500m. de D+.
Mais au-délà des chiffres qui sont de plus en plus anecdotiques je retiendrai surtout les rencontres humaines, les paysages !!!
   " Plein les cannes et plein les yeux de ces 3 jours , et prêt à remettre çà en 2018 ;-)  "


5/ QUELQUES PHOTOS DE L'ARDECHOISE EN 1 JOUR

http://www.velovelo.com/spip.php?rubrique381&lang=fr

*Le Pont des Soupirs à Lamastre

*Un cycliste multi-sports

*A la force des bras...

*Grand spectacle à ST JULIEN BOUTIERES





*La montée de MEZILHAC un pur régal pour les yeux !!!

* Deux pelotons dans le vent !

*Faut pas buller et souffler pour grimper la dernière montée de LALOUVESC




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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS *JOUR 2 : ON DIRAIT LE SUD, des GORGES DE L’ARDECHE et du CHASSEZAC pour arriver dans la MONTAGNE ARDECHOISE

Par PhilKiKou - 15-07-2017 15:49:13 - 6 commentaires

 


Après une bonne nuit et un bon petit déj. départ matinal à 6h30 pour cette 2° journée qui commence en douceur au niveau dénivelée et température. Départ en solo en passant par St Remèze endormi où un bénévole déjà d’attaque me propose un café. Je vais attendre d’arriver à St Martin d’Ardèche ou Aiguèze pour en boire un. A ST REMEZE 2 parcours possibles entre la MERIDIONALE qui part le plus au Sud à la limite du GARD et de la LOZERE et les GORGES qui passent à VALLON PONT D’ARC puis remonte en passant par RUOMS, BALAZUC et VOGUE avant de rejoindre le parcours emprunté l’an dernier de LA CHATAIGNE/MONTAGNE ARDECHOISE.
Pour moi cette année MERIDIONALE au programme et plein sud avec le vent dans le dos !!! Après une vingtaine de kms de plat dans la garrigue les falaises des Gorges de l’Ardèche se profilent à l’horizon.

*...et au milieu coule une rivière...





Une belle descente me permet de rejoindre ST MARTIN D’ARDECHE et passer sous un pont de canoës avant le ravitaillement au bord de l’Ardèche pas encore inondée d’embarcations.


Un petit café et un saut dans le GARD sur l’autre rive

*Aiguèze se mire et s'admire dans l'Ardèche


pour passer dans les ruelles d’AIGUEZE et son ravitaillement qui valent un arrêt et un détour.


Dans l’esprit visite touristique je suis même obligé de mettre pied à terre pour passer sous un porche et franchir quelques marches en surplomb de la rivière.


Une fois cette visite terminée, en route pour LAVAL ST ROMAN sans déco Ardéchoise, ce qui n’est pas le cas pour LE GARN, dernier village avant de quitter le GARD avec un ravito et déco jaunes et violettes. Retour en Ardèche avec non pas une enclave, mais plutôt une presqu’île, protubérance ardéchoise au Sud de la rivière Ardèche englobant la commune d’ORGNAC L’AVEN et sa célèbre grotte ***
***Cette histoire commence il y a 100 millions d’années, depuis la formation de la roche calcaire, jusqu’à la découverte de l’Aven d’Orgnac, en 1935, qui nous permet aujourd’hui d’admirer de gigantesques salles souterraines. C’est aussi une histoire humaine, depuis le tranchant du silex que l’on taillait ici, il y a 350 000 ans, et la transmission qui se poursuit à la Cité de la Préhistoire. Venez apprendre un peu, rêver beaucoup, changer d'ère surtout...
http://www.orgnac.com/
Un peu déçu de ne pas voir d’animation estampillée « Ardéchoise » dans le village mais bonne surprise à la sortie d’ORGNAC L’AVEN au camping municipal des Ardéchoises provençales nous invitaient à une pause fraîche et ombragée avec en bonus un petit paquet de lavande aux couleurs de l’Ardéchoise… Je ne pouvais que leur donner en retour un petit vélo pour les remercier de leur accueil. Ce sera encore le cas au village suivant de LABASTIDE DE VIRAC




qui nous invite à partir en voyage à MADAGASCAR !! Attachez vos ceintures et en route pour une dégustation d’une omelette !!!.. Le feu d’artifice côté accueil continue avec VAGNAS et son SUPER MARIO haut en couleurs, et en verbe ! Les bénévoles proposent aux cyclistes de les prendre en photos et de leur envoyer celle-ci par @. Raisin sur le gâteau, je repars avec une bouteille de vin cuvée « Vagnas l’Ardéchoise» dans mon sac à dos. J’ai bien essayé de refuser poliment mais vu l’insistance et la gentillesse des bénévoles en général et de Mario en particulier je n’ai pas pu refuser.



Après la 1° côté de la journée entre l’Ardèche et Aiguèze, voici le 1° col avec le COL DE LA SERRE qui ne vole pas très haut (371m.) mais avec de bons pourcentages frisant les 10%. En rajoutant les degrés de la bouteille de vin, c’est du costaud, un Côte de l’Ardèche qui a de la cuisse !... (d’ailleurs un cycliste a lâchement abandonné sa bouteille dans le fossé..)
Le tourisme c’est super, mais dans quel état se trouve le cycliste avec son casque décoré (qui a toujours un succès fou ! ;-) ?.... Après 60 kms et pas encore trop de dénivelée, ça roule, et de surcroît avec une chaleur supportable avec le vent du Nord. Heureusement, car la fin de la journée s’annonce costaud, surtout si je fais la boucle ST LAURENT LES BAINS, ST ETIENNE DE LUGDARES, BORNE.
Descente au BESSAS avec arrêt pour saluer les bénévoles, boire et grignoter un peu, j’ai dû louper une flèche Ardéchoise et oublier de tourner à gauche. Arrêt pour jeter un œil à la carte et reprendre le fil de l’Ardéchoise direction BERRIAS. L’animation mise en place par les bénévoles est vraiment TIP-TOP avec un vél-eau astucieux


, puis un voyage en Camargue avec les enfants des écoles et en partant une exposition de vélos et motos anciens, collection d’un passionné local. (photo site vélovélo )



A la sortie du village légère variante par rapport au tracé : on ne passe plus dans le bois de PAÏOLIVE ni à ST PAUL LE JEUNE, mais on monte directement à BANNE *** village pittoresque et perché à 260m. d’altitude.


Arrivé et pointé à 11h. du matin après 4h30’ de vélo + pause. Voyage dans le temps avec une visite chez le Père Noël qui a élu domicile à Bannes. En discutant et prenant la pose photo avec lui, il m’a dit : « My name is Ray, Ray Banne ! »


*** Banne s'est forgé une forte personnalité qui s'affirme à travers ses deux quartiers, celui de l'église dont le clocher pointu capte les regards depuis la plaine, celui du "Fort" dont les écuries constituent aujourd'hui le cadre prestigieux des manifestations culturelles estivales : spectacles, expositions et Festival d'Art Singulier.

Banne provient d'une racine pré-indo-européenne qui veut dire " sommet ". Fréquenté au Néolithique, vingt-sept dolmens ont été recensés sur la commune. Puis, il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace d'une occupation : l'église Saint-Pierre de Banne est mentionnée alors qu'elle est offerte à la maison du Temple de Jalès, sur la commune de Berrias-et-Casteljau.
Banne se compose de deux bourgs perchés et séparés par un vallon cultivé en terrasse. Le quartier du Fort, correspond à l'ancien bourg castral médiéval. A son sommet, se trouvent les vestiges d'un château de la fin du Moyen Age et de l'Epoque Moderne détruit à la fin du XVIIIe siècle. L'autre bourg comprend l'église paroissiale qui donne sur une vaste place

La bataille de Banne : On distingue, sous le château, une route en ligne droite, en direction des Vans et du bois de Païolive. A cet endroit précis eut lieu, le 29 juillet 1944, la "bataille de Banne" qui marque la première victoire des maquisards sur l'armée nazie en Ardèche : l'embuscade des F.F.I. fit battre en retraite un convoi allemand. Le lendemain, le village eut à faire face aux représailles. Pour ce haut fait de résistance, la commune reçue la " croix de guerre ".
. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/banne-village-de-caractere-banne-ardeche-327.php )
Je quitte Banne par une belle petite route avec des blocs de calcaire qui font penser au Bois de Païolive.


