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Des paysages et des côtes à couper le souffle

Par PhilKiKou - 14-01-2018 17:09:22 - 4 commentaires

 

Au lendemain de la balade Franco-Italienne http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=58, je me remets en selle pour 2 allers-retours un peu plus court : 1 pour aller voir li l'herbe est plus verte dans le pré de Mme Carle***, le second pour découvrir un col réputé, le Granon.

En route pour cette 2° sortie à partir de Briançon

00 Le Pré de Mme Carle, les sommets et glaciers des Ecrins


00a Un coup d'oeil sur une carte


00b Le profil de l'étape


 

Prelles- Les Vigneaux- Vallouise- Pré Mme Carle- Briançon- St Chaffrey- COL du Granon par PhilKiKou

Date

19/8/2017

 

 

Distance

100 kms

Lieu

Briançon

 

 

Dénivelé

2493 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

05h59'42''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.68 km/h

Commentaire public

http://www.openrunner.com/index.php?id=7821698


*1°partie Pré Mme Carle - St Chaffrey  71.6 kms / 3h46'(+1h pause)


*2° partie St Chaffrey Col du Granon - Briancon : 28.5 / 2h 13'42''


=> St Chaffrey - Col du Granon 12.5kms / 1h43' 7.2km/h !!!
descente 20'

001 A St Jacques Presles quitté la route principale pour une route tranquille qui me permet de voir Ste Marguerite de l'autre côté de la Durance


002 Rejoins la vallée de la Gyronde aux Vigneaux avec de belles bâtisses typiques


003 Après Vallouise*** et Les Claux un petit tunnel et un pont permet de traverser le Gyr qui deviendra Gyronde après la rencontre de l'Onde


***Vallouise ou la Vallouise

http://www.vallouimages.com/la-vallouise.htm

 

Au sens large, la Vallouise (avec l'article) désigne la vallée affluente en rive droite de celle de laDurance un peu en amont de l'Argentière-la Bessée. Elle comprend alors quatre communes : en fond de vallée, de l'aval à l'amont, les Vigneaux, Vallouise au sens strict (sans l'article), Pelvoux,  et, Puy-Saint-Vincent, en balcon sur les hauteurs de sa rive droite. Autrefois, Vallouise désignait l'ensemble de la vallée. De nos jours, le découpage en communes issu de la Révolution a abouti à la distinction entre la commune et sa vallée, la Vallouise. Le village principal est parfois encore appelé Ville-Vallouise pour le distinguer de la vallée. Le quartier de Ville en rive droite du Gyr le désigne également.

C'est une longue vallée - 25 km - avec plusieurs vallées affluentes : la vallée de l'Onde à Vallouise, puis le vallon suspendu de l'Eychauda à Pelvoux, enfin le vallon de Celse Nière à Ailefroide. Le Pré de Madame Carle à 1874 m d'altitude marque l'extrémité de la route où deux possibilités s'offrent encore, vers le Glacier Noir ou vers le Glacier Blanc. Elle s'étage de 980 m d'altitude au confluent ave la Durance, en amont immédiat de l'Argentière-la-Bessée, à 4102 m d'altitude à la Barre des Écrins, et couvre 18541 ha.

Ce chapitre couvre la vallée de Vallouise, ses vallées adjacentes, ses versants et les sommets qui la dominent, dont le massif de Montbrison dans son ensemble. Son versant est, les hameaux de Bouchier, les sites de la Vignette et de la Balmette, pourtant administrativement rattachés à Saint-Martin-de-Queyrières sont donc également couverts dans ce chapitre

La basse vallée de la Durance à Pelvoux

La Vallouise est la grande vallée que l'on aperçoit de la route nationale en montant aprèsl'Argentière-la-Bessée en direction de Briançon. Certes, c'est une vallée affluente de celle de laDurance. Mais le travail des glaciers a donné la prépondérance à la Vallouise, plus large et mieux calibrée. La Gyronde, son torrent au régime glaciaire marqué (hautes eaux en été - plus il fait chaud, plus il y a de l'eau !), a un débit toujours supérieur à celui de la Durance et une dénivelée de 200 m sépare les fonds des deux vallées.

 

004 après la pente douce et une fois le pont franchi place à une belle route de montagne qui a été coupée il y a quelques jours par une coulée de terre après de violents orages


005 Une belle petite route...


006 avant de traversée le Gyr fruits et brume qui se lève..


007 Les sommets alentour en ombre chinoise


008 ..me voilà arrivé au Pré de Mme Carle*** en traversant le Gyr sur le pont du Ban


*** LE PRE DE Mme CARLE

http://www.vallouimages.com/lavallouise/pre-madame-carle.htm

Situé à l'extrémité amont du vallon de Saint-Pierre et au bout de la route carrossable, à vue ou presque du Glacier Noir et du Glacier Blanc, le Pré de Madame Carle est l'un des joyaux touristiques de la Vallouise, du massif et du Parc national des Écrins.

Le nom pourtant ne manque pas de soulever quantité d'interrogations !

D'abord, il ne s'agit pas d'un pré, mais d'une zone de divagation caillouteuse du Torrent de Saint-Pierre, que parcourent ses différents bras au gré de leurs débordements. Seul un bosquet de mélèzes a réussi à se développer au bout de la route à l'abri de l'ancienne moraine frontale du Glacier Noir.  Ajouter à ce bosquet quelques vernes en bordure de la zone de divagation, et on aura fait le tour de la verdure du secteur, où le minéral donc prédomine.

Ensuite, qui est cette Madame Carle qui a réussi à donner son nom à un lieu inculte d'une façon tout à fait atypique en montagne ?

En fait, il faut remonter au début du XVIe siècle, 500 ans en arrière donc, pour trouver la réponse à ces deux interrogations. Le climat alors était plus chaud que maintenant avec des glaciers extrêmement réduits. Glacier Noir et Glacier Blanc ne devaient pas sortir de leurs plateaux supérieurs. Les chroniques de Chamonix, par exemple, indiquent que l'emplacement actuel de la Mer de Glace était une zone d'alpage. Les chroniques de la Vallouise, elles, indiquent que le Pré existait bel et bien, là où, maintenant, il n'y a que des cailloux. C'était une belle prairie d'alpage qui faisait partie des biens donnés en 1505 par le Roi Louis XII à Geoffroy ou Chaffrey Carle ou Carles, premier président du Parlement du Dauphiné entre ca 1503 et ca 1516. À sa mort, sa belle-fille, Louise Sereyne originaire de la vallée et veuve de son fils Antoine Carle, administra ses biens et donna ainsi son nom à cette partie de ses propriétés. Le lieu était même habité au Moyen Âge. Plusieurs légendes, difficiles à sourcer car elles n'apparaissent pas dans les études sérieuses d'ethnologie (Van Gennep et Joisten) et de plus pas spécifiques à ce lieu, mais souvent prises pour argent comptant par les amateurs de sensationnel, entretiennent une atmosphère mystérieuse autour de ce nom.

Si vous trouvez que décidément ce nom ne convient pas, revenez à son ancien nom qui figurait sur certaines cartes du XIXe siècle, la Grande Sagne, ou plutôt la Grand Sagne pour respecter le parler local, autrement dit le grand lieu humide, qui désignait le grand plan lacustre d'autrefois et qui subsiste dans la Pointe de la Grande Sagne.

Les cartes du début du XXe siècle localisent la Grande Sagne dans la zone de divagation du torrent et réservent le nom de Pré de Madame Carle à la prairie aujourd'hui arborée de la rive droite.

009 Les rochers du Grand Laus du côté du Mont Pelvoux et du Glacier des Violettes


010 Glacier du côté de la Montagne des Agneaux


011 Terminus, tout le monde descend du vélo pour une pause au chalet


012 Massif de l'Oisans ou des Ecrins ....***


***Massif des Écrins ou Massif de l'Oisans

http://www.vallouimages.com/ecrins-oisans.htm

L'introduction de l'alpinisme a d'entrée de jeu posé la question de l'appellation des montagnes, sommets et massifs, auxquels les habitants étaient bien souvent indifférents jusque là, quand elles n'étaient pas source de frayeur. La solution d'autrefois était simple, soit on reprenait un nom plus ou moins ancien signifiant montagne ou hauteur dans le langage local ou dans les langages oubliés du passé, comme pour le Pelvoux, soit on ne nommait tout simplement pas la montagne, comme pour les Écrins (1), soit, enfin, on lui donnait un nom rappelant une caractéristique importante pour les habitants, comme pour notre Meije, l'aiguille de mi-jour, midi, pour les Gravarots. La question se posait à l'échelle des sommets, a fortiori à l'échelle du massif dont les habitants ne pouvaient pas avoir notion. En clair, il manquait déjà des noms pour les sommets, il n'y en avait pas pour les massifs.

Notre massif était bien sûr concerné et n'avait pas de nom.  Compte tenu de sa taille et sa complexité, en avoir une vue d'ensemble supposait des connaissances en géographie qui n'existaient pas ou restaient sommaires, comme on peut le voir sur les cartes de Cassini.

Comment nommer cet ensemble mal défini de hautes montagnes au sud-est de Grenoble ? Le seul nom géographique existant était celui de notre Oisans, cela tombait bien puisque les principaux sommets, MeijeÉcrins (1), et points de départ, La GraveSaint-Christophe-en-Oisansla Bérarde, se trouvaient en Oisans. L'extension au ValbonnaisValjouffreyValgaudemar s'est faite naturellement, tant ces vallées étaient proches et similaires. Plus surprenante est l'extension à la partie briançonnaise du massif. Un nom concurrent a d'ailleurs émergé sur ce versant, renforcé par la création du Parc Domanial du Pelvoux, couvrant une partie de notre massif. On a donc eu en concurrence deux noms pour désigner l'actuel massif des Écrins, le massif de l'Oisans et le massif du Pelvoux. Il est de fait qu'il y a quelques dizaines d'années, on employait indifféremment les deux noms, le premier peut-être plus fréquemment que le second. Si le Pelvoux est un sommet, ce qui peut justifier l'extension à un massif, l'Oisans est un bassin hydrographique, en aucun cas un massif !

L'ambiguïté existant, on a vu apparaître, à la suite de Duhamel et Coolidge, une tentative de renouvellement avec massif du Haut Dauphiné, mais dont la définition restait peu clair (carte ci-contre).Massif de la Meije a aussi été utilisé, mais avec un faible succès et une couverture plus réduite, ne recouvrant pas le sud du massif par exemple.

La création du Parc National des Écrins en 1973 a mis tout le monde d'accord et a imposé le nom massif des Écrins.

Pourtant, en 1978 encore, Samivel incluait dans le grand Oisans sauvage, non seulement l'Oisans géographique mais aussi toute la zone sud du massif jusqu'à GapEmbrun et Briançon.

Depuis lors, néanmoins, on constate la disparition progressive des appellations massif de l'Oisans et massif du Pelvoux, au profit de l'appellation unique et fédératrice de massif des Écrins, la seule que nous retiendrons ici.

L'unanimité sur l'utilisation du nom des Écrins pour l'ensemble du massif n'a pourtant duré qu'un temps, car, surfant sur le succès du nom, on constate une tentative inverse, réductrice cette fois, de récupération pour le seul canton de l'Argentière-la-Bessée, nouvellement nommé Pays des Écrins. Le message se brouille à nouveau. Que sont donc ces fameux Écrins que le Parc avait réussi à imposer ? Ils trônaient fièrement au centre du parc et de leur massif et se verraient rejeter en limite d'un pays qui porterait leur nom dans un but de promotions économique et touristique ?

Mais après tout, peut-être est-ce tout simplement la réponse du berger à la bergère, à tous ceux qui voudraient que le Pelvoux fût en Oisans alors qu'il est en Briançonnais !

Notes

(1) Les Écrins n'ont été découverts que tardivement par les géographes du XIXe siècle, alors qu'ils étaient pourtant le point culminant de la France. Ils sont situés en fait aux confins de l'Oisans et du Briançonnais, le point culminant lui-même étant déjà complètement en Briançonnais. Ils étaient parfois nommés Pointe des Arsines par les locaux.



013 Zoom sur le Pré de Mme Carle entouré de Hautes Montagnes le Mont Pelvoux, l'Ailefroide, la Barre des Ecrins et la Montagne des Agneaux...


014 ...et sur le fonctionnement d'un refuge là-haut sur la montagne....


015 ...pour moi c'est terminus, pour les randonneurs ou les alpinistes avec l'accès a 2 refuges....


016 ... du Glacier Blanc et des Ecrins


017 ... au régime nature les marmottes


018 L'extrémité du Glacier Blanc


019 La Barre des Ecrins


La haute vallée de Pelvoux aux sommets

...La remontée du cône de déjection du Riou Blanc qui dévale parfois dangereusement de la crête glaciaire de Séguret-Foran et de Monêtier, donne accès au Pré de Madame Carle à 1850 m. Vaste plan, connu verdoyant avant le petit âge glaciaire des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, c'est maintenant un lit de cailloux où divaguent les multiples bras du Torrent de Saint-Pierre. Le Glacier des Violettes domine le Pont du Ban au début du Pré de Madame Carle. Certaines années l'avalanche qui en descend coupe la route et reste visible jusqu'au mois d'août. Le fond de la vallée est barré (le mot est juste !) par les ... Barre des Écrins (4102 m), Barre Noire (3751 m) et Barre Blanche (3698 m), et, la Grande Sagne (3660 m), qui dominent le Glacier Noir, encore caché. Le Glacier Blanc apparaît encore discrètement sur la droite.

La route se termine à l'amont du Pré de Madame Carle, près du Refuge Cézanne à 1874. Le secteur s'est doucement boisé durant le XXe siècle, offrant un genre d'oasis aux nombreux visiteurs du lieu et des glaciers. Car, nous y sommes ! Encore quelques centaines de mètres à marcher, et c'en est fini du plat, on aborde les chemins de montagne, certes, faciles et très fréquentés en été, mais chemins de montagne tout de même, donc à aborder avec les chaussures adéquates.

On découvre d'abord le Glacier Noir, dont la partie inférieure s'enfonce de plus en plus sous sa moraine de cailloux, au point que l'on distingue de plus en plus mal les limites du glacier. Le chemin remonte sa moraine latérale jusqu'au pied de la Barre des Écrins, laissant à main droite le chemin du Glacier Blanc. On est face aux versants nord du Pelvoux  (3943 m), du Pic Sans Nom (3913 m) et de l'Ailefroide (3954 m), cette dernière est surtout visible durant la montée. L'oeil est attiré par un collet à gauche du Pic Sans Nomle Coup de Sabre, très bien décrit par son nom. De l'autre côté du glacier, la face est du Pic Coolidge (3775 m) a belle allure. Son voisin, le Fifre (3699 m) qui domine le Col des Avalanches (3499 m) est plus rébarbatif. Derrière, la très himalayenne face sud des Écrins  nous écrase de toute la hauteur de ses 1600 m. Vers l'aval, se détache l'arête reliant le Pic des Pavéous  (3384 m) au Pic de Clouzis  (3465 m), alors que l'on a pu apercevoir la Montagne des Agneaux(3664 m) en se retournant durant la montée.

020 A côté du pont des Claux une Via Ferrata au-dessus du torrent


022 La Chapelle Ste Hippolyte à 1500m. d'altitude où l'on doit avoir une belle vue sur la vallée de la Durance


023 Une église dans la vallée, une autre à Puy St Pierre et la Crête de Peyrolle pas loin du Col du Granon, prochaine ascension


024 J'ai bien fait de venir rouler sur une autre terre de vélo, loin de l'Ardèche...


025 St Chaffrey à l'heure d'une pause avant d'attaquer le Col du Granon avec surement Le Grand Aréa pas loin du Col du Granon


026 Une autre activité sportive le canoë kayak sur la Guisane ou la Durance


027 Demandez le programme !.. Et bien au menu 11.4kms d'ascension avec 1050m. de D+ soit 9.2% de moyenne


027a Profil du Col du Granon


027b Montée du Granon vue du côté des Ecrins


028 Le compte à rebours a démarré 11kms du sommet, avec un petit 8.9% pour s'échauffer....


029 Piste de décollage pour tutoyer les sommets....


030 ...à couper le souffle,.. et ce n'est pas fini !!!...


031 Il ne faut louper ce point ravitaillement en eau aux Tronchets, le seul que j'ai vu dans cet ascension


032 Montagne des Agneaux, Pic de Dormillouse, Pointe des Arcas... et bien d'autres pics qui culminent vers 3400m. d'altitude


033 Chardons argentés avec le Petit et le Grand Aréa


034 Zoom sur les chardons et rappel du dicton "Qui y court s'y pique !!!..."

035 ça se corse une fois passé la moitié de l'ascension avec un 11% à l'affiche


036 la chenille du petit paon de nuit n’a pas peur du jour ( pas doublé par un escargot, même si je ne montais pas très vite..)


036a le petit paon de nuit devenu papillon

http://www.papillon-en-macro.fr/saturniidae-pavonia.htm

envergure environ 5-7 cm, le vol de nuit pour la femelle et parfois de jour pour le mâle de mars à  juin


038 On voit bien que c'est un peu plus que du faux-plat sur la photo...


039 A 2 kms du sommet j'ai été rejoint par un cycliste randonneur drômois qui a laissé sa tente et sa remorque au camping de Briançon pour une échappée belle au Col du Granon***


040 La route qui semble partir surfer sur la crête de Peyrole


041 Et voilà Philkikou pris en photo par le cycliste drômois après 1h43' d'ascension soit une moyenne de 7.2km/h


***Col du Granon : informations et profil

http://velomontagne.over-blog.com/article-col-du-granon-informations-et-profil-124447403.html

Le col du Granon situé dans le département des Hautes Alpes (05) fait partie des poids lourds des ascensions françaises mais ne jouit pas de la même notoriété que le col du Galibier ou le col de l'Izoard à proximité. Et pour cause, le Tour de France ne l'a visité qu'à une seule reprise, c'était en 1986 avec la victoire de Edurado Chozas à son sommet. Il fut la plus haute arrivée en altitude de l'Histoire du Tour de France avant d'être dépassé par le col du Galibier (2642m) en 2011.

Il n'est goudronné que sur un seul versant, celui au départ de Briançon. L'autre versant au départ de la vallée de la Névache est accessible en VTT.

Le sommet culmine à 2404m d'altitude (le panneau indique 2413m), il fait ainsi partie des plus hautes ascensions françaises.

Son profil offre une des rampes les plus difficiles de France sur les 11,5 derniers kilomètres à partir de Saint Chaffrey.

Au départ de Briançon, l'ascension est longue de 16,5 kilomètres.

Les 5 kilomètres entre Briançon et Saint Chaffrey sont communs avec l'ascension du col du Lautaret (2058m), cette partie est très fréquentée parles voitures et n'est pas très agréable. Heureusement, les pourcentages sont plutôt faibles (aux alentours de 4 à 5%).

Le col du Granon est indiqué sur des panneaux et on ne peut pas louper la sortie de cette route fréquentée.

Dès qu'on quitte la route du col du Lautaret, le contraste est saisissant avec cette tranquillité au niveau de la circulation. Un court faux plat nous fait entrer dans Saint Chaffrey puis on tourne à droite et là c'est parti !

Une rampe de 11,5 kilomètres à 9,3% de moyenne s'offre devant vos roues.

