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ARGENT PUDEURS & DECADENCES

Par PhilKiKou - 02-10-2017 07:04:34 - 1 commentaire


 ( bienvenue dans un monde de partage, d'amour et de bienveillance.... l'homme serait-il un loup pour l'homme ? Expression inapproprié le loup est bien mieux que çà !!!...)

https://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences



Théâtre 
Tout public (à partir de 12 ans)
Durée : 1H15
“Argent, Pudeurs & Décadences” est une pièce de théâtre, une écriture contemporaine à la narration déstructurée, un rapport au public immédiat, sans filtres, un spectacle sur la monnaie à la fois virulent et surréaliste qui tente de sonder les mécanismes obscurs de l'argent et sa fabrication.

Qu’est-ce que l’argent ? D’où vient-il ? A quoi et à qui sert-il ?

Une traversée de situations où les enjeux sont humains et monétaires, comiques et tragiques, en s’appuyant toujours sur les théories économiques actuelles et historiques.

Une comédie financière fantasmagorique et cynique, tourbillon d'arrivisme, de finance et de folles envolées monétaires dans laquelle les deux comédiennes de l'AIAA Compagnie convient le spectateur à voyager et à se questionner sur ses rapports à l'argent... 
***Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=e24WqE5xw4c 


***Spectacle complet :https://www.youtube.com/watch?v=Abv3lYyWjXohttps://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences 



Ce qu'en dit la Presse

"Un superbe portrait des relations qu'entretient le monde avec l'argent. Grinçant et drôle à souhait servi par deux séduisantes comédiennes" 
Stéphanie Albane, le Journal de Saône et Loire, 24 juillet 2016

" Mis en situation, les paradoxes nous sautent au visage, par de savoureuses - et imparables - associations d'idées grinçantes, loufoques voire obscènes, (..) Le collectif AIAA s'inscrit avec une hargne joyeuse dans la mouvance émergente d'une éducation populaire jetée en pâture sur le bitume "

Julie Bordenave – théâtre(s) magazine – Automne 2016

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Les villages et hameaux du bout du monde : Acte 2 scène 1 : moteur !!!

Par PhilKiKou - 07-09-2017 22:15:50 - 2 commentaires

 

Rimon et Savel- Rochefourchat- St Nazaire le Désert- COL de Guillens- Brettes- COL de Pranlara- COL de Lescou- Bouvières- Les Tonils- Bezaudun- COL de la Chaudière- Saillans- Véronne par PhilKiKou

Date

28/7/2017

 

 

Distance

160 kms

Lieu

Saillans

 

 

Dénivelé

3450 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

09h34'15''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.71 km/h

Commentaire public

+ 2h30 de pause
*1 crevaison arrière Rimon
-Pause St Benoit Grand café
St Nazaire sandwich + coca
Bouvières coca + sablé
saillans arrivée Burger frites salade + bière locale
------------------------

*Rimon 1H32/22kms

*Rochefourchat 2h53 / 47kms

*Col de Pranlara 5h02/80kms

http://www.openrunner.com/index.php?id=7725659
*un cycliste local à Rimon
*chorale église Bouvières
*Biche rivière avant COL Lescou
*Chaud montée du Col de la Chaudière

 

Après un premier aperçu en Avril 2016 avant la rando du Pas de Lauzun ( http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=45 ) du club de Crest de Gérard le Kikou, je profite de ce début de vacances estivales pour continuer mes découvertes dans ce coin de la Drôme magnifique, avec comme point de départ le village de Saillans, et comme fil conducteur la découverte de villages ou hameaux dans lesquels la route s'arrête.

Si vous voulez prendre ma roue, c'est parti !!!

 

1/ SAILLANS / RIMON ET SAVEL ( après montée et descente ) : 29 kms / 760m. D+


00 l'Aiguille (783m) que je verrai sous toutes les coutures et Chabanat (1028m)

 

01 pause à St Benoit*** pour un Grand café « Réveil matin »

 

02 St Benoit*** et les plissements de calcaire sur l'autre versant de la Roanne



 *** SAINT-BENOIT EN DIOIS : Le mariage de la pierre bâtie et des rochers

Mais Saint-Benoit, (devenu  « en Diois » en 1936), qui fait partie du canton de Saillans, ce n’est pas que cela. C’est d’abord le flanc Est de la montagne de l’Aup reboisé en pins noirs, c’est aussi le territoire élevé de Betton, c’est le Mont Farraud à 1202 m d’altitude, c’est la froide maison de l’Ubac et le col du Perrier à 849 m, qui permet  de redescendre sur Chastel Arnaud, la Chapelle des Sadous, l’Aiguille et son col vers les Gleyzolles, la route dans le rocher aux Raillasses et puis c’est aussi un petit territoire sur la rive gauche de la Roanne où se développent opportunément des vignes en Appellation Contrôlée « Clairette de Die ».

En venant du Nord c’est le premier village que l’on rencontre. Et quel village ! Comme Aucelon bâti sur une crête, le long d’une rue unique, avec les ruines du Château au bout. Mais cette crête est si étroite que la plupart des maisons sont bâties sur la pente. Le tout est dominé par une petite église avec son clocher porche, son cimetière est ses cyprès, le site a été classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 17 juillet 1926. Elle contient un tableau représentant Saint-Benoit restauré récemment. Et puis juste en amont, l’époustouflant spectacle du plissement des couches de calcaire tithonique percées par la rivière.

Sur le plan historique, la première trace de ce territoire est à Betton, et remonte en 1145, où l’on trouve qu’un Artaud de la famille, qui fut à l’origine de Crest, hommagea à l’Evêque de Die les biens qu’il possédait à Betton, ce site fut abandonné avant la fin du Moyen-Age en faveur de Saint-Benoit plus proche de l’eau.

Filiation bénédictine de Saint Géraud à Saillans, Saint-Benoit commandait le gué sur la Roanne, du chemin qui monte à Rimon, et dépendait comme le reste du pays des Evêques de Die. Vers 1500 il passa à la famille Poissieu et en 1539 aux Grammont. Il subit les guerres de religion ; les protestants prirent le village et le château en 1574. Mais, celle-ci resta fidèle à l’église catholique. Avant la Révolution, les habitants ne formaient qu’une seule communauté avec Rimon, relié par le sentier muletier cité ci-dessus, et qui n’est qu’à 3 km à vol d’oiseau. Ils cultivaient déjà la vigne et filaient la laine pour des fabricants de Saillans. Ils cultivaient du seigle, de l’avoine, et ramassaient les noix.

Aujourd’hui, l’ancienne école est transformée en mairie et gîte rural (à réserver aux gîtes de France) et c’est un point de départ prisé par les randonneurs. La traversée Est-Ouest du territoire jusqu’à Rimon est un maillon du sentier Européen : « sur les pas des Huguenots »… 

http://www.vallee-roanne.com/1419/language/fr.html

03 Il a fallu creuser le calcaire pour faire un peu de place à la route



04 L'aiguille de profil vue du début de la montée à Rimon et Savel

 

05 Vertigineuse cette aiguille que l'on ne voit que furtivement en restant sur la route de St Nazaire

 

06 Le buis fait le canard en redoutant l'arrivée de la pyrale


07 Un petit tour à Savel*** avec vue sur la vallée et la Montagne d'Angèle

 

08 Un bel aperçu du mouvement de terrain (avec le tunnel en bas) la Serre de l'Aup à droite et les 3 Becs en arrière-plan

 

09 Le village de Rimon*** est en vue tout là-haut

 

10 Un beau nuage drapé sur les 3 Becs et le Serre de l'Aup

 

11 Les Rochers au-dessus de Penne au 1° plan puis la Servelle et le Cuchet et la Montagne d'Angèle

 

12 Hommage et souvenirs d'hommes du village morts durant les guerres 14-18 et 39-45 avec de gauche à droite Couspeau, Le Reychas, Angèle et le Parquet


RIMON ET SAVEL : Un modèle de rénovation pour les villages

On remarquera que le sort de cette commune fut liée à celui de Saint-Benoit toute proche et comme elle, fait partie du canton de Saillans, car un sentier muletier transversal important, qui s’est effacé avec le temps et que l’on a récemment réinventé sous le nom de « Sur les pas des Huguenots », menait du col de la Chaudière, à Die par le col du Perrier, Betton, Saint Benoit, Rimon, col du Royer.

Il y eut d’abord 2 paroisses Savel et Rimon, et 2 églises, l’une à Savel d’un prieuré bénédictin, dépendant de Saint Maurice de Die, l’autre à Rimon dédiée à Saint Marcel, mais une communauté unique rattachée à Saint-Benoit. La Révolution créa donc 2 communes, mais dès l’an XI elles furent réunies en une seule. L’origine de Rimon fut la présence d’un castrum, cité dès 1251 perché sur les rochers, au dessus du village, appartenant comme beaucoup d’autres à l’Evêque de Die. En 1450 on le trouve sous le nom de Ricomonte, puis Ricobelle sur la Tabula Delphinatus de 1710, devenu Rimont ou Rimond. Apparemment Rimon et Savel fut peu touché par la Réforme. En1644 elle comptait 21 familles catholiques et seulement 5 protestantes. Les huguenots en exil ne firent donc que passer.

Géographiquement Savel et Rimon occupent 2 replats sur le flanc Sud-Ouest de la Montagne de l’Aup, avec Savel à 558 m d’altitude ou des traces d’occupation gallo-romaine ont été retrouvées, et Rimon à 984 m, et donc 426 m les séparent. Le rocher de La Tour est lui à 1134 m. Rimon est le village le plus haut du Pays de la Roanne. L’église à été rénovée en 1992. L’école a été fermée en 1975 et transformée en Mairie, et en 2 gîtes communaux particulièrement attrayants. La route venant de la vallée qui vous fait monter de 600 m en 8 kms a été ouverte en 1896 jusqu’à Savel et en 1899 jusqu’à Rimon.

Rimon et Savel sont les deux villages les mieux restaurés de pays et restent un exemple à suivre. Ne manquons pas la fête de l’accordéon en juillet.

On notera que la Roanne entre Rimon et Saint-Benoit coule sur une faille géologique. La montagne de Rimon se rapproche de celle de Saint-Benoit d’environ 5 mm par an, ce qui ne manque pas de poser des problèmes au pont métallique « dit de Savel »

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

13 Une plaque de cocher*** qui fait surement partie de la collection de Gérard le Crestois


06- Plaques de cocher drômoises ovales


"On désigne par "plaque de cocher" les plaques directionnelles en fonte, placées à environ 3 mètres du sol sur des bâtiments privés ou publics. Leur nom et leur position élevée vient du fait qu’elles devaient être facilement visibles et lisibles par les cochers. Beaucoup ont disparu. Celles qui restent font parfois l’objet de restaurations assez réussies. Dans la Drôme, les plaques ont été installées entre 1861 à 1865."

(Extrait du site d'Alexandre Costantini sur lequel vous trouverez des informations plus complètes)

Je  photographie ces plaques afin de les repertorier.

La presque totalité de ces photos ont été prises par ses soins exclusivement lors de ses sorties de vélo

http://www.gerardbetton.fr/page-5987239.html

14 Explications complémentaires sur Rimon et Savel

15 Belle vue aérienne de la région et du parcours du jour

 

16 L'église du village et La Pâle à 1340m. d'altitude

 

17 Porche et stock de bois pour l'hiver

 

18 2 plaques rectangulaires pour le prix d'une à Pradelles


2/ RIMON ET SAVEL / ROCHEFOURCHAT ( après montée et descente ) : 22 kms / 516m. D+

*Depuis le départ : 52 kms / 1276m. D+


19 Une plaque bien restaurée, assortie au ciel et à côté dune belle bâtisse

 

20 Qu'est ce que c'est bon d'être au milieu de nul part !!!

 

21 Rochefourchat son église,son cimetière, ses 2 maisons et sa cabine téléphonique


ROCHEFOURCHAT : Revenue à la Nature

Avec 1274 ha, c’est une grande partie du versant oriental de la longue chaîne de Couspeau. Des 221 habitants permanents de 1806, il n’en reste plus qu’un. Il n’y a pas non plus de village, seule l’église et le cimetière en marquent le centre, mais il y quand même un conseil municipal de 9 élus. De nombreux reportages et articles de journaux lui ont été consacrés en tant que commune la moins peuplée de France, sclérose des limites administratives. Une année, lors des journées du patrimoine, un artiste avait installé une exposition dans l’église sur le thème « le milieu de nulle part ».

Cette commune a 2 bassins versants l’un derrière le col de l’Aribat – hameau de résidences secondaires : c’est le bassin de la Courance avec sa vallée profonde et encaissée, l’autre couvre tout le reste du territoire, c’est le bassin de la Pémia qui se jette dans la Roanne.