On arrive par un plateau qui surplombe LES VANS, avec une vue magnifique.


Pas trop d’animation dans la ville, hormis un ravitaillement minimaliste et une belle déco sur la vitrine d’un boucher.


On reste sur la rive droite du CHASSEZAC pour prendre un passage à gué sur le PONT DU NASSIER où certains cyclistes ne résistent pas à la tentation de piquer une tête.


*une cycliste qui s'entraine pour l'Ardéchoise des très jeunes



Bien envie, mais encore de la route, et de 150m. d’altitude au bord du Chassezac à 1079m. au COL de TESTE-ROUGE, j’ai presque 1000m. de D+. Je préfère donc faire une pause au pied de cette longue montée de 15kms de ce col à ST MARGUERITE-LAFIGERE, d’autant plus que je connais une bénévole dans ce village. Pas d’arrêt pour la baignade, mais une pause rapide juste après au ravito champêtre du village de SALLELES.

  * Un cycliste s'interroge : je change de monture..ou pas ?


Grignotage, le plein d’eau avant de se payer un bon raidar pour rejoindre la route principale qui mène à STE MARGUERITE. Je vais suivre cette route au fond de la vallée du CHASSEZAC sur plus de 15 kms avant d’atteindre STE MARGUERITE et attaquer le col. Passage à 7 kms de THINES, magnifique village par lequel je suis passé en rando il y a très longtemps, et en vélo il y a quelques années. Au-dessus d’un barrage sur le Chassezac des bâtiments en ruine ainsi qu’un panneau d’info témoignent d’une activité minière importante début du XX° siècle.


Après cette loooooooooongue approche j’arrive à STE MARGUERITE LAFIGERE*** en début d’après-midi après 5h20 de vélo et 108kms au compteur.


*** Sainte Marguerite la Figère, se situe au point de rencontre de trois départements au coeur des Cévennes: l'Ardèche, le Gard et la Lozère. La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
Le village de Sainte-Marguerite-Lafigère est situé sur un promontoire rocheux au-dessus du confluent des rivières Borne et Chassezac. En face, le village lozérien de Pied-de-Borne. Sainte-Marguerite-Lafigère est limitrophe de deux départements différents : la Lozère (48) et le Gard (30).
Sur une surface municipale de 1 007 hectares, Sainte-Marguerite-Lafigère possède de nombreux hameaux, parmi lesquels : la Rouvière, le Boul, le Chambonnet, Faubis, Corde, Sainte-Marguerite-Lafigère, les Plans, Scafoulin, Pied-Barret, le Trépadou, le Clos, le Ligonès, le Berthalay, le Pony, le Soulier, le Rouveyrol, le Jou, Féreyrolles, l'Oratoire.

La commune disposait de mines de plomb argentifère encaissées au fond de la vallée du Chassezac (fermées dans les années 50).
La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
(http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-ste-marguerite-lafigere-sainte-marguerite-lafigere-ardeche-749.php )
Bel accueil et belles décorations dans le village sur le thème des contes… Et je ne suis pas au bout de mes surprises avec un ravitaillement repas avec des salades, des tartes,…. Tout ce qu’il faut pour arriver à bien passer le col et les kms à venir jusqu’au BEZ. Cerise sur le gâteau, petits vélos sur le casque, je retrouve mon ancienne collègue de travail qui m’accueille chaleureusement. Je m’installe à l’ombre en discutant et me restaurant, en profitant de l’accueil tout aussi enthousiaste des autres cyclistes. Certains emportés par l’ambiance font quelques pas de danse avec reines et princesses en descendant de leur petite reine… Je me déleste de la bouteille de rouge de Mario de Vagnas en l’offrant à Roselyne pour le repas des bénévoles ce soir. Elle connait très bien Super Mario de Vagnas qu’elle voit fréquemment lors des réunions de l’Ardéchoise. Autre connaissance croisée à Ste Marguerite : Jean-Pierre Cellier le cycliste au long cours de Craponne qui en partant de St Remèze a voulu faire une variante et s’est trompé de route. Pas refroidi par sa mésaventure, il va remettre çà après le village sans prendre le parcours officiel ?!....


 * Miroir mon beau miroir dis-moi si j'ai le plus beau casque?....

 * Pas l'ombre d'un doute, ce fut une pause très agréable au pays des contes...


Je resterai bien encore un peu plus dans ce village limitrophe avec PIED DE BORNE en Lozère, mais un col de 15kms et 90 kms sont encore au programme du jour.

 * Une belle ascension m'attend..en route avant d'être en r'tard en r'tard comme le lapin d'Alice au pays des merveilles



J’ai monté ce col une fois lors d’une sortie OFF magnifique et j’ai en tête un Col long, ombragé dans un premier temps avec de magnifiques paysages. Ce que je n’avais plus en tête c’est le côté très irrégulier des pourcentages : des parties plates ou en faux-plats alternent avec de bons pourcentages. Que c’est agréable de monter à l’ombre des châtaigniers en croisant un petit canal des eaux de la BORNE,


 * Un vrai feu d'artifice les fleurs de chataigniers


sous les imposants ROCHERS DE CONCHETTE.


A peu près à mi-col je croise Gérard MISTLER qui descend rendre visite aux bénévoles de STE MARGUERITE en voiture. Il me demande si çà roule, et de mon côté je lui demande si l’Ardéchoise est partie sur de bons rails avant le gros rush de Samedi… J’en profite pour lui signaler l’oubli de mon appareil photo à Boucieu le Roi avec un petit espoir de le récupérer.
La fin du col est plus à découvert et après 1h15 de montée (pour 15kms et 750m. de D+) je fais une pause pour immortaliser mon passage au « Petit Galibier Ardéchois » d’après le panneau sous celui du col.


Légèrement en dessous du col je rejoins MONTSELGUES ***, petit village en bordure d’un plateau dans lequel on rentre par une petite ruelle pour arriver sur la place du village aux couleurs jaunes et violettes.
Bis repetita en vous disant que l’accueil est chaleureux, et même doublement avec une soupe aux orties que j’ai savouré après ce col qui ne manquait pas de piquant.