Le profil est à peu près similiaire à celui de l'ascension du Mont du Chat (1504m) par Le Bourget du Lac.

 

042 Un peu de repos et de répit pour savourer cette bonne tarte et ce paysage grandiose !!!


043 Un petit tour instructif à la table d'orientation en commençant Plein Sud


044 Les 3 Pics dominant Briançon


045 Le grand Aréa tout proche et des sommets mythiques du côté des Ecrins


046 ... Grandeur Nature avec le Fort de Granon en contre-bas


047 Il était une fois dans l'Ouest des sommets à la pelle !!!


048 A plus ou moins 4000m les sommets du massif des Ecrins


049 La Roche Gauthier et les sommets de l'autre côté de la Vallée de la Clarée


050 Il n'y a pas que moi qui admire le paysage et le sommet du Prorel cherchez la marmotte !!!... ( avec un zoom pour vous aider..)




051 Après l'arrêt marmotte je prends un moment pour profiter du paysage avant de plonger dans la vallée


052 Briançon niché à la jonction de la Guisane et de la Durance***


***La Durance

http://www.notreprovence.fr/provence_riviere_durance.php

La Durance prend sa source dans les Hautes Alpes, à 2632 m d'altitude, au mont Chenaillet, près du col de Montgenèvre et donc de la frontière italienne. Longue de 305 kilomètres, la Durance est le second plus grand affluent du Rhône, juste après la Saône. Son bassin couvre plus de la moitié de la région Provence Alpes Côte d’Azur, avec près de 14.200 km². La vallée de la Durance trace une route du Nord au Sud qui traverse quatre départements et plateaux, tous chargés d’histoire. C'est la véritable colonne vertébrale de la Provence : des Alpes à la plaine de la Crau, la Durance traverse l'actuelle Provence-Alpes-Côte-d'Azur. La Durance fournit 75% des besoins en eau de la PACA.

La Durance, qui prend sa source au cœur des Alpes, a d’abord un aspect de torrent avec un fort débit, jusqu’à la confluence avec l’Ubbaye. Elle traverse la ville fortifiée de 
Briançon, et suit la vallée en récupérant les eaux du Briançonnais et celles du Queyras avec Guil, qui possède de somptueuses gorges, les Gorges du Guil. Au niveau de la place forte Vauban de Mont-Dauphin, la faille de la Durance permet à la Fontaine Pétrifiante de Réotier en rive droite de voir le jour, site insolite naturel, et le Plan de Phazyen rive gauche de la Durance. La pente suivie par la Durance est pentue jusqu’à Embrun, où elle pénètre dans le barrage de Serre-Ponçon. Ce barrage fut créé en 1961 pour lutter contre les caprices de la Durance, avec son fort débit lors des pluies diluviennes, accompagnées par la fonte des neiges.

Plus en aval, la Durance récupère les eaux d’affluents tels que 
le Buëch, le Jabron, la Bléonedu côté de Chateau-Arnoux-Saint-Auban, l'Asse en aval d'Oraison, mais surtout le Verdon à hauteur de Vinon-sur-Verdon, qui arrive du col d’Allos. A partir de ce moment, la Durance change d’orientation, et se dirige vers Cavaillon, rejoint par le Calavon qui se jette à proximité d’Avignon avec une orientation Est-Ouest, puis l’orientation devient étrange en bifurquant vers le nord-ouest. En effet, auparavant, la Durance franchissait les Alpilles par Lamanon, avant d’aller se jeter dans l'étang de Berre. Aujourd’hui, cette ancienne route s’appelle la Crau, que les hommes ont essayé d’irriguer grâce au Canal de Crapone au XVIème siècle, du nom de son ingénieur provençal, Adam de Craponne .

Au 19ème siècle, alors que la cité marseillaise devait souvent faire face aux épidémies et aux secheresses, il fut décidé de mener l'eau de la Durance vers la cité phocéènne, grâce à la construction du 
Canal de Marseille, ouvrage important qui fonctionne encore aujourd'hui, et offre des joyaux tels que l'Aqueduc de Roquefavour !


Sur le pays de la Durance, à la fois alpin et provençal, une grande diversité culturelle est née. Pendant sa descente vers le Rhône, la Durance arrose sur son passage des plaines fertiles ainsi que de grandes villes telles que Briançon et Embrun, Sisteron et sa Citadelle, Pertuis ou encore Cavaillon et se jette ensuite dans le Rhône à quelques kilomètres d'Avignon. La Durance est le pays des écrivains : Jean GionoPaul Arène, René Frégny...

Autrefois, la Durance était réputée comme étant infranchissable, à cause de son fort débit et de sa grande largeur. On disait même : 
le mistral, le Parlement (d'Aix-en-Provence) et la Durance sont les trois fléaux de la Provence ! La Durance servit de frontière pendant la période romaine et devint ensuite, à l'époque du Moyen-âge, le meilleur moyen pour le transport du bois. Mais la Durance est toujours en crues, et notamment entre 1843 et 1856, période durant laquelle les plus gros ravages sévissent, sur les cultures mais aussi sur les habitations. L'idée d'un barrage naît alors à cette époque, mais ne sera réalisé qu'en 1961, à Serre-Ponçon. Ce barrage nécessita 6 années de travaux ainsi que la destruction de plusieurs villages et hameaux, aujourd'hui enfuis sous les eaux ! Le barrage constitue un immense réservoir pour l'irrigation de la vallée de la Durance. C'est à ce jour le second plus grand lac artificiel d'Europe !

Aujourd'hui, la Durance est beaucoup plus calme et moins large, et ne constitue plus une menace pour les habitations voisines. Elle est devenue une des portes d'accès les plus fréquentées des sports d'hiver. On y retrouve les plus belles stations de ski de France, notamment Serre Chevalier, Montgenèvre... A nous, provençaux, de ne pas oublier que la Durance aura été durant des siècles une grande route de transhumances humaines avec entre autres les Vaudois, Gavots et Radeliers... 

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Belle balade Franco / Italienne par Monts et par Vaux en vélo

Par PhilKiKou - 27-11-2017 06:07:28 - 5 commentaires

 

En revenant de vacances familiales à Gênes, le passage par le Col de Montgenèvre et Briançon m'a donné la destination pour ma sortie vélo estivale : ce sera BRIANCON avec un projet qui remonte à la surface : celui de découvrir la Vallée de Clarée.

Je passe quelque temps sur Openrunner pour ébaucher un projet d'itinéraire pas forcément avec l' Izoard déjà gravi par le versant Sud  ou le Galibier avec le Col du Lautaret loooooong et un peu indigeste.

Avec la Vallée de la Clarée me vient l'idée de faire tomber les frontières et de programmer une sortie à la sauce Italienne en essayant de prendre un maximum de routes tranquilles PAR MONTS et un minimum de grands axes très fréquentés PAR VAUX.

Ce parcours me permettra donc de découvrir la Vallée de la CLAREE, passé en Italie par le COL de l'ECHELLE pour rejoindre BARDONECCHIA et la Vallée de la DORIA RIPERA que je suivrais jusqu'à SUSA, où je changerai de développement pour m'attaquer au COLLE DELLE FINESTRE et prendre une route à plus de 2000m . qui mène à SESTRIERES pour rentrer par CESANA TORINESE et le COL DE MONTGENEVRE. Cà c'était le plans initial, il y aura quelques variantes sur le terrain....



La veille je fais au préalable et en préambule une visite de la ville de BRIANCON chargée d'histoire !!!...

 

01 Visite et Resto dans la vieille ville....


*** Briançon

Département des Hautes Alpes - Population : 35.647 h. - Altitude : 1.321 m.
 A l'intersection des N91 et N94, à 87km de Gap, 116km de Grenoble et 125km de Torino (Italia). 

Avec son climat béni des Dieux ("300 jours de soleil par an"), idéal pour se refaire une santé, Briançon est un "haut-lieu de traitement des maladies respiratoires" et peut également s'enorgueillir d'être la "ville la plus haute d'Europe". 

Dans son écrin de très hautes montagnes, dont certaines dépassent les 4000 mètres, protégé par plusieurs forts militaires encore en parfait état, Briançon est un joyau qui se mérite, surtout pour les amateurs d'histoire qui voudront visiter sa "ville haute" fortifiée par Vauban. 

L'idéal est de se garer sur le parking supérieur, d'où vous n' aurez plus qu'à pénétrer dans la vieille ville par une des portes qui s'ouvrent dans l'épaisse muraille d'enceinte. 
Avant de descendre (au lieu de monter !) explorer les ruelles en pente de cette si fameuse "cité Vauban. Et vous ne serez pas déçu, à condition d'aimer marcher et de porter de bonnes chaussures. 

Prenez le temps de faire le tour complet des remparts, vous ne manquerez ainsi aucune des merveilles à voir à Briançon : plusieurs superbes fontaines très anciennes, une sublime "Maison des Templiers", une magnifique église baroque (la Collégiale)… ou tout simplement de jolies façades pastel ou de tranquilles placettes. 

http://www.provenceweb.fr/f/hautalpe/briancon/briancon.htm

 

LES PORTES

http://www.ville-briancon.fr/les_portes.html

 

Les portes de la ville faisait l'objet d'un soin particulier dans la défense des places fortes. Il fallait pouvoir aller et venir en temps de paix tout en contrôlant les accès et pouvoir les fermer complètement en cas d'attaque ennemie.

 

PORTE DE PIGNEROL

Ancienne porte de cime de ville ou de Piémont, elle ferme le haut de la ville. Elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « d’Artagnan » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance.

Sur les principes de Vauban et afin de montrer la grandeur du royaume, elle offre à la vue de l’ennemi un majestueux décor à bossage de style classique composé de deux pilastres et d’un fronton triangulaire.

PORTE DAUPHINE

Ouverte au début du 20e siècle pour rendre l’accès de la vieille ville possible aux voitures, elle reproduit le modèle classique des portes des places fortes avec un faux pont-levis et un décor de pierre de taille.

PORTE D’EMBRUN

Ancienne porte du pied de ville, elle donne l’accès au bas de la ville. Comme celle de Pignerol, elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « Saint-Mars » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance. Deux ponts-levis successifs améliorent sa défense.

PORTE DE LA DURANCE

Autrefois protégée par un petit fossé et un pont-levis, elle fermait la ville sur le front de la Durance. Elle permet d’accéder au chemin qui monte au fort des trois Têtes. Construite en pierre de taille, elle est ornée d’un jeu de pilastres et amortissements.

Ces trois premières portes font partie de l’ensemble fortifié de Briançon inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Fortifications de Vauban.

 

PORTE MÉANE

Elle permettait au Moyen Age de franchir l’enceinte de défense que formaient les maisons. Elle donne accès à la rue du même nom qui conduit au milieu de la ville. Elle a été restituée au 20e siècle lors de la restauration de la maison qu’elle jouxte.



FORT DU CHÂTEAU

http://www.ville-briancon.fr/monument_fort_chateau.html

Construit sur le rocher dominant la cité Vauban, cet ouvrage connut de nombreuses modifications au cours des siècles.
D'abord château fort médiéval au temps des Dauphins, il fera l'objet de nombreux projets qui aboutiront à sa transformation au 19e siècle..Fermé au public, l'édifice peut être découvert à l'occasion de visites guidées du Patrimoine.



03 et la COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS


COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS

http://www.ville-briancon.fr/collegiale_notre_dame_et_st_nicolas.html

La Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas domine les remparts de Briançon. Son histoire est fortement liée à la politique catholique de Louis XIV et donc à l'importante présence militaire dans la ville aux 17e et 18e siècles.

 

LES FORTIFICATIONS DE VAUBAN

http://www.ville-briancon.fr/les_fortifications_de_vauban.html

Les fortifications de Vauban à Briançon sont inscrites depuis juillet 2008 sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l'humanité aux côtés de onze autres sites français regroupés au sein du Réseau des Sites Majeurs de Vauban.

 

Le fort des Salettes

Ce fort a été envisagé par Vauban dès 1692 pour occuper le replat du Poët, dominant dangereusement la ville. Sa réalisation, à partir de 1709, fut guidée par les plans établis de son vivant.

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=> Voilà, le décor est planté, les acteurs sont prêts, en route pour une journée découverte

*parti à 6h55

02 ... avec le Pont d'Asfeld et les anciens Forts des 3 Têtes encore dans l'obscurité


Le pont d’Asfeld

Véritable ouvrage d’art, alliant prouesse technique et esthétique, ce pont a été construit afin d’assurer la liaison entre la ville haute et les forts situés sur la rive gauche de la Durance.



Le fort des Trois Têtes

Pivot du système défensif de Briançon, ce fort imposant a remplacé à partir de 1721 le camp retranché sur le plateau des Trois Têtes, jugé si important par Vauban pour la défense de la ville.



Le fort Dauphin

Conçue comme sentinelle avancée de la chaîne de fortifications, cette position assurait le croisement des feux avec le fort des Salettes afin d’interdire l’accès à la ville depuis le chemin du Piémont.



Le fort du Randouillet

Situé sur une position plus étroite et escarpée que les autres ouvrages, ce fort se développe sur trois plates-formes. Son rôle principal était d’empêcher une attaque de l’assaillant depuis les crêtes.

La communication Y

Ouvrage atypique dans l’histoire de la fortification, ce passage couvert avait une double fonction : assurer la communication du fort des Trois Têtes avec celui du Randouillet tout en barrant le vallon de Fontchristiane. 



04 Départ un peu avant 7h du mat' direction la Vallée de la Clarée encore dans l'obscurité


05 Y'a pas que moi qui suis matinal... Une montgolfière qui se prépare elle aussi à une belle balade

 

06 Forte tua : C’est la tienne, peut-être que c'est mon heure... pour se balader

...et non pas Forte TVA (citations latine d'Emmanuelis Macronos )


 

07 L'église de Val des Prés encore à l'ombre. Le soleil arrive...


08 ....dans la vallée et à Névache


09 Fini la montée en faux-plat... au bout de 20kms et à partir de Névache ça grimpe bien...


10 ...pour arriver à la Chapelle de Bon Secours avec les Pointes du Queyrellin en fond d'écran


11 Zoom sur les crocus en bordure de route


12 Quel pied ces routes et ces paysages !!!


13 Un petit air Canadien avec les Pointes du Queyrellin et la Pointe des Cerces


A la fin de la montée à 2000m d'altitude, discuté avec un cycliste Italien qui me parle qu'il va aller dans la Vallée Etroite après le Pas de l'Echelle, et me confirme que les 8 derniers kms du Colle delle Finestre ne sont pas goudronnés, mais que çà passe en vélo de route.

Par contre changement de programme pour la route des crêtes de l'Assietta qui n'est possible qu'en VTT... Il faudra que je descende par Balboutet en prenant la route principale de Sestrière, ce qui ne m'enchante pas à cause de la circulation.

 

14 ...tout simplement beau...


15 Chalets de Fontcouverte, la Clarée et la Pointe des Cerces


*VAL CLAREE : 1h54 / 31kms / D+ 793m

 

 

16 En poursuivant en rando pédestre....


17 une prochaine fois...


18 ...et au milieu coule une rivière...


19 Chalets de Fontcouverte avec sa chapelle


20 La Grande Chalanche...


21 ...en montant au Col de l'Echelle

 

 

L’origine du nom Clarée

D’après le livre de Rostolland, la Clarée doit son nom à la transparence de ses eaux, et à sa pureté qui rappelle celle du cristal.
On l’a appelée aussi: Claire, Clairée, Clairet.
Avant on l’appelait "Aqua de Névachia", ou "l’eau de Névache".

 

A Val des Prés, la rivière de 30 kilomètres, qui descend du col des Rochilles, perd son nom de Clarée à son confluent avec le petit ruisseau "la Durance" qui descend de Mont-Genèvre, alors la Clarée prend le nom de Durance.

Cette injustice a frappé tous ceux qui ont étudié l’hydrographie du Briançonnais.

Pourquoi cette injustice ?

La raison historique ...

Quand les premiers voyageurs traversèrent les Alpes, ils passèrent par la vallée de la Dora Riparia. Une fois au col du Mont-Genèvre, ils suivirent un petit cours d’eau qui descendait sur l’autre versant du col, et ils la nommèrent Durance (même racine que Dora). Arrivés aux Alberts, ils furent surpris de voir que le petit ruisseau qui leur avait servi de guide se jetait dans une "grande rivière aux eaux sans pareilles". Mais comme cette rivière venait du Nord, elle était inutile pour eux et, comme ils ne savaient pas son nom, ils continuèrent à l’appeler Durance.

...et la raison poétique

D’après Henri Rostolland, le cours d’eau ne doit plus s’appeler Clarée après Val des Prés parce qu’après, elle est moins claire et moins pure.

..."Pour comble d’infortune, tu aurais perdu ta pureté qui rappelle celle du cristal et tu n’aurais plus été digne d’être appelée Clarée..."

http://ecole.nevache.free.fr/Claree/injustice.htm



Une vallée préservée

Les vallées de la Clarée et de la vallée Étroite ont profité de leur éloignement pour conserver leurs caractères naturels et sauvages.

Classée au titre des Sites Naturels depuis 1992, la Clarée a connu depuis 1906 de nombreux classements au titre des monuments historiques et des sites.
Ce classement reconnaît la qualité exceptionnelle de cet ensemble, tant sur le plan culturel que naturel.

Cette protection a été demandée par les habitants de la vallée pour la protéger d’un projet autoroutier puis ferroviaire. Dans les années 70, un projet autoroutier reliant Fos-sur-Mer à Turin passant dans la Clarée et sous le col de l’Échelle voit le jour. Indignés, les habitants se mobilisent sous l’impulsion d’Émilie Carles. Un de leurs faits marquants est la manifestation en juillet 1975 à Briançon pour protester contre le projet avec le slogan « Des moutons pas de camions ».

Suite au tapage médiatique, le projet est abandonné pour mieux ressortir au début des années 80 sous forme ferroviaire. C’est là qu’est créé le Collectif de Défense de la vallée de la Clarée qui a milité pour le classement des deux vallées. Depuis, le Collectif veille toujours et la vallée de la Clarée a vu sa protection renforcée par l’intégration au réseau Natura 2000 et par sa candidature à l’obtention du label Grand Site de France.

 

La vallée, ses villages et ses hameaux

À l’entrée de la vallée de la Clarée, à 7 km de Briançon, se situe Val-des-Près. Composé de 3 hameaux : La Vachette, Le Rosier et le Chef-lieu, le village a su garder son caractère montagnard et surtout son esprit villageois. À Val-des-Près, vous pouvez prendre le temps de prendre votre temps. Respirez, soufflez, profitez, revitalisez-vous !

En remontant la Clarée, découvrez Névache, un bijou au naturel.

 

C’est un petit village authentique qui s’étire depuis le hameau de Plampinet jusqu’à celui de Ville-Haute, égrenant sur sa route Le Roubion, Sallé, Le Cros et Ville-Basse. Névache garde ses secrets pour les amoureux de la nature. Une nature préservée, un village qui a su garder son charme, des villageois sympathiques, Névache est la destination idéale pour un séjour en famille, sportif ou encore pour les contemplatifs… Venez au cœur de la nature pour de nouvelles aventures !

En continuant après Névache, en navette, en voiture, en vélo ou à pied l’été, en raquette ou en ski l’hiver, explorez la Haute Vallée sauvage de la Clarée. Vous pourrez admirer l’architecture des chalets d’estive, qui veillent sur les sentiers menant aux lacs, sommets et alpages enchanteurs.