Ce territoire qui aujourd’hui apparaît vide et isolé, propice à la chasse au gros gibier, fut en fait habité et fréquenté jusqu’à la construction des routes, car des sentiers muletiers fréquentés le traversaient de Saint-Nazaire à Saillans par le col Janin et la Chaudière, Saint-Nazaire, Rochefourchat, Auribel par le col de Trépalon etc. L’ancienne grosse ferme des Pradaux située à 1011 m d’altitude, aujourd’hui en ruines, abrita de gros troupeaux de moutons. L’église paroissiale dédiée à st Pierre dépendait de l’abbaye de Cruas. Au col de l’Aribat existe aussi une chapelle privée : Notre Dame des sept douleurs à laquelle est attachée la légende du berger perdu dans la tempête. Si on ajoute celle d’un manant qui tua son seigneur, c’est bien un pays de légendes qui est là.

Et pour terminer on n’oubliera pas la chanson écrite en patois par Emile Maillefaud agent voyer à la Motte Chalancon en 1900, qui fut célèbre dans tout le pays « la fanfare de Rochefourchat ». Le texte complet figure dans le classeur de la commune de Rochefourchat à l’Office de Tourisme, à Saint Nazaire le Désert.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

3/ ROCHEFOURCHAT / COL DE GUILLENS ( après montée et descente BRETTE ) : 26,5 kms / 450m. D+

*Depuis le départ : 68,5 kms / 1714m. D+

23 Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps...

 

24 La photo classique et belle de St Nazaire***, son église, la Roanne depuis le pont


***SAINT-NAZAIRE : Capitale du désert

On citera tout d’abord le livre d’Emilien Blain : Saint Nazaire le Désert, capitale du Désert.

L’origine du nom est très claire pour Saint-Nazaire qui est le patron de l’église, (en oubliant son compagnon Saint Celse), mais plus obscur pour le désert, nom très ancien du pays. « Sancti Nazarii in Désertum ». Le territoire fut occupé dés la préhistoire puisqu’on a trouvé des traces des chasséens (4000 an AC) dans la grotte du Trou Arnaud. La période gallo-romaine a laissé des fragments de tuiles, ici et là. L’histoire réellement connue débute au Moyen âge. Le village actuel n’existait pas. Seuls était construits l’église plus petite qu’aujourd’hui, celle d’un prieuré bénédictin dépendant d’Aurillac, le chœur de la Chapelle Saint Joseph est probablement une bégude au carrefour de chemins muletiers. La communauté des habitants vivait comme les autres, sur un site perché sur la montagne de Montanègue au lieu dit Saint-Philibert.

Deux éléments majeurs ont marqué l’histoire de cette communauté ; 

1 - la descente de Saint-Philibert pour former le village actuel, entre 1350 et 1475 sur un glissement de terrain très ancien de Montanègue, pour avoir de l’eau à volonté et au carrefour de chemins muletiers.

2 - La construction de la route vers la vallée de la Drôme terminée en 1895. Sur le plan seigneurial, sous la domination perpétuelle de l’Evêque de Die, le territoire est d’abord partagé, puis c’est Jean de Sahune qui rassembla le tout en 1287, mais il vend peu après en 1336 à Reynaud de Morges Seigneur de Rochefourchat qui règne jusqu’à 1410. Sa fille seule héritière donne le fief en 1412 à son époux Guillaume de Brottin. Les De Brottin s’installent pour 150 ans. C’est vraiment les De Brottin qui s’installent dans le village actuel et font construire une partie du Château. Puis le mariage d’Anne De Brottin avec Georges d’Urre en 1558 transfère la Seigneurieaux Urre pour 200 ans. Il faut retenir de cette période le rôle très important joué par l’épouse de Laurent d’Urre Brottin : Isabeau de Libertat femme riche et influente venant de Marseille. Elle fit faire le tableau de la Chapelle et probablement le chœur de l’église et agrandir le Château. Elle fit de son fils ainé son héritier universel. Il put acheter le titre de Marquis et la Charge de Lieutenant Général du Roi (Louis XIV) en Languedoc. Ainsi naquit le Marquisat de Montanègue. Puis en 1761 les créanciers firent vendre le Marquisat, à la barre du Parlement de Paris. Il fut acheté pat Jacques Verdeilhan des Fourniels qui meurt peu après. Sa veuve, à l’origine de plusieurs procès avec les habitants, et son gendre Moreton Chabrillan, géreront le marquisat jusqu’àla Révolution.

Le territoire de la commune s’est constitué peu à peu, d’abord l’association de la paroisse de Montanègue et du mandement de Saint-Nazaire, puis l’adjonction du tout petit fief de Merlet, et enfin la fusion de communes avec le Petit Paris en 1966. Le tout couvre maintenant 4662 ha.

Le village est au confluent de la Roanne et de la Lance. Saint-Nazaire fut une commune importante, chef lieu du canton en 1790 mais la réorganisation de l’an VIII la plaça dans celui de la Motte Chalancon ce qui était logique avant les routes mais ne l’est plus aujourd’hui. Il y eut 1169 habitants en 1806, les habitants vivaient en autarcie. Les quelques échanges avec l’extérieur se faisaient vers le Sud, sur Bourdeaux, Dieulefit, voire Nyons.

Puis la route vers Saillans fut construite. On put alors aller prendre le train à Vercheny mais était-ce bien pour revenir ? Car l’exode rural s’accéléra. Saint-Nazaire eut 2 spécialités : le pain cuit au feu de bois et les grives. On se souviendra de 2 Maires qui modifièrent le village : Joseph Théodore Aubert (1892 – 1900) à qui on doit la route, les ponts, l’alignement de la grand rue et la splendide Maire-Ecoles, et Marcel Arcolier (1960 – 1983) qui fit construire le Camping-Piscine, transforma le Château en « Auberge Rurale » et ouvrit l’Office de Tourisme.

La population permanente a diminué pour se situer actuellement autour de 140 habitants. Mais la vie se refait avec l’utilisation de la nature, tourisme rural, randonneurs, chasseurs sans oublier les résidences secondaires qui se multiplient, et améliorent les impôts locaux. On compte aussi 10 associations, un bistrot, une épicerie-boulangerie, un camping-piscine, un tennis, des gites ruraux. 

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

25 Depuis le temps je vais enfin aller découvrir ce qu'il y a derrière ces beaux lacets sous le Cuchet et la Servelle

 

26 Après avoir traversé la Brette remonté avec la montagne Chabrier à l'horizon

 

27 Le Monestier*** et Le Cuchet

 

28 Le fil du funambule n'est pas dans tes yeux version Caradec mais sur le mur

 

29 La façade Est du Parquet avec les sillons du champ dans le même sens que les couches des rochers

 

30 Rappel historique avec un terrain d'entente entre Catholiques et Protestants

 

31 La vallée de la Brette et la Pâle (1340m). Rando aquatique possible en suivant la Brette et rejoindre la Roanne et l'Aucelon

 

33 Le Parquet à gauche, Le Reychas au loin et un champ de lavandes qui bourdonnent et qui piquent quand on s'y approche de trop près pour une photo

 

34 Le Chabrier et la Brette à ses pieds

 

35 De beaux coins baignades dans la Brette


***BRETTE : Une vie sous la Servelle

Cette commune de 1550 ha comprend 3 parties bien différentes :

- D’abord le plateau de la Servelle, qu’elle partage avec Aucelon et Volvent, et possède le point culminant du pays avec 1613 m, Alpage réputé on y trouve en y arrivant une grande bergerie pour les moutons.

- Ensuite son flanc Ouest formant une belle combe, et la vallée de la rivière du même nom, avec les pentes Est du col de la Bâtie.

  • Enfin le ravin des Raux ou ravin des mines descendant jusqu’à la Roanne qui fit l’objet d’une exploitation minière de calamine, par la Compagnie Royale des Asturies, entre 1901 et 1912. Certains avancent que le mot « Brette » viendrait de Bret qui en haut Dauphiné signifie « gorge ».

    Au moyen-âge, la communauté vivait à Brette Vieille, site à découvrir, en passant par le Pouget, et une place forte gardait le col de la Bâtie, principal accès avant les routes, et liaison avec la communauté d’Auribel. Les habitants autrefois dispersés, sur plusieurs fermes et 4 hameaux, dont 2 ont disparu (le Bruis et la Bâtie) sont aujourd’hui rassemblées sur les 3 sites : Les Raynauds, le Villard et Le Monestier qui en est le chef lieu. C’est là que se situe la Mairie, la salle des fêtes, et l’église dédiée à Notre Dame, issue d’un Prieuré bénédictin dépendant de l’Abbaye de Cruas.

On y accède depuis la route de Volvent par le Pas du Gour. A l’opposé une piste récente permet de rejoindre Aucelon, par Noyaret. La première route construite au dessus des Gaury fut emportée par un glissement de terrain en 1935.

Sur le pan religieux, la Réforme arriva d’Aucelon par la Servelle, et beaucoup d’habitants se convertirent, mais ici se situe une particularité : en 1636 les catholiques et les protestants se partagèrent le cimetière situé près de l’église eu Monestier, c’est pourquoi on ne retrouve pas cimetière familial.

Gardons en mémoire que pendant la guerre 39-45, 4 parachutages d’armes eurent lieu sur la Servelle, 2 en mai et 2 en juin 1944, qui armèrent un millier de Résistants de la région.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

4/ COL DE GUILLENS / COL LESCOU  : 25,5 kms / 610m. D+

*Depuis le départ : 94 kms / 2327m. D+

-36 De beaux champs violets, jaunes, vert avec Couspeau à l'horizon


37 Les 3 Becs avec un parfum de lavande çà sent bon le Midi

 

38 Nouveau col franchi estampillé club des cent cols et montagne d'Angèle, avec une maison isolée où j'ai pu demander mon chemin et faire le plein d'eau

 

39 Toute sorte de rando et même en 2 Chevaux

 

40 Gumiane Chalamel et peut être la Serre de Croix avec Chalencon derrière

 

 

5/ COL LESCOU / COL DE LA CHAUDIERE ( après descente à SAILLANS ) : 45,5 kms / 830m. D+

*Depuis le départ : 139,5 kms / 3155m. D+


41 La Servelle vue du Col de Lescou

 

42 Pas allé voir de plus près Château Vieux

 

43 Montée raide à la Chapelle St Secret mais pas monté aussi longue que prévue sur la carte, chemin non goudronné 300m après.

 

44 Et une plaque de cocher de plus dans la besace avec Crupies

 

45 Crochet par la chapelle St Jean*** pour aller aux Tonils

 

46 Vu de plus près sans m'arrêter

 

***CHAPELLE SAINT-JEAN : Près de 10 siècles d'histoire, un patrimoine local historique à préserver...

Historique

Solitaire, isolée sur son plateau dominant la vallée du Roubion, sur le site d’une villa gallo-romaine, dans sa robe de pierres polychromes, l’église-temple Saint-Jean accueille depuis plus de 900 ans, fidèles, promeneurs ou amoureux de l’art roman. Plusieurs fois endommagée, toujours reconstruite, elle garde encore cet aspect roman qui lui confère tout son charme…

Voir les dates clés depuis plus de 900 ans !

1032 : L’abbaye bénédictine de Savigny
Pour «racheter l’énormité de leurs crimes» Gontardus et ses fils, seigneurs des fermes du Pays de Bourdeaux donnent à l’abbaye bénédictine de Savigny, plusieurs terres, vignes, prairies, oseraies et églises

1107 : Première mention de l’église de Crupies
Le Pape Pascal II signe une bulle confirmant la donation de l’église de Crupies. C’est la première fois qu’est mentionnée en toutes lettres «ecclesia Cripies».

1644 : L’église Saint-Jean est en ruines

1688 : Reprise des offices religieux

1729 : 5 catholiques seulement
L’église (sans cloche) est toute neuve pour 5 catholiques seulement

1756 : une cloche
Une cloche peut sonner les offices.

1806 : Transformation en temple
L’église est transformée en temple par décret napoléonien.

1904 : Temple désaffecté
Le culte protestant n’est plus pratiqué à Saint-Jean. Le temple est désaffecté.

1960 : Une première restauration est entreprise…
Une première restauration est entreprise sous l’impulsion de la
Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de la Drôme.

1974 : et se poursuit…
Piquetage des murs intérieurs et pose d’un dallage en opus incertum.

2007 : toujours et encore
Réfection de la toiture, jointoiement des murs extérieurs, retour de la cloche, parvis.

2015 – 2016 : et enfin ……
La restauration intérieure de la Chapelle est terminée fin mai 2016:
– murs, plafonds, sols et menuiseries entièrement restaurés;
– nouveaux vitraux;
– réalisation d’un labyrinthe et de mosaïques dans le choeur de la Chapelle
– nouvel éclairage


47 Et une 3° plaque de cocher aux Tonils***

 

48 Plaque direction Saillans, mais par chemins non goudronnés

 

LES TONILS

C'est le plus petit village du canton puisqu'il ne compte qu'une vingtaine d'habitants. A 500 m d'altitude, situé au bout d'une petite route sinueuse, il étonne par sa position. Bien calé au pied de la montagne de Couspeau, dépourvu de poteau de lignes de téléphone ou de fils électriques, il est le reflet d'une vie simple et belle. On dit que le PICODON (célèbre fromage de chèvre qui bénéficie aujourd'hui d'une Appellation d'Origine Contrôlée) serait né au village des Tonils.