*** La route pour se rendre sur la commune est d'une beauté remarquable, le paysage est splendide.
Le plateau de Montselgues est classé site d'importance communautaire Natura 2000. La commune comprend ou est limitrophe de plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique tels que :
" Les landes et prairies humides du plateau de Montselgues ;
" Les tourbières du plateau de Montselgues ;
" L'escarpement rocheux, ainsi que les bois et landes de Féreyrolles ;
" La vallée de la Thines
" Le plateau des Chanaux et le serre de la Font d'Aoussay ;
" Les corniches de la Cévenne méridionale ;
" Le vallon de la Borne
Le plateau de Montselgues est une pénéplaine de granite et de grès, bénéficiant d'un climat méditerranéen bien que les hivers y soient très rigoureux. Au cours de votre promenade, vous rencontrerez des élevages de chèvres, moutons et vaches…ainsi qu'une belle église romane datant du XIIème siècle à voir au cœur du village. Montselgues est le départ de plusieurs randonnées, d'une visite guidée et de balades à dos d'ânes.
" Montselgues " signifierait " Le mont au seigle " puisque c'est l'une des rares céréales qui prospère dans cette région montagneuse.
Pour la petite histoire, pendant la seconde Guerre Mondiale, des maquis ont été recensés non loin de Montselgues, et des parachutages d'armes auraient été effectués sur le plateau. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-montselgues-montselgues-ardeche-688.php )
1-2kms à la sortie du village je rejoins le parcours de l’an dernier la Châtaigne-Montagne Ardéchoise qui vient de JOYEUSE et PLANZOLLES. 6-7 kms sur le plateau avec le vent pleine poire, voilà qui n’est pas top, surtout en solo. Je baisse la tête non pas pour avoir l’air d’un coureur, mais pour faire le dos rond et rejoindre le croisement où une question stratégique va se poser : FAIRE OU NE PAS FAIRE LA BOUCLE ST LAURENT/ST ETIENNE /BORNE ?
A ma droite la variante Pas du Loup qui en 9kms rejoint directement LOUBARESSE avec je pense peu de dénivelée
A ma gauche la variante « plein les yeux, plein les cannes » avec une cinquantaine de kms et 1000m. de D+ avec les montées de ST LAURENT LES BAINS / LE COL DE PRATAZANIER ET LA CROIX DE TOUTES AURES.
Et au centre un cycliste qui est parti depuis 6h30 ce matin, qui a parcouru 132kms un peu avant 16 heures. Quelques cyclistes à l’arrêt à ce col bifurcation de la CROIX DE CHAP DEL BOSC. Allez, le cycliste est encore en état de marche, la journée est belle, ensoleillé, pas trop chaude, j’arriverai certainement assez tard à l’auberge du BEZ mais je suis là pour en profiter un max, alors c’est parti, je mets le clignotant à gauche et plonge dans la vallée de LA BORNE que j’ai suivi après MONTSELGUES et que je retrouverai tout à l’heure après le village éponyme. Cette boucle pourrait d’ailleurs s’appeler la BOUCLE DE BORNE***, car quand vous avez passé la Borne il n’y a plus de limite !!!
*** La rivière Borne, affluent du Chassezac et sous affluent de l'Ardèche, prend naissance sur la commune de Mayres à 1400 m d'altitude non loin de la station de ski de la Croix de Bauzon au coeur du massif du Tanargue.

Après sa descente de plus de 1000 mètres la Borne conflue avec le Chassezac et l'Altier dans le barrage de Pied-de-Borne sur la commune de Sainte-Marguerite-Lafigère. (http://www.ardeche-nature-photographies.com/rivieres/la-borne.php )

Descente rapide jusqu’à la rivière, pause fraîcheur à côté du pont de Ceytrou et du camping vraiment perdu et tranquille avant de grimper sur environ 7kms et 425m. de D+. Pause rapide à ST LAURENT LES BAINS*** pour refaire les niveaux et grignoter un peu.


***La source d'eau chaude de Saint Laurent les Bains
Cette source, dont la température élevée + 53°ce situe au centre du village. Saint Laurent les Bains, par la température de ses eaux, est au 9ème rang des 60 sources thermales de France.

Après le village la montée est assez régulière, peu de cyclistes et de voiture à l’horizon.


Je franchis ce nouveau col (pas répertorié sur les cartes) à 2 pas du monastère de NOTRE-DAME DES NEIGES. Descente en pente douce jusqu’à LABASTIDE PUYLAURENT où l’Ardéchoise passe incognito sans déco ni ravito. Au lieu de rester sur l’axe principal LANGOGNE-VILLEFORT nous prenons une petite route parallèle qui passe par LAVEYRUNE. A la sortie de LABASTIDE 2 cyclistes me doublent et me proposent de prendre leurs roues. Je ne me fais pas prier car jusqu’au village de LUC nous roulons plein Nord avec le vent de face. Une bénédiction de rouler avec ces 2 cyclistes sur ce tronçon. Je prends un relais après avoir rejoint la route principale et lorsque nous partons plein Ouest nous discutons un peu et je m’aperçois qu’ils étaient au même camping de ST REMEZE. 1 des 2 cyclistes avait oublié ces clés à un ravito et il leur a fallu attendre une heure AU VANS pour pouvoir les récupérer (il n’y a pas que moi qui suis tête en l’air !). Trop rapide pour moi (surtout un) je file à mon rythme et rattrape un cyclo-randonneur qui randonne entre TOULOUSE et LES ALPES en passant par LA MONTAGNE NOIRE, le MONT-AIGOUAL. Il espérait faire étape à ST ETIENNE DE LUGDARES mais hélas pour lui avec le débarquement des cyclistes de l’Ardéchoise pas une place de libre. Il va surement être obligé d’aller jusqu’à la CROIX DE BAUZON et descendre jusqu’à JAUJAC ou AUBENAS.


Je m’arrête rapidement à ST ETIENNE car les bénévoles sont en train de plier. Je bois rapidement un verre, une bénévole reconnait mon casque déjà vu l’an dernier, et me voilà reparti pour quitter la route principale et prendre la montée courte mais costaud DU COL DE PRATAZANIER. Le petit plateau reprend donc du service et je monte piano et solo ce Col à gauche du SOMMET DES SEIGNEURS (1391m). Les jambes commencent à en avoir plein les pattes et le dos à couiner un peu : je me fais donc une pause ravito et étirement de 5’ en haut du col.
Je retrouve et descend dans LA VALLEE DE LA BORNE,


 * BORNE sur son éperon et je reconnais la prochaine montée qui m'attend avec la 1° partie très raide jusqu'à la CROIX DE BORNE, la seconde plus en pente régulière et le COL CROIX DE TOUTES AURES dans le creux herbeux à l'horizon

sauvage et quasi-déserte, excepté la poignée de bénévoles encore présents. Encore quelques chips et boisson au ravitaillement de BORNE***, pointage à 18h34’21’’, 12heures et 176kms après mon départ de ST REMEZE, et remerciement aux bénévoles qui me demandent si je suis le dernier cycliste de la journée ?.... Je leur propose d’aller voir en remontant au col de Pratazanier, mais heureusement ils déclinent ma proposition.


* ils plient leur ravito en accueillant encore les derniers cyclistes... moins nombreux que les années précédentes


Du coup je plonge sur le pont sous la Tour en ruine (875 m. d’altitude) et attaque l’avant-dernier col de la journée la CROIX DE TOUTES AURES (1199m.) par de bons pourcentages jusqu’à la CROIX DE BORNE (1030m.).


*** Situé à 940 mètres avec 40 habitants, le territoire de la commune de Borne la station de loisirs de la Croix de Bauzon, l’auberge du Bez, les châtaigniers géants du Parc Régional, le départ du canyoning dans les gorges, le site naturel d’escalade des Chambons….
Il est également traversé par le GR7, le GR72 et des GR de Pays.
Riche en patrimoine Borne se désigne par de nombreux sites à visiter : Vestiges du donjon médiéval
Eglise du XIXe siècle
Gorges de la Borne
Col de la Croix de Bauzon
Le Clocher de Tourmente du Mas de Truc. ( https://www.ardeche-guide.com/que-faire-en-ardeche/borne-841807 )
Quelques décos Ardéchoises au MAS DE TRUC d’où j’aperçois le col.


Quelque lacets au milieu des genêts sous un soleil qui commence à décliner : quel pied, même si la fatigue commence à se faire sentir.


J’aurai mis 3h30 pour parcourir les 50kms et 1000m. de D+ de LA BOUCLE DE LA BORNE !!!... Un peu de répit entre le col et LOUBARESSE où des cyclistes doivent être déjà reposés, douchés et à table !!...


Pour moi vers 19h30 en guise d’apéro il me reste le COL DE MEYRAND à 1370m. 2 kms environ de montée à l’ombre avec une belle vue sur la Vallée de VALGORGE.


Je prends le temps de m’arrêter pour profiter du point de vue et de la table d’orientation pour mettre quelques noms sur les sommets du TANARGUE. Allez, un dernier schuss final pour descendre jusqu’au carrefour du COL DE LA CROIX DE BAUZON et le dernier km en légère montée pour enfin arriver AU BEZ, où un bénévole sympa démonte la tente qui abritait le ravitaillement. Je donne un dernier petit cycliste à son fils, et arrivé à l’Auberge du BEZ à 20h. Beaucoup de cyclistes attablés, 2 finissent leur bière, ce qui me donne l’idée d’en commander une bien méritée.