Dans chaque hameau, découvrez un patrimoine préservé. Des chapelles, des églises et des cadrans solaires se dressent tout au long de la vallée. Chaque hameau vous réserve ses secrets et son histoire.

 

La Clarée, une rivière magique

La Clarée prend sa source sous le seuil des Rochilles, au niveau du lac de la Clarée à 2 433 m d'altitude jusqu'à sa confluence avec la Durance, 32 km plus bas, au pont des Amoureux, juste avant la Vachette.

Au fur et à mesure de sa course le petit torrent se fraye un chemin à travers les reliefs. D’abord très étroit, le lit de la future rivière s’élargit. Les dépressions du lit provoquent mouvements d’eau, tourbillons, rapides et cascades dont la plus emblématique se trouve à Fontcouverte (6 km après Névache).

Le sentier qui longe la Clarée depuis la plaine de Plampinet jusqu’à sa source en altitude, permet des promenades douces et variées au bord d’une eau claire et limpide, laissez-vous séduire par l'éclat d'argent de la Clarée.

Repaires des truites fario, cette rivière d’argent, aux eaux sans pareil est le paradis des pêcheurs. Elle figure parmi les rivières les plus poissonneuses et les plus captivantes qui soient. Beaucoup la classe comme « La » rivière des Hautes-Alpes.

D’autres animaux vivent aux abords des torrents et rivières tel que le cincle plongeur. Ce petit oiseau marche au fond de l’eau, s’agrippant aux cailloux à la recherche de nourriture, larves et autres insectes aquatiques. Restez discret et vous pourrez apercevoir son ballet aquatique.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-de-la-claree/



22 La vallée étroite après le bout du tunnel, un extra par rapport au programme initial


 

*VALLE ETROITE : 3h10 / 56kms / D+ 1234m

 

23a Place à la rando ou au VTT....


 

24 ...après le hameau des Granges...


25 ... avec le Mont Thabor au fond de la Vallée Etroite


26 Que l'embarras du choix pour les randos


27 Un bon raidar pour monter aux Granges








La Vallée Etroite : une vallée Franco-Italienne

La vallée Étroite est une vallée franco-italienne, rattachée à la commune de Névache par le traité de paix de 1947. Les rares habitants, bien souvent, ne sont pas Français mais Italiens mais l’administration reste française. Une situation originale, car pour téléphoner en France, enfin, en vallée Étroite, il faut faire le numéro international.

Tournée vers la plaine du Pô, cette enclave française en territoire italien constitue une exception au dessin des frontières basée sur le principe ancien de la ligne de partage des eaux.

Alors n’hésitez plus à aller à la découverte de cette vallée sauvage qui vous réserve bien des surprises ! Laissez-vous séduire par la magie des couleurs dolomitiques au soleil couchant et par la fraîcheur d’un joli torrent de montagne. Au détour d’un sentier, dissimulé entre éboulis et mélèzes, laissez-vous surprendre par l’étonnant « Lago Verde »

Accessible l’été par le col de l’Échelle, l’hiver, la vallée Étroite est accessible en voiture, uniquement par l’Italie via Bardonecchia. Les plus confirmés pourront s’y rendre en ski de randonnée ou en raquette par le col des Thûres au départ de Névache, mais attention aux risques d’avalanches fréquents sur cet itinéraire !

Partez à la découverte de l’histoire de cette vallée, en suivant le sentier thématique des Granges à l’entrée de la vallée Étroite. L’itinéraire permet une jolie balade le long du ruisseau, dans une forêt de pins (plan disponible à l’Office du Tourisme).

«Allora benvenuti a tutti nella Valle Stretta»

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/

 

Le Mont Thabor, sommet emblématique de Névache

Le mont Thabor est le plus haut sommet accessible de la commune de Névache s'élevant à 3 178 m. Jusqu'en 1947, le mont Thabor marquait la frontière entre l'Italie et la France. Entouré depuis toujours de mystère, son nom aurait été donné à ce sommet par un pèlerin de retour de la Terre sainte, en souvenir de l’endroit de Palestine où a eu lieu la transfiguration du Christ.

Ce sommet est idéal pour gravir un « 3 000 » facile. Au départ de la vallée Étroite ou de Laval, à la journée ou en itinérance sur plusieurs jours en parcourant le GR 57 « Autour du mont Thabor », plusieurs possibilités s’offrent à vous.

Plus d’informations sur les randonnées autour du mont Thabor : www.refugesclareethabor.com.

En arrivant au sommet du mont Thabor, vous découvrirez des paysages d'une beauté rare, des prairies, le lac du fond de la vallée de Perron et une vue à 360°.
Vous pourrez également visiter la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, à proximité du sommet du mont Thabor. Datant du XVème siècle, c’est un ancien lieu de culte, plusieurs fois détruit, et toujours reconstruit. Le bâtiment actuel appartient à la communauté italienne du Mélézet. Des pèlerinages ont encore lieu dans cette chapelle.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/



28 Avant Bardonecchia la Punta della Mulattiera


29 La Vallée de Dora Riparia et le village de Salbertrand après avoir pris un peu de hauteur pour aller...


30 A la chapelle de Montcelllier après 3kms de montée et l'arrêt du goudron ( heureusement car j'avais prévu de monter à plus de 2000m. ce qui m'aurait fait rentrer à Briançon tard dans la nuit...


31 Exilles et son fort ***


Forte di Exilles

Le Fort d´Exilles, un des monuments les plus anciens de la Vallée de Suse, est un des rares exemples de "château de rue", une construction défensive articulée en différents circuits murés défendant une zone interne et une barrière externe. Exilles garantissait le contrôle stratégique sur l´axe de la route qui, depuis le Piémont, portait en France en passant par le col de Montgenèvre. Au début du XVIIe siècle, le fort modifie son aménagement précédent en se transformant en une forteresse avec des remparts. On raconte que justement à cette époque, entre 1681 et 1687, un mystérieux personnage passé dans l´histoire sous le nom du "Masque de Fer" vécut entre ces murs. Au début du XVIIIe siècle, le château fort d´Exilles a subi d´imposants travaux de restructuration et de modernisation parmi lesquels la modification du front défensif vers la France. Complètement détruit par les français après le traité de Paris en 1796, le Fort fut reconstruit comme vous pouvez le voir actuellement entre 1818 et 1829 par le Roi de Sardaigne, qui avait repris possession de ses terres.
Entièrement reconstruit, le Fort d´Exilles est devenu le "Musée de soi-même" et il abrite une partie des collections militaires du Musée National de la montagne de Turin comme les uniformes militaires des troupes alpines ainsi que des esquisses, des cartes et des images qui racontent l´histoire du fort et de l´architecture militaire des Alpes Occidentales.

http://www.piemonteitalia.eu/fr/gestoredati/dettaglio/445/beni-architettonici/938/forte-di-exilles.html



32 Autoroute de montagne dans cette vallée qui alterne viaducs impressionnants et tunnels avec des villages juste au-dessus : Adieu la tranquillité, bonjour la pollution !!!


33 Après quelques kilomètres dans la vallée je prends les roues du Giro à partir de Susa à 500m d'altitude...


*SOUSA (Altitude 500m.) : 5h11 / 107kms / D+ 1600m

 

33a Profil Colle delle Finestre


34 pour monter au Colle delle Finestre, col réputé par sa beauté, sa difficulté et ses 8kms non goudronnés qui pointe à 2178m. d'altitude


35 Après le passage dans le village de Méana de Susa, rentré dans des sous-bois très agréable...


36 ... et des lacets dont je ne me lasse pas


37 Vue aérienne sur la vallée et Susa


38 A partir d' Il Colletto un chemin forestier pour atteindre le Colle delle Finestre


39 Un arrêt à l'Alpe Casette pour faire le plein d'eau, car pas de fontaine sur cette montée...


40 ...sauf quelques ruisseaux mais pas de quoi faire le plein


42 Le Colle est en vue ...encore quelques lacets à franchir


43 A 7kms du sommet ... le compte à rebours à démarrer sur la piste en terre


44 Un aperçu sur les derniers lacets avant d'atteindre le col...


45 Dernier lacet avec le Fort qui domine le Col encore masqué...


Pas facile de rouler sur cette piste forestière en terre. Cà demande plus d'énergie et plus de vigilance pour essayer de choisir la bonne trajectoire, et de croiser les doigts pour ne pas crever, ce qui sera mon cas !!!

46 Vue plongeante sur l'enfilade de lacets et la vallée


47 Arrivé au Colle delle Finestre... Une pause pour souffler et admirer le paysage


*COLLE DELLE FINESTRO (Altitude 2178m.) : 7h53 / 127kms / D+ 3287m

=>Montée en 2h42 / 20kms / D+ 1678m ( % moyen 8,4 )

48 la poussière, la fatigue et la sueur !!!


49 La Vallée de Chisone avec une vue sur La route des crêtes de l'Assietta en balcons, mais non goudronnée


Colle delle Finestre : informations et profil

Le colle delle Finestre ou col des Fenêtres en français, est une des plus belles et plus difficiles ascensions d’Europe.

Comme son nom l’indique il se situe en Italie dans la région du Piémont au nord-ouest de l’Italie tout proche de la frontière savoyarde et culmine à 2176m d’altitude..

Il relie le val de Suse au départ de Susa (Suse) au val de Cluson à Fenestrelle.

Le col du Finestre a très vite fait partie des ascensions mythiques du Giro et a endossé une renommée internationale grâce à son versant au départ de Susa.

Jugez plutôt, ce versant est long de 19 km à 9,2% de moyenne sans aucun répit et avec les 8 derniers kilomètres sur une piste non goudronnée pleine de caillasse.

Il rivalise en difficulté avec beaucoup d’autres ascensions ayant des pourcentages bien plus raides mais sur des distances plus courtes. De plus par rapport à ces ascensions, le paysage du col du Finestre est vraiment grandiose sur le final.

 

Pour en revenir à l’histoire du cyclisme sur ces pentes, ça va être assez rapide. Le Giro l’a découvert en 2005. Et cette ascension à elle seule a suffit à le faire rentrer dans la légende. Un suspense énorme, une ascension endiablée avec du mouvement dans la montée et la descente et une impression de remonter le temps (à tel point que des images en noir et blanc de cette ascension ont été diffusées) ont fait de cette journée du Giro 2005 une journée remarquable.

La seule chose que l’on peut regretter c’est le nom des acteurs de cette étape : Savoldelli, Simoni, Rujano, Di Luca, une belle brochette pharmaceutique ! C’est d’ailleurs assez triste de voir que Di Luca qui y est passé en tête au sommet a droit à deux stèles au sommet lui rendant hommage pour cette étape. Où est la logique ? Pourquoi rendre hommage à des dopés ?? Pourquoi mettre Di Luca au même niveau que ce cher Octave Lapize premier vainqueur du col du Tourmalet dans le Tour de France et qui a eu bien plus de mérite que Di Luca.

Enfin bon, je en vais pas basculer sur le sujet du dopage car ça risque de durer longtemps.

Pour continuer et finir la suite de l’histoire du col du Finestre avec le Giro, il a été de nouveau emprunté en 2011 dans ce qui reste aujourd’hui le Giro le plus difficile de l’histoire (en terme d’ascensions difficiles). Et au milieu des autres monstres du parcours de ce Giro 2011, il arrivait à s’imposer.

https://velomontagne.fr/colle-delle-finestre-informations-et-profil/

50 La descente est heureusement goudronnée


51 Un sentier qui part du Col pour aller vers le fort et les sommets voisins


52 Une beau ruban goudronné...


53 ...vers le Pian dell'Alpe et le Colle à gauche dans l'ombre


54 ... avant d'atteindre Balboutet...


55 ...et enfin la route de Sestrière à Pourières où je fais une pause Coca et Casse croûte


56 Les tremplins des Jeux Olympiques de Turin 2006


57 Le village de Fraisses avec la Punta Rognosa


58 Vue de Sestrières vers les sommets frontaliers gris pluie


*SESTRIERES : 9h27 / 155kms / D+ 3917m

59 Longue descente sur Cesena Torineso et remontée vers le Col de Montgenèvre par l'ancienne route tranquille pour les vélos


60 Montgenèvre et le Janus sous la pluie


61 Avant une arrivée au sec à Briançon avec le Pont d'Asfeld


*retour à Briançon à 20h30 avec les lumières allumées dans la ville et sur mon vélo après ce beau circuit alpin franco-italien. Une bonne douche, resto cafét., recharger les batteries avant de remettre çà le lendemain pour un nouveau circuit découverte... qui fera l'objet d'un deuxième billet

 

*BRIANCON : (hors pause) 10h57'10'' + 2h36' pause = 13h33' / 188,9kms au compteur / D+ 4530m

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Rivages … ou le naufrage d'hommes et de femmes devenus invisible à nos yeu

Par PhilKiKou - 14-11-2017 06:51:31 - 4 commentaires

http://www.dorafilms.com/article-788-rivages

 

...Une pensée pour ces hommes et ces femmes que l'on ne prend pas le temps de voir, d'échanger avec eux, et qui se préparent à passer un hiver dans la rue...

Se recroqueviller

Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux. 
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre. 
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.

                                              Monique MAITTE

 

2016 RIVAGES from dora films on Vimeo.

 

Que peut bien vouloir dire vivre à la rue ? Depuis tant de temps et par tous les temps ? Ils s’appellent Johnny, Monique, Jean-Luc. Ils comptent parmi les innombrables silhouettes anonymes qui hantent nos cités.

Et si on prenait le temps de nous arrêter auprès d’eux pour faire connaissance ? Histoire de reconnaître chacun dans sa singularité en allant au-delà des clichés qui collent à leur peau. Et qui nous empêchent de les voir tels qu’ils sont et deviennent, avec pour chacun ses rêves, ses blessures, ses amours, ses difficultés à traverser le plus ou moins sale temps donné à vivre. Partageant ainsi notre humanité commune.

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http://www.montmiandonfilms.org/?Rivages

Que reste-t-il lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, les amis, le travail et que l’on vit dans la rue (certains des personnages disent par choix, mais ce n’est pas si sûr) ? Que reste-t-il sinon l’humain ?

C’est bien ce que nous dit Simone Fluhr avec des personnages filmés à bonne distance, la parole respectée par le montage et le rythme du film qui nous laisse le temps d’entendre ce qui est dit, sans manipulation de sentiments ou artifice. (Et l’Ill - la rivière qui traverse Strasbourg - qui coule comme une métaphore du temps et de la vie). 
La singularité de chaque témoignage peut ainsi s’exprimer pleinement et nous sommes saisis par la force, l’intelligence et l’inventivité dont les trois personnages font preuve, par leur humanité pleine et entière malgré des conditions qui les abiment physiquement.

 

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http://www.dna.fr/culture/2016/11/17/la-plus-grande-des-solitudes

Le documentaire s’ouvre sur une rue drapée des décorations de Noël, à Strasbourg. La nuit est tombée, il fait froid. Johnny embarque son barda pour aller dormir sous un pont, au bord de l’Ill.



Il se glisse méthodiquement dans deux sacs de couchage enfilés l’un dans l’autre, tire son bonnet sur la tête et les yeux, ajuste une couverture, rabat un premier capuchon, puis un second sur son visage qui s’efface. Referme le tout et se coupe du monde. Une chrysalide se forme sous nos yeux, comme si cet homme remontait le temps, voulait s’extraire du monde qui l’entoure.


Simone Fluhr pose cette question : que reste-t-il de notre humanité lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, le travail, les amis, le logement ? Lorsqu’un homme se retire ailleurs, dans une autre dimension, au ras des pavés, referme sur lui les lambeaux d’une vie douloureuse ?


Simone Fluhr témoigne et fait témoigner, c’est tout

Il reste tout ce qui fait l’homme. Simone Fluhr s’attache à le démontrer, sans pointer du doigt une quelconque responsabilité. Elle témoigne et fait témoigner, c’est tout. D’une manière attentive et patiente, où l’exigence de l’écoute commande le mouvement de la caméra (tenue par Aline Battaglia). Où les silences nombreux et les plans de coupe ne rompent pas le mouvement, mais soulignent le propos, comme ces doigts engourdis par le froid et une santé malmenée.

C’est la marque de fabrique d’une réalisatrice qui a pris le parti d’écouter là où l’on considère trop souvent qu’il n’y a plus rien à entendre, parmi les demandeurs d’asile en bout de procédure hier, parmi les SDF en bout de course sociale aujourd’hui.

Johnny est un bourlingueur né au Danemark. Matelot dans la marine marchande, il a distribué et encaissé des coups dans le monde entier. Il connaît la rue depuis 30 ans : « C’est mon choix, c’est ma liberté ». Il est fort, fragile aussi. Et digne !  

Jean-Luc vit depuis 16 ans maintenant sous un pont, en périphérie du centre-ville. Il a pris la place d’un autre SDF, comme un bail précaire qui passe de locataire en locataire…


Plus personne ne le voit, les rares promeneurs l’ignorent ou forcent le pas.

Son père est mort tôt, sa mère ne l’a jamais aimé, dit-il. La drogue -l’héroïne- est passée par là, à 12 ans. Et la prison aussi. Le regard ailleurs, il raconte sa vie et son monde dans un décor de sous-verre collés aux parois du pont, de mantra bouddhiste et d’un mandala dont les couleurs se sont figées. Faut-il s’étonner qu’un Alsacien en rupture sociale prête tant d’importance à un « mandala », mot qui chez nous désigne un manteau ?


Elle rédigeait des vers sur des post-it et les collait sur le dos des passants

Troisième personne à témoigner : Monique. Elle fait le lien entre le monde de la rue et le nôtre ; elle a navigué de l’un à l’autre, connu la violence conjugale et celle de la rue, la solitude et bien d’autres choses encore, inscrites sur son visage.


Monique -qui vit aujourd’hui à Mulhouse- est revenue à la société, à grand-peine. Avec pour béquilles l’humour et la poésie. Dans le quartier de la gare, elle rédigeait des vers sur des post-it dérobés dans le bureau de l’assistante sociale et les collait sur le dos des passants, pour mendier. Elle a le sens de la formule : « dans la rue, tu perds ton palais… », entendez le goût des aliments.

Monique est une porte-parole. Elle revendique une place pour les morts de la rue dans la mémoire collective. Elle rompt la solitude sur les réseaux sociaux et à l’antenne d’une radio. Ses mots et ses poèmes viennent toquer à la porte de notre conscience.

Elle énonce ce que Simone Fluhr veut démontrer : « Personne n’est complètement séparé de la folie et de la rue. Nos deux mondes sont reliés ». Aujourd’hui par ce documentaire, d’une incontestable manière.

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http://poesiesansdomicile.blogspot.fr/

vivre

Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre 
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir

Confession

Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux

le ciel est immense

Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ? 
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.

Repli

Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu. Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves. 

l'écriture

 L’écriture est un ruissellement qui permet de garder les yeux secs

Je m’absente

Je m’absente un instant, hors Je pour un temps. 
Je reviendrai à moi un peu plus tard, 
 Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne 
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable



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La vie, en vers et contre tout

Elle est à Strasbourg la porte-parole des sans-abri. Cet hiver, on l’a souvent vue, entendue, lue sur les réseaux sociaux. Mais au fait, qui est Monique Maitte

http://www.dna.fr/societe/2017/02/05/la-vie-en-vers-et-contre-tout

Elle est là, assise sur une banquette au fond d’un café voisin de la place Kléber à Strasbourg. C’est une chance : on dit d’elle qu’elle est parfois insaisissable. Le patron lui sert un chocolat, sans même prendre la commande. C’est un de ses refuges, un endroit discret où elle vient se réchauffer quand il fait froid dehors.