Le temple restauré, les quelques cimetières familiaux ici et là témoignent d'une vie passée bien animée. Point de départ pour la transhumance des moutons ou la cueillette de la lavande sauvage, ce village constitue, à l'image de nombreuses communes du Pays, un vaste domaine de découverte pour les randonneurs.

http://www.paysdebourdeaux.com/communes/lestonils.htm

 

49 Tour de Bezaudun sur Bine***

 

Tour et Temple Bezaudun sur Bine

Le temple date de 1858. Sa construction résulte du glissement de terrain de 1856 qui a détruit le vieux village de Bezaudun.
La façade très décorée pour un temple est en moellons de calcaire gris avec un clocher carré, fronton et occulus.
Une pierre sculptée a servi de modèle pour l'édification de la façade, elle est visible devant la mairie de Bezaudun.
Actuellement le temple est une propriété privée.
la tour date du XIIeme siècle, elle reste le seul vestige du chateau féodal.
Elle servait de tour de gué de Bezaudun à Mornans et du col de la Chaudière.

50 Pas l'ombre d'un doute çà grimpe avec du 9% et çà chauffe sur le versant Sud du Col de la Chaudière

 

51 La ferme de Fondoresse et le versant sud du synclinal de Saou

 



52 Vue du Col de Gourdon sur Roche Rousse

 

53 Puis le Veyou 1° au sud de la trilogie des 3 Becs avec le Signal puis Roche Courbe

 

54 Arrivé au Col de la Chaudière avec Le Grand Delmas (1544m) au Sud-Est

 

55 Les Auberts avant de plonger sur Saillans

 

56 Des Auberts de gauche à droite les 3 Becs versant Nord Roche Courbe, Rocher de la Laveuse et le Pas des Auberts

 

57 Chapelle des Auberts au pied des 3 Becs

 

 

 

6/ SAILLANS ( après montée et descente VERONNE ) : 21,5 kms / 455m. D+

*Depuis le départ : 161 kms / 3600m. D+


 

58 Après Véronne*** Le Moulin et Le Pic du Barry à 991m...

 

59 Le même Pic sous un autre angle

 

60 Chateau-Vieux

 

61 Rocher sur lautre versant du Riousset et le Gaudichart à 1112m

 

62 Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux, avec mon Orbéa.. Et bien pour le Véronne drômois c'est fait


***VERONNE

Chapelle Saint-Christophe sur le GR9 (XVIIIème siècle, restaurée). Gorges du Rieussec (marmites), rocher de Chapeau Cornard, église isolée (voûte gothique du XIIIème s., cadran solaire). http://payscrestsaillans-tourisme.com/decouvrir/nos-vallees/pays-de-saillans

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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS *JOUR 2 : ON DIRAIT LE SUD, des GORGES DE L’ARDECHE et du CHASSEZAC pour arriver dans la MONTAGNE ARDECHOISE

Par PhilKiKou - 15-07-2017 15:49:13 - 6 commentaires

 


Après une bonne nuit et un bon petit déj. départ matinal à 6h30 pour cette 2° journée qui commence en douceur au niveau dénivelée et température. Départ en solo en passant par St Remèze endormi où un bénévole déjà d’attaque me propose un café. Je vais attendre d’arriver à St Martin d’Ardèche ou Aiguèze pour en boire un. A ST REMEZE 2 parcours possibles entre la MERIDIONALE qui part le plus au Sud à la limite du GARD et de la LOZERE et les GORGES qui passent à VALLON PONT D’ARC puis remonte en passant par RUOMS, BALAZUC et VOGUE avant de rejoindre le parcours emprunté l’an dernier de LA CHATAIGNE/MONTAGNE ARDECHOISE.
Pour moi cette année MERIDIONALE au programme et plein sud avec le vent dans le dos !!! Après une vingtaine de kms de plat dans la garrigue les falaises des Gorges de l’Ardèche se profilent à l’horizon.

*...et au milieu coule une rivière...





Une belle descente me permet de rejoindre ST MARTIN D’ARDECHE et passer sous un pont de canoës avant le ravitaillement au bord de l’Ardèche pas encore inondée d’embarcations.


Un petit café et un saut dans le GARD sur l’autre rive

*Aiguèze se mire et s'admire dans l'Ardèche


pour passer dans les ruelles d’AIGUEZE et son ravitaillement qui valent un arrêt et un détour.


Dans l’esprit visite touristique je suis même obligé de mettre pied à terre pour passer sous un porche et franchir quelques marches en surplomb de la rivière.


Une fois cette visite terminée, en route pour LAVAL ST ROMAN sans déco Ardéchoise, ce qui n’est pas le cas pour LE GARN, dernier village avant de quitter le GARD avec un ravito et déco jaunes et violettes. Retour en Ardèche avec non pas une enclave, mais plutôt une presqu’île, protubérance ardéchoise au Sud de la rivière Ardèche englobant la commune d’ORGNAC L’AVEN et sa célèbre grotte ***
***Cette histoire commence il y a 100 millions d’années, depuis la formation de la roche calcaire, jusqu’à la découverte de l’Aven d’Orgnac, en 1935, qui nous permet aujourd’hui d’admirer de gigantesques salles souterraines. C’est aussi une histoire humaine, depuis le tranchant du silex que l’on taillait ici, il y a 350 000 ans, et la transmission qui se poursuit à la Cité de la Préhistoire. Venez apprendre un peu, rêver beaucoup, changer d'ère surtout...
http://www.orgnac.com/
Un peu déçu de ne pas voir d’animation estampillée « Ardéchoise » dans le village mais bonne surprise à la sortie d’ORGNAC L’AVEN au camping municipal des Ardéchoises provençales nous invitaient à une pause fraîche et ombragée avec en bonus un petit paquet de lavande aux couleurs de l’Ardéchoise… Je ne pouvais que leur donner en retour un petit vélo pour les remercier de leur accueil. Ce sera encore le cas au village suivant de LABASTIDE DE VIRAC




qui nous invite à partir en voyage à MADAGASCAR !! Attachez vos ceintures et en route pour une dégustation d’une omelette !!!.. Le feu d’artifice côté accueil continue avec VAGNAS et son SUPER MARIO haut en couleurs, et en verbe ! Les bénévoles proposent aux cyclistes de les prendre en photos et de leur envoyer celle-ci par @. Raisin sur le gâteau, je repars avec une bouteille de vin cuvée « Vagnas l’Ardéchoise» dans mon sac à dos. J’ai bien essayé de refuser poliment mais vu l’insistance et la gentillesse des bénévoles en général et de Mario en particulier je n’ai pas pu refuser.



Après la 1° côté de la journée entre l’Ardèche et Aiguèze, voici le 1° col avec le COL DE LA SERRE qui ne vole pas très haut (371m.) mais avec de bons pourcentages frisant les 10%. En rajoutant les degrés de la bouteille de vin, c’est du costaud, un Côte de l’Ardèche qui a de la cuisse !... (d’ailleurs un cycliste a lâchement abandonné sa bouteille dans le fossé..)
Le tourisme c’est super, mais dans quel état se trouve le cycliste avec son casque décoré (qui a toujours un succès fou ! ;-) ?.... Après 60 kms et pas encore trop de dénivelée, ça roule, et de surcroît avec une chaleur supportable avec le vent du Nord. Heureusement, car la fin de la journée s’annonce costaud, surtout si je fais la boucle ST LAURENT LES BAINS, ST ETIENNE DE LUGDARES, BORNE.
Descente au BESSAS avec arrêt pour saluer les bénévoles, boire et grignoter un peu, j’ai dû louper une flèche Ardéchoise et oublier de tourner à gauche. Arrêt pour jeter un œil à la carte et reprendre le fil de l’Ardéchoise direction BERRIAS. L’animation mise en place par les bénévoles est vraiment TIP-TOP avec un vél-eau astucieux


, puis un voyage en Camargue avec les enfants des écoles et en partant une exposition de vélos et motos anciens, collection d’un passionné local. (photo site vélovélo )



A la sortie du village légère variante par rapport au tracé : on ne passe plus dans le bois de PAÏOLIVE ni à ST PAUL LE JEUNE, mais on monte directement à BANNE *** village pittoresque et perché à 260m. d’altitude.


Arrivé et pointé à 11h. du matin après 4h30’ de vélo + pause. Voyage dans le temps avec une visite chez le Père Noël qui a élu domicile à Bannes. En discutant et prenant la pose photo avec lui, il m’a dit : « My name is Ray, Ray Banne ! »


*** Banne s'est forgé une forte personnalité qui s'affirme à travers ses deux quartiers, celui de l'église dont le clocher pointu capte les regards depuis la plaine, celui du "Fort" dont les écuries constituent aujourd'hui le cadre prestigieux des manifestations culturelles estivales : spectacles, expositions et Festival d'Art Singulier.

Banne provient d'une racine pré-indo-européenne qui veut dire " sommet ". Fréquenté au Néolithique, vingt-sept dolmens ont été recensés sur la commune. Puis, il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace d'une occupation : l'église Saint-Pierre de Banne est mentionnée alors qu'elle est offerte à la maison du Temple de Jalès, sur la commune de Berrias-et-Casteljau.
Banne se compose de deux bourgs perchés et séparés par un vallon cultivé en terrasse. Le quartier du Fort, correspond à l'ancien bourg castral médiéval. A son sommet, se trouvent les vestiges d'un château de la fin du Moyen Age et de l'Epoque Moderne détruit à la fin du XVIIIe siècle. L'autre bourg comprend l'église paroissiale qui donne sur une vaste place

La bataille de Banne : On distingue, sous le château, une route en ligne droite, en direction des Vans et du bois de Païolive. A cet endroit précis eut lieu, le 29 juillet 1944, la "bataille de Banne" qui marque la première victoire des maquisards sur l'armée nazie en Ardèche : l'embuscade des F.F.I. fit battre en retraite un convoi allemand. Le lendemain, le village eut à faire face aux représailles. Pour ce haut fait de résistance, la commune reçue la " croix de guerre ".
. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/banne-village-de-caractere-banne-ardeche-327.php )
Je quitte Banne par une belle petite route avec des blocs de calcaire qui font penser au Bois de Païolive.


On arrive par un plateau qui surplombe LES VANS, avec une vue magnifique.


Pas trop d’animation dans la ville, hormis un ravitaillement minimaliste et une belle déco sur la vitrine d’un boucher.


On reste sur la rive droite du CHASSEZAC pour prendre un passage à gué sur le PONT DU NASSIER où certains cyclistes ne résistent pas à la tentation de piquer une tête.


*une cycliste qui s'entraine pour l'Ardéchoise des très jeunes



Bien envie, mais encore de la route, et de 150m. d’altitude au bord du Chassezac à 1079m. au COL de TESTE-ROUGE, j’ai presque 1000m. de D+. Je préfère donc faire une pause au pied de cette longue montée de 15kms de ce col à ST MARGUERITE-LAFIGERE, d’autant plus que je connais une bénévole dans ce village. Pas d’arrêt pour la baignade, mais une pause rapide juste après au ravito champêtre du village de SALLELES.

  * Un cycliste s'interroge : je change de monture..ou pas ?


Grignotage, le plein d’eau avant de se payer un bon raidar pour rejoindre la route principale qui mène à STE MARGUERITE. Je vais suivre cette route au fond de la vallée du CHASSEZAC sur plus de 15 kms avant d’atteindre STE MARGUERITE et attaquer le col. Passage à 7 kms de THINES, magnifique village par lequel je suis passé en rando il y a très longtemps, et en vélo il y a quelques années. Au-dessus d’un barrage sur le Chassezac des bâtiments en ruine ainsi qu’un panneau d’info témoignent d’une activité minière importante début du XX° siècle.


Après cette loooooooooongue approche j’arrive à STE MARGUERITE LAFIGERE*** en début d’après-midi après 5h20 de vélo et 108kms au compteur.


*** Sainte Marguerite la Figère, se situe au point de rencontre de trois départements au coeur des Cévennes: l'Ardèche, le Gard et la Lozère. La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
Le village de Sainte-Marguerite-Lafigère est situé sur un promontoire rocheux au-dessus du confluent des rivières Borne et Chassezac. En face, le village lozérien de Pied-de-Borne. Sainte-Marguerite-Lafigère est limitrophe de deux départements différents : la Lozère (48) et le Gard (30).
Sur une surface municipale de 1 007 hectares, Sainte-Marguerite-Lafigère possède de nombreux hameaux, parmi lesquels : la Rouvière, le Boul, le Chambonnet, Faubis, Corde, Sainte-Marguerite-Lafigère, les Plans, Scafoulin, Pied-Barret, le Trépadou, le Clos, le Ligonès, le Berthalay, le Pony, le Soulier, le Rouveyrol, le Jou, Féreyrolles, l'Oratoire.