   Posé mon vélo dans une remise bondée de vélos, récupéré mon sac après quelques allers-retours (j’avais compris qu’il était dans la chambre, mais il se trouvait dans la remise à vélos, avec le sac d’un autre cycliste encore sur la route. Douche, repas bon et copieux avec les retardataires et applaudissements pour le dernier cycliste arrivé à 20h45. Nuit un peu agité avec la fatigue cumulée sur ces 2 jours de vélo, je verrai demain matin dans quel état de fraicheur je me trouverai pour le retour à St Félicien.. mais ceci est une autre histoire à lire dans le récit du JOUR 3 de mon ARDECHOISE 2017 ...

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Vercors encore et encore …. pour se délasser, prélasser, ce n'est jamais assez !!!

Par PhilKiKou - 06-07-2017 06:01:58 - 6 commentaires


Arvo Pärt - Tabula Rasa, I

    Après une version "en course" avec les Drayes du Vercors en 2008,

http://www.kikourou.net/recits/recit-5600-les_drayes_du_vercors_-_58_km-2008-par-philkikou.htm

voilà la version "en marche" ( c'est tendance cette année...) dans la partie Drômoise dans les environs de La Chapelle en Vercors

 

 

Pour varier les plaisirs après 3 jours de vélo à la sauce Ardéchoise, on s'est calé un week-end rando avec ma femme à la sauce Drômoise au cœur du Vercors.

 

Trouver quelques parcours à la journée sur le site LADROME (lien ci-dessous)

 

http://www.ladrome.fr/nos-actions/sports/sports-de-nature/bons-plans-sports-de-nature

 

Hébergé dans une chambre d'hôtes dans le centre de La Chapelle une semaine après les Drayes voici un reportage photo pour vous faire partager la beauté de ce massif  et faire aussi un petit rappel historique de cet épisode tragique qui s'est déroulé en 1944. ( acheté une bande dessinée Les Croix Noires de Mick Berthet ***


***présenté lors des prochaines commémoration à Vassieux.

Dimanche 23 juillet 2017

18h Autour d’un livre / au musée
Les Croix noires (bande dessinée)
Rencontre avec l’auteur Mick Berthet, en présence de Suzanne Hoeffler, personnage principale de cette BD biographique retraçant l’histoire tragique de la famille de Suzanne à Vassieux lors des combats de juillet 1944.
BD publiée en 2017 et préfacée par Daniel Pennac.
20h30
Soirée cinéma / au musée "L’Armée des ombres" Film de Jean-Pierre Melville. 1969. 2h20.
En présence de Didier Clarençon, médecin, co-auteur de l’exposition Vercors, Les ondes de la liberté, qui propose un temps d’échanges après la projection.

 

=> JOUR 1 : COL DE ROUSSET / BUT SAPIAU / PAS DES ECONDUS 3H40 (+pause) / 12kms /500m.D+


00 Vendredi soir un nuage en forme d'oiseau du beau temps


01 But de Nève et Col de Rousset. Dans la falaise à gauche de la But on devine la voie romaine taillée dans la roche


02 Machaon, magnifique papillon


 

02 Avec une envergure atteignant couramment les 90 mm, le Machaon ( Papilio machaon ) compte parmi les plus grands et les plus beaux de nos Rhopalocères, c'est-à-dire de nos papillons diurnes. Il relève de la Famille des Papilionidae, représentée en France par une petite dizaine d'espèces.

 
C'est le plus largement répandu de nos "porte-queues", dénomination faisant évidemment référence aux fins prolongement des ailes postérieures. C'est aussi le plus commun, encore qu'il faille relativiser, car il tend à se raréfier, à l'instar de ses "cousins" ( fin de la page suivante! ) et de très nombreuses espèces d'insectes.
 
Ce papillon a normalement 2 générations, mais une troisième est à l' occasion possible, là où les conditions sont les plus favorables. En d'autres termes la Côte-d'Azur est préférable à la région Lilloise, tout comme la plaine l'est à la montagne .... même si chaque région a son charme ....et recèle son quota de petits trésors entomologiques !
 
En principe le Machaon vole d'Avril à Septembre, avec une première génération issue de chrysalides hivernantes. La seconde génération émane bien sûr de la première, et les émergences se produisent le plus souvent en Juillet. https://www.insectes-net.fr/machaon/machaon2.htm
 
Ce papillon est un excellent voilier, avec un vol planant particulièrement efficace et spectaculaire. C'est aussi un solitaire, plutôt adepte de la bougeotte et des grands espaces, d'où des incursions généralement assez brèves dans nos jardins ....encore que le potager puisse retenir son attention !
 
La variabilité de cet insecte est faible, et le dimorphisme sexuel quasi inexistant, si ce n'est la taille plus avantageuse des femelles, et un abdomen censément plus rebondi que celui des mâles ...du moins avant ponte !
03 Au moins de Juin les gentianes sont passés mais il en reste d'autres comme le plantain

04 et les papillons Grande Tortue s'en donnent à coeur joie

04- en fait la coloration dite "écaille de tortue" correspond aux chats noirs et roux, comme l'est la "Grande tortue", d'où une très plausible explication suggérée par Désiré Dembski (qu'il en soit remercié ! ). Concernant les chats, j'ajouterais que la répartition des 2 couleurs doit être harmonieuse et équilibrée, sans contrainte de dessin, et qu'il s'agit généralement de femelles.  
Présentation
Nymphalis polychloros, alias la "Grande tortue" (parfois appelée la "Vanesse de l'orme"), relève des Nymphalidae, très importante Famille de papillons diurnes regroupant 130 espèces pour la seule faune française. Comme vous le verrez ultérieurement (en conclusion de cette "page entomo"), la Grande tortue a une petite soeur (Aglais urticae), logiquement dénommée ... la "Petite tortue". Vous verrez surtout que ce papillon soulève des questions allant très au-delà des habituelles préoccupations entomologiques.
La Grande tortue est largement répandue en France, mais elle n'y abonde jamais, et en montagne elle n'excède pas les 1500 m . J'ajouterais qu'elle se fait plus discrète dans le nord, et qu'elle tend globalement à se raréfier, comme de nombreuses espèces d'insectes. En raison de sa "méridionalité", ce papillon est absent du nord de l'Europe, mais son aire de répartition reste par ailleurs très vaste; puisque la bestiole batifole en Afrique du Nord ...tout en se permettant d'aller flirter avec l'Himalaya !
Biologie  
La biologie de la Grande tortue est très souvent comparée à celle du "Morio" (Nymphalis antiopa, voir site), et ce n'est pas sans raisons, d'autant que les 2 espèces ont une certaine propension à partager les mêmes biotopes. La Grande tortue peut se rencontrer un peu partout, (zones bocagères, lisières forestières, abords des cours d'eau, parcs à l'occasion), mais les zones humides plus ou moins arborées, sont souvent appréciées, telle la "Grande Brière" (Loire-Atlantique), non loin de chez moi, où les 2 espèces sont observables.
Comme le Morio, la Grande tortue n'a qu'une génération annuelle, avec apparition des adultes début Juillet. Comme lui encore les adultes "estivent" peu après l'émergence, avec une brève réactivation automnale avant l'hivernage. Dès les premiers beaux jours les polychloros reprennent du service, avec pariades et pontes à la clé.
  Comme chez tous les vrais "papillons de jour",la position dite de repos est caractérisée par le parfait accolement des ailes.
Vous noterez qu'il n'y a pas de dimorphisme sexuel apparent, si ce n'est que les femelles sont un peu plus grandes, avec un tour de taille à l'avenant, car il faut bien caser les oeufs quelque part. Vous noterez également la longévité exceptionnelle de ce papillon, puisqu'il vit de 10 à 11 mois, à l'instar de quelques autres espèces ... dont le Morio !
Toujours au titre des particularités, sachez que la Grande tortue ne butine pas (au sens habituel du terme), hormis sur les chatons des saules. En dehors de cette brève période printanière ce papillon se contente de "pomper" sa subsistance sur les lésions des arbres, les écoulements de sève, et autres "sources" de même nature .... encore et toujours comme le Morio ! 
05 Le pas de l'Echelette et le Grand Veymont

06 Horizontal, …

07 et vertical, un vrai régal !!!