Petite femme menue, peau diaphane, fragile au premier abord, elle cache souvent son visage derrière un rideau de cheveux châtains et guette. Elle guette quoi au juste ? « Rien de particulier, il faut être sur ses gardes. »

Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même

À l’autre bout de cette place emblématique, dans le « passage du Monoprix », un de ses amis, Roland, barbe broussailleuse et cheveux en bataille, réfugié sous une couverture où il cache ses trésors, a élu domicile. Un peu plus tôt dans l’après-midi, elle lui a claqué deux bises et rendu compte de ses échanges avec un fonctionnaire de la préfecture, ou de la Ville. « Il faut le sortir de la rue… »

Monique Maitte est un trait d’union, une porte-parole, peut-être aussi une « rescapée ». C’est le mot qui vient à l’esprit de Simone Fluhr, documentariste qui fut longtemps travailleuse sociale auprès des demandeurs d’asile et des mal lotis. « Elle a le comportement des gens qui se sentent coupables de ne plus être à la rue. »

Alors, elle nourrit son quotidien de va-et-vient et ne perd pas de vue ceux qu’on appelle les SDF. Et s’il lui arrive de fuir les bien-logés, elle n’a jamais fait défaut au tout petit peuple de la rue. Elle a été SDF. « Ces trois lettres maudites qui vous privent de tout respect, parfois même de celui des gens qui veulent vous aider. »

Monique a pris des coups. Encaissé des mots qui font mal. Dégringolé les étages, dormi dans un local à vélo. Elle a buté sur des portes dont les serrures ont été changées. Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même pour plonger dans la nuit noire de la rue et de la dépression. Elle a aujourd’hui 58 ans.

Difficile d’établir une biographie. La rue est une impasse administrative où tout se passe dans l’instant, où peu de choses sont consignées. Elle raconte qu’elle a grandi à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), dans le voisinage d’une maison d’arrêt où travaillait son père, un ancien militaire. Elle est partie à Paris poursuivre des études commencées à Toulouse ; elle a travaillé comme analyste financier et enseigné le français dans des collèges. Elle a fondé une famille. Et tout a basculé, dans la violence et les coups. Une nouvelle fois, elle rompt tous les liens. Direction Strasbourg, allez savoir pourquoi…

Des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog

Tout s’arrange pour un temps, pour quelques années, avant une nouvelle descente aux enfers. Des coups, une hospitalisation. Des portes qui se ferment.

Le temps de s’extirper d’une séquence longue et difficile, qui la jette littéralement à la rue pour la première fois en 2005 ou 2006 - ses souvenirs sont confus -, la voilà qui reprend pied et revient à la vie !

C’est à Strasbourg qu’émerge la porte-parole du Collectif SDF Alsace. La poétesse de la rue écrit des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog créé en 2007.

C’est le temps du squat Gruber. Elle y vit avec un chat et un ordinateur, dans un refuge aménagé dans un entrepôt frigorifique, fait de toiles translucides tendues depuis le plafond. Elle dort un temps au Château d’Eau, un lieu d’accueil d’urgence. Le jour, elle est au squat Gruber. Les douches ici, le repas là, à l’extérieur sur des barbecues, à l’intérieur sur des poêles improvisés.

Elle apprend la rue. Comment « tenir une position » et s’approprier un lieu. Comment se défendre ; un trousseau de clés peut servir de poing américain. Où se réchauffer ; à la bibliothèque de la rue Kuhn ou à la gare. Où se mettre à l’abri pour quelques heures du désordre d’une vie où domine l’insécurité ; ce sera à l’église Saint-Thomas, où elle échange parfois avec un pasteur et écoute une école de musique qui vient répéter son spectacle. Le parvis de l’église Saint-Maurice, à l’autre bout du centre-ville, dans le quartier où elle avait été une « bien-logée », est un lieu de manche, tout comme l’Orangerie.

Vient l’épisode des Enfants de Don Quichotte. Le mouvement des précaires et des sans-abri né à Paris débarque à Strasbourg, place de la République et quai Sturm. Les services de l’État et de la Ville ont besoin d’interlocuteurs. Monique Maitte sera l’un des porte-parole et créera le Collectif SDF Alsace. Petit à petit se dessine un retour vers une vie moins difficile, un logement, puis un autre, un travail à la maison d’arrêt de l’Elsau. Un nouvel équilibre.

« Si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter »

« Elle s’est reconstruite, raconte Simone Fluhr, mais si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter. »

Monique Maitte révèle ses talents de fédératrice, « avec une certaine rudesse parfois », et met à profit son expérience de précaire pour essayer d’orienter l’action des pouvoirs publics.

Roger Winterhalter, l’ancien maire de Lutterbach, fondateur de la Maison de la citoyenneté mondiale à Mulhouse, se souvient de l’action montée par le Collectif SDF Alsace avec l’ENSAS, l’école d’architecture de Strasbourg, à l’automne 2013. Des étudiants ont planché sur des projets d’abris temporaires, une sorte de chaînon manquant entre l’hébergement d’urgence et l’habitat social. Ils ont imaginé des cabines dépliables, des « œufs dorés » qui se rapprochent plus du mobilier urbain que d’une construction… « C’était avant les municipales. Les élus présents étaient séduits. Mais ça n’a rien donné. Ce soir-là, j’ai été interpellé par la manière dont elle avait participé à l’animation de cette réunion ! »

« Elle illustre bien une chose à laquelle je crois : une personne en très grande précarité peut être une citoyenne active. »

Monique Maitte est vive, intelligente ; elle sait s’exprimer en public et met son énergie au service de la cause des personnes sans domicile. L’action citoyenne la mobilise.

Avec Eric Schultz, adjoint au maire de Strasbourg, elle participe à l’institution d’un temps de souvenir dédié aux morts de la rue. C’est l’œuvre du collectif Grains de Sable. « La mort anonyme efface toute une vie. Agir contre cet oubli, c’est agir pour les vivants qui sont dans la rue. Monique parle de ces choses comme personne ; elle y met du sens, de l’humanité, de la beauté, de la rage. »

Depuis mars 2015, le Collectif SDF mène aussi une action « Hygiène et vestiaire ». L’idée est simple : distribuer du savon, du shampoing, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements, les premiers dimanches du mois à la gare de Strasbourg. La mise en œuvre est originale : « Les personnes qui sont à la rue font partie de l’action, aident à la monter. Du coup, on apprend à se connaître. Les clichés tombent d’un côté et de l’autre », souligne Anne Schneider, une « bien-logée » qui a suivi Monique Maitte dans ce projet.

« La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour »

Mais sa vraie béquille est ailleurs. Depuis son enfance, elle griffonne et écrit. Et depuis 2007, elle tient son blog, « Poésie sans domicile ». « La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour et l’utilise sans pitié », avertit Monique en janvier 2010. De jour en jour, elle raconte, se raconte. « J’ai toujours gribouillé, mais longtemps sans rien garder. Sans la poésie et sans Lola, ma chatte, je n’aurais pas survécu. »

Anne-Florence Dauchez, danseuse et chorégraphe mulhousienne, raconte leur rencontre : « C’était lors d’une journée familiale d’ATD Quart-Monde, à Colmar. Elle promenait une petite valise dans laquelle il y avait de quoi écrire. Je l’ai trouvée étonnante d’entrée. Elle a noté ses coordonnées sur une assiette en carton que j’ai glissée dans ma poche. »

Ensemble, elles monteront un spectacle, auquel sera associé Gérard Leser (qui traduira les poèmes en alsacien) et auquel seront convoqués Claude Vigée, Abd al Malik et Nathan Katz. « Travailler avec Monique est une sacrée aventure. Elle te laisse seule face à la force de ce qu’elle écrit et tu dois te débrouiller. »

En 2014, tout est remis en question. La loi Sauvadet doit mettre fin à la précarité de certains agents publics en CDD dans des emplois à besoin permanent… ; elle va coûter à Monique Maitte son poste d’assistante de formation à la maison d’arrêt de Strasbourg. De mois en mois, la rue se rapproche.

Une main tendue vient de Mulhouse

Retour dans un squat. Retour de la dépression, retour de l’envie de tout envoyer valser. « J’irai cracher sur vos hécatombes », se fâche Monique, un matin de février, sur son blog.

Au printemps 2016, une main tendue vient de Mulhouse. Et un logement. Et des projets. La Maison de la citoyenneté mondiale lui ouvre ses portes. « Nous sommes prêts à reconnaître ses compétences », assure Anne-Florence Dauchez, qui milite aussi à ATD Quart-Monde.

« Je marche/et j’aspire l’air, j’aspire le soleil, j’aspire/et ma peau s’imprègne, et ma tête plonge sous elle/j’écarte les bras/je les lève vers le ciel et le touche en ombre du bout des doigts ».

La voilà revenue. À la lumière du jour, à Mulhouse et à Strasbourg.

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Récit du 10 Novembre 2017 pour la course 6ème week end Kikouroù en Chartreuse 2017

Voir le récit : 6ème week end Kikouroù en Chartreuse 2017, 112Photo(s), 1Film(s), 6commentaire(s), 371 lectures

Récit du 26 Octobre 2017 pour la course Boulieu Trail - Ultratrail - 106 km

Voir le récit : Boulieu Trail vu du point d'eau de Boiray sous le soleil exactement, 57Photo(s), 1Film(s), 4commentaire(s), 605 lectures

ARGENT PUDEURS & DECADENCES

Par PhilKiKou - 02-10-2017 07:04:34 - 1 commentaire


 ( bienvenue dans un monde de partage, d'amour et de bienveillance.... l'homme serait-il un loup pour l'homme ? Expression inapproprié le loup est bien mieux que çà !!!...)

https://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences



Théâtre 
Tout public (à partir de 12 ans)
Durée : 1H15
“Argent, Pudeurs & Décadences” est une pièce de théâtre, une écriture contemporaine à la narration déstructurée, un rapport au public immédiat, sans filtres, un spectacle sur la monnaie à la fois virulent et surréaliste qui tente de sonder les mécanismes obscurs de l'argent et sa fabrication.

Qu’est-ce que l’argent ? D’où vient-il ? A quoi et à qui sert-il ?

Une traversée de situations où les enjeux sont humains et monétaires, comiques et tragiques, en s’appuyant toujours sur les théories économiques actuelles et historiques.

Une comédie financière fantasmagorique et cynique, tourbillon d'arrivisme, de finance et de folles envolées monétaires dans laquelle les deux comédiennes de l'AIAA Compagnie convient le spectateur à voyager et à se questionner sur ses rapports à l'argent... 
***Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=e24WqE5xw4c 


***Spectacle complet :https://www.youtube.com/watch?v=Abv3lYyWjXohttps://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences 



Ce qu'en dit la Presse

"Un superbe portrait des relations qu'entretient le monde avec l'argent. Grinçant et drôle à souhait servi par deux séduisantes comédiennes" 
Stéphanie Albane, le Journal de Saône et Loire, 24 juillet 2016

" Mis en situation, les paradoxes nous sautent au visage, par de savoureuses - et imparables - associations d'idées grinçantes, loufoques voire obscènes, (..) Le collectif AIAA s'inscrit avec une hargne joyeuse dans la mouvance émergente d'une éducation populaire jetée en pâture sur le bitume "

Julie Bordenave – théâtre(s) magazine – Automne 2016

Voir le commentaire

Récit du 18 Septembre 2017 pour la course Trail court du Bessat - 23 km

Voir le récit : B.S.H. : Bessat Sport Automne … en attendant l'hiver !!!, 52Photo(s), 1Film(s), 3commentaire(s), 307 lectures

Les villages et hameaux du bout du monde : Acte 2 scène 1 : moteur !!!

Par PhilKiKou - 07-09-2017 22:15:50 - 2 commentaires

 

Rimon et Savel- Rochefourchat- St Nazaire le Désert- COL de Guillens- Brettes- COL de Pranlara- COL de Lescou- Bouvières- Les Tonils- Bezaudun- COL de la Chaudière- Saillans- Véronne par PhilKiKou

Date

28/7/2017

 

 

Distance

160 kms

Lieu

Saillans

 

 

Dénivelé

3450 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

09h34'15''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.71 km/h

Commentaire public

+ 2h30 de pause
*1 crevaison arrière Rimon
-Pause St Benoit Grand café
St Nazaire sandwich + coca
Bouvières coca + sablé
saillans arrivée Burger frites salade + bière locale
------------------------

*Rimon 1H32/22kms

*Rochefourchat 2h53 / 47kms

*Col de Pranlara 5h02/80kms

http://www.openrunner.com/index.php?id=7725659
*un cycliste local à Rimon
*chorale église Bouvières
*Biche rivière avant COL Lescou
*Chaud montée du Col de la Chaudière

 

Après un premier aperçu en Avril 2016 avant la rando du Pas de Lauzun ( http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=45 ) du club de Crest de Gérard le Kikou, je profite de ce début de vacances estivales pour continuer mes découvertes dans ce coin de la Drôme magnifique, avec comme point de départ le village de Saillans, et comme fil conducteur la découverte de villages ou hameaux dans lesquels la route s'arrête.

Si vous voulez prendre ma roue, c'est parti !!!

 

1/ SAILLANS / RIMON ET SAVEL ( après montée et descente ) : 29 kms / 760m. D+


00 l'Aiguille (783m) que je verrai sous toutes les coutures et Chabanat (1028m)

 

01 pause à St Benoit*** pour un Grand café « Réveil matin »

 

02 St Benoit*** et les plissements de calcaire sur l'autre versant de la Roanne



 *** SAINT-BENOIT EN DIOIS : Le mariage de la pierre bâtie et des rochers

Mais Saint-Benoit, (devenu  « en Diois » en 1936), qui fait partie du canton de Saillans, ce n’est pas que cela. C’est d’abord le flanc Est de la montagne de l’Aup reboisé en pins noirs, c’est aussi le territoire élevé de Betton, c’est le Mont Farraud à 1202 m d’altitude, c’est la froide maison de l’Ubac et le col du Perrier à 849 m, qui permet  de redescendre sur Chastel Arnaud, la Chapelle des Sadous, l’Aiguille et son col vers les Gleyzolles, la route dans le rocher aux Raillasses et puis c’est aussi un petit territoire sur la rive gauche de la Roanne où se développent opportunément des vignes en Appellation Contrôlée « Clairette de Die ».

En venant du Nord c’est le premier village que l’on rencontre. Et quel village ! Comme Aucelon bâti sur une crête, le long d’une rue unique, avec les ruines du Château au bout. Mais cette crête est si étroite que la plupart des maisons sont bâties sur la pente. Le tout est dominé par une petite église avec son clocher porche, son cimetière est ses cyprès, le site a été classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 17 juillet 1926. Elle contient un tableau représentant Saint-Benoit restauré récemment. Et puis juste en amont, l’époustouflant spectacle du plissement des couches de calcaire tithonique percées par la rivière.

Sur le plan historique, la première trace de ce territoire est à Betton, et remonte en 1145, où l’on trouve qu’un Artaud de la famille, qui fut à l’origine de Crest, hommagea à l’Evêque de Die les biens qu’il possédait à Betton, ce site fut abandonné avant la fin du Moyen-Age en faveur de Saint-Benoit plus proche de l’eau.

Filiation bénédictine de Saint Géraud à Saillans, Saint-Benoit commandait le gué sur la Roanne, du chemin qui monte à Rimon, et dépendait comme le reste du pays des Evêques de Die. Vers 1500 il passa à la famille Poissieu et en 1539 aux Grammont. Il subit les guerres de religion ; les protestants prirent le village et le château en 1574. Mais, celle-ci resta fidèle à l’église catholique. Avant la Révolution, les habitants ne formaient qu’une seule communauté avec Rimon, relié par le sentier muletier cité ci-dessus, et qui n’est qu’à 3 km à vol d’oiseau. Ils cultivaient déjà la vigne et filaient la laine pour des fabricants de Saillans. Ils cultivaient du seigle, de l’avoine, et ramassaient les noix.

Aujourd’hui, l’ancienne école est transformée en mairie et gîte rural (à réserver aux gîtes de France) et c’est un point de départ prisé par les randonneurs. La traversée Est-Ouest du territoire jusqu’à Rimon est un maillon du sentier Européen : « sur les pas des Huguenots »… 

http://www.vallee-roanne.com/1419/language/fr.html

03 Il a fallu creuser le calcaire pour faire un peu de place à la route



04 L'aiguille de profil vue du début de la montée à Rimon et Savel

 

05 Vertigineuse cette aiguille que l'on ne voit que furtivement en restant sur la route de St Nazaire

 

06 Le buis fait le canard en redoutant l'arrivée de la pyrale


07 Un petit tour à Savel*** avec vue sur la vallée et la Montagne d'Angèle

 

08 Un bel aperçu du mouvement de terrain (avec le tunnel en bas) la Serre de l'Aup à droite et les 3 Becs en arrière-plan

 

09 Le village de Rimon*** est en vue tout là-haut

 

10 Un beau nuage drapé sur les 3 Becs et le Serre de l'Aup

 

11 Les Rochers au-dessus de Penne au 1° plan puis la Servelle et le Cuchet et la Montagne d'Angèle

 

12 Hommage et souvenirs d'hommes du village morts durant les guerres 14-18 et 39-45 avec de gauche à droite Couspeau, Le Reychas, Angèle et le Parquet


RIMON ET SAVEL : Un modèle de rénovation pour les villages

On remarquera que le sort de cette commune fut liée à celui de Saint-Benoit toute proche et comme elle, fait partie du canton de Saillans, car un sentier muletier transversal important, qui s’est effacé avec le temps et que l’on a récemment réinventé sous le nom de « Sur les pas des Huguenots », menait du col de la Chaudière, à Die par le col du Perrier, Betton, Saint Benoit, Rimon, col du Royer.

Il y eut d’abord 2 paroisses Savel et Rimon, et 2 églises, l’une à Savel d’un prieuré bénédictin, dépendant de Saint Maurice de Die, l’autre à Rimon dédiée à Saint Marcel, mais une communauté unique rattachée à Saint-Benoit. La Révolution créa donc 2 communes, mais dès l’an XI elles furent réunies en une seule. L’origine de Rimon fut la présence d’un castrum, cité dès 1251 perché sur les rochers, au dessus du village, appartenant comme beaucoup d’autres à l’Evêque de Die. En 1450 on le trouve sous le nom de Ricomonte, puis Ricobelle sur la Tabula Delphinatus de 1710, devenu Rimont ou Rimond. Apparemment Rimon et Savel fut peu touché par la Réforme. En1644 elle comptait 21 familles catholiques et seulement 5 protestantes. Les huguenots en exil ne firent donc que passer.