La commune disposait de mines de plomb argentifère encaissées au fond de la vallée du Chassezac (fermées dans les années 50).
La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
(http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-ste-marguerite-lafigere-sainte-marguerite-lafigere-ardeche-749.php )
Bel accueil et belles décorations dans le village sur le thème des contes… Et je ne suis pas au bout de mes surprises avec un ravitaillement repas avec des salades, des tartes,…. Tout ce qu’il faut pour arriver à bien passer le col et les kms à venir jusqu’au BEZ. Cerise sur le gâteau, petits vélos sur le casque, je retrouve mon ancienne collègue de travail qui m’accueille chaleureusement. Je m’installe à l’ombre en discutant et me restaurant, en profitant de l’accueil tout aussi enthousiaste des autres cyclistes. Certains emportés par l’ambiance font quelques pas de danse avec reines et princesses en descendant de leur petite reine… Je me déleste de la bouteille de rouge de Mario de Vagnas en l’offrant à Roselyne pour le repas des bénévoles ce soir. Elle connait très bien Super Mario de Vagnas qu’elle voit fréquemment lors des réunions de l’Ardéchoise. Autre connaissance croisée à Ste Marguerite : Jean-Pierre Cellier le cycliste au long cours de Craponne qui en partant de St Remèze a voulu faire une variante et s’est trompé de route. Pas refroidi par sa mésaventure, il va remettre çà après le village sans prendre le parcours officiel ?!....


 * Miroir mon beau miroir dis-moi si j'ai le plus beau casque?....

 * Pas l'ombre d'un doute, ce fut une pause très agréable au pays des contes...


Je resterai bien encore un peu plus dans ce village limitrophe avec PIED DE BORNE en Lozère, mais un col de 15kms et 90 kms sont encore au programme du jour.

 * Une belle ascension m'attend..en route avant d'être en r'tard en r'tard comme le lapin d'Alice au pays des merveilles



J’ai monté ce col une fois lors d’une sortie OFF magnifique et j’ai en tête un Col long, ombragé dans un premier temps avec de magnifiques paysages. Ce que je n’avais plus en tête c’est le côté très irrégulier des pourcentages : des parties plates ou en faux-plats alternent avec de bons pourcentages. Que c’est agréable de monter à l’ombre des châtaigniers en croisant un petit canal des eaux de la BORNE,


 * Un vrai feu d'artifice les fleurs de chataigniers


sous les imposants ROCHERS DE CONCHETTE.


A peu près à mi-col je croise Gérard MISTLER qui descend rendre visite aux bénévoles de STE MARGUERITE en voiture. Il me demande si çà roule, et de mon côté je lui demande si l’Ardéchoise est partie sur de bons rails avant le gros rush de Samedi… J’en profite pour lui signaler l’oubli de mon appareil photo à Boucieu le Roi avec un petit espoir de le récupérer.
La fin du col est plus à découvert et après 1h15 de montée (pour 15kms et 750m. de D+) je fais une pause pour immortaliser mon passage au « Petit Galibier Ardéchois » d’après le panneau sous celui du col.


Légèrement en dessous du col je rejoins MONTSELGUES ***, petit village en bordure d’un plateau dans lequel on rentre par une petite ruelle pour arriver sur la place du village aux couleurs jaunes et violettes.
Bis repetita en vous disant que l’accueil est chaleureux, et même doublement avec une soupe aux orties que j’ai savouré après ce col qui ne manquait pas de piquant.



*** La route pour se rendre sur la commune est d'une beauté remarquable, le paysage est splendide.
Le plateau de Montselgues est classé site d'importance communautaire Natura 2000. La commune comprend ou est limitrophe de plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique tels que :
" Les landes et prairies humides du plateau de Montselgues ;
" Les tourbières du plateau de Montselgues ;
" L'escarpement rocheux, ainsi que les bois et landes de Féreyrolles ;
" La vallée de la Thines
" Le plateau des Chanaux et le serre de la Font d'Aoussay ;
" Les corniches de la Cévenne méridionale ;
" Le vallon de la Borne
Le plateau de Montselgues est une pénéplaine de granite et de grès, bénéficiant d'un climat méditerranéen bien que les hivers y soient très rigoureux. Au cours de votre promenade, vous rencontrerez des élevages de chèvres, moutons et vaches…ainsi qu'une belle église romane datant du XIIème siècle à voir au cœur du village. Montselgues est le départ de plusieurs randonnées, d'une visite guidée et de balades à dos d'ânes.
" Montselgues " signifierait " Le mont au seigle " puisque c'est l'une des rares céréales qui prospère dans cette région montagneuse.
Pour la petite histoire, pendant la seconde Guerre Mondiale, des maquis ont été recensés non loin de Montselgues, et des parachutages d'armes auraient été effectués sur le plateau. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-montselgues-montselgues-ardeche-688.php )
1-2kms à la sortie du village je rejoins le parcours de l’an dernier la Châtaigne-Montagne Ardéchoise qui vient de JOYEUSE et PLANZOLLES. 6-7 kms sur le plateau avec le vent pleine poire, voilà qui n’est pas top, surtout en solo. Je baisse la tête non pas pour avoir l’air d’un coureur, mais pour faire le dos rond et rejoindre le croisement où une question stratégique va se poser : FAIRE OU NE PAS FAIRE LA BOUCLE ST LAURENT/ST ETIENNE /BORNE ?
A ma droite la variante Pas du Loup qui en 9kms rejoint directement LOUBARESSE avec je pense peu de dénivelée
A ma gauche la variante « plein les yeux, plein les cannes » avec une cinquantaine de kms et 1000m. de D+ avec les montées de ST LAURENT LES BAINS / LE COL DE PRATAZANIER ET LA CROIX DE TOUTES AURES.
Et au centre un cycliste qui est parti depuis 6h30 ce matin, qui a parcouru 132kms un peu avant 16 heures. Quelques cyclistes à l’arrêt à ce col bifurcation de la CROIX DE CHAP DEL BOSC. Allez, le cycliste est encore en état de marche, la journée est belle, ensoleillé, pas trop chaude, j’arriverai certainement assez tard à l’auberge du BEZ mais je suis là pour en profiter un max, alors c’est parti, je mets le clignotant à gauche et plonge dans la vallée de LA BORNE que j’ai suivi après MONTSELGUES et que je retrouverai tout à l’heure après le village éponyme. Cette boucle pourrait d’ailleurs s’appeler la BOUCLE DE BORNE***, car quand vous avez passé la Borne il n’y a plus de limite !!!
*** La rivière Borne, affluent du Chassezac et sous affluent de l'Ardèche, prend naissance sur la commune de Mayres à 1400 m d'altitude non loin de la station de ski de la Croix de Bauzon au coeur du massif du Tanargue.

Après sa descente de plus de 1000 mètres la Borne conflue avec le Chassezac et l'Altier dans le barrage de Pied-de-Borne sur la commune de Sainte-Marguerite-Lafigère. (http://www.ardeche-nature-photographies.com/rivieres/la-borne.php )

Descente rapide jusqu’à la rivière, pause fraîcheur à côté du pont de Ceytrou et du camping vraiment perdu et tranquille avant de grimper sur environ 7kms et 425m. de D+. Pause rapide à ST LAURENT LES BAINS*** pour refaire les niveaux et grignoter un peu.


***La source d'eau chaude de Saint Laurent les Bains
Cette source, dont la température élevée + 53°ce situe au centre du village. Saint Laurent les Bains, par la température de ses eaux, est au 9ème rang des 60 sources thermales de France.

Après le village la montée est assez régulière, peu de cyclistes et de voiture à l’horizon.


Je franchis ce nouveau col (pas répertorié sur les cartes) à 2 pas du monastère de NOTRE-DAME DES NEIGES. Descente en pente douce jusqu’à LABASTIDE PUYLAURENT où l’Ardéchoise passe incognito sans déco ni ravito. Au lieu de rester sur l’axe principal LANGOGNE-VILLEFORT nous prenons une petite route parallèle qui passe par LAVEYRUNE. A la sortie de LABASTIDE 2 cyclistes me doublent et me proposent de prendre leurs roues. Je ne me fais pas prier car jusqu’au village de LUC nous roulons plein Nord avec le vent de face. Une bénédiction de rouler avec ces 2 cyclistes sur ce tronçon. Je prends un relais après avoir rejoint la route principale et lorsque nous partons plein Ouest nous discutons un peu et je m’aperçois qu’ils étaient au même camping de ST REMEZE. 1 des 2 cyclistes avait oublié ces clés à un ravito et il leur a fallu attendre une heure AU VANS pour pouvoir les récupérer (il n’y a pas que moi qui suis tête en l’air !). Trop rapide pour moi (surtout un) je file à mon rythme et rattrape un cyclo-randonneur qui randonne entre TOULOUSE et LES ALPES en passant par LA MONTAGNE NOIRE, le MONT-AIGOUAL. Il espérait faire étape à ST ETIENNE DE LUGDARES mais hélas pour lui avec le débarquement des cyclistes de l’Ardéchoise pas une place de libre. Il va surement être obligé d’aller jusqu’à la CROIX DE BAUZON et descendre jusqu’à JAUJAC ou AUBENAS.


Je m’arrête rapidement à ST ETIENNE car les bénévoles sont en train de plier. Je bois rapidement un verre, une bénévole reconnait mon casque déjà vu l’an dernier, et me voilà reparti pour quitter la route principale et prendre la montée courte mais costaud DU COL DE PRATAZANIER. Le petit plateau reprend donc du service et je monte piano et solo ce Col à gauche du SOMMET DES SEIGNEURS (1391m). Les jambes commencent à en avoir plein les pattes et le dos à couiner un peu : je me fais donc une pause ravito et étirement de 5’ en haut du col.
Je retrouve et descend dans LA VALLEE DE LA BORNE,


 * BORNE sur son éperon et je reconnais la prochaine montée qui m'attend avec la 1° partie très raide jusqu'à la CROIX DE BORNE, la seconde plus en pente régulière et le COL CROIX DE TOUTES AURES dans le creux herbeux à l'horizon

sauvage et quasi-déserte, excepté la poignée de bénévoles encore présents. Encore quelques chips et boisson au ravitaillement de BORNE***, pointage à 18h34’21’’, 12heures et 176kms après mon départ de ST REMEZE, et remerciement aux bénévoles qui me demandent si je suis le dernier cycliste de la journée ?.... Je leur propose d’aller voir en remontant au col de Pratazanier, mais heureusement ils déclinent ma proposition.


* ils plient leur ravito en accueillant encore les derniers cyclistes... moins nombreux que les années précédentes


Du coup je plonge sur le pont sous la Tour en ruine (875 m. d’altitude) et attaque l’avant-dernier col de la journée la CROIX DE TOUTES AURES (1199m.) par de bons pourcentages jusqu’à la CROIX DE BORNE (1030m.).


*** Situé à 940 mètres avec 40 habitants, le territoire de la commune de Borne la station de loisirs de la Croix de Bauzon, l’auberge du Bez, les châtaigniers géants du Parc Régional, le départ du canyoning dans les gorges, le site naturel d’escalade des Chambons….
Il est également traversé par le GR7, le GR72 et des GR de Pays.
Riche en patrimoine Borne se désigne par de nombreux sites à visiter : Vestiges du donjon médiéval
Eglise du XIXe siècle
Gorges de la Borne
Col de la Croix de Bauzon
Le Clocher de Tourmente du Mas de Truc. ( https://www.ardeche-guide.com/que-faire-en-ardeche/borne-841807 )
Quelques décos Ardéchoises au MAS DE TRUC d’où j’aperçois le col.


Quelque lacets au milieu des genêts sous un soleil qui commence à décliner : quel pied, même si la fatigue commence à se faire sentir.


J’aurai mis 3h30 pour parcourir les 50kms et 1000m. de D+ de LA BOUCLE DE LA BORNE !!!... Un peu de répit entre le col et LOUBARESSE où des cyclistes doivent être déjà reposés, douchés et à table !!...


Pour moi vers 19h30 en guise d’apéro il me reste le COL DE MEYRAND à 1370m. 2 kms environ de montée à l’ombre avec une belle vue sur la Vallée de VALGORGE.


Je prends le temps de m’arrêter pour profiter du point de vue et de la table d’orientation pour mettre quelques noms sur les sommets du TANARGUE. Allez, un dernier schuss final pour descendre jusqu’au carrefour du COL DE LA CROIX DE BAUZON et le dernier km en légère montée pour enfin arriver AU BEZ, où un bénévole sympa démonte la tente qui abritait le ravitaillement. Je donne un dernier petit cycliste à son fils, et arrivé à l’Auberge du BEZ à 20h. Beaucoup de cyclistes attablés, 2 finissent leur bière, ce qui me donne l’idée d’en commander une bien méritée.