08 Orchis nigritelle

09 Buts Sapiau et de Nève

10 C'est une forêt verte accrochée à la falaise...

11 Allo ici papa tango charlie, au-dessus de nous un couloir aérien de vautours...

12 Un gros cairn au Pas de l'Echelette et le Grand Moucherolle au loin

13 Aster des Alpes, cairn et 3 Becs

14 La vallée de Meyrosse et Romeyer qui file vers la Drôme à Dère (ancien nom de Die ;-)

15 Dent de Die, Rocher de l'Aigle et la montagne de Glandasse

16 Cherchez le cairn, le But Sapiau …

19 La réserve des Hauts-Plateau bordée des sommets Est du Vercors

20 Les vautours, grands nettoyeurs et planeurs

21 Lys martagon avec à gauche du Grand Veymont le Pas de la Ville, le Sommet de Pierre Blanche, Roche Rousse et le Rocher de Séguret

22 A la fin de la rando belle sensation avec la luge 4 saisons du Col du Rousset. Ca monte dré dans le pentu !

23 LES "ZYGENES" des papillons tachés de rouge sang (1) :

Ils constituent l'essentiel de la Famille des Zygaenides (avec les "Turquoises"), des Hétérocères au vol diurne; leurs ailes antérieures un peu lancéolées sont tachetées de rouge sur fond noir plus ou moins bleu-verdâtre; les antennes types sont en massue épaisse et allongée et l'abdomen a souvent une "ceinture rouge"; leur coloration vive aposématique avertit les prédateurs de leur toxicité : c'est pour cela qu"ils butinent en toute tranquillité en plein soleil dans les friches et surtout sur les Scabieuses et Cirses; les chenilles ont surtout les petites Fabacées comme plantes nourricières (Lotier, Trèfle, Melilot, Vesce, Coronille...) et aussi les Cirses... C'est la répartition et le nombre de taches rouges des antérieures, l'importance de la bordure noire des postérieures et la présence ou non d'une ceinture abdominale rouge qui permettent d'identifier les "Zygènes"; mais il y a de nombreuses sous-espèces et races locales qui compliquent la détermination...L'envergure de ces papilions est en moyenne de 22 à 35 mm

24 Fourmillère imposante assez fréquente dans le Vercors

25 Le Demi-deuil (Melanargia galathea) , de noir, de brun et de blanc vêtu.

Il vit dans les prairies, les bois herbeux, les talus et sa chenille a comme plantes-hôtes diverses graminées (dactylis, Poa, Triticum, Phleum...).
Il y a de nombreuses anomalies (variétés) dans l'ornementation des ailes. C'est un papillon qui ne vole que par beau temps.
La femelle pond en vol et ses oeufs tombent dans l'herbe.
Les jeunes chenilles entrent en hibernation dès la naissance, sans même s'alimenter. Plantes-hôtes : diverses graminées.
http://www.baladesentomologiques.com/article-demi-deuil-melanargia-galathea-de-noir-et-de-blanc-vetu-122468355.html
26 Diaporama en plusieurs partie : 1/ Le plateau d'Ambel ,….

27 2-.. la Tête de la Dame la tête dans la brume, et le Bec Pointu échappe aux nuages

29 3-ainsi que la Vallée de la Sure et St Julien en Quint, Col de la Croix, souvenir de la rando de la Roanne de Crest

30 4- et la But St Genix

31 Avec un peu d'imagination on peut voir une chouette

32 Centaurée des montagnes, coccinelle et papillon de passage

33 Poivre de muraille Orpin âcre Sedum acre

=> JOUR 2 : VASSIEUX / COL DE FONT PAYANNE / PUY DE LA GAGERE / COL DE LA CHAU 4H (+pause) / 13kms /600m.D+


 

34 Scarabée... vos papiers !!!


Faire l'identification d'un coléoptère

Faire l'identification d'un coléoptère est assez difficile à faire, à cause de leur grand nombre, soit plus de 300,000 espèces, et parce qu'il faut parfois identifier certains appendices qui sont assez minuscules, comme certains poils sur les pattes... On doit commencer par identifier l'ordre de l'insecte pour s'assurer que c'est bien un coléoptère. Cette page est le départ pour vous aider à identifier plusieurs espèces de coléoptères. http://www.bestioles.ca/insectes/identifier-coleoptere.html

35 Du Puy de la Gagère le Plateau d'Ambel


36 Une piste pour décoller vers la vallée de la Sure


37 Centaurée des montagnes aux pétales très fins


38 Endroit vraiment magnifique...


39 .. où j'ai découvert une petite grotte...


40 ...dans lesquels des crottes relèvent que celle-ci a servi d'abri...


41 La But St Genix vue de la grotte


42 Cherchez et trouvez la grotte dans la 1° falaise avant


43 Lys martagon et le plateau de Font d'Urle


44 insecte inconnu sur cette ombellifère


45 une Orchis...


46 de retour à Vassieux avec le Grand Veymont dans les nuages


47 La structure d'un planeur par lequel est arrivé l'horreur il y a 73 ans


48 Sur le chemin du retour Combe Laval


49 Tunnel du Col de la Machine


50 Toujours spectaculaire ce dernier tunnel avant de descendre à St Jean


51 Il y a 124 ans, une sacrée prouesse que la construction de cette route


52 Spectaculaire...


54 Bye bye le Vercors à une prochaine balade vélo, rando ou canyoning


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Où sont les limites du corps ? La conversation Scientifique Etienne Klein/France Culture

Par PhilKiKou - 27-05-2017 23:16:56 - 3 commentaires

 

La Conversation scientifique par Etienne Klein

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/ou-sont-les-limites-du-corps

 

 

Selon une étude de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes) publiée en 2015, les performances stagnent. Non seulement les records se font de plus en plus rares mais l'écart entre eux s'affaiblit.


Un compétiteur de la Transvulcania, île de la Palma ( Canaries, Espagne) 7 mai 2016. Un trail long de 74,3 km pour un dénivelé positif de 4350 mètres.• Crédits : Désirée Martin - AFP

Dans le livre III de l’Ethique, Spinoza se demandait : Que peut un corps ? Et il répondit : « Personne n’en sait rien. En tout cas personne ne sait d’avance ce que peut un corps : l'expérience n'a jusqu'ici enseigné à personne ce que, grâce aux seules lois de la Nature, le corps peut ou ne peut pas faire, à moins d'être déterminé par l'esprit. Car personne jusqu'ici n'a connu la structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les fonctions. […]. En outre, personne ne sait de quelle manière ou par quels moyens l'esprit met le corps en mouvement, ni combien de degrés de mouvement il peut lui imprimer, et avec quelle vitesse il peut le mouvoir. D'où suit que les hommes, quand ils disent que telle ou telle action du corps a son origine dans l'esprit qui a de l'empire sur le corps, ne savent ce qu'ils disent et ne font qu'avouer ainsi, en termes spécieux, qu'ils ignorent la vraie cause de cette action et ne s'en étonnent pas ».

Depuis Spinoza, avons-nous progressé ? Savons-nous mieux ce que peut – et ne peut pas - un corps ? Y a-t-il des limites, et, si oui, avons-nous les moyens de les cerner ?

IInvités: Sébastien Chaigneau, sportif de haut-niveau, ultratrailer; Jean-François Toussaint, médecin, cofondateur et directeur de l’IRMES, l’Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport ; et Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute, connu pour avoir réussi le premier tour du monde en ballon.