Géographiquement Savel et Rimon occupent 2 replats sur le flanc Sud-Ouest de la Montagne de l’Aup, avec Savel à 558 m d’altitude ou des traces d’occupation gallo-romaine ont été retrouvées, et Rimon à 984 m, et donc 426 m les séparent. Le rocher de La Tour est lui à 1134 m. Rimon est le village le plus haut du Pays de la Roanne. L’église à été rénovée en 1992. L’école a été fermée en 1975 et transformée en Mairie, et en 2 gîtes communaux particulièrement attrayants. La route venant de la vallée qui vous fait monter de 600 m en 8 kms a été ouverte en 1896 jusqu’à Savel et en 1899 jusqu’à Rimon.

Rimon et Savel sont les deux villages les mieux restaurés de pays et restent un exemple à suivre. Ne manquons pas la fête de l’accordéon en juillet.

On notera que la Roanne entre Rimon et Saint-Benoit coule sur une faille géologique. La montagne de Rimon se rapproche de celle de Saint-Benoit d’environ 5 mm par an, ce qui ne manque pas de poser des problèmes au pont métallique « dit de Savel »

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

13 Une plaque de cocher*** qui fait surement partie de la collection de Gérard le Crestois


06- Plaques de cocher drômoises ovales


"On désigne par "plaque de cocher" les plaques directionnelles en fonte, placées à environ 3 mètres du sol sur des bâtiments privés ou publics. Leur nom et leur position élevée vient du fait qu’elles devaient être facilement visibles et lisibles par les cochers. Beaucoup ont disparu. Celles qui restent font parfois l’objet de restaurations assez réussies. Dans la Drôme, les plaques ont été installées entre 1861 à 1865."

(Extrait du site d'Alexandre Costantini sur lequel vous trouverez des informations plus complètes)

Je  photographie ces plaques afin de les repertorier.

La presque totalité de ces photos ont été prises par ses soins exclusivement lors de ses sorties de vélo

http://www.gerardbetton.fr/page-5987239.html

14 Explications complémentaires sur Rimon et Savel

15 Belle vue aérienne de la région et du parcours du jour

 

16 L'église du village et La Pâle à 1340m. d'altitude

 

17 Porche et stock de bois pour l'hiver

 

18 2 plaques rectangulaires pour le prix d'une à Pradelles


2/ RIMON ET SAVEL / ROCHEFOURCHAT ( après montée et descente ) : 22 kms / 516m. D+

*Depuis le départ : 52 kms / 1276m. D+


19 Une plaque bien restaurée, assortie au ciel et à côté dune belle bâtisse

 

20 Qu'est ce que c'est bon d'être au milieu de nul part !!!

 

21 Rochefourchat son église,son cimetière, ses 2 maisons et sa cabine téléphonique


ROCHEFOURCHAT : Revenue à la Nature

Avec 1274 ha, c’est une grande partie du versant oriental de la longue chaîne de Couspeau. Des 221 habitants permanents de 1806, il n’en reste plus qu’un. Il n’y a pas non plus de village, seule l’église et le cimetière en marquent le centre, mais il y quand même un conseil municipal de 9 élus. De nombreux reportages et articles de journaux lui ont été consacrés en tant que commune la moins peuplée de France, sclérose des limites administratives. Une année, lors des journées du patrimoine, un artiste avait installé une exposition dans l’église sur le thème « le milieu de nulle part ».

Cette commune a 2 bassins versants l’un derrière le col de l’Aribat – hameau de résidences secondaires : c’est le bassin de la Courance avec sa vallée profonde et encaissée, l’autre couvre tout le reste du territoire, c’est le bassin de la Pémia qui se jette dans la Roanne.

Ce territoire qui aujourd’hui apparaît vide et isolé, propice à la chasse au gros gibier, fut en fait habité et fréquenté jusqu’à la construction des routes, car des sentiers muletiers fréquentés le traversaient de Saint-Nazaire à Saillans par le col Janin et la Chaudière, Saint-Nazaire, Rochefourchat, Auribel par le col de Trépalon etc. L’ancienne grosse ferme des Pradaux située à 1011 m d’altitude, aujourd’hui en ruines, abrita de gros troupeaux de moutons. L’église paroissiale dédiée à st Pierre dépendait de l’abbaye de Cruas. Au col de l’Aribat existe aussi une chapelle privée : Notre Dame des sept douleurs à laquelle est attachée la légende du berger perdu dans la tempête. Si on ajoute celle d’un manant qui tua son seigneur, c’est bien un pays de légendes qui est là.

Et pour terminer on n’oubliera pas la chanson écrite en patois par Emile Maillefaud agent voyer à la Motte Chalancon en 1900, qui fut célèbre dans tout le pays « la fanfare de Rochefourchat ». Le texte complet figure dans le classeur de la commune de Rochefourchat à l’Office de Tourisme, à Saint Nazaire le Désert.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

3/ ROCHEFOURCHAT / COL DE GUILLENS ( après montée et descente BRETTE ) : 26,5 kms / 450m. D+

*Depuis le départ : 68,5 kms / 1714m. D+

23 Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps...

 

24 La photo classique et belle de St Nazaire***, son église, la Roanne depuis le pont


***SAINT-NAZAIRE : Capitale du désert

On citera tout d’abord le livre d’Emilien Blain : Saint Nazaire le Désert, capitale du Désert.

L’origine du nom est très claire pour Saint-Nazaire qui est le patron de l’église, (en oubliant son compagnon Saint Celse), mais plus obscur pour le désert, nom très ancien du pays. « Sancti Nazarii in Désertum ». Le territoire fut occupé dés la préhistoire puisqu’on a trouvé des traces des chasséens (4000 an AC) dans la grotte du Trou Arnaud. La période gallo-romaine a laissé des fragments de tuiles, ici et là. L’histoire réellement connue débute au Moyen âge. Le village actuel n’existait pas. Seuls était construits l’église plus petite qu’aujourd’hui, celle d’un prieuré bénédictin dépendant d’Aurillac, le chœur de la Chapelle Saint Joseph est probablement une bégude au carrefour de chemins muletiers. La communauté des habitants vivait comme les autres, sur un site perché sur la montagne de Montanègue au lieu dit Saint-Philibert.

Deux éléments majeurs ont marqué l’histoire de cette communauté ; 

1 - la descente de Saint-Philibert pour former le village actuel, entre 1350 et 1475 sur un glissement de terrain très ancien de Montanègue, pour avoir de l’eau à volonté et au carrefour de chemins muletiers.

2 - La construction de la route vers la vallée de la Drôme terminée en 1895. Sur le plan seigneurial, sous la domination perpétuelle de l’Evêque de Die, le territoire est d’abord partagé, puis c’est Jean de Sahune qui rassembla le tout en 1287, mais il vend peu après en 1336 à Reynaud de Morges Seigneur de Rochefourchat qui règne jusqu’à 1410. Sa fille seule héritière donne le fief en 1412 à son époux Guillaume de Brottin. Les De Brottin s’installent pour 150 ans. C’est vraiment les De Brottin qui s’installent dans le village actuel et font construire une partie du Château. Puis le mariage d’Anne De Brottin avec Georges d’Urre en 1558 transfère la Seigneurieaux Urre pour 200 ans. Il faut retenir de cette période le rôle très important joué par l’épouse de Laurent d’Urre Brottin : Isabeau de Libertat femme riche et influente venant de Marseille. Elle fit faire le tableau de la Chapelle et probablement le chœur de l’église et agrandir le Château. Elle fit de son fils ainé son héritier universel. Il put acheter le titre de Marquis et la Charge de Lieutenant Général du Roi (Louis XIV) en Languedoc. Ainsi naquit le Marquisat de Montanègue. Puis en 1761 les créanciers firent vendre le Marquisat, à la barre du Parlement de Paris. Il fut acheté pat Jacques Verdeilhan des Fourniels qui meurt peu après. Sa veuve, à l’origine de plusieurs procès avec les habitants, et son gendre Moreton Chabrillan, géreront le marquisat jusqu’àla Révolution.

Le territoire de la commune s’est constitué peu à peu, d’abord l’association de la paroisse de Montanègue et du mandement de Saint-Nazaire, puis l’adjonction du tout petit fief de Merlet, et enfin la fusion de communes avec le Petit Paris en 1966. Le tout couvre maintenant 4662 ha.

Le village est au confluent de la Roanne et de la Lance. Saint-Nazaire fut une commune importante, chef lieu du canton en 1790 mais la réorganisation de l’an VIII la plaça dans celui de la Motte Chalancon ce qui était logique avant les routes mais ne l’est plus aujourd’hui. Il y eut 1169 habitants en 1806, les habitants vivaient en autarcie. Les quelques échanges avec l’extérieur se faisaient vers le Sud, sur Bourdeaux, Dieulefit, voire Nyons.

Puis la route vers Saillans fut construite. On put alors aller prendre le train à Vercheny mais était-ce bien pour revenir ? Car l’exode rural s’accéléra. Saint-Nazaire eut 2 spécialités : le pain cuit au feu de bois et les grives. On se souviendra de 2 Maires qui modifièrent le village : Joseph Théodore Aubert (1892 – 1900) à qui on doit la route, les ponts, l’alignement de la grand rue et la splendide Maire-Ecoles, et Marcel Arcolier (1960 – 1983) qui fit construire le Camping-Piscine, transforma le Château en « Auberge Rurale » et ouvrit l’Office de Tourisme.

La population permanente a diminué pour se situer actuellement autour de 140 habitants. Mais la vie se refait avec l’utilisation de la nature, tourisme rural, randonneurs, chasseurs sans oublier les résidences secondaires qui se multiplient, et améliorent les impôts locaux. On compte aussi 10 associations, un bistrot, une épicerie-boulangerie, un camping-piscine, un tennis, des gites ruraux. 

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

25 Depuis le temps je vais enfin aller découvrir ce qu'il y a derrière ces beaux lacets sous le Cuchet et la Servelle

 

26 Après avoir traversé la Brette remonté avec la montagne Chabrier à l'horizon

 

27 Le Monestier*** et Le Cuchet

 

28 Le fil du funambule n'est pas dans tes yeux version Caradec mais sur le mur

 

29 La façade Est du Parquet avec les sillons du champ dans le même sens que les couches des rochers

 

30 Rappel historique avec un terrain d'entente entre Catholiques et Protestants

 

31 La vallée de la Brette et la Pâle (1340m). Rando aquatique possible en suivant la Brette et rejoindre la Roanne et l'Aucelon

 

33 Le Parquet à gauche, Le Reychas au loin et un champ de lavandes qui bourdonnent et qui piquent quand on s'y approche de trop près pour une photo

 

34 Le Chabrier et la Brette à ses pieds

 

35 De beaux coins baignades dans la Brette


***BRETTE : Une vie sous la Servelle

Cette commune de 1550 ha comprend 3 parties bien différentes :

- D’abord le plateau de la Servelle, qu’elle partage avec Aucelon et Volvent, et possède le point culminant du pays avec 1613 m, Alpage réputé on y trouve en y arrivant une grande bergerie pour les moutons.

- Ensuite son flanc Ouest formant une belle combe, et la vallée de la rivière du même nom, avec les pentes Est du col de la Bâtie.

  • Enfin le ravin des Raux ou ravin des mines descendant jusqu’à la Roanne qui fit l’objet d’une exploitation minière de calamine, par la Compagnie Royale des Asturies, entre 1901 et 1912. Certains avancent que le mot « Brette » viendrait de Bret qui en haut Dauphiné signifie « gorge ».

    Au moyen-âge, la communauté vivait à Brette Vieille, site à découvrir, en passant par le Pouget, et une place forte gardait le col de la Bâtie, principal accès avant les routes, et liaison avec la communauté d’Auribel. Les habitants autrefois dispersés, sur plusieurs fermes et 4 hameaux, dont 2 ont disparu (le Bruis et la Bâtie) sont aujourd’hui rassemblées sur les 3 sites : Les Raynauds, le Villard et Le Monestier qui en est le chef lieu. C’est là que se situe la Mairie, la salle des fêtes, et l’église dédiée à Notre Dame, issue d’un Prieuré bénédictin dépendant de l’Abbaye de Cruas.

On y accède depuis la route de Volvent par le Pas du Gour. A l’opposé une piste récente permet de rejoindre Aucelon, par Noyaret. La première route construite au dessus des Gaury fut emportée par un glissement de terrain en 1935.

Sur le pan religieux, la Réforme arriva d’Aucelon par la Servelle, et beaucoup d’habitants se convertirent, mais ici se situe une particularité : en 1636 les catholiques et les protestants se partagèrent le cimetière situé près de l’église eu Monestier, c’est pourquoi on ne retrouve pas cimetière familial.

Gardons en mémoire que pendant la guerre 39-45, 4 parachutages d’armes eurent lieu sur la Servelle, 2 en mai et 2 en juin 1944, qui armèrent un millier de Résistants de la région.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

4/ COL DE GUILLENS / COL LESCOU  : 25,5 kms / 610m. D+

*Depuis le départ : 94 kms / 2327m. D+

-36 De beaux champs violets, jaunes, vert avec Couspeau à l'horizon


37 Les 3 Becs avec un parfum de lavande çà sent bon le Midi

 

38 Nouveau col franchi estampillé club des cent cols et montagne d'Angèle, avec une maison isolée où j'ai pu demander mon chemin et faire le plein d'eau

 

39 Toute sorte de rando et même en 2 Chevaux

 

40 Gumiane Chalamel et peut être la Serre de Croix avec Chalencon derrière

 

 

5/ COL LESCOU / COL DE LA CHAUDIERE ( après descente à SAILLANS ) : 45,5 kms / 830m. D+

*Depuis le départ : 139,5 kms / 3155m. D+


41 La Servelle vue du Col de Lescou

 

42 Pas allé voir de plus près Château Vieux

 

43 Montée raide à la Chapelle St Secret mais pas monté aussi longue que prévue sur la carte, chemin non goudronné 300m après.

 

44 Et une plaque de cocher de plus dans la besace avec Crupies

 

45 Crochet par la chapelle St Jean*** pour aller aux Tonils

 

46 Vu de plus près sans m'arrêter

 

***CHAPELLE SAINT-JEAN : Près de 10 siècles d'histoire, un patrimoine local historique à préserver...

Historique

Solitaire, isolée sur son plateau dominant la vallée du Roubion, sur le site d’une villa gallo-romaine, dans sa robe de pierres polychromes, l’église-temple Saint-Jean accueille depuis plus de 900 ans, fidèles, promeneurs ou amoureux de l’art roman. Plusieurs fois endommagée, toujours reconstruite, elle garde encore cet aspect roman qui lui confère tout son charme…

Voir les dates clés depuis plus de 900 ans !

1032 : L’abbaye bénédictine de Savigny
Pour «racheter l’énormité de leurs crimes» Gontardus et ses fils, seigneurs des fermes du Pays de Bourdeaux donnent à l’abbaye bénédictine de Savigny, plusieurs terres, vignes, prairies, oseraies et églises

1107 : Première mention de l’église de Crupies
Le Pape Pascal II signe une bulle confirmant la donation de l’église de Crupies. C’est la première fois qu’est mentionnée en toutes lettres «ecclesia Cripies».

1644 : L’église Saint-Jean est en ruines

1688 : Reprise des offices religieux

1729 : 5 catholiques seulement
L’église (sans cloche) est toute neuve pour 5 catholiques seulement

1756 : une cloche
Une cloche peut sonner les offices.

1806 : Transformation en temple
L’église est transformée en temple par décret napoléonien.

1904 : Temple désaffecté
Le culte protestant n’est plus pratiqué à Saint-Jean. Le temple est désaffecté.

1960 : Une première restauration est entreprise…
Une première restauration est entreprise sous l’impulsion de la
Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de la Drôme.

1974 : et se poursuit…
Piquetage des murs intérieurs et pose d’un dallage en opus incertum.

2007 : toujours et encore
Réfection de la toiture, jointoiement des murs extérieurs, retour de la cloche, parvis.

2015 – 2016 : et enfin ……
La restauration intérieure de la Chapelle est terminée fin mai 2016:
– murs, plafonds, sols et menuiseries entièrement restaurés;
– nouveaux vitraux;
– réalisation d’un labyrinthe et de mosaïques dans le choeur de la Chapelle
– nouvel éclairage


47 Et une 3° plaque de cocher aux Tonils***

 

48 Plaque direction Saillans, mais par chemins non goudronnés

 

LES TONILS

C'est le plus petit village du canton puisqu'il ne compte qu'une vingtaine d'habitants. A 500 m d'altitude, situé au bout d'une petite route sinueuse, il étonne par sa position. Bien calé au pied de la montagne de Couspeau, dépourvu de poteau de lignes de téléphone ou de fils électriques, il est le reflet d'une vie simple et belle. On dit que le PICODON (célèbre fromage de chèvre qui bénéficie aujourd'hui d'une Appellation d'Origine Contrôlée) serait né au village des Tonils.

Le temple restauré, les quelques cimetières familiaux ici et là témoignent d'une vie passée bien animée. Point de départ pour la transhumance des moutons ou la cueillette de la lavande sauvage, ce village constitue, à l'image de nombreuses communes du Pays, un vaste domaine de découverte pour les randonneurs.

http://www.paysdebourdeaux.com/communes/lestonils.htm

 

49 Tour de Bezaudun sur Bine***

 

Tour et Temple Bezaudun sur Bine

Le temple date de 1858. Sa construction résulte du glissement de terrain de 1856 qui a détruit le vieux village de Bezaudun.
La façade très décorée pour un temple est en moellons de calcaire gris avec un clocher carré, fronton et occulus.
Une pierre sculptée a servi de modèle pour l'édification de la façade, elle est visible devant la mairie de Bezaudun.
Actuellement le temple est une propriété privée.
la tour date du XIIeme siècle, elle reste le seul vestige du chateau féodal.
Elle servait de tour de gué de Bezaudun à Mornans et du col de la Chaudière.

50 Pas l'ombre d'un doute çà grimpe avec du 9% et çà chauffe sur le versant Sud du Col de la Chaudière

 

51 La ferme de Fondoresse et le versant sud du synclinal de Saou

 



52 Vue du Col de Gourdon sur Roche Rousse

 

53 Puis le Veyou 1° au sud de la trilogie des 3 Becs avec le Signal puis Roche Courbe

 

54 Arrivé au Col de la Chaudière avec Le Grand Delmas (1544m) au Sud-Est

 

55 Les Auberts avant de plonger sur Saillans

 

56 Des Auberts de gauche à droite les 3 Becs versant Nord Roche Courbe, Rocher de la Laveuse et le Pas des Auberts

 

57 Chapelle des Auberts au pied des 3 Becs

 

 

 

6/ SAILLANS ( après montée et descente VERONNE ) : 21,5 kms / 455m. D+

*Depuis le départ : 161 kms / 3600m. D+


 

58 Après Véronne*** Le Moulin et Le Pic du Barry à 991m...

 

59 Le même Pic sous un autre angle

 

60 Chateau-Vieux

 

61 Rocher sur lautre versant du Riousset et le Gaudichart à 1112m

 

62 Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux, avec mon Orbéa.. Et bien pour le Véronne drômois c'est fait


***VERONNE

Chapelle Saint-Christophe sur le GR9 (XVIIIème siècle, restaurée). Gorges du Rieussec (marmites), rocher de Chapeau Cornard, église isolée (voûte gothique du XIIIème s., cadran solaire). http://payscrestsaillans-tourisme.com/decouvrir/nos-vallees/pays-de-saillans

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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS - JOURNEE 3 : RETOUR SUR UN PLATEAU

Par PhilKiKou - 24-07-2017 14:44:34 - 2 commentaires



1/ LE BEZ - GERBIER DES JONCS : ET UN PLATEAU DE MONTAGNE ARDECHOISE AU SAUT DU LIT !