   Posé mon vélo dans une remise bondée de vélos, récupéré mon sac après quelques allers-retours (j’avais compris qu’il était dans la chambre, mais il se trouvait dans la remise à vélos, avec le sac d’un autre cycliste encore sur la route. Douche, repas bon et copieux avec les retardataires et applaudissements pour le dernier cycliste arrivé à 20h45. Nuit un peu agité avec la fatigue cumulée sur ces 2 jours de vélo, je verrai demain matin dans quel état de fraicheur je me trouverai pour le retour à St Félicien.. mais ceci est une autre histoire à lire dans le récit du JOUR 3 de mon ARDECHOISE 2017 ...

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Vercors encore et encore …. pour se délasser, prélasser, ce n'est jamais assez !!!

Par PhilKiKou - 06-07-2017 06:01:58 - 6 commentaires


Arvo Pärt - Tabula Rasa, I

    Après une version "en course" avec les Drayes du Vercors en 2008,

http://www.kikourou.net/recits/recit-5600-les_drayes_du_vercors_-_58_km-2008-par-philkikou.htm

voilà la version "en marche" ( c'est tendance cette année...) dans la partie Drômoise dans les environs de La Chapelle en Vercors

 

 

Pour varier les plaisirs après 3 jours de vélo à la sauce Ardéchoise, on s'est calé un week-end rando avec ma femme à la sauce Drômoise au cœur du Vercors.

 

Trouver quelques parcours à la journée sur le site LADROME (lien ci-dessous)

 

http://www.ladrome.fr/nos-actions/sports/sports-de-nature/bons-plans-sports-de-nature

 

Hébergé dans une chambre d'hôtes dans le centre de La Chapelle une semaine après les Drayes voici un reportage photo pour vous faire partager la beauté de ce massif  et faire aussi un petit rappel historique de cet épisode tragique qui s'est déroulé en 1944. ( acheté une bande dessinée Les Croix Noires de Mick Berthet ***


***présenté lors des prochaines commémoration à Vassieux.

Dimanche 23 juillet 2017

18h Autour d’un livre / au musée
Les Croix noires (bande dessinée)
Rencontre avec l’auteur Mick Berthet, en présence de Suzanne Hoeffler, personnage principale de cette BD biographique retraçant l’histoire tragique de la famille de Suzanne à Vassieux lors des combats de juillet 1944.
BD publiée en 2017 et préfacée par Daniel Pennac.
20h30
Soirée cinéma / au musée "L’Armée des ombres" Film de Jean-Pierre Melville. 1969. 2h20.
En présence de Didier Clarençon, médecin, co-auteur de l’exposition Vercors, Les ondes de la liberté, qui propose un temps d’échanges après la projection.

 

=> JOUR 1 : COL DE ROUSSET / BUT SAPIAU / PAS DES ECONDUS 3H40 (+pause) / 12kms /500m.D+


00 Vendredi soir un nuage en forme d'oiseau du beau temps


01 But de Nève et Col de Rousset. Dans la falaise à gauche de la But on devine la voie romaine taillée dans la roche


02 Machaon, magnifique papillon


 

02 Avec une envergure atteignant couramment les 90 mm, le Machaon ( Papilio machaon ) compte parmi les plus grands et les plus beaux de nos Rhopalocères, c'est-à-dire de nos papillons diurnes. Il relève de la Famille des Papilionidae, représentée en France par une petite dizaine d'espèces.

 
C'est le plus largement répandu de nos "porte-queues", dénomination faisant évidemment référence aux fins prolongement des ailes postérieures. C'est aussi le plus commun, encore qu'il faille relativiser, car il tend à se raréfier, à l'instar de ses "cousins" ( fin de la page suivante! ) et de très nombreuses espèces d'insectes.
 
Ce papillon a normalement 2 générations, mais une troisième est à l' occasion possible, là où les conditions sont les plus favorables. En d'autres termes la Côte-d'Azur est préférable à la région Lilloise, tout comme la plaine l'est à la montagne .... même si chaque région a son charme ....et recèle son quota de petits trésors entomologiques !
 
En principe le Machaon vole d'Avril à Septembre, avec une première génération issue de chrysalides hivernantes. La seconde génération émane bien sûr de la première, et les émergences se produisent le plus souvent en Juillet. https://www.insectes-net.fr/machaon/machaon2.htm
 
Ce papillon est un excellent voilier, avec un vol planant particulièrement efficace et spectaculaire. C'est aussi un solitaire, plutôt adepte de la bougeotte et des grands espaces, d'où des incursions généralement assez brèves dans nos jardins ....encore que le potager puisse retenir son attention !
 
La variabilité de cet insecte est faible, et le dimorphisme sexuel quasi inexistant, si ce n'est la taille plus avantageuse des femelles, et un abdomen censément plus rebondi que celui des mâles ...du moins avant ponte !
03 Au moins de Juin les gentianes sont passés mais il en reste d'autres comme le plantain

04 et les papillons Grande Tortue s'en donnent à coeur joie

04- en fait la coloration dite "écaille de tortue" correspond aux chats noirs et roux, comme l'est la "Grande tortue", d'où une très plausible explication suggérée par Désiré Dembski (qu'il en soit remercié ! ). Concernant les chats, j'ajouterais que la répartition des 2 couleurs doit être harmonieuse et équilibrée, sans contrainte de dessin, et qu'il s'agit généralement de femelles.  
Présentation
Nymphalis polychloros, alias la "Grande tortue" (parfois appelée la "Vanesse de l'orme"), relève des Nymphalidae, très importante Famille de papillons diurnes regroupant 130 espèces pour la seule faune française. Comme vous le verrez ultérieurement (en conclusion de cette "page entomo"), la Grande tortue a une petite soeur (Aglais urticae), logiquement dénommée ... la "Petite tortue". Vous verrez surtout que ce papillon soulève des questions allant très au-delà des habituelles préoccupations entomologiques.
La Grande tortue est largement répandue en France, mais elle n'y abonde jamais, et en montagne elle n'excède pas les 1500 m . J'ajouterais qu'elle se fait plus discrète dans le nord, et qu'elle tend globalement à se raréfier, comme de nombreuses espèces d'insectes. En raison de sa "méridionalité", ce papillon est absent du nord de l'Europe, mais son aire de répartition reste par ailleurs très vaste; puisque la bestiole batifole en Afrique du Nord ...tout en se permettant d'aller flirter avec l'Himalaya !
Biologie  
La biologie de la Grande tortue est très souvent comparée à celle du "Morio" (Nymphalis antiopa, voir site), et ce n'est pas sans raisons, d'autant que les 2 espèces ont une certaine propension à partager les mêmes biotopes. La Grande tortue peut se rencontrer un peu partout, (zones bocagères, lisières forestières, abords des cours d'eau, parcs à l'occasion), mais les zones humides plus ou moins arborées, sont souvent appréciées, telle la "Grande Brière" (Loire-Atlantique), non loin de chez moi, où les 2 espèces sont observables.
Comme le Morio, la Grande tortue n'a qu'une génération annuelle, avec apparition des adultes début Juillet. Comme lui encore les adultes "estivent" peu après l'émergence, avec une brève réactivation automnale avant l'hivernage. Dès les premiers beaux jours les polychloros reprennent du service, avec pariades et pontes à la clé.
  Comme chez tous les vrais "papillons de jour",la position dite de repos est caractérisée par le parfait accolement des ailes.
Vous noterez qu'il n'y a pas de dimorphisme sexuel apparent, si ce n'est que les femelles sont un peu plus grandes, avec un tour de taille à l'avenant, car il faut bien caser les oeufs quelque part. Vous noterez également la longévité exceptionnelle de ce papillon, puisqu'il vit de 10 à 11 mois, à l'instar de quelques autres espèces ... dont le Morio !
Toujours au titre des particularités, sachez que la Grande tortue ne butine pas (au sens habituel du terme), hormis sur les chatons des saules. En dehors de cette brève période printanière ce papillon se contente de "pomper" sa subsistance sur les lésions des arbres, les écoulements de sève, et autres "sources" de même nature .... encore et toujours comme le Morio ! 
05 Le pas de l'Echelette et le Grand Veymont

06 Horizontal, …

07 et vertical, un vrai régal !!!

08 Orchis nigritelle

09 Buts Sapiau et de Nève

10 C'est une forêt verte accrochée à la falaise...

11 Allo ici papa tango charlie, au-dessus de nous un couloir aérien de vautours...

12 Un gros cairn au Pas de l'Echelette et le Grand Moucherolle au loin

13 Aster des Alpes, cairn et 3 Becs

14 La vallée de Meyrosse et Romeyer qui file vers la Drôme à Dère (ancien nom de Die ;-)

15 Dent de Die, Rocher de l'Aigle et la montagne de Glandasse

16 Cherchez le cairn, le But Sapiau …

19 La réserve des Hauts-Plateau bordée des sommets Est du Vercors

20 Les vautours, grands nettoyeurs et planeurs

21 Lys martagon avec à gauche du Grand Veymont le Pas de la Ville, le Sommet de Pierre Blanche, Roche Rousse et le Rocher de Séguret

22 A la fin de la rando belle sensation avec la luge 4 saisons du Col du Rousset. Ca monte dré dans le pentu !

23 LES "ZYGENES" des papillons tachés de rouge sang (1) :

Ils constituent l'essentiel de la Famille des Zygaenides (avec les "Turquoises"), des Hétérocères au vol diurne; leurs ailes antérieures un peu lancéolées sont tachetées de rouge sur fond noir plus ou moins bleu-verdâtre; les antennes types sont en massue épaisse et allongée et l'abdomen a souvent une "ceinture rouge"; leur coloration vive aposématique avertit les prédateurs de leur toxicité : c'est pour cela qu"ils butinent en toute tranquillité en plein soleil dans les friches et surtout sur les Scabieuses et Cirses; les chenilles ont surtout les petites Fabacées comme plantes nourricières (Lotier, Trèfle, Melilot, Vesce, Coronille...) et aussi les Cirses... C'est la répartition et le nombre de taches rouges des antérieures, l'importance de la bordure noire des postérieures et la présence ou non d'une ceinture abdominale rouge qui permettent d'identifier les "Zygènes"; mais il y a de nombreuses sous-espèces et races locales qui compliquent la détermination...L'envergure de ces papilions est en moyenne de 22 à 35 mm

24 Fourmillère imposante assez fréquente dans le Vercors

25 Le Demi-deuil (Melanargia galathea) , de noir, de brun et de blanc vêtu.

Il vit dans les prairies, les bois herbeux, les talus et sa chenille a comme plantes-hôtes diverses graminées (dactylis, Poa, Triticum, Phleum...).
Il y a de nombreuses anomalies (variétés) dans l'ornementation des ailes. C'est un papillon qui ne vole que par beau temps.
La femelle pond en vol et ses oeufs tombent dans l'herbe.
Les jeunes chenilles entrent en hibernation dès la naissance, sans même s'alimenter. Plantes-hôtes : diverses graminées.
http://www.baladesentomologiques.com/article-demi-deuil-melanargia-galathea-de-noir-et-de-blanc-vetu-122468355.html
26 Diaporama en plusieurs partie : 1/ Le plateau d'Ambel ,….

27 2-.. la Tête de la Dame la tête dans la brume, et le Bec Pointu échappe aux nuages

29 3-ainsi que la Vallée de la Sure et St Julien en Quint, Col de la Croix, souvenir de la rando de la Roanne de Crest

30 4- et la But St Genix

31 Avec un peu d'imagination on peut voir une chouette

32 Centaurée des montagnes, coccinelle et papillon de passage

33 Poivre de muraille Orpin âcre Sedum acre

=> JOUR 2 : VASSIEUX / COL DE FONT PAYANNE / PUY DE LA GAGERE / COL DE LA CHAU 4H (+pause) / 13kms /600m.D+


 

34 Scarabée... vos papiers !!!


Faire l'identification d'un coléoptère

Faire l'identification d'un coléoptère est assez difficile à faire, à cause de leur grand nombre, soit plus de 300,000 espèces, et parce qu'il faut parfois identifier certains appendices qui sont assez minuscules, comme certains poils sur les pattes... On doit commencer par identifier l'ordre de l'insecte pour s'assurer que c'est bien un coléoptère. Cette page est le départ pour vous aider à identifier plusieurs espèces de coléoptères. http://www.bestioles.ca/insectes/identifier-coleoptere.html

35 Du Puy de la Gagère le Plateau d'Ambel


36 Une piste pour décoller vers la vallée de la Sure


37 Centaurée des montagnes aux pétales très fins


38 Endroit vraiment magnifique...


39 .. où j'ai découvert une petite grotte...


40 ...dans lesquels des crottes relèvent que celle-ci a servi d'abri...


41 La But St Genix vue de la grotte


42 Cherchez et trouvez la grotte dans la 1° falaise avant


43 Lys martagon et le plateau de Font d'Urle


44 insecte inconnu sur cette ombellifère


45 une Orchis...