Intervenants

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Etienne Klein et son métier

 

http://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/physique-etienne-klein-101/

 

Je n'ai pas le souvenir d'avoir éprouvé, enfant, le désir de devenir physicien. Issu d'une famille nombreuse peu portée sur les sciences, je connaissais d'ailleurs à peine la signification de ce mot. En revanche, je me souviens très bien de mes premières joies intellectuelles, lorsque j'étais adolescent, au collège puis au lycée : une démonstration mathématique qui devenait soudain lumineuse ; la lecture des premières pages du Discours sur l'origine de l'inégalité entre les hommes de Rousseau qui me faisait découvrir l'argumentation philosophique... À chaque fois, c'était comme une révélation, un choc : l'émotion me faisait palpiter et courir jusqu'au frigidaire familial pour y chercher le calme d'un jus d'orange.

 

Comprendre, sentir la portée d'une idée, découvrir la clé d'un raisonnement, cela m'a toujours procuré un bonheur sans équivalent : j'aime que les choses me soient rendues claires. Je me souviens de certains de mes professeurs remarquables de ce point de vue : ils veillaient à ce que la lampe du jeune entendement des élèves que nous étions soit toujours remplie d'huile et brûle. Par effet de contraste, je détestais les discours fumeux. Sans le savoir, j'étais déjà disciple de Wittgenstein : « Ce qui peut se dire peut se dire clairement. »

 

La physique ne m'a attiré que tardivement. Au lycée, je n'étais pas à l'aise avec l'aspect expérimental des choses. Je n'ai pas le moindre don de bricoleur (Pascal, mon frère aîné, avait récupéré pour lui seul tout le capital familial) : au cours des travaux pratiques, la seule idée d'avoir à mettre sous tension un circuit électrique que j'avais monté moi-même me terrifiait, surtout après que j'eus involontairement « cramé » un oscilloscope de grande valeur. Mais j'étais bon en maths, et comme la physique nous était enseignée comme une sorte de mathématique appliquée, j'étais également bon en physique : dans les devoirs, il ne s'agissait que de poser des équations, de les résoudre, et d'encadrer le résultat en rouge.

 

À l'Ecole Centrale, je me suis vite demandé que faire par la suite. Tout m'intéressait un peu et rien ne m'intéressait vraiment. J'étais encore un être indéterminé. Alors je me suis cherché au travers de toutes sortes d'expériences : je suis devenu visiteur de prison, je sortais beaucoup, je m'entraînais aussi très dur au marathon, jusqu'à l'épuisement. Après deux années de classes préparatoires, je voulais découvrir l'humanité et cerner mes limites. Je lisais énormément, deux ou trois livres par semaine. J'étais très déçu par l'enseignement : trop de disciplines techniques, toutes présentées dans une perspective utilitariste, pas assez d'envol intellectuel, pas assez de « souffle ». J'ai compris que je ne serai pas ingénieur.

 

Mais alors, que faire ? J'ai commencé à suivre des cours de philosophie à la Sorbonne, en auditeur libre, par amour pour une jeune fille qui préparait l'agrégation (je prenais des notes pour elle). Là, je vibrais : enfin, on me parlait du monde, de la vie, de l'homme, de la pensée. Mais je sentais aussi que la philosophie s'accordait trop de degrés de liberté, que pour elle trop de systèmes étaient possibles. Les raisonnements étaient rigoureux, certes, mais il y avait toujours de l'arbitraire dans les principes. C'est à ce moment là, au cours d'un séjour à l'hôpital, qu'un ami bien inspiré m'offrit un livre merveilleux de Bernard d'Espagnat : À la recherche du réel, le regard d'un physicien. Je découvris ainsi que la physique, quand elle est prise dans son entier, avec son histoire, ses problèmes, ses personnages, est un véritable levain de culture et, surtout, qu'elle permet de faire « des découvertes philosophiques négatives », pour parler comme Maurice Merleau-Ponty, en montrant que certaines affirmations qui prétendent à une validité philosophique n'en ont pas en vérité. La physique n'est pas une philosophie, mais elle peut détruire certains préjugés de la pensée philosophique. Elle ne pose pas de concepts de droit, mais elle est capable d'inventer des biais pour pallier la carence des concepts traditionnels. Elle provoque ainsi la philosophie, s'incruste dans certains de ses débats et y joue parfois le rôle d'arbitre.

 

J'ai dévoré ce livre en annotant chacune de ses pages. Il m'a précipité vers les problèmes d'interprétation de la physique quantique, qui me « tiendront » pendant une bonne décennie. Pourquoi la physique quantique m'a-t-elle tant fasciné ? Sans doute parce que, plutôt que de fournir des idées toutes faites, elle montre la difficulté d'une pensée ferme et, surtout, elle permet d'apercevoir sous un jour nouveau certains horizons trop connus de la pensée.

 

Un second choc survint quelques mois après lecture décisive de À la Recherche du réel. À l'époque, je n'avais pas d'autre revenu que ce que me rapportaient les cours particuliers que je donnais ici ou là. C'était insuffisant pour payer le loyer de ma chambre d'étudiant. J'étais donc à la recherche d'un stage d'été bien rémunéré. Par hasard, je tombai un jour sur une affiche du CERN, le grand laboratoire européen de physique des particules, qui proposait aux étudiants de toute l'Europe des séjours d'été de deux mois à Genève : il s'agissait de suivre des cours le matin et de participer aux travaux d'une équipe de physiciens l'après-midi. Je déposai aussitôt un dossier, qui fut accepté.

 

Par un beau dimanche après-midi de juin, je débarquai donc au pays des banques et posai mes valises dans une résidence de travailleurs immigrés. Dès le lendemain matin, on me fit visiter les gigantesques accélérateurs de particules tapis dans les profondeurs du calme paysage bordant la frontière franco-suisse. Dans un tube métallique long de plusieurs kilomètres, gainé de blindage, des protons circulaient à une vitesse folle, proche de celle de la lumière, et venaient régulièrement percuter un autre faisceau d'antiprotons tournant en sens inverse. Bourrées jusqu'à la moelle d'énergie cinétique, ces particules provoquaient par leurs chocs l'émergence d'autres particules fugaces. D'énormes détecteurs multicolores, ronronnants et clignotants, recueillaient leurs traces. Je découvris tout cela bouche bée. Comment la physique avait-elle pu en arriver à tant de sophistication ? Pourquoi de si grosses machines pour déceler de si petites particules ? Et surtout, pourquoi ne m'avait-on jamais parlé de tout cela ? D'un coup, j'ai voulu tout comprendre de ce que je voyais.

 

Le premier cours de physique des particules nous fut donné par Victor Weisskopf. Ancien assistant de Wolfgang Pauli dans les années 1930, cet éminent physicien théoricien avait un charme fou, un humour ravageur et un enthousiasme de jeune homme. Il commença par nous expliquer d'un air très détaché qu'il avait passé une bonne partie de sa vie à s'interroger sur la réalité physique des objets mathématiques : avaient-ils une contrepartie dans le monde ou ne constituaient-ils que des idéalités angéliques ? N'étaient-ils qu'une invention humaine ou révélaient-ils le « fond des choses » ? Weisskopf nous avoua qu'il ne connaissait pas la réponse à ces questions.

 

Puis il commença son cours proprement dit, qui portait -je m'en souviens comme si c'était hier - sur le spin des particules. Au bout d'un quart d'heure, pour les besoins d'une démonstration, il fut amené à se saisir d'une craie et à tracer au tableau un repère à trois dimensions. Suivant la coutume, il représenta les axes Ox et Oy dans le plan même du tableau, puis figura l'axe Oz, perpendiculaire au tableau, par un point entouré d'un cercle, donnant l'impression que cet axe pointu jaillissait telle une flèche hors du tableau. Quelques instants plus tard, alors qu'il s'apprêtait à passer devant la figure qu'il avait tracée, lui qui était immense se baissa avec ostentation pour passer sous l'axe Oz. Une fois relevé, il se tourna vers nous pour nous souffler malicieusement : « On ne sait jamais, l'axe Oz existe peut-être vraiment ».