    … 5h30 du mat’ j’ai mal aux cuisses, j’ai mal dormi le réveil sonne… Après un copieux petit déj. c’est un départ à la fraîche à défaut d’être frais.  Le programme de ce dernier jour est tout aussi copieux que les 2 jours précédents avec 209kms et 3535m. de D+ dans sa version longue, avec des raccourcis possible au GERBIER :
A/ en descendant directement à ST MARTIAL sans la boucle LES ESTABLES/MEZENC
B/ court-circuité CHANEAC et le COL DE L’ARDECHOISE en coupant entre LA CHAPELLE SOUS CHANEAC ET ST MARTIN DE VALAMAS, ce que j’avais fait l’an passé à cause de la pluie.
Malgré le soleil et ciel bleu et contrairement à d’autres cyclistes je prends l’option « quasi hivernale » avec les jambières, une veste et des gants à cause d’un vent du Nord assez fort et frais. Content de mon choix à 1400m. d’altitude je supporte bien mon équipement que je quitterai au fur et à mesure de la journée.
   Dès le départ le petit plateau est de service pour passer en douceur le COL DU PENDU et ses 200m. de D+ au saut du lit. La météo est plus clémente que l’an dernier à ce Col (quelques kms avant mon arrivée au gîte du  PAS DE L’ÂNE)

*Photo 2016 au matin du 3° jour..


*Photo 2016 au soir du 2° jour après une bonne averse après St Etienne de Lugdarès


et c’est la tête dans les nuages comme les éoliennes


que je passe devant avant de descendre sur le COL DE LA CHAVADE.


*Dernière vue sur le TANARGUE


Nous faisons que couper la route AUBENAS / LE PUY pour prendre une nouvelle petite qui à travers bois nous emmène à MAZAN L’ABBAYE*** l’endormi au mystérieux ronds jaunes ?...


   ***Tout commence avec la fondation de l'abbaye cistercienne au coeur du village. Celle-ci a lieu entre 1119 et 1122. En ce début de XIIe siècle, des chanoines viennent s'installer sur le lieu du Mas d'Adam (toponyme qui va évoluer vers MAZAN), et sont rejoints par des moines venus de l'abbaye de Bonnevaux. Ces religieux édifient une immense abbaye, dont il ne reste aujourd'hui que les vestiges, qui connaît une période d'apogée qui dure jusqu'à la guerre de Cent ans. Elle donne naissance à quatre autres abbayes qui sont Bonneval, Sénanque, Sylvanès et le Thoronet ainsi qu'à des établissements de moniales.
Après cette période prospère, les malheurs se succèdent à l'abbaye de Mazan : elle est pillée par les grandes compagnies de la guerre de Cent Ans, puis attaquée par les huguenots à la période moderne. Avant ce dernier pillage, les moines auraient, selon la légende, fondu avec tous leurs trésors un cloche en or, qu'ils auraient enterrée quelque part, vis à vis et en face de l'oeil de boeuf, a portée du chant du coq.
Suite à la révolution française, l'abbaye est désertée, l'église abbatiale est conservée pour le culte du village qui s'est formé progressivement autour de l'abbaye. Au cours du XIXe siècle, le prêtre en charge de la paroisse de MAZAN ne cessant de se plaindre du grand froid qui régnait dans cette immense église, l'évêque met en route les travaux de construction de la nouvelle église et la destruction d'une partie de l'abbaye, afin d'en récupérer les pierres. Dès lors, ce magnifique bâtiment roman ne cesse d'être pillé.
En 1901, la commune originelle de MAZAN ET MEZEYRAC qui comptait parmi les plus vastes de France est scindée en deux communes qui sont ISSANLAS et MAZAN L'ABBAYE.
A voir et à visiter : ruines de l'abbaye cistercienne fondée en 1119 par le moine Amédée d'Hauterives.
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-mazan-l-abbaye--quevoir-nosvillages--641434,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html


La descente se poursuit pour arriver à ST CIRGUES EN MONTAGNE où je fais une pause thé après 25kms principalement descendant. Pas mal de cyclistes hébergés dans ce village, dont certains qui prennent un raccourci non officiel pour aller directement à STE EULALIE sans passer par le LAC D’ISSARLES et LE BEAGE. Pour ma part  j’ai eu un gage pour longer le BARRAGE DE LA PALISSE***, 1° barrage sur la LOIRE, et faire un tour de montagne russe pour traverser le Gage et atteindre LE COL DE GAGE (1098m.)


   *** Le barrage de la Palisse sert de réservoir de régulation pour l'usine hydro-électrique de Montpezat. Il mesure 56 mètres de hauteur, 195 mètres de longueur, entre 1,50 mètres (à la crête) et 5,70 mètres (au pied) de largeur. Pêche à la truite.
Le volume du barrage est de 30 000 m3. Il a été construit entre 1951 et 1954. Site inscrit au Pôle d'Economie du Patrimoine.
Quand le lac de barrage est vide, on peut y observer les traces des différents niveaux du lac et les marques d'érosion (des « minis » canyons) au fond.
En partie vidé de ses eaux, le barrage de la Palisse sur la Loire révèle d'impressionnantes falaises basaltiques.
En Ardèche, il y a une communication entre les lacs et le barrage qui sert à remplir le lac pour les touristes pendant l'été et à alimenter des turbines qui produisent de l'électricité.
La surveillance de ce barrage est très stricte, ainsi on surveille à la jumelle des bornes de contrôle afin de voir si il il y a de légers déplacements ce qui signifierait des fissures.
Ce barrage est sur la Loire (qui en est à ses débuts et se jette dans l'océan Atlantique) or l'eau qui sort des turbines va dans l'Ardèche (qui elle se jette dans le Rhône puis dans la mer Méditerranée). C'est ainsi que l'eau de l'Atlantique est détournée vers la Méditerrannée.
Sur la route qui mène à la Palisse vous pourrez rencontrer une ligne imaginaire: "la ligne de partage des eaux": d'un côté de cette ligne les eaux des différentes rivières finissent dans le mer Méditerranée (l'Ardèche par exemple) alors qu'au-delà de cette ligne les eaux finissent dans l'océan Atlantique (la Loire par exemple).
Près du barrage de la Palisse, la Loire change de direction en buttant sur la coulée de lave de l'imposant suc de Bauzon, alors qu'elle était au bord du plateau prête à glisser sur les pentes ardéchoise en direction du sud-est, vers le Rhône. C'est une autre route, beaucoup plus longue à travers la France, qui attend désormais le jeune fleuve…
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--barrage-de-la-palisse--115250.html

   Le LAC D’ISSARLES*** est à mes pieds


et je descends au bord du lac pour savourer une bonne soupe à la châtaigne au ravitaillement, soupe que j’avais encore plus appréciée l’an dernier sous la pluie…



*** Construit à 946 mètres d’altitude sur la rive droite de la Loire, à 38 kilomètres du Puy en Velay et 70 kilomètres de Privas, Issarlès est posé sur une coulée basaltique, dans la zone volcanique la plus récente de France au centre du plateau ardéchois.
   Le village est fait de vieilles maisons aux murs de granit et aux toits de lauze. Village le plus ancien du cartulaire (recueil des chartes d’une église ou d’un monastère), son nom apparaît pour la première fois en 955 dans une charte de Saint Chaffre du Monastier.
   Issarlès s’articule autour de deux magnifiques places, l’une ayant gardé sa pelouse et l’autre qui s’étend autour de l’église et restant la plus animée par les foires et les marchés.
   L’église date du XI° siècle, entièrement rénovée, elle associe le style roman et le style gothique. Son clocher est entouré d’importantes tours.
   Ensuite le Lac d’Issarlès, à seulement 5 kilomètres du village. Le lac d’Issarlès est devenu une commune indépendante du village d’Issarlès en 1929. C’est un lieu de séjour agréable par son climat méditerranéen et la présence du lac, joyau du plateau ardéchois. C’est un lac naturel d’origine volcanique à 1000 mètres d’altitude, de 5 km de circonférence, de 91 ha de superficie et d’une profondeur allant jusqu’à 138 m (l’un des plus profonds de France).
   A proximité du lac, allez voir les deux grottes troglodytes, creusées dans la falaise. La grotte supérieure a servi d’habitation au gardien du lac jusqu’au début du XX° et la grotte inférieure servait de remise.
   Pour les passionnés de randonnées, un sentier qui permet de faire le tour complet du lac et de nombreux chemins balisés offrent de très belles balades à travers les chemins forestiers et le long des ruisseaux.
   Enfin, à seulement 1,5 km du lac, arrêtez-vous au belvédère du col du Gage qui vous permettra de contempler la magnifique vue sur le lac dans sa totalité.
http://www.ardeche.com/ville-village/issarles.php

   Montée en pente douce jusqu’au BEAGE après 45kms et 2h30 de vélo, avec un ravitaillement important et bondé.


Je poursuis ma visite des toilettes que je continuerai tout au long de la journée avec des maux d’estomac qui ne seront heureusement jamais très important. Je retrouve 2 cours d’eau déjà croisé aujourd’hui : Le GAGE que je retrouve non plus dans des gorges mais sur un plateau près de sa source, et la LOIRE à STE EULALIE, village bien décoré et animé qui vaut le détour.


  




La LOIRE que je suis jusqu’à sa source avec une bonne montée jusqu’au…



, vous aurez deviné et ça coule de source, le fameux GERBIER DES JONCS ! ***.
 Descriptif géographique : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
    Ca souffle fort au carrefour de tous les parcours, au pied du Gerbier où j’arrive après 3h25 de vélo et 60kms.

***le Mont Gerbier-de-Jonc est un ancien volcan. Sa forme en " pain de sucre " est très caractéristique de la région. En effet, il n'est pas le seul sur le plateau ardéchois, un autre est aussi célèbre : le Mont Mézenc, plus haut sommet du département de l'Ardèche avec ses 1754m.
Le Mont Gerbier-de-Jonc a été déclaré "site classé" en 1933. Son origine et l'étymologie de son nom viendrait des mots "Gar" signifiant rocher et "Jugum" signifiant montagne.
Cet étonnant empilement de roches phonolithiques (roche volcanique de couleur gris clair la phonolithe ou lauze est utilisé sur le plateau ardéchois pour recouvrir les toits des fermes) haut de 1551 mètres datant de 8 millions d'années, époque où de nombreux volcans étaient encore en activité en Auvergne, est surtout connu pour être le berceau du plus long fleuve français : la Loire. En effet, une nappe phréatique se trouve sous ce volcan et alimente en permanence différentes sources qui, en se rejoignant un peu plus bas donnent naissance à la Loire. Le fleuve parcourt ensuite 1012 kilomètres à travers la France jusqu'à l'estuaire de Nantes et l'Océan Atlantique.
Ainsi grâce à cela, le Mont Gerbier-de-Jonc est le deuxième site touristique du département de l'Ardèche après les gorges de l'Ardèche.
N'hésitez pas à faire son ascension. En une petite heure vous atteindrez son sommet d'où le point de vue est inoubliable.
http://www.ardeche.com/sites-naturels/mont-gerbier-de-jonc.php


2/ GERBIER DES JONCS / LA CHAPELLE SOUS CHANEAC :
          LA BOUCLE DU MEZENC, UN PUR BONHEUR !!!


   Aucune hésitation à ce stade là sur le parcours à emprunter : ce sera ma boucle préférée de l’Ardéchoise, celle des SUCS, excellente et succulente à savourer sans modération surtout avec cette météo. En quelques centaines de mètres je vois 2 autres façons de sillonner et découvrir l’Ardèche : une assez répandue c’est la randonnée,


la seconde plus inhabituelle c’est à mobylette !!!


J’en ai croisée une trentaine qui faisait une sortie, dont certaines avec un jerricane sur le porte-bagages, surement nécessaire avec l’autonomie de ces pétrolettes et la rareté des pompes à essence sur le plateau.
   Un des jolis coins traversés se situe aux ROCHERS DES PRADOUX*** à proximité du SUC DE SARA.




   *** Le Rocher des Pradoux correspond géologiquement à une barre rocheuse phonolitique isolée (la phonolite est une roche volcanique).
     http://www.ardechepleincoeur.com/profiter-de-la-nature/2983038-2292,rocher-des-pradoux.html
   L’arrivée sur LES ESTABLES se fait avec vent du Nord de face, ce qui doit plus gêner les « mobylettes » que moi (celles-ci me doublent et font l’Ardéchoise sur le parcours des Sucs ou de l’AVM….) Descente sur LES ESTABLES tapis entre les MONTS D’ALAMBRE ET DU MEZENC pour essayer de résister au temps hivernal.



Je pointe AUX ESTABLES à 11h18’ après 4h03’ de vélo et 38’ de pause. J’en fais une petite au ravito du village pour grignoter et remplir ma gourde à la fontaine avant de monter sur le toit de l’Ardéchoise avec la CROIX DE BOUTIERES à 1506m. Après deux lacets à la sortie du village c’est une montée rectiligne qui nous attend avec un % que j’estime à 6-7%.


A ma gauche le MEZENC***


massif et imposant nous domine  et droit devant au Sud-Ouest du MEZENC j’atteinds la CROIX DE BOUTIERES et son panorama volcanique ! Un banc libre pour faire une pause casse-crôute, en prendre plein les yeux et laisser reposer un peu les « cuissots ». Du GERBIER, SUC DE SARA, SUC DE TOURON, LE GOULEYOU, ROCHES DE BOREE, aux ROCHERS DE PIALOUX le spectacle est majestueux !!!

 


*** le Mont Mézenc, "trapu, impassible comme un bœuf énorme couché sur les prés, levant un peu le front vers le soleil." dit P. Albigny du Mézenc !
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-la-rochette--quevoir-nosvillages--661336,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html
   Pas trop le temps d’admirer ce paysage, il faut que je reprenne la route en descendant sur le beau balcon Est du MEZENC en passant sous les ROCHERS DES CUZETS où des marmottes ont élu domicile (il y en a d’ailleurs une qui traverse la route sans crier gare).



Un véritable plaisir de rouler sur cette route en balcons

 


en passant à proximité de la ferme de MEDILLE, posée au milieu d’un cirque boisée. Cette route en balcon se termine par une partie plus vallonnée pour rejoindre le lacet, le ravito et enfin le COL DU VIALLARD. Avec son rocher inséré dans son lacet et un beau point de vue, le lacet du VIALLARD vaut le détour. Ce fut un cliché pris par le photographe de la brochure de l’Ardéchoise permanente « Sur les Routes de l’Ardéchoise » où j’ai servi de « mannequin » pour l’occasion.



  


Toujours un bel accueil et un bon ravito tenue par les habitants de LA ROCHETTE qui ont eu l’excellente idée de se mettre à l’abri du vent du Nord juste en dessous du col. Je me fais servir par les « Demoiselles du Viallard » du coca, saucisson, crème de châtaignes, de quoi avaler prochainement le COL de l’ARDECHOISE ! Une de ces jeunes filles a reconnu mon casque et m’a déjà vu à St BARTHELEMY le MEIL / BEAUVENE lors du 1° jour. Je leur donne un souvenir « p’tit vélo » avant de repartir pour de nouvelles aventures.


*Les Demoiselles du VIALLARD !



*La route en balcons du Mézenc


   Juste après le COL du VIALLARD départ du nouveau parcours du LIGNON qui passe par LE CHAMBON, TENCE, avant de rejoindre les autres parcours à ROCHEPAULE. Autant de kilomètres, moins de dénivelée, mais surement plus exposé au vent. Je reste fidèle au parcours d’origine et file sur ST CLEMENT par le COL DE LA SCIE, qui de ce côté-là n’a rien d’un col, juste un faux-plat d’1 / 2 kms à côté des 2 éoliennes qui tournent plein pot. ST CLEMENT et son ECOLE DU VENT la bien-nommée




*Haie d'honneur pour le Gerbier


, en bordure de la vallée de la SALIOUSE, offre un dernier point de vue époustouflant sur le GERBIER, SUC DE SARA et MEZENC.


  

*Couleurs 2017, et dessous celle de 2016 ... y'a pas photo !!!



Descente aux sons des orgues basaltiques dans la vallée de SALIOUSE par une petite route quasiment sans voiture mais non privatisée, il faut donc rester vigilant (on l’oublierait presque vu le peu de voitures croisée, la 1° de la journée ce fut au bout d’1 heure 20’ !!!...).


3/ LA CHAPELLE SOUS CHANEAC-ST MARTIN DE VALAMAS :
        UN DERNIER PETIT TOUR AU PAYS DES SUCS


Passage à LA CHAPELLE SOUS CHANEAC avec le vélo géant fidèle aux postes à la fin de la descente où 3 jeunes cyclistes nous encouragent.


Petite escale à la CHAPELLE où les bénévoles manifestent joyeusement contre le nouveau parcours Alti-Ligérien qui fait que beaucoup moins de cyclistes passent par leur village. Le temps d’une photo


et d’entendre leurs revendications je repars vers le carrefour/barrière horaire de CHANEAC qui est à 14h30. Il est 13h 25’ lorsque j’arrive à ce carrefour après 5h36’ de vélo et 106kms.
   COL DE L’ARDECHOISE ou pas ? Encore 100kms, 4 cols et pas mal de dénivelée avec la version longue, donc une arrivée tardive mais faisable. Allez, en prenant le temps, quelques « coup de fouets » (qui commence à m’écoeurer sérieusement) et pauses je pars pour le grand parcours, frustré de ne pas l’avoir fait l’an dernier.
   Montée assez raide après le pont sur l’AZETTE que je vais suivre tout au long de cette ascension. L’arrivée à CHANEAC réserve toujours une bonne surprise côté animation. Cette année c’est un voyage en Italie qui nous est proposé. Arrêt obligatoire pour saluer les bénévoles, se faire prendre en photo avec les encouragements de la Ciccolina, avoir la bénédiction du Pape François, et bien regarder tous les détails des décors de CHANEAC toujours au top. Par contre pas trouver grand-chose côté ravitaillement mais j’ai ce qu’il faut dans la musette. Un pointage à 13h32’, le plein d’eau et en route pour attaquer le COL DE L’ARDECHOISE !!!


Le coureur italien Michele Scarponi (37 ans, Astana) est décédé  samedi 22 Avril 2017 suite à un accident de la route survenu pendant une séance d'entraînement. Percuté par un van, le vainqueur du Tour d'Italie 2011 (suite à la disqualification d'Alberto Contador), serait mort sur le coup.
Après avoir débuté sa carrière professionnelle en 2002 au sein de l'équipe Acqua & Sapone-Cantina Tollo, il a rapidement obtenu un rôle important la saison suivante en s'engageant chez Domina Vacanze-Elitron. En 2003, il se distingue en terminant 16e du Tour d'Italie et 13e du Tour d'Espagne. Cette même saison, il avait échoué à se placer sur le podium de Liège-Bastogne-Liège (4e) et de la Flèche wallone (7e). ( source l'Equipe)



 

 

 


   

Ce ne sera pas une montée en solo mais en duo, et même un final ou presque jusqu’à LALOUVESC


je roulerai et discuterai avec un cycliste normand qui a le même rythme que moi.
    Montée connue et reconnue faite de nombreuses fois avec le parcours des Sucs :
-Montée en faux-plat après CHANEAC jusqu’au hameau de BOIS-LANTAL
-Suivi d’une bonne montée en sous-bois ponctuée de quelques lacets
-Et pour finir partie dégagé avec des pourcentages moins importants et assez réguliers.
   Chaleur pas trop étouffante avec le vent du Nord, nous montons piano en duo jusqu’au COL de L’ARDECHOISE où je fais une pause pour souffler et passer aux toilettes « nature ».