46 de retour à Vassieux avec le Grand Veymont dans les nuages


47 La structure d'un planeur par lequel est arrivé l'horreur il y a 73 ans


48 Sur le chemin du retour Combe Laval


49 Tunnel du Col de la Machine


50 Toujours spectaculaire ce dernier tunnel avant de descendre à St Jean


51 Il y a 124 ans, une sacrée prouesse que la construction de cette route


52 Spectaculaire...


54 Bye bye le Vercors à une prochaine balade vélo, rando ou canyoning


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Où sont les limites du corps ? La conversation Scientifique Etienne Klein/France Culture

Par PhilKiKou - 27-05-2017 23:16:56 - 3 commentaires

 

La Conversation scientifique par Etienne Klein

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/ou-sont-les-limites-du-corps

 

 

Selon une étude de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes) publiée en 2015, les performances stagnent. Non seulement les records se font de plus en plus rares mais l'écart entre eux s'affaiblit.


Un compétiteur de la Transvulcania, île de la Palma ( Canaries, Espagne) 7 mai 2016. Un trail long de 74,3 km pour un dénivelé positif de 4350 mètres.• Crédits : Désirée Martin - AFP

Dans le livre III de l’Ethique, Spinoza se demandait : Que peut un corps ? Et il répondit : « Personne n’en sait rien. En tout cas personne ne sait d’avance ce que peut un corps : l'expérience n'a jusqu'ici enseigné à personne ce que, grâce aux seules lois de la Nature, le corps peut ou ne peut pas faire, à moins d'être déterminé par l'esprit. Car personne jusqu'ici n'a connu la structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les fonctions. […]. En outre, personne ne sait de quelle manière ou par quels moyens l'esprit met le corps en mouvement, ni combien de degrés de mouvement il peut lui imprimer, et avec quelle vitesse il peut le mouvoir. D'où suit que les hommes, quand ils disent que telle ou telle action du corps a son origine dans l'esprit qui a de l'empire sur le corps, ne savent ce qu'ils disent et ne font qu'avouer ainsi, en termes spécieux, qu'ils ignorent la vraie cause de cette action et ne s'en étonnent pas ».

Depuis Spinoza, avons-nous progressé ? Savons-nous mieux ce que peut – et ne peut pas - un corps ? Y a-t-il des limites, et, si oui, avons-nous les moyens de les cerner ?

IInvités: Sébastien Chaigneau, sportif de haut-niveau, ultratrailer; Jean-François Toussaint, médecin, cofondateur et directeur de l’IRMES, l’Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport ; et Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute, connu pour avoir réussi le premier tour du monde en ballon.

Intervenants

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Etienne Klein et son métier

 

http://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/physique-etienne-klein-101/

 

Je n'ai pas le souvenir d'avoir éprouvé, enfant, le désir de devenir physicien. Issu d'une famille nombreuse peu portée sur les sciences, je connaissais d'ailleurs à peine la signification de ce mot. En revanche, je me souviens très bien de mes premières joies intellectuelles, lorsque j'étais adolescent, au collège puis au lycée : une démonstration mathématique qui devenait soudain lumineuse ; la lecture des premières pages du Discours sur l'origine de l'inégalité entre les hommes de Rousseau qui me faisait découvrir l'argumentation philosophique... À chaque fois, c'était comme une révélation, un choc : l'émotion me faisait palpiter et courir jusqu'au frigidaire familial pour y chercher le calme d'un jus d'orange.

 

Comprendre, sentir la portée d'une idée, découvrir la clé d'un raisonnement, cela m'a toujours procuré un bonheur sans équivalent : j'aime que les choses me soient rendues claires. Je me souviens de certains de mes professeurs remarquables de ce point de vue : ils veillaient à ce que la lampe du jeune entendement des élèves que nous étions soit toujours remplie d'huile et brûle. Par effet de contraste, je détestais les discours fumeux. Sans le savoir, j'étais déjà disciple de Wittgenstein : « Ce qui peut se dire peut se dire clairement. »

 

La physique ne m'a attiré que tardivement. Au lycée, je n'étais pas à l'aise avec l'aspect expérimental des choses. Je n'ai pas le moindre don de bricoleur (Pascal, mon frère aîné, avait récupéré pour lui seul tout le capital familial) : au cours des travaux pratiques, la seule idée d'avoir à mettre sous tension un circuit électrique que j'avais monté moi-même me terrifiait, surtout après que j'eus involontairement « cramé » un oscilloscope de grande valeur. Mais j'étais bon en maths, et comme la physique nous était enseignée comme une sorte de mathématique appliquée, j'étais également bon en physique : dans les devoirs, il ne s'agissait que de poser des équations, de les résoudre, et d'encadrer le résultat en rouge.

 

À l'Ecole Centrale, je me suis vite demandé que faire par la suite. Tout m'intéressait un peu et rien ne m'intéressait vraiment. J'étais encore un être indéterminé. Alors je me suis cherché au travers de toutes sortes d'expériences : je suis devenu visiteur de prison, je sortais beaucoup, je m'entraînais aussi très dur au marathon, jusqu'à l'épuisement. Après deux années de classes préparatoires, je voulais découvrir l'humanité et cerner mes limites. Je lisais énormément, deux ou trois livres par semaine. J'étais très déçu par l'enseignement : trop de disciplines techniques, toutes présentées dans une perspective utilitariste, pas assez d'envol intellectuel, pas assez de « souffle ». J'ai compris que je ne serai pas ingénieur.

 

Mais alors, que faire ? J'ai commencé à suivre des cours de philosophie à la Sorbonne, en auditeur libre, par amour pour une jeune fille qui préparait l'agrégation (je prenais des notes pour elle). Là, je vibrais : enfin, on me parlait du monde, de la vie, de l'homme, de la pensée. Mais je sentais aussi que la philosophie s'accordait trop de degrés de liberté, que pour elle trop de systèmes étaient possibles. Les raisonnements étaient rigoureux, certes, mais il y avait toujours de l'arbitraire dans les principes. C'est à ce moment là, au cours d'un séjour à l'hôpital, qu'un ami bien inspiré m'offrit un livre merveilleux de Bernard d'Espagnat : À la recherche du réel, le regard d'un physicien. Je découvris ainsi que la physique, quand elle est prise dans son entier, avec son histoire, ses problèmes, ses personnages, est un véritable levain de culture et, surtout, qu'elle permet de faire « des découvertes philosophiques négatives », pour parler comme Maurice Merleau-Ponty, en montrant que certaines affirmations qui prétendent à une validité philosophique n'en ont pas en vérité. La physique n'est pas une philosophie, mais elle peut détruire certains préjugés de la pensée philosophique. Elle ne pose pas de concepts de droit, mais elle est capable d'inventer des biais pour pallier la carence des concepts traditionnels. Elle provoque ainsi la philosophie, s'incruste dans certains de ses débats et y joue parfois le rôle d'arbitre.

 

J'ai dévoré ce livre en annotant chacune de ses pages. Il m'a précipité vers les problèmes d'interprétation de la physique quantique, qui me « tiendront » pendant une bonne décennie. Pourquoi la physique quantique m'a-t-elle tant fasciné ? Sans doute parce que, plutôt que de fournir des idées toutes faites, elle montre la difficulté d'une pensée ferme et, surtout, elle permet d'apercevoir sous un jour nouveau certains horizons trop connus de la pensée.

 

Un second choc survint quelques mois après lecture décisive de À la Recherche du réel. À l'époque, je n'avais pas d'autre revenu que ce que me rapportaient les cours particuliers que je donnais ici ou là. C'était insuffisant pour payer le loyer de ma chambre d'étudiant. J'étais donc à la recherche d'un stage d'été bien rémunéré. Par hasard, je tombai un jour sur une affiche du CERN, le grand laboratoire européen de physique des particules, qui proposait aux étudiants de toute l'Europe des séjours d'été de deux mois à Genève : il s'agissait de suivre des cours le matin et de participer aux travaux d'une équipe de physiciens l'après-midi. Je déposai aussitôt un dossier, qui fut accepté.

 

Par un beau dimanche après-midi de juin, je débarquai donc au pays des banques et posai mes valises dans une résidence de travailleurs immigrés. Dès le lendemain matin, on me fit visiter les gigantesques accélérateurs de particules tapis dans les profondeurs du calme paysage bordant la frontière franco-suisse. Dans un tube métallique long de plusieurs kilomètres, gainé de blindage, des protons circulaient à une vitesse folle, proche de celle de la lumière, et venaient régulièrement percuter un autre faisceau d'antiprotons tournant en sens inverse. Bourrées jusqu'à la moelle d'énergie cinétique, ces particules provoquaient par leurs chocs l'émergence d'autres particules fugaces. D'énormes détecteurs multicolores, ronronnants et clignotants, recueillaient leurs traces. Je découvris tout cela bouche bée. Comment la physique avait-elle pu en arriver à tant de sophistication ? Pourquoi de si grosses machines pour déceler de si petites particules ? Et surtout, pourquoi ne m'avait-on jamais parlé de tout cela ? D'un coup, j'ai voulu tout comprendre de ce que je voyais.

 

Le premier cours de physique des particules nous fut donné par Victor Weisskopf. Ancien assistant de Wolfgang Pauli dans les années 1930, cet éminent physicien théoricien avait un charme fou, un humour ravageur et un enthousiasme de jeune homme. Il commença par nous expliquer d'un air très détaché qu'il avait passé une bonne partie de sa vie à s'interroger sur la réalité physique des objets mathématiques : avaient-ils une contrepartie dans le monde ou ne constituaient-ils que des idéalités angéliques ? N'étaient-ils qu'une invention humaine ou révélaient-ils le « fond des choses » ? Weisskopf nous avoua qu'il ne connaissait pas la réponse à ces questions.

 

Puis il commença son cours proprement dit, qui portait -je m'en souviens comme si c'était hier - sur le spin des particules. Au bout d'un quart d'heure, pour les besoins d'une démonstration, il fut amené à se saisir d'une craie et à tracer au tableau un repère à trois dimensions. Suivant la coutume, il représenta les axes Ox et Oy dans le plan même du tableau, puis figura l'axe Oz, perpendiculaire au tableau, par un point entouré d'un cercle, donnant l'impression que cet axe pointu jaillissait telle une flèche hors du tableau. Quelques instants plus tard, alors qu'il s'apprêtait à passer devant la figure qu'il avait tracée, lui qui était immense se baissa avec ostentation pour passer sous l'axe Oz. Une fois relevé, il se tourna vers nous pour nous souffler malicieusement : « On ne sait jamais, l'axe Oz existe peut-être vraiment ».

 

Pour moi, c'est avec ce gag que la messe fut dite : j'étudierai le monde de l'infiniment petit, j'enseignerai la physique d'une façon si possible vivante et originale, et je tenterai de questionner avec malice ses implications philosophiques.

 

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Etienne Klein et la montagne

Article / underground - le, 31/03/2014

http://www.ultramag.fr/article/2014-03-31-lultra-trail--cest-une-forme-de-retour--e-lautorite--du-corps

L’ULTRA-TRAIL C’EST UNE FORME DE RETOUR À L’AUTORITÉ DU CORPS

UNDERGROUND | LA PAROLE À…

Centralien, physicien, docteur en philosophie des sciences, chroniqueur sur France Culture, on pourrait qualifier Etienne Klein de pur esprit. À 55 ans, ce passionné de montagne est également alpiniste et ultra-trailer. De Spinoza à Deleuze, de Néanderthal à la physique quantique, entretien avec un « finisher ».



Vous avez découvert la montagne assez tard. Comment s’est passé cette découverte ?

 J’ai commencé par la randonnée à partir de 20 ans. Je n’avais en effet jamais mis les pieds en montagne avant. J’ai eu un coup de foudre. Je venais de la région parisienne. Nous étions trop nombreux dans ma famille pour que mes parents nous emmènent à la montagne. Je me suis senti tout de suite bien, dès que j’ai fait le Tour du Mont-Blanc avec l’UCPA1 à l’époque. L’alpinisme me semblait inacces- sible. J’étais tenté, mais je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Quand on n’a pas de filiation dans ce genre de pratique, on se dit que ce sont des extra-terrestres, des post-humains.

Vous utilisez la physique pour proposer une autre lecture de la philosophie. Qu’est- ce que la philosophie peut nous apprendre ?

Je ne sais pas ce que ça vaut mais il y a une classification des paysages en fonc- tion des systèmes philosophiques auxquels on adhère. Les Nietzschéens aiment bien les alpages, les Kantiens aiment bien les arêtes, quand il n’y a plus de végétation parce que là au moins on est débarrassé de tous les oripeaux faciles lorsqu’on traite les concepts de « basse altitude ». On a directement accès à ce qui est fondamental dans ce qui est élevé.