 

Pour moi, c'est avec ce gag que la messe fut dite : j'étudierai le monde de l'infiniment petit, j'enseignerai la physique d'une façon si possible vivante et originale, et je tenterai de questionner avec malice ses implications philosophiques.

 

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Etienne Klein et la montagne

Article / underground - le, 31/03/2014

http://www.ultramag.fr/article/2014-03-31-lultra-trail--cest-une-forme-de-retour--e-lautorite--du-corps

L’ULTRA-TRAIL C’EST UNE FORME DE RETOUR À L’AUTORITÉ DU CORPS

UNDERGROUND | LA PAROLE À…

Centralien, physicien, docteur en philosophie des sciences, chroniqueur sur France Culture, on pourrait qualifier Etienne Klein de pur esprit. À 55 ans, ce passionné de montagne est également alpiniste et ultra-trailer. De Spinoza à Deleuze, de Néanderthal à la physique quantique, entretien avec un « finisher ».



Vous avez découvert la montagne assez tard. Comment s’est passé cette découverte ?

 J’ai commencé par la randonnée à partir de 20 ans. Je n’avais en effet jamais mis les pieds en montagne avant. J’ai eu un coup de foudre. Je venais de la région parisienne. Nous étions trop nombreux dans ma famille pour que mes parents nous emmènent à la montagne. Je me suis senti tout de suite bien, dès que j’ai fait le Tour du Mont-Blanc avec l’UCPA1 à l’époque. L’alpinisme me semblait inacces- sible. J’étais tenté, mais je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Quand on n’a pas de filiation dans ce genre de pratique, on se dit que ce sont des extra-terrestres, des post-humains.

Vous utilisez la physique pour proposer une autre lecture de la philosophie. Qu’est- ce que la philosophie peut nous apprendre ?

Je ne sais pas ce que ça vaut mais il y a une classification des paysages en fonc- tion des systèmes philosophiques auxquels on adhère. Les Nietzschéens aiment bien les alpages, les Kantiens aiment bien les arêtes, quand il n’y a plus de végétation parce que là au moins on est débarrassé de tous les oripeaux faciles lorsqu’on traite les concepts de « basse altitude ». On a directement accès à ce qui est fondamental dans ce qui est élevé.



J’aimerais que vous me parliez de votre métier…

J’ai passé pas mal d’années à faire de la physique. Et les années où je faisais de la physique c’était aussi les années où je faisais de l’alpinisme. En 2000 j’ai passé une thèse de philo sur la physique. J’ai commencé à m’intéresser non pas tellement à la physique en tant que domaine de recherche, mais, finalement, à ce que la physique nous apprend sur des notions que les philosophes traitent par ailleurs. Par exemple le temps ou autre chose… est-ce que la physique produit des résultats qui peuvent percuter la pensée philosophique ? Quitte éventuellement à la modifier. Donc ce n’est plus tout à fait le même métier. C’est plus « Je veux trouver des choses », qu’est-ce que les équations de la physique diraient en langage commun si elles pouvaient parler du temps… C’est un problème de décryptage et ensuite un problème de traduction parce qu’il faut ramener la physique dans un langage que les philosophes peuvent comprendre. Et en fait le moment où j’ai commencé à faire ça correspond au moment où j’ai commencé l’ultra-trail. L’ultra- trail est à l’alpinisme ce que la philosophie de la physique est à la physique. C’est le même truc mais vécu autrement. L’ultra-trail, ce n’est pas de l’alpinisme mais ça se passe au même endroit. C’est une autre façon d’être en montagne. De la même façon que de faire de la phi- losophie physique c’est une autre façon d’être dans la physique. C’est plus doux. L’ultra- trail, c’est une autre façon de lire la montagne.

La recherche est cérébrale, la montagne est liée à l’effort physique. Qu’est-ce qui vous attire dans celui-ci ?

Je connais beaucoup de physiciens qui détestent l’effort physique, et j’en connais au contraire qui aiment. Je pourrais inventer des liens mais ce serait artificiel. Moi j’aime bien l’endurance, j’aime bien les sports d’agonie, j’aime bien l’épuisement, j’aime bien avoir le sentiment, après une belle balade en montagne, de se retrouver dans un refuge. Une belle sortie à vélo, se retrouver complètement rincé avec un appétit tel qu’on a envie de manger la table.

L’ULTRA-TRAIL  C’EST UNE FORME DE RETOUR À  L’AUTORITÉ  DU CORPS

Est-ce que l’effort du montagnard inspire celui de l’écrivain ?

Après une course en montagne on est va- chement bien pour écrire. Il y a une espèce de remise à zéro du corps, une sorte de reset intellectuel qui permet de reprendre les sujets à neuf, d’avoir une forme de créativité dans l’écriture. Une revitalisation intellectuelle. Je pense qu’on est fait pour être épuisé de temps en temps. Nos fatigues sont souvent psychologiques. Ce qu’on apprend avec l’ultra-trail c’est que pour être fatigué physiquement, et seulement physiquement, il faut vraiment donner. Nos fatigues, surtout à Paris, sont des fatigues psychiques. L’ultra-trail, c’est la version ludique de ce que faisait Néanderthal quand il allait chasser. Il partait trois jours, il n’avait pas grand chose dans le ventre, il cavalait un peu… il y a des sports qui sont plus pratiqués que l’ultra-trail, comme le tennis ou le foot, qui sont des sports que Néanderthal ne pratiquait pas. Mais moi j’ai l’idée naïve selon laquelle il faut pratiquer des sports que Néanderthal pratiquait. Parce que le corps est fait pour.

Comment la liberté s’exprime dans l’ultra-trail ?

La sensation de liberté n’est pas inconsciente. Je sens que je suis libre, je m’éprouve libre. Ça vient tout de suite, je sais que je ne vais pas être dérangé, il n’y aura pas de coup de téléphone… ça ne veut pas dire que je suis tranquille et rassuré. La première moitié de la TDS*, j’étais malade, pas hyper à l’aise, mais il y avait cette sensation de liberté. On est libre d’aller à telle ou telle vitesse, de regarder telle ou telle chose. On est en train de vivre quelque chose qui ne correspond pas aux expériences qu’on peut avoir dans la vie quotidienne, par exemple au travail. Il y a quelque chose qui procède de l’affirmation libre de soi. On n’est pas en train d’essayer de faire plaisir à quelqu’un d’autre, on n’est pas en train d’exécuter un ordre ou un programme. On est juste là pour faire ce qu’on a décidé de faire. Pour moi l’ultra-trail c’est un désir décidé. Ce n’est pas un caprice, c’est un truc que j’ai décidé de faire, et l’ayant décidé, je sais que sauf grave accident j’irai jusqu’au bout, que je n’abandonnerai pas.

L’ULTRA-TRAIL,  C’EST LA VERSION LUDIQUE DE CE QUE FAISAIT NÉANDERTHAL QUAND IL ALLAIT  CHASSER

Est-ce que décider l’abandon est un choix qui participe de cette liberté là ?

Ce que j’ai appris dans le trail, c’est qu’on peut aller mal… et puis ne plus aller mal. J’ai découvert la réversibilité du mal. La première fois que j’ai couru un ultra-trail, j’avais très mal à un genou, et pour moi il était évident que si je continuais la course j’allais me péter le genou. J’ai abandonné avec la conviction que j’allais me péter quelque chose. En fait, dès le lendemain, j’allais très bien, je n’avais plus mal… Les années suivantes, j’ai éprouvé le fait qu’on peut par effet tunnel passer de l’épuisement absolu à une forme de renaissance qui peut même être euphorique. C’est une très belle expérience, c’est l’expérience de la résurrection, à un petit niveau. Je ne fais pas de correspondance avec la passion christique
mais c’est quand même l’expérience de la résurrection du corps par l’âme. J’avais écrit un article dans Philosophie Magazine en expliquant que dans L’Éthique de Spinoza il y a un texte magnifique qui s’intitule « Que peut le corps ? » Il répond qu’il ne sait pas, parce qu’on ne connaît pas bien le couplage entre le mental, qu’il appelle, lui, l’esprit ou l’âme, et le corps. Donc on ne peut pas savoir ce que le corps peut faire, puisque l’âme contribue à son action. Deleuze a commenté ce texte en disant : « Ce que peut ton corps, ce n’est pas ce qu’il peut en tant que corps, c’est ce que tu peux toi. » C’est la phrase clé. Moi par exemple, je n’ai pas un corps pour faire ça. Ça ne dépend pas de mon corps, ça dépend de moi.