Je retrouve mon collègue de route à BOREE** en train de déguster du pain à la violine ****



   ** Au coeur de la région des Boutières (Haute Ardèche) et à proximité du Mont Mézenc, la commune de Borée est entourée d'un patrimoine naturel très riche et offre des paysages magnifiques. Elle possède de plus plusieurs particularités.
La première est la façade atypique de son église, composée de différents types de pierres: tuf jaune, granite, trachyte et scorie rouge. Toutes ces pierres proviennent de différents volcans de la région. Il en est de même pour le toit, en phonolite. Ce mélange de pierres donne à l'église un aspect coloré et donc très vivant. L'autre spécificité de l'église de Borée est sa vierge noire placée au-dessus de l'autel principal. La vierge noire est souvent représentée avec une couronne et a tenu place importante dans la spiritualité chrétienne. Elle fut même la protectrice des chevaliers du temple et des chevaliers teutoniques. Ce type de statue constituait un objet de pèlerinage ayant un grand pouvoir de guérison et de fertilité.
   Situé sur le coteau qui lui fait face, la deuxième particularité du village, le Chier de Borée, est une véritable curiosité. Il s'agit d'un calendrier monumental. Composé de 70 pierres disposées de manière bien précise ( le mot « chier » signifie tas de pierre en patois local ), il s'étend sur un cercle de 79,20 mètres de diamètre entouré d'un muret de pierres.
Chaque pierre du calendrier a un nom et une signification. Celle du centre est la pierre du sanglier blanc. On retrouve aussi la pierre de création, la pierre de réception, La pierre de l'enthousiasme, la pierre de la croissance, la pierre de la mesure,... Neuf thématiques composent le Chier de Borée: la mémoire - la réflexion et les philosophes - les secrets et les désirs - les voyageurs et les pèlerins, les astronomes et les cartographes - les géomètres - les délices et les contemplations - les écritures - les solidarités - les poésies et les mythologies. Sur une grande partie des pierres on retrouve des inscriptions (en latin et en patois local), des signes et des images gravés. Ces pierres sont numérotées, et l'on peut voir des bandes en dessous des numéros.
Oeuvre d'art à part entière, le Chier de Borée joue aussi un rôle pédagogique, en racontant l'histoire culturelle du haut pays des Boutières. Ses objectifs? La connaissance, la transmission d'un savoir, d'une identité, la tenue de fêtes. Ce monument ne manquera pas d'émerveiller les visiteurs, de par sa taille et sa dimension mystique.
http://www.ardeche-sources-loire.com/FR/prestataire--village-de-bore--quevoir-nosvillages--659805,fdc37533f6af4b10d3cc094b2f1d5477.html
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   ****La violine de Borée est une vieille variété traditionnelle du plateau ardéchois

La chaire violette, comme pour les autres bleues, est due à la présence d'un pigment violacé, comme ceux de la betterave : l'anthocyanine .
La récolte demande de 130 à 150 jours, ce n'est pas une précoce, elle se conserve  bien (8 mois).
De forme plutôt ronde, à la peau noire et chaire violette (mais pas uniforme comme la vitelotte) qui conserve sa couleur à la cuisson. Son onctuosité, son goût subtil de châtaigne et sa couleur originale lui ont permis d'être adoptée par quelques grands chefs de cuisine locale.
http://www.lejasbio.fr/actualit%C3%A9-jas-orange/la-violine-de-bor%C3%A9e
      Un peu de répit et de repos pour les jambes jusqu’à ST MARTIN DE VALAMAS en descente ou faux-plat descendant en suivant l’EYSSE, affluent de l’EYRIEUX. Petite variante par rapport aux années précédentes : plus de passage à ST MARTIAL pour les circuits des SUCS, AVM,… mais raccourci de quelques kilomètres par une route au bitume en mauvais état. Nous faisons la partie descente en solo et nous nous retrouvons dans la Vallée de l’EYSSE où il faut relancer. Je vois furtivement le ROCHER DE SOUTRON avant de passer à ARCENS et son usine d’eau gazeuse et filer en trio jusqu’à ST MARTIN DE VALAMAS et son ravito bien déserté par la vague, le tsunami des cyclos des Boutières passé quelques heures plus tôt.


4/ ST MARTIN DE VALAMAS / ST FELICIEN :
           DERNIERE LIGNE DROITE AVEC 70KMS ET 1250m. DE D+

 Pointé à 15h. 23’ 32’’, 8h45’ après mon départ matinal, 7h23’ de vélo  et 139 kms, le compte à rebours est parti dans ma tête sur les cols à gravir et les 70kms restants avant l’arrivée à ST FELICIEN. Décompte de 3 cols (ou faux-cols, car non répertoriés dans le club des cent cols) : CLAVIERE après ST AGREVE, ROCHEPAULE et LALOUVESC avec les derniers 1250m. de D+.
   La montée de ST AGREVE est assez roulante, démarre par un faux-plat et prend quelques pourcentages au fur et à mesure. Au début de cette ascension j’ai eu les encouragements d’un ancien collègue handballeur, toujours cycliste et investit à 100% dans l’organisation de l’Ardéchoise. Il est responsable de l’Assistance Mécanique et s’occupe aussi le l’Ardéchoise Permanente.
   J’attends toujours le passage à ST JULIEN BOUTIERES  avec impatience car les animations sont toujours 5 ***** ! Cette année nous partons en ECOSSE avec kilts, cornemuses, monstre du Loch Ness et douche écossaise avant de repartir. Le joueur de cornemuse était essoufflé et avait jeté l’éponge, mais l’accueil est toujours aussi sympathique.



 

 

 

 


   Montée toujours piano avec quelques cyclistes que l’on double et d’autres qui nous passent à bonne allure en bouclant les SUCS ou l’AVM. Une belle et nouvelle fresque



à côté du Viaduc de l’ancienne voie ferrée** parallèle à la route. Une autre Viaduc du Bon Pas rebaptisé Pont du Malheur **** est un peu visible après INTRES en contre-bas de la route.
**Histoire : En 1878 le ministère des Travaux Publics, administré par l'ingénieur Charles-Louis Freycinet, décide de compléter le réseau ferroviaire par un réseau secondaire notamment dans le Vivarais et le Velay enclavés. En 1881, la compagnie P.L.M. élabore une étude complète avec devis pour trois lignes devant desservir les villes de Tournon-sur-Rhône Lamastre, La Voulte-sur-Rhône-Le Cheylard et La Voûte-sur-Loire-Yssingeaux (sous-préfecture de la Haute-Loire). Cette étude élaborée selon les normes PLM (écartement des rails à 1,43 m, déclivité maximum à 25 mm/m, courbe minimum de 250 m) atteignait une somme considérable. En 1883 une nouvelle étude est demandée à la Compagnie PLM, avec des normes révisées (écartement métrique des rails, déclivité maximum à 30 mm/m, courbe minimum à 100 m) en raison des améliorations récentes apportées par les locomotives Mallet. La Compagnie PLM abandonne la construction des lignes à voie étroite à la jeune Compagnie des Chemins de Fer Départementaux qui le 13 avril 1886 signe, avec le Ministère des Travaux Publics, une convention de construction et d'exploitation pour 99 ans. Plusieurs lignes sont construites dont celle de La Voulte-sur-Rhône au Cheylard inaugurée en 1891. Puis le 25 mars 1899 des lignes de raccordement, déclarées d'utilité publique sont concédées à la Compagnie CFD dont celles du Cheylard à Dunières en passant par Saint-Agrève-Tence-Raucoules-Brossettes et celle de Raucoules-Brossettes à Yssingeaux. Les travaux de ces lignes nécessitent des ouvrages d'art considérables en particulier sur le tronçon Le Cheylard-Saint-Agrève, car l'on passe de 430 m d'altitude au Cheylard à 1050 m d'altitude à Saint-Agrève, soit un dénivelé de 620 m sur un parcours de moins de 25 km au cours duquel on franchit la chaîne des Boutières et de profondes gorges ; entre Saint-Julien-Boutières et Saint-Agrève la pente approche le maximum de la valeur nouvellement autorisée soit 32,5 mm/m. Si les tronçons de Le Cheylard-Saint-Julien-Boutières, Saint-Agrève-Raucoules-Brossettes-Dunières et Raucoules-Brossettes-Yssingeaux sont mis en service de septembre à décembre 1902, celui de Saint-Julien-Boutières Saint-Agrève n'est terminé que le 29 mai 1903. En effet sur ce dernier tracé d'immenses tranchées entaillent le massif, pour réaliser une succession de courbes consolidées par de nombreux murs de soutènement, ainsi que trois tunnels dont deux sur la commune de Saint-Agrève aux lieux-dits Bois de Seyne et Les Ribes de Chavagnac et quatre viaducs, dont ceux de Saint-Julien-Boutières et le viaduc du Bon-Pas qui franchit le torrent de l'Aigueneyre à 35 m de hauteur en arrivant sur la commune de Saint-Agrève. Tous ces ouvrages, construits par des maçons tailleurs de pierres, font de ce dernier tronçon l'oeuvre majeure de la CFD. A cela s'ajoute, du fait des rigueurs climatiques, la mise en place de barrières anti-congères. La locomotive à vapeur Mallet n°401, qui fonctionne sur cette voie métrique, est l'une des plus puissante de France elle permit, outre le transport de voyageurs, un important transport de marchandises (bois, charbon, bétail, fruits, service des postes). A partir de 1934 les autorails de Dion Bouton puis Billard, en 1935, sont mis en circulation sur cette ligne, qui en 1949 se dote d'un autorail direct La Voulte Dunières surnommé "La flèche des Cévennes". Enfin, vers en 1960 arrive la première locomotive Diesel. La ligne est désaffectée le 31 octobre 1968. En 1970, la compagnie des Chemins de fer du Vivarais met en circulation un circuit touristique sur le tronçon Saint-Agrève-Dunières. Aujourd'hui propriété d'un syndicat intercommunal, la ligne est exploitée par l'association Voies Ferrées du Velay (VFV).
http://www.actuacity.com/voie-ferree_m8371/

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****Le 8 septembre 1902, lors de la construction du viaduc du "Bon Pas" 9 ouvriers  trouvèrent la mort lors de l'effondrement de la clef de voûte. Ce viaduc, ouvrage de la ligne CFD La Voulte sur Rhône - Saint Agrève devint alors le "Pont du malheur".
https://www.ardeche-guide.com/sites-et-monuments-historiques-en-ardeche/le-pont-du-malheur-105632


   Arrivé à SAINT-AGREVE après 8h33' de vélo et 155kms. Je propose à mon compagnon de route de s'arrêter prendre un coca à mon bar habituel de pause entrainement. Proposition accepté qui nous fait le plus grand bien avant de reprendre la route de Devesset, bifurqué avant la barrière horaire de 17h45' (de mémoire vers 17h )


et la descente sur l'AYGUENEYRE  qui précède l'avant-dernière montée, celle de ROCHEPAULE. Montée de 3.5 kms avec le plus de % sur la 1° partie, puis régulier avant d'apercevoir le village tout là-haut.


Pas la cohue, mais encore de l'animation au ravitaillement où je tombe, telle une volée de moineaux, sur un excellent fromage.. Vu que l'appétit vient en pédalant j'engloutis pas mal de tranches... descente qui réclame de la vigilance avec la fatigue et les virages un peu serrés avant de franchir le DOUX ( le dernier franchissement c'était avant BOUCIEU LE ROI il y a 2 jours..) et de me trouver au pied de la montée de LALOUVESC ( prononcé Lalouvé par les autochtones et Lalouvesque par certains estrangers..).

*La journée a été longue aussi pour les musiciens, il est temps de plier !



Nous attaquons toujours en duo cette montée qui a de bons % sur 5.5kms ( 6 à 7.5) et s'infléchit par la suite. Cet après-midi sous l'effet conjugué des milliers de cyclistes et de la chaleur à l'abri du vent, le goudron s'est transformé en colle et une partie de la route a été interdite sur 10-20m. car le goudron partait en lambeaux !!!
    Loin de ce trafic et de cette chaleur nous montons tranquillement avec les autres retardataires des parcours au-dessus du Doux et des Boutières, entre autre un cycliste à l'arrêt qui repartira et roulera avec nous qui après les Boutières l'an dernier a voulu partir sur la Volcanique avec des collègues avec 1000kms et peu de D+. Il rentre en prenant son temps et à l'énergie... Ce n'est pas le cas de Baptiste de la TEAM VENTOUX que je vois passer sur un bon rythme en train de boucler son AVM !!!  Les 3.5 derniers kms de montée sons plus tranquilles et j'arrive à LALOUVESC avec un petit air d'arrivée après 10h20 de vélo et 185 kms. Pas d'arrêt au ravito mais aux toilettes ( je pourrai faire un guide sur les toilettes Ardéchoises ;-)
   Pour les derniers 24 kms quasiment tout en descente ou faux-plat descendant je vais y aller en douceur, laissant partir mon coéquipier de fortune, n'essayant pas d'accrocher les roues des petits groupes qui me passent.
   Après le COL du Buisson, son village miniature

*Pompiers et gendarmes encore en vigilance Ardéchoise

et PAILHARES


un groupe d'une dizaine de cyclistes me doublent et descendent à fond les ballons en peloton serré. Dans un virage un peu serré un cycliste se fait surprendre, trajectoire un peu bizarre et chute d'un anglais à priori sans trop de gravité.
   Un peu refroidi par cette épisode je savoure quand même le dernier km, content d'avoir pu boucler cette MERIDIONALE / MONTAGNE ARDECHOISE EN 3 JOURS dans son intégralité.

Passage par la case repas, et en partant interpelé par GILOU  de la HAUTE-BIGUE et de la TEAM VENTOUX qui attend BRI la renarde qui tentait l'AVM, mais le vent ne lui aura pas permis de passer les barrières horaires mais qui fait tout de même 230 kms.

Bouclé ce 3° jour en 11h10' de vélo + 1h50' de pause soit un total de 13h pour 209kms et 3535m de D+
    et sur les 3 jours    32h25' de vélo / 615kms et 10500m. de D+.
Mais au-délà des chiffres qui sont de plus en plus anecdotiques je retiendrai surtout les rencontres humaines, les paysages !!!
   " Plein les cannes et plein les yeux de ces 3 jours , et prêt à remettre çà en 2018 ;-)  "


5/ QUELQUES PHOTOS DE L'ARDECHOISE EN 1 JOUR

http://www.velovelo.com/spip.php?rubrique381&lang=fr

*Le Pont des Soupirs à Lamastre

*Un cycliste multi-sports

*A la force des bras...

*Grand spectacle à ST JULIEN BOUTIERES





*La montée de MEZILHAC un pur régal pour les yeux !!!

* Deux pelotons dans le vent !

*Faut pas buller et souffler pour grimper la dernière montée de LALOUVESC




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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS *JOUR 2 : ON DIRAIT LE SUD, des GORGES DE L’ARDECHE et du CHASSEZAC pour arriver dans la MONTAGNE ARDECHOISE

Par PhilKiKou - 15-07-2017 15:49:13 - 6 commentaires

 


Après une bonne nuit et un bon petit déj. départ matinal à 6h30 pour cette 2° journée qui commence en douceur au niveau dénivelée et température. Départ en solo en passant par St Remèze endormi où un bénévole déjà d’attaque me propose un café. Je vais attendre d’arriver à St Martin d’Ardèche ou Aiguèze pour en boire un. A ST REMEZE 2 parcours possibles entre la MERIDIONALE qui part le plus au Sud à la limite du GARD et de la LOZERE et les GORGES qui passent à VALLON PONT D’ARC puis remonte en passant par RUOMS, BALAZUC et VOGUE avant de rejoindre le parcours emprunté l’an dernier de LA CHATAIGNE/MONTAGNE ARDECHOISE.
Pour moi cette année MERIDIONALE au programme et plein sud avec le vent dans le dos !!! Après une vingtaine de kms de plat dans la garrigue les falaises des Gorges de l’Ardèche se profilent à l’horizon.

*...et au milieu coule une rivière...





Une belle descente me permet de rejoindre ST MARTIN D’ARDECHE et passer sous un pont de canoës avant le ravitaillement au bord de l’Ardèche pas encore inondée d’embarcations.


Un petit café et un saut dans le GARD sur l’autre rive

*Aiguèze se mire et s'admire dans l'Ardèche


pour passer dans les ruelles d’AIGUEZE et son ravitaillement qui valent un arrêt et un détour.


Dans l’esprit visite touristique je suis même obligé de mettre pied à terre pour passer sous un porche et franchir quelques marches en surplomb de la rivière.


Une fois cette visite terminée, en route pour LAVAL ST ROMAN sans déco Ardéchoise, ce qui n’est pas le cas pour LE GARN, dernier village avant de quitter le GARD avec un ravito et déco jaunes et violettes. Retour en Ardèche avec non pas une enclave, mais plutôt une presqu’île, protubérance ardéchoise au Sud de la rivière Ardèche englobant la commune d’ORGNAC L’AVEN et sa célèbre grotte ***
***Cette histoire commence il y a 100 millions d’années, depuis la formation de la roche calcaire, jusqu’à la découverte de l’Aven d’Orgnac, en 1935, qui nous permet aujourd’hui d’admirer de gigantesques salles souterraines. C’est aussi une histoire humaine, depuis le tranchant du silex que l’on taillait ici, il y a 350 000 ans, et la transmission qui se poursuit à la Cité de la Préhistoire. Venez apprendre un peu, rêver beaucoup, changer d'ère surtout...
http://www.orgnac.com/
Un peu déçu de ne pas voir d’animation estampillée « Ardéchoise » dans le village mais bonne surprise à la sortie d’ORGNAC L’AVEN au camping municipal des Ardéchoises provençales nous invitaient à une pause fraîche et ombragée avec en bonus un petit paquet de lavande aux couleurs de l’Ardéchoise… Je ne pouvais que leur donner en retour un petit vélo pour les remercier de leur accueil. Ce sera encore le cas au village suivant de LABASTIDE DE VIRAC




qui nous invite à partir en voyage à MADAGASCAR !! Attachez vos ceintures et en route pour une dégustation d’une omelette !!!.. Le feu d’artifice côté accueil continue avec VAGNAS et son SUPER MARIO haut en couleurs, et en verbe ! Les bénévoles proposent aux cyclistes de les prendre en photos et de leur envoyer celle-ci par @. Raisin sur le gâteau, je repars avec une bouteille de vin cuvée « Vagnas l’Ardéchoise» dans mon sac à dos. J’ai bien essayé de refuser poliment mais vu l’insistance et la gentillesse des bénévoles en général et de Mario en particulier je n’ai pas pu refuser.