J’aimerais que vous me parliez de votre métier…

J’ai passé pas mal d’années à faire de la physique. Et les années où je faisais de la physique c’était aussi les années où je faisais de l’alpinisme. En 2000 j’ai passé une thèse de philo sur la physique. J’ai commencé à m’intéresser non pas tellement à la physique en tant que domaine de recherche, mais, finalement, à ce que la physique nous apprend sur des notions que les philosophes traitent par ailleurs. Par exemple le temps ou autre chose… est-ce que la physique produit des résultats qui peuvent percuter la pensée philosophique ? Quitte éventuellement à la modifier. Donc ce n’est plus tout à fait le même métier. C’est plus « Je veux trouver des choses », qu’est-ce que les équations de la physique diraient en langage commun si elles pouvaient parler du temps… C’est un problème de décryptage et ensuite un problème de traduction parce qu’il faut ramener la physique dans un langage que les philosophes peuvent comprendre. Et en fait le moment où j’ai commencé à faire ça correspond au moment où j’ai commencé l’ultra-trail. L’ultra- trail est à l’alpinisme ce que la philosophie de la physique est à la physique. C’est le même truc mais vécu autrement. L’ultra-trail, ce n’est pas de l’alpinisme mais ça se passe au même endroit. C’est une autre façon d’être en montagne. De la même façon que de faire de la phi- losophie physique c’est une autre façon d’être dans la physique. C’est plus doux. L’ultra- trail, c’est une autre façon de lire la montagne.

La recherche est cérébrale, la montagne est liée à l’effort physique. Qu’est-ce qui vous attire dans celui-ci ?

Je connais beaucoup de physiciens qui détestent l’effort physique, et j’en connais au contraire qui aiment. Je pourrais inventer des liens mais ce serait artificiel. Moi j’aime bien l’endurance, j’aime bien les sports d’agonie, j’aime bien l’épuisement, j’aime bien avoir le sentiment, après une belle balade en montagne, de se retrouver dans un refuge. Une belle sortie à vélo, se retrouver complètement rincé avec un appétit tel qu’on a envie de manger la table.

L’ULTRA-TRAIL  C’EST UNE FORME DE RETOUR À  L’AUTORITÉ  DU CORPS

Est-ce que l’effort du montagnard inspire celui de l’écrivain ?

Après une course en montagne on est va- chement bien pour écrire. Il y a une espèce de remise à zéro du corps, une sorte de reset intellectuel qui permet de reprendre les sujets à neuf, d’avoir une forme de créativité dans l’écriture. Une revitalisation intellectuelle. Je pense qu’on est fait pour être épuisé de temps en temps. Nos fatigues sont souvent psychologiques. Ce qu’on apprend avec l’ultra-trail c’est que pour être fatigué physiquement, et seulement physiquement, il faut vraiment donner. Nos fatigues, surtout à Paris, sont des fatigues psychiques. L’ultra-trail, c’est la version ludique de ce que faisait Néanderthal quand il allait chasser. Il partait trois jours, il n’avait pas grand chose dans le ventre, il cavalait un peu… il y a des sports qui sont plus pratiqués que l’ultra-trail, comme le tennis ou le foot, qui sont des sports que Néanderthal ne pratiquait pas. Mais moi j’ai l’idée naïve selon laquelle il faut pratiquer des sports que Néanderthal pratiquait. Parce que le corps est fait pour.

Comment la liberté s’exprime dans l’ultra-trail ?

La sensation de liberté n’est pas inconsciente. Je sens que je suis libre, je m’éprouve libre. Ça vient tout de suite, je sais que je ne vais pas être dérangé, il n’y aura pas de coup de téléphone… ça ne veut pas dire que je suis tranquille et rassuré. La première moitié de la TDS*, j’étais malade, pas hyper à l’aise, mais il y avait cette sensation de liberté. On est libre d’aller à telle ou telle vitesse, de regarder telle ou telle chose. On est en train de vivre quelque chose qui ne correspond pas aux expériences qu’on peut avoir dans la vie quotidienne, par exemple au travail. Il y a quelque chose qui procède de l’affirmation libre de soi. On n’est pas en train d’essayer de faire plaisir à quelqu’un d’autre, on n’est pas en train d’exécuter un ordre ou un programme. On est juste là pour faire ce qu’on a décidé de faire. Pour moi l’ultra-trail c’est un désir décidé. Ce n’est pas un caprice, c’est un truc que j’ai décidé de faire, et l’ayant décidé, je sais que sauf grave accident j’irai jusqu’au bout, que je n’abandonnerai pas.

L’ULTRA-TRAIL,  C’EST LA VERSION LUDIQUE DE CE QUE FAISAIT NÉANDERTHAL QUAND IL ALLAIT  CHASSER

Est-ce que décider l’abandon est un choix qui participe de cette liberté là ?

Ce que j’ai appris dans le trail, c’est qu’on peut aller mal… et puis ne plus aller mal. J’ai découvert la réversibilité du mal. La première fois que j’ai couru un ultra-trail, j’avais très mal à un genou, et pour moi il était évident que si je continuais la course j’allais me péter le genou. J’ai abandonné avec la conviction que j’allais me péter quelque chose. En fait, dès le lendemain, j’allais très bien, je n’avais plus mal… Les années suivantes, j’ai éprouvé le fait qu’on peut par effet tunnel passer de l’épuisement absolu à une forme de renaissance qui peut même être euphorique. C’est une très belle expérience, c’est l’expérience de la résurrection, à un petit niveau. Je ne fais pas de correspondance avec la passion christique
mais c’est quand même l’expérience de la résurrection du corps par l’âme. J’avais écrit un article dans Philosophie Magazine en expliquant que dans L’Éthique de Spinoza il y a un texte magnifique qui s’intitule « Que peut le corps ? » Il répond qu’il ne sait pas, parce qu’on ne connaît pas bien le couplage entre le mental, qu’il appelle, lui, l’esprit ou l’âme, et le corps. Donc on ne peut pas savoir ce que le corps peut faire, puisque l’âme contribue à son action. Deleuze a commenté ce texte en disant : « Ce que peut ton corps, ce n’est pas ce qu’il peut en tant que corps, c’est ce que tu peux toi. » C’est la phrase clé. Moi par exemple, je n’ai pas un corps pour faire ça. Ça ne dépend pas de mon corps, ça dépend de moi.

TOUS LES  VISAGES SONT BEAUX, ET LES REGARDS AUSSI, ILS EXPRIMENT  UNE ÉMOTION, UNE HISTOIRE

Comment est-ce que cela s’est traduit pendant vos expériences d’ultra-trailer ?

Durant la première partie de la course, on est spinoziste : l’âme et le corps font un tout. L’âme et le corps sont solidaires du même désir. Puis il y a un moment où la fatigue arrive, et là je pense que l’on devient cartésien. L’esprit s’adresse au corps. J’ai déjà eu une expérience de dédoublement comme ça, en alpinisme. On avait été pris dans une tempête, on risquait notre peau, je n’étais pas sûr de rentrer vivant. Je me souviens que je parlais à mon corps : « Tu déconnes pas ! » Il y avait vraiment un dédoublement. Dans le trail, avec moins d’intensité et moins de gravité, j’ai eu la même expérience quand j’étais au pied de la Tête aux vents. Pour un débutant, quand on a près de cent bornes dans les pattes, c’est difficile. J’ai dit à mon corps : « Si tu m’aimes, suis-moi. »

Est-ce que vous vous étonnez  aujourd’hui de ce que vous parvenez à  réaliser ?

Quand j’ai vu Marco Olmo en 2007 arriver, vainqueur de l’UTMB*, je me suis demandé qui c’était. On m’a expliqué qu’il avait fait 166 km en 21 h. Il avait 58 ans. Plus vieux que moi ! J’ai ressenti en tant que spectateur une émotion incroyable. Le jour même je décidais de m’inscrire. Je savais que je ne pouvais pas le faire mais je voulais le faire. J’ai vu des gens pleurer dans la foule, cer- tains qui pleurent lors du départ. Ce truc là m’intéresse. Les visages des gens qui arrivent sont très beaux, quelles que soient les marques de fatigue. Tous les visages sont beaux, et les regards aussi, ils expriment une émotion, une histoire. Et quand on est spectateur on regarde ces gens et on sait qu’ils ont vécu une histoire. Les premiers comme les derniers. Ça les rend pathétiques, au sens noble du terme.

Avez-vous couru d’autres trails ?

Non. Pour moi le trail est attaché à l’église de Chamonix, c’est un rituel, une sorte de prière cosmique. C’est ma prière annuelle au cosmos. Et en même temps l’expres- sion d’une reconnaissance pour ce massif dans lequel j’ai vraiment vécu des choses incroyables.

CE QUE PEUT TON CORPS,  CE N’EST PAS CE QU’IL PEUT  EN TANT QUE CORPS,  C’EST CE QUE TU PEUX TOI.

Vous avez fait des marathons avant d’aller dans la montagne. En referez-vous ?

Plus jamais ça ! Je ne veux plus courir sur route. Et je ne veux plus courir sur le plat. Je ne peux plus. J’aime bien les pentes. J’aime plutôt les montées, je n’aime pas les descentes. D’ailleurs, si on pouvait faire un jour un ultra-trail sans les descentes, je pense que pour moi ce serait beaucoup mieux, et que je terminerais en bonne place.

Autant on vous sent très réfléchi dans votre métier autant on vous sent très intuitif dans votre pratique sportive…

j’aurais pensé que vous auriez repris les mêmes mécanismes cérébraux mais en fait c’est quasiment le contraire… est-ce que le sport est une soupape ?  Oui, il est une forme de sauvagerie. Les physiciens sont souvent des gens qui oublient qu’ils ont un corps. L’ultra-trail c’est une forme de retour à l’autorité du corps. Pour moi c’est une expérience qui relève d’une complémentarité indispensable. Si par exemple on me disait que pendant un été je ne peux pas mettre les pieds en montagne, j’en serais vraiment malade, j’aurais un problème psychique.

Alors, objectif UTMB bientôt ?

Si la TDS se passe bien, je ferai l’UTMB l’année prochaine

 

 

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Avoir la danse dans la peau, de port en port

Par PhilKiKou - 09-04-2017 12:15:08 - Aucun commentaire

Teaser Dakhla from Fabien Plasson on Vimeo.

 

« Dakhla » d’Abou Lagraa

Quatuor - Fusion hip-hop/contemporain

Dakhla signifie « entrée » en arabe, c’est aussi le nom d’une ville portuaire marocaine posée au bord de l’Atlantique.



Ludovic Collura, Diane Fardoun, Nassim Feddal, Amel Sinapayen : dans la nouvelle pièce d’Abou Lagraa créée le 12  janvier à Suresnes cités danse, ces quatre danseurs crèvent la scène. Ils transportent une chorégraphie précisément basée sur leur talent et leur singularité.


Pour évoquer ses trois « ports d’attache », Alger, New York et Hambourg, le directeur de la Compagnie La Baraka a en effet choisi des interprètes aux origines aussi mélangées que ces emblématiques lieux d’échanges. Ludovic Collura, d’origine italo-sénégalaise, est passé par le CNSMD de Lyon. La Franco-libanaise Diane Fardoun a été formée par Corinne Lanselle, figure historique de la danse hip hop et du métissage des genres. Nassim Feddal est l’une des recrues du Ballent contemporain d’Alger, créé avec des danseurs des rues par Abou Lagraa, dans le cadre de son Pont culturel méditerranéen. Enfin la formidable Amel Sinapayen, mi Algérienne, mi-Réunionnaise, est passée par la la Cie Rêvolution à Bordeaux, avant d’être recrutée par Nawal Lagraa pour sa création Do You Be.


Par deux ou en quatuor, ils se défient, s’unissent, se séparent ou se livrent à des joutes sensuelles qui disent tour à tour le départ, les retrouvailles, la douceur du quotidien ou la froideur de l’exil. On y retrouve la belle danse, ample et précise, de l’auteur de Passages - créé dix-sept ans plus tôt sur cette même scène. Soit une écriture très contemporaine, qui emprunte au hip hop une fluidité remarquable tout en s’autorisant, ça et là, quelques réminiscences néo-classiques.

Ce mix chorégraphique s’accorde à merveille à l’ambiance sonore tressée à partir de morceaux originaux par Olivier Innocenti, pour suggérer les univers musicaux des trois villes : les mélopées arabo-andalouses d’Alger la Blanche, la déferlante funk du Prince des années 80 new-yorkaises, enfin l’implacable rythmique techno du DJ Mike Dehnert pour Hambourg.


On retient l’extraordinaire pas de deux d’Amel Sinapayen et Nassim Feddal, elle aussi menue qu’il est imposant et tous deux magnifiques, la grâce aérienne de Ludovic Collura, la gestuelle déliée de Diane Fardoun. Jouant des contrastes, Abou Lagraa les oppose volontiers par couple, hip hop contre contemporain. Mais par-dessus tout il célèbre, dans cette pièce « sans frontière ni tabou » comme les villes qu’elle traverse, le métissage et la richesse d’un monde où la liberté de circulation - celle des hommes comme des esthétiques - ne serait plus un vain rêve.



http://www.aboulagraa.fr/les-spectacles/dakhla-2017

https://dansercanalhistorique.fr/?q=content%2Fdakhla-d-abou-lagraa

Marin contre vents et marais qui vogue dans une galère...

Par PhilKiKou - 02-04-2017 12:35:38 - Aucun commentaire

 Je soutien Marin

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https://www.latetehaute.fr/

https://www.facebook.com/jesoutiensmarin/?pnref=story

« La tempête est bonne fille, elle laisse toujours une chance au Marin ».