TOUS LES  VISAGES SONT BEAUX, ET LES REGARDS AUSSI, ILS EXPRIMENT  UNE ÉMOTION, UNE HISTOIRE

Comment est-ce que cela s’est traduit pendant vos expériences d’ultra-trailer ?

Durant la première partie de la course, on est spinoziste : l’âme et le corps font un tout. L’âme et le corps sont solidaires du même désir. Puis il y a un moment où la fatigue arrive, et là je pense que l’on devient cartésien. L’esprit s’adresse au corps. J’ai déjà eu une expérience de dédoublement comme ça, en alpinisme. On avait été pris dans une tempête, on risquait notre peau, je n’étais pas sûr de rentrer vivant. Je me souviens que je parlais à mon corps : « Tu déconnes pas ! » Il y avait vraiment un dédoublement. Dans le trail, avec moins d’intensité et moins de gravité, j’ai eu la même expérience quand j’étais au pied de la Tête aux vents. Pour un débutant, quand on a près de cent bornes dans les pattes, c’est difficile. J’ai dit à mon corps : « Si tu m’aimes, suis-moi. »

Est-ce que vous vous étonnez  aujourd’hui de ce que vous parvenez à  réaliser ?

Quand j’ai vu Marco Olmo en 2007 arriver, vainqueur de l’UTMB*, je me suis demandé qui c’était. On m’a expliqué qu’il avait fait 166 km en 21 h. Il avait 58 ans. Plus vieux que moi ! J’ai ressenti en tant que spectateur une émotion incroyable. Le jour même je décidais de m’inscrire. Je savais que je ne pouvais pas le faire mais je voulais le faire. J’ai vu des gens pleurer dans la foule, cer- tains qui pleurent lors du départ. Ce truc là m’intéresse. Les visages des gens qui arrivent sont très beaux, quelles que soient les marques de fatigue. Tous les visages sont beaux, et les regards aussi, ils expriment une émotion, une histoire. Et quand on est spectateur on regarde ces gens et on sait qu’ils ont vécu une histoire. Les premiers comme les derniers. Ça les rend pathétiques, au sens noble du terme.

Avez-vous couru d’autres trails ?

Non. Pour moi le trail est attaché à l’église de Chamonix, c’est un rituel, une sorte de prière cosmique. C’est ma prière annuelle au cosmos. Et en même temps l’expres- sion d’une reconnaissance pour ce massif dans lequel j’ai vraiment vécu des choses incroyables.

CE QUE PEUT TON CORPS,  CE N’EST PAS CE QU’IL PEUT  EN TANT QUE CORPS,  C’EST CE QUE TU PEUX TOI.

Vous avez fait des marathons avant d’aller dans la montagne. En referez-vous ?

Plus jamais ça ! Je ne veux plus courir sur route. Et je ne veux plus courir sur le plat. Je ne peux plus. J’aime bien les pentes. J’aime plutôt les montées, je n’aime pas les descentes. D’ailleurs, si on pouvait faire un jour un ultra-trail sans les descentes, je pense que pour moi ce serait beaucoup mieux, et que je terminerais en bonne place.

Autant on vous sent très réfléchi dans votre métier autant on vous sent très intuitif dans votre pratique sportive…

j’aurais pensé que vous auriez repris les mêmes mécanismes cérébraux mais en fait c’est quasiment le contraire… est-ce que le sport est une soupape ?  Oui, il est une forme de sauvagerie. Les physiciens sont souvent des gens qui oublient qu’ils ont un corps. L’ultra-trail c’est une forme de retour à l’autorité du corps. Pour moi c’est une expérience qui relève d’une complémentarité indispensable. Si par exemple on me disait que pendant un été je ne peux pas mettre les pieds en montagne, j’en serais vraiment malade, j’aurais un problème psychique.

Alors, objectif UTMB bientôt ?

Si la TDS se passe bien, je ferai l’UTMB l’année prochaine

 

 

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Récit du 27 Mai 2017 pour la course Le Duo de l'Hermitage - 13,5 km

Voir le récit : Bravo pour ce duo de l'Hermitage, un régal à tout âge !!!, 39Photo(s), 1Film(s), 2commentaire(s), 573 lectures

Avoir la danse dans la peau, de port en port

Par PhilKiKou - 09-04-2017 12:15:08 - Aucun commentaire

Teaser Dakhla from Fabien Plasson on Vimeo.

 

« Dakhla » d’Abou Lagraa

Quatuor - Fusion hip-hop/contemporain

Dakhla signifie « entrée » en arabe, c’est aussi le nom d’une ville portuaire marocaine posée au bord de l’Atlantique.



Ludovic Collura, Diane Fardoun, Nassim Feddal, Amel Sinapayen : dans la nouvelle pièce d’Abou Lagraa créée le 12  janvier à Suresnes cités danse, ces quatre danseurs crèvent la scène. Ils transportent une chorégraphie précisément basée sur leur talent et leur singularité.


Pour évoquer ses trois « ports d’attache », Alger, New York et Hambourg, le directeur de la Compagnie La Baraka a en effet choisi des interprètes aux origines aussi mélangées que ces emblématiques lieux d’échanges. Ludovic Collura, d’origine italo-sénégalaise, est passé par le CNSMD de Lyon. La Franco-libanaise Diane Fardoun a été formée par Corinne Lanselle, figure historique de la danse hip hop et du métissage des genres. Nassim Feddal est l’une des recrues du Ballent contemporain d’Alger, créé avec des danseurs des rues par Abou Lagraa, dans le cadre de son Pont culturel méditerranéen. Enfin la formidable Amel Sinapayen, mi Algérienne, mi-Réunionnaise, est passée par la la Cie Rêvolution à Bordeaux, avant d’être recrutée par Nawal Lagraa pour sa création Do You Be.


Par deux ou en quatuor, ils se défient, s’unissent, se séparent ou se livrent à des joutes sensuelles qui disent tour à tour le départ, les retrouvailles, la douceur du quotidien ou la froideur de l’exil. On y retrouve la belle danse, ample et précise, de l’auteur de Passages - créé dix-sept ans plus tôt sur cette même scène. Soit une écriture très contemporaine, qui emprunte au hip hop une fluidité remarquable tout en s’autorisant, ça et là, quelques réminiscences néo-classiques.

Ce mix chorégraphique s’accorde à merveille à l’ambiance sonore tressée à partir de morceaux originaux par Olivier Innocenti, pour suggérer les univers musicaux des trois villes : les mélopées arabo-andalouses d’Alger la Blanche, la déferlante funk du Prince des années 80 new-yorkaises, enfin l’implacable rythmique techno du DJ Mike Dehnert pour Hambourg.


On retient l’extraordinaire pas de deux d’Amel Sinapayen et Nassim Feddal, elle aussi menue qu’il est imposant et tous deux magnifiques, la grâce aérienne de Ludovic Collura, la gestuelle déliée de Diane Fardoun. Jouant des contrastes, Abou Lagraa les oppose volontiers par couple, hip hop contre contemporain. Mais par-dessus tout il célèbre, dans cette pièce « sans frontière ni tabou » comme les villes qu’elle traverse, le métissage et la richesse d’un monde où la liberté de circulation - celle des hommes comme des esthétiques - ne serait plus un vain rêve.



http://www.aboulagraa.fr/les-spectacles/dakhla-2017

https://dansercanalhistorique.fr/?q=content%2Fdakhla-d-abou-lagraa

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