Après la 1° côté de la journée entre l’Ardèche et Aiguèze, voici le 1° col avec le COL DE LA SERRE qui ne vole pas très haut (371m.) mais avec de bons pourcentages frisant les 10%. En rajoutant les degrés de la bouteille de vin, c’est du costaud, un Côte de l’Ardèche qui a de la cuisse !... (d’ailleurs un cycliste a lâchement abandonné sa bouteille dans le fossé..)
Le tourisme c’est super, mais dans quel état se trouve le cycliste avec son casque décoré (qui a toujours un succès fou ! ;-) ?.... Après 60 kms et pas encore trop de dénivelée, ça roule, et de surcroît avec une chaleur supportable avec le vent du Nord. Heureusement, car la fin de la journée s’annonce costaud, surtout si je fais la boucle ST LAURENT LES BAINS, ST ETIENNE DE LUGDARES, BORNE.
Descente au BESSAS avec arrêt pour saluer les bénévoles, boire et grignoter un peu, j’ai dû louper une flèche Ardéchoise et oublier de tourner à gauche. Arrêt pour jeter un œil à la carte et reprendre le fil de l’Ardéchoise direction BERRIAS. L’animation mise en place par les bénévoles est vraiment TIP-TOP avec un vél-eau astucieux


, puis un voyage en Camargue avec les enfants des écoles et en partant une exposition de vélos et motos anciens, collection d’un passionné local. (photo site vélovélo )



A la sortie du village légère variante par rapport au tracé : on ne passe plus dans le bois de PAÏOLIVE ni à ST PAUL LE JEUNE, mais on monte directement à BANNE *** village pittoresque et perché à 260m. d’altitude.


Arrivé et pointé à 11h. du matin après 4h30’ de vélo + pause. Voyage dans le temps avec une visite chez le Père Noël qui a élu domicile à Bannes. En discutant et prenant la pose photo avec lui, il m’a dit : « My name is Ray, Ray Banne ! »


*** Banne s'est forgé une forte personnalité qui s'affirme à travers ses deux quartiers, celui de l'église dont le clocher pointu capte les regards depuis la plaine, celui du "Fort" dont les écuries constituent aujourd'hui le cadre prestigieux des manifestations culturelles estivales : spectacles, expositions et Festival d'Art Singulier.

Banne provient d'une racine pré-indo-européenne qui veut dire " sommet ". Fréquenté au Néolithique, vingt-sept dolmens ont été recensés sur la commune. Puis, il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace d'une occupation : l'église Saint-Pierre de Banne est mentionnée alors qu'elle est offerte à la maison du Temple de Jalès, sur la commune de Berrias-et-Casteljau.
Banne se compose de deux bourgs perchés et séparés par un vallon cultivé en terrasse. Le quartier du Fort, correspond à l'ancien bourg castral médiéval. A son sommet, se trouvent les vestiges d'un château de la fin du Moyen Age et de l'Epoque Moderne détruit à la fin du XVIIIe siècle. L'autre bourg comprend l'église paroissiale qui donne sur une vaste place

La bataille de Banne : On distingue, sous le château, une route en ligne droite, en direction des Vans et du bois de Païolive. A cet endroit précis eut lieu, le 29 juillet 1944, la "bataille de Banne" qui marque la première victoire des maquisards sur l'armée nazie en Ardèche : l'embuscade des F.F.I. fit battre en retraite un convoi allemand. Le lendemain, le village eut à faire face aux représailles. Pour ce haut fait de résistance, la commune reçue la " croix de guerre ".
. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/banne-village-de-caractere-banne-ardeche-327.php )
Je quitte Banne par une belle petite route avec des blocs de calcaire qui font penser au Bois de Païolive.


On arrive par un plateau qui surplombe LES VANS, avec une vue magnifique.


Pas trop d’animation dans la ville, hormis un ravitaillement minimaliste et une belle déco sur la vitrine d’un boucher.


On reste sur la rive droite du CHASSEZAC pour prendre un passage à gué sur le PONT DU NASSIER où certains cyclistes ne résistent pas à la tentation de piquer une tête.


*une cycliste qui s'entraine pour l'Ardéchoise des très jeunes



Bien envie, mais encore de la route, et de 150m. d’altitude au bord du Chassezac à 1079m. au COL de TESTE-ROUGE, j’ai presque 1000m. de D+. Je préfère donc faire une pause au pied de cette longue montée de 15kms de ce col à ST MARGUERITE-LAFIGERE, d’autant plus que je connais une bénévole dans ce village. Pas d’arrêt pour la baignade, mais une pause rapide juste après au ravito champêtre du village de SALLELES.

  * Un cycliste s'interroge : je change de monture..ou pas ?


Grignotage, le plein d’eau avant de se payer un bon raidar pour rejoindre la route principale qui mène à STE MARGUERITE. Je vais suivre cette route au fond de la vallée du CHASSEZAC sur plus de 15 kms avant d’atteindre STE MARGUERITE et attaquer le col. Passage à 7 kms de THINES, magnifique village par lequel je suis passé en rando il y a très longtemps, et en vélo il y a quelques années. Au-dessus d’un barrage sur le Chassezac des bâtiments en ruine ainsi qu’un panneau d’info témoignent d’une activité minière importante début du XX° siècle.


Après cette loooooooooongue approche j’arrive à STE MARGUERITE LAFIGERE*** en début d’après-midi après 5h20 de vélo et 108kms au compteur.


*** Sainte Marguerite la Figère, se situe au point de rencontre de trois départements au coeur des Cévennes: l'Ardèche, le Gard et la Lozère. La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
Le village de Sainte-Marguerite-Lafigère est situé sur un promontoire rocheux au-dessus du confluent des rivières Borne et Chassezac. En face, le village lozérien de Pied-de-Borne. Sainte-Marguerite-Lafigère est limitrophe de deux départements différents : la Lozère (48) et le Gard (30).
Sur une surface municipale de 1 007 hectares, Sainte-Marguerite-Lafigère possède de nombreux hameaux, parmi lesquels : la Rouvière, le Boul, le Chambonnet, Faubis, Corde, Sainte-Marguerite-Lafigère, les Plans, Scafoulin, Pied-Barret, le Trépadou, le Clos, le Ligonès, le Berthalay, le Pony, le Soulier, le Rouveyrol, le Jou, Féreyrolles, l'Oratoire.

La commune disposait de mines de plomb argentifère encaissées au fond de la vallée du Chassezac (fermées dans les années 50).
La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
(http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-ste-marguerite-lafigere-sainte-marguerite-lafigere-ardeche-749.php )
Bel accueil et belles décorations dans le village sur le thème des contes… Et je ne suis pas au bout de mes surprises avec un ravitaillement repas avec des salades, des tartes,…. Tout ce qu’il faut pour arriver à bien passer le col et les kms à venir jusqu’au BEZ. Cerise sur le gâteau, petits vélos sur le casque, je retrouve mon ancienne collègue de travail qui m’accueille chaleureusement. Je m’installe à l’ombre en discutant et me restaurant, en profitant de l’accueil tout aussi enthousiaste des autres cyclistes. Certains emportés par l’ambiance font quelques pas de danse avec reines et princesses en descendant de leur petite reine… Je me déleste de la bouteille de rouge de Mario de Vagnas en l’offrant à Roselyne pour le repas des bénévoles ce soir. Elle connait très bien Super Mario de Vagnas qu’elle voit fréquemment lors des réunions de l’Ardéchoise. Autre connaissance croisée à Ste Marguerite : Jean-Pierre Cellier le cycliste au long cours de Craponne qui en partant de St Remèze a voulu faire une variante et s’est trompé de route. Pas refroidi par sa mésaventure, il va remettre çà après le village sans prendre le parcours officiel ?!....


 * Miroir mon beau miroir dis-moi si j'ai le plus beau casque?....

 * Pas l'ombre d'un doute, ce fut une pause très agréable au pays des contes...


Je resterai bien encore un peu plus dans ce village limitrophe avec PIED DE BORNE en Lozère, mais un col de 15kms et 90 kms sont encore au programme du jour.

 * Une belle ascension m'attend..en route avant d'être en r'tard en r'tard comme le lapin d'Alice au pays des merveilles



J’ai monté ce col une fois lors d’une sortie OFF magnifique et j’ai en tête un Col long, ombragé dans un premier temps avec de magnifiques paysages. Ce que je n’avais plus en tête c’est le côté très irrégulier des pourcentages : des parties plates ou en faux-plats alternent avec de bons pourcentages. Que c’est agréable de monter à l’ombre des châtaigniers en croisant un petit canal des eaux de la BORNE,


 * Un vrai feu d'artifice les fleurs de chataigniers


sous les imposants ROCHERS DE CONCHETTE.


A peu près à mi-col je croise Gérard MISTLER qui descend rendre visite aux bénévoles de STE MARGUERITE en voiture. Il me demande si çà roule, et de mon côté je lui demande si l’Ardéchoise est partie sur de bons rails avant le gros rush de Samedi… J’en profite pour lui signaler l’oubli de mon appareil photo à Boucieu le Roi avec un petit espoir de le récupérer.
La fin du col est plus à découvert et après 1h15 de montée (pour 15kms et 750m. de D+) je fais une pause pour immortaliser mon passage au « Petit Galibier Ardéchois » d’après le panneau sous celui du col.


Légèrement en dessous du col je rejoins MONTSELGUES ***, petit village en bordure d’un plateau dans lequel on rentre par une petite ruelle pour arriver sur la place du village aux couleurs jaunes et violettes.
Bis repetita en vous disant que l’accueil est chaleureux, et même doublement avec une soupe aux orties que j’ai savouré après ce col qui ne manquait pas de piquant.



*** La route pour se rendre sur la commune est d'une beauté remarquable, le paysage est splendide.
Le plateau de Montselgues est classé site d'importance communautaire Natura 2000. La commune comprend ou est limitrophe de plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique tels que :
" Les landes et prairies humides du plateau de Montselgues ;
" Les tourbières du plateau de Montselgues ;
" L'escarpement rocheux, ainsi que les bois et landes de Féreyrolles ;
" La vallée de la Thines
" Le plateau des Chanaux et le serre de la Font d'Aoussay ;
" Les corniches de la Cévenne méridionale ;
" Le vallon de la Borne
Le plateau de Montselgues est une pénéplaine de granite et de grès, bénéficiant d'un climat méditerranéen bien que les hivers y soient très rigoureux. Au cours de votre promenade, vous rencontrerez des élevages de chèvres, moutons et vaches…ainsi qu'une belle église romane datant du XIIème siècle à voir au cœur du village. Montselgues est le départ de plusieurs randonnées, d'une visite guidée et de balades à dos d'ânes.
" Montselgues " signifierait " Le mont au seigle " puisque c'est l'une des rares céréales qui prospère dans cette région montagneuse.
Pour la petite histoire, pendant la seconde Guerre Mondiale, des maquis ont été recensés non loin de Montselgues, et des parachutages d'armes auraient été effectués sur le plateau. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-montselgues-montselgues-ardeche-688.php )
1-2kms à la sortie du village je rejoins le parcours de l’an dernier la Châtaigne-Montagne Ardéchoise qui vient de JOYEUSE et PLANZOLLES. 6-7 kms sur le plateau avec le vent pleine poire, voilà qui n’est pas top, surtout en solo. Je baisse la tête non pas pour avoir l’air d’un coureur, mais pour faire le dos rond et rejoindre le croisement où une question stratégique va se poser : FAIRE OU NE PAS FAIRE LA BOUCLE ST LAURENT/ST ETIENNE /BORNE ?
A ma droite la variante Pas du Loup qui en 9kms rejoint directement LOUBARESSE avec je pense peu de dénivelée
A ma gauche la variante « plein les yeux, plein les cannes » avec une cinquantaine de kms et 1000m. de D+ avec les montées de ST LAURENT LES BAINS / LE COL DE PRATAZANIER ET LA CROIX DE TOUTES AURES.
Et au centre un cycliste qui est parti depuis 6h30 ce matin, qui a parcouru 132kms un peu avant 16 heures. Quelques cyclistes à l’arrêt à ce col bifurcation de la CROIX DE CHAP DEL BOSC. Allez, le cycliste est encore en état de marche, la journée est belle, ensoleillé, pas trop chaude, j’arriverai certainement assez tard à l’auberge du BEZ mais je suis là pour en profiter un max, alors c’est parti, je mets le clignotant à gauche et plonge dans la vallée de LA BORNE que j’ai suivi après MONTSELGUES et que je retrouverai tout à l’heure après le village éponyme. Cette boucle pourrait d’ailleurs s’appeler la BOUCLE DE BORNE***, car quand vous avez passé la Borne il n’y a plus de limite !!!
*** La rivière Borne, affluent du Chassezac et sous affluent de l'Ardèche, prend naissance sur la commune de Mayres à 1400 m d'altitude non loin de la station de ski de la Croix de Bauzon au coeur du massif du Tanargue.

Après sa descente de plus de 1000 mètres la Borne conflue avec le Chassezac et l'Altier dans le barrage de Pied-de-Borne sur la commune de Sainte-Marguerite-Lafigère. (http://www.ardeche-nature-photographies.com/rivieres/la-borne.php )

Descente rapide jusqu’à la rivière, pause fraîcheur à côté du pont de Ceytrou et du camping vraiment perdu et tranquille avant de grimper sur environ 7kms et 425m. de D+. Pause rapide à ST LAURENT LES BAINS*** pour refaire les niveaux et grignoter un peu.


***La source d'eau chaude de Saint Laurent les Bains
Cette source, dont la température élevée + 53°ce situe au centre du village. Saint Laurent les Bains, par la température de ses eaux, est au 9ème rang des 60 sources thermales de France.

Après le village la montée est assez régulière, peu de cyclistes et de voiture à l’horizon.


Je franchis ce nouveau col (pas répertorié sur les cartes) à 2 pas du monastère de NOTRE-DAME DES NEIGES. Descente en pente douce jusqu’à LABASTIDE PUYLAURENT où l’Ardéchoise passe incognito sans déco ni ravito. Au lieu de rester sur l’axe principal LANGOGNE-VILLEFORT nous prenons une petite route parallèle qui passe par LAVEYRUNE. A la sortie de LABASTIDE 2 cyclistes me doublent et me proposent de prendre leurs roues. Je ne me fais pas prier car jusqu’au village de LUC nous roulons plein Nord avec le vent de face. Une bénédiction de rouler avec ces 2 cyclistes sur ce tronçon. Je prends un relais après avoir rejoint la route principale et lorsque nous partons plein Ouest nous discutons un peu et je m’aperçois qu’ils étaient au même camping de ST REMEZE. 1 des 2 cyclistes avait oublié ces clés à un ravito et il leur a fallu attendre une heure AU VANS pour pouvoir les récupérer (il n’y a pas que moi qui suis tête en l’air !). Trop rapide pour moi (surtout un) je file à mon rythme et rattrape un cyclo-randonneur qui randonne entre TOULOUSE et LES ALPES en passant par LA MONTAGNE NOIRE, le MONT-AIGOUAL. Il espérait faire étape à ST ETIENNE DE LUGDARES mais hélas pour lui avec le débarquement des cyclistes de l’Ardéchoise pas une place de libre. Il va surement être obligé d’aller jusqu’à la CROIX DE BAUZON et descendre jusqu’à JAUJAC ou AUBENAS.


Je m’arrête rapidement à ST ETIENNE car les bénévoles sont en train de plier. Je bois rapidement un verre, une bénévole reconnait mon casque déjà vu l’an dernier, et me voilà reparti pour quitter la route principale et prendre la montée courte mais costaud DU COL DE PRATAZANIER. Le petit plateau reprend donc du service et je monte piano et solo ce Col à gauche du SOMMET DES SEIGNEURS (1391m). Les jambes commencent à en avoir plein les pattes et le dos à couiner un peu : je me fais donc une pause ravito et étirement de 5’ en haut du col.
Je retrouve et descend dans LA VALLEE DE LA BORNE,


 * BORNE sur son éperon et je reconnais la prochaine montée qui m'attend avec la 1° partie très raide jusqu'à la CROIX DE BORNE, la seconde plus en pente régulière et le COL CROIX DE TOUTES AURES dans le creux herbeux à l'horizon

sauvage et quasi-déserte, excepté la poignée de bénévoles encore présents. Encore quelques chips et boisson au ravitaillement de BORNE***, pointage à 18h34’21’’, 12heures et 176kms après mon départ de ST REMEZE, et remerciement aux bénévoles qui me demandent si je suis le dernier cycliste de la journée ?.... Je leur propose d’aller voir en remontant au col de Pratazanier, mais heureusement ils déclinent ma proposition.


* ils plient leur ravito en accueillant encore les derniers cyclistes... moins nombreux que les années précédentes


Du coup je plonge sur le pont sous la Tour en ruine (875 m. d’altitude) et attaque l’avant-dernier col de la journée la CROIX DE TOUTES AURES (1199m.) par de bons pourcentages jusqu’à la CROIX DE BORNE (1030m.).


*** Situé à 940 mètres avec 40 habitants, le territoire de la commune de Borne la station de loisirs de la Croix de Bauzon, l’auberge du Bez, les châtaigniers géants du Parc Régional, le départ du canyoning dans les gorges, le site naturel d’escalade des Chambons….
Il est également traversé par le GR7, le GR72 et des GR de Pays.
Riche en patrimoine Borne se désigne par de nombreux sites à visiter : Vestiges du donjon médiéval
Eglise du XIXe siècle
Gorges de la Borne
Col de la Croix de Bauzon
Le Clocher de Tourmente du Mas de Truc. ( https://www.ardeche-guide.com/que-faire-en-ardeche/borne-841807 )
Quelques décos Ardéchoises au MAS DE TRUC d’où j’aperçois le col.


Quelque lacets au milieu des genêts sous un soleil qui commence à décliner : quel pied, même si la fatigue commence à se faire sentir.


J’aurai mis 3h30 pour parcourir les 50kms et 1000m. de D+ de LA BOUCLE DE LA BORNE !!!... Un peu de répit entre le col et LOUBARESSE où des cyclistes doivent être déjà reposés, douchés et à table !!...


Pour moi vers 19h30 en guise d’apéro il me reste le COL DE MEYRAND à 1370m. 2 kms environ de montée à l’ombre avec une belle vue sur la Vallée de VALGORGE.


Je prends le temps de m’arrêter pour profiter du point de vue et de la table d’orientation pour mettre quelques noms sur les sommets du TANARGUE. Allez, un dernier schuss final pour descendre jusqu’au carrefour du COL DE LA CROIX DE BAUZON et le dernier km en légère montée pour enfin arriver AU BEZ, où un bénévole sympa démonte la tente qui abritait le ravitaillement. Je donne un dernier petit cycliste à son fils, et arrivé à l’Auberge du BEZ à 20h. Beaucoup de cyclistes attablés, 2 finissent leur bière, ce qui me donne l’idée d’en commander une bien méritée.

   Posé mon vélo dans une remise bondée de vélos, récupéré mon sac après quelques allers-retours (j’avais compris qu’il était dans la chambre, mais il se trouvait dans la remise à vélos, avec le sac d’un autre cycliste encore sur la route. Douche, repas bon et copieux avec les retardataires et applaudissements pour le dernier cycliste arrivé à 20h45. Nuit un peu agité avec la fatigue cumulée sur ces 2 jours de vélo, je verrai demain matin dans quel état de fraicheur je me trouverai pour le retour à St Félicien.. mais ceci est une autre histoire à lire dans le récit du JOUR 3 de mon ARDECHOISE 2017 ...

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