Le cap de la semaine fut rude, ça a tangué, bâbord, tribord... La tempête battait son plein et on commençait à perdre de vue le phare. On avait connu l’océan déchainé, ça n’a pas été simple de remettre les cirés jaunes. Le skipper n’avait pas le moral, le matériel a souffert, mais les voiles ont résisté. Sale temps pour le volet, mais il semble tenir bon. Les deux œdèmes sont toujours présents mais paraissent régresser, et l’équipe médicale à la rescousse entrevoit une fenêtre météo plus clémente.

Pendant ce temps Marin, le team La tête au haute s’emploie à terre pour boucler l’enveloppe budgétaire de ta prochaine course, pour retrouver toutes tes capacités et reprendre ta croisière à toi. Les t-shirts et les mugs, ça avance bien mais on n’est pas encore à notre objectif. Pour les retardataires et ceux et celles qui attendaient la paie, rendez-vous sur le bouton Acheter ici sur la page.

Dorénavant, pour envoyer des messages à Marin, c’est en écrivant sur le mur et pour les initiatives sur la page de l’association La tête haute. Les messages privés ne sont plus opérationnels, les tantines ne suivent plus votre rythme 😊. Merci pour vos milliers de messages et de témoignages qui nous ont porté.

Beaucoup de soutiens de la page s’organisent pour donner de leur temps, et se mobiliser autour d’eux et mettre en place des évènements : des manifestations sportives dont nous reparlerons, des commerçants et des écoles solidaires, des clubs d’entrepreneurs, des donateurs. Notre objectif est toujours de 240.000 euros pour Marin.

Nous partageons aujourd’hui cette belle initiative d’une chanson créée pour Marin par Waléry Doumenc. Vous pouvez la retrouver sur Amazon ou sur iTunes, les bénéfices seront reversés à La tête haute. La chanson est intitulée : Marin.

Que les vents nous soient cléments, bon dimanche !



Humeur de fin d'année

Par PhilKiKou - 31-12-2016 09:43:31 - 3 commentaires

Fin d'une année, une autre se profile à l'horizon.

L'heure des bilans en tout genre, et des projets pour l'année à venir.

Dans un monde qui ne pousse pas toujours à l'optimisme

Continuons à croire en l'homme dans ce qu'il a de meilleur....

en espérant que ce ne soit pas dans le pire qu'il est le meilleur...

 

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« Les Pieds Tanqués » : Guerre d’Algérie, immigration, identité, vivre ensemble avec une partie de pétanque en toile de fond

Par PhilKiKou - 25-09-2016 23:46:56 - 2 commentaires

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Une pièce de théâtre d'actualité en cette journée nationale d'hommage aux Harkis, et d'intérêt publique !!! elle devrait, si ce n'est pas déjà fait, être joué dans les lycées.

4 joueurs de pétanque en Provence tous avec des origines et des histoires familiales différentes mais avec un point commun : leurs parents ont vécu, survécu ou sont morts lors de cette guerre qui en avait pas le nom... Au fur et à mesure on s'aperçoit que chacun de ces joueurs de pétanque ont des cicatrices encore ouvertes et douloureuses et que ce sont tous des victimes et des perdants de cette guerre où il n'y a aucun vainqueur....

La grande histoire racontée par des histoires à l'échelle humaine lors de ces évènements inhumains.. très intéressant, bouleversant et instructif sur ce sujet encore tabou sur lequel le voile se lève à peine...

(pièce vue dans le cadre du TEMPS FORTS de l'APSOAR festival de spectacles de rue ce week-end à Annonay et des villages alentours

http://artscenicum.fr/les-pieds-tanques-35/

http://www.quelquesparts.fr/programmation/agenda-des-spectacles/177-le-temps-fort-8?date=2016-09-25-00-00 )

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4 personnages, joueurs de pétanque, seront en scène dans cette partie  de boules de tous les dangers :


un Français provençal de « souche » – Loule ( debout à droite )
un Francilien fraîchement arrivé en Provence – M. Blanc ( debout à gauche )
un Français d’origine algérienne – Yaya ( assis à gauche )
un Français rapatrié d’Algérie – Zé ( assis à droite )

Quatre joueurs sont en scène dans cette partie de pétanque de tous les dangers : un rapatrié d’Algérie, un Français de l’immigration algérienne, un Provençal « de souche » et un Parisien fraîchement arrivé en Provence. Au fil du jeu, on apprendra peu à peu qu’ils ont tous une blessure secrète, un lien filial et intime avec la guerre d’Algérie. Ils s’opposeront, se ligueront, livreront leur vérité… ils auront cependant à cœur de finir cette partie, sur ce terrain qui les rassemble et les unit.

Une pièce où les mémoires s’entrechoquent dans laquelle la gravité des propos n’exclut pas l’humour. Une comédie dramatique sur l’identité et le vivre ensemble.

Jouée avec succès en plein air depuis 2012 sur des boulodromes, le spectacle est maintenant présenté en salle dans une nouvelle scénographie.

Texte et Mise en scène : Philippe Chuyen, Jeu : Sofiane Belmouden – Philippe Chuyen – Gérard Dubouche – Thierry Paul , Costumes : Corinne Ruiz, Décor : Christophe Brot, Régie : Nolven Badeau

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Les thèmes : Guerre d’Algérie, immigration, identité, vivre ensemble

Voici plus d’un an que je pense à la guerre d’Algérie et à l’horizon du 50eme anniversaire de l’indépendance de ce pays.  J’avais en effet en moi le désir et l’impérieuse nécessité de produire, pour 2012, un spectacle ayant pour décor cette période douloureuse de l’Histoire de France.



Passionné d’Histoire, je pense depuis longtemps que le théâtre peut, dans le domaine historique, se faire le médiateur efficace d’un travail de mémoire. Et ceci, je le précise, non pas pour le seul plaisir d’invoquer l’Histoire mais afin de servir le présent, sans désir de polémique ni mise en accusation ou construction d’un discours culpabilisateur.

Durant ces derniers mois, au plus je m’intéressais à ces évènements, au plus je comprenais qu’ils constituaient un moment crucial du basculement de la France dans l’époque moderne : la fin de l’Empire, de la décolonisation, de la grandeur vécue, la fin des chimères et tant de répercussions sur notre quotidien du 21eme siècle. Cependant, la mémoire collective française a manifestement tiré un trait sur cette guerre et l’amnésie (consciente ou inconsciente) quasi-collective qui a suivi la décolonisation, les rancœurs et les haines qui en sont issues sont, je pense, malheureusement toujours à l’œuvre dans la société française.

Il faut tenter par tous les moyens de comprendre et rompre cela, donner l’occasion aux gens de regarder leur passé en face, en pleine lumière, ça fait 50 ans qu’on traîne ces démons ! Jeter un regard artistique pouvant permettre une libération de la parole, agir par le théâtre comme d’autres le font par l’étude scientifique, le documentaire, le cinéma ou le roman, et faire ce nécessaire travail de re-visitation lucide du passé à la lumière de notre conscience d’aujourd’hui est, il me semble, un impératif de salut public.

 

Afin d’étayer au mieux cette note d’intention et les raisons de ma motivation,  je précise  qu’il y a environ 1 an, j’ai commencé l’adaptation, avec l’aval de son auteur, du roman de Jérôme Ferrari paru en 2010 aux éditions Actes Sud « Où j’ai laissé mon âme ». Ce roman évoque superbement les cas de conscience de  militaires confrontés aux opérations du maintien de l’ordre et de la torture pendant la Bataille d’Alger en 1957. Après plusieurs mois de travail sur ce texte et une approbation de l’auteur sur la qualité de mon adaptation, le projet n’a pas pu aboutir pour des raisons indépendantes de ma volonté et trop longues à détailler ici. Le choc a été grand et l’obligation de remiser ce travail douloureux, mais ma détermination intacte quant à ce contenu «  Algérien » pour mon nouveau projet théâtral. J’ai donc continué ma recherche afin de trouver une forme originale et pertinente pour parler de ce sujet brulant sur lequel j’avais jeté mon dévolu.

Pétanque et Guerre d’Algérie ?


Le terme pétanque vient des mots de l’occitan provençal   « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l’expression « jouer à pétanque » ou encore à «pés tanqués », c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l’élan.

Je rappelle cette définition pour expliquer le détournement de l’expression que je souhaite opérer à l’occasion de cette création théâtrale qui aura donc pour titre « Les Pieds Tanqués » et pour sujet la guerre d’Algérie. Dans ce spectacle, je souhaite signifier par l’image du pied « tanqué » (au delà de la règle qui définit ce jeu) celle du pied enraciné; le jeu lui-même signifiera les rapports humains qui sont l’œuvre dans une population de déraciné ou d’enraciné;  et le terrain lui, le territoire ou le pays dans lequel les protagonistes se retrouvent et s’enracinent.  Un jeu donc pour évoquer les problématiques d’appartenance à un territoire, de déracinement  et par opposition d’enracinement, d’identité. Une partie de boule avec ses bons mots, ses galéjades, mais aussi ses coups bas, pour évoquer les blessures de l’exil, de la culpabilité, des haines et des rancœurs, mais aussi des pardons.

 Par Philippe Chuyen auteur et metteur en scène 



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Forme: une partie de pétanque


 

Voici plusieurs années que Philippe CHUYEN pense  adapter au théâtre la dramaturgie du jeu de boules. Ce jeu, dont la règle impose d’être silencieux pour ne pas déconcentrer l’adversaire est paradoxalement un lieu de la parole. Dans ce lieu d’une parole hachée, d’une parole d’initié avec son vocabulaire propre, souvent au second degré quand on est dans le Sud, moqueuse ou plus directement sérieuse pour celui qui se prend au jeu (et il faut s’y prendre tout de même si l’on souhaite s’amuser), l’échange est quasi permanent : dans le geste, les silences qui en disent long, mais surtout dans le verbe.

Yvan Audouard grand conteur du Sud a dit du jeu de boules qu’il était à la Provence ce que le théâtre de Delphes était la Grèce antique, un lieu de Tragédie. Il terminait cependant en disant qu’à la fin d’une partie tout le monde meurt … de rire. Au théâtre, on se relève aussi après la mort et on en rit. Car c’est aussi cela la fonction du théâtre, rire de la mort parce que ça nous tient en vie.

En regardant une partie de pétanque sur n’importe quel terrain de France on peut constater que l’engagement et le sérieux sont de mise : il faut gagner la partie, et dans cet objectif, la vérité du jeu est ce qui compte le plus au monde. De plus, ce qui s’y passe est naturellement mis en scène : il y a, en effet, toujours un ou plusieurs spectateurs, badauds simplement intéressés par le jeu ou plus secrètement par la relation entre les différents protagonistes. Ainsi, le corps et le geste est en action, le joueur se dévoile et affirme son caractère, d’où une certaine fierté à se montrer. Ces caractéristiques, nous pourrions les comparer facilement à la représentation théâtrale et les joueurs à des comédiens avec leur technique et leur talent.



Un joueur de boules peut quant à lui avoir de l’élégance, de la retenue et beaucoup de savoir vivre et tout comme l’acteur, il s’appuie sur la présence du public, il s’en nourrit. Entre jeu de boules et théâtre la frontière est manifestement ténue.

Le but du projet n’est pas de reproduire en faux ce qu’une vraie partie fait très bien, mais d’endosser la dramaturgie de la pétanque à des fins de théâtre, pour avant tout raconter une histoire et exprimer des idées, des sentiments : le théâtre a, bien entendu, une visée que le jeu de boules n’a pas. Certains penseront que cela est démagogique, veut caresser le populaire, donner dans le racoleur. En effet, on pourra le penser, et toute la difficulté de ce projet sera justement de dépasser les apparences. D’autres, au contraire, y accourront pour assister à une bonne « pagnolade ».

En tout état de cause, l’objectif  sera de réconcilier ces deux publics : inviter le spectateur à un moment de détente qu’il connaît bien, tout en le plongeant peu à peu dans quelque chose de suffisamment fort et intense sur le plan des rapports humains et des propos ; Et  qu’il ait, en définitive, le sentiment d’avoir vécu un moment d’émotionet de joie : un moment de théâtre.





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Troupe « Les Pieds Tanqués »




Philippe Chuyen – Comédien, Auteur, Metteur en scène ( A DROITE )

Il se passionne pour l’Art Dramatique depuis sa rencontre en 1989 avec Laure Fouilloux. Cette dame fut élève de Louis Jouvet et animait depuis 1965 l’atelier de la Licorne à Toulon. Il complète sa formation avec Jack Garfein à Paris autour des techniques de l’Actor’s Studio. La danse contemporaine, la voix au théâtre sont, dans le même temps, des disciplines qu’il pratique, notamment avec le Roy Hart Théâtre ou encore le danseur Dominique Dupuy et la danseuse Christiane Vergne. En 1995, Il obtient à Avignon le prix du coup de pouce au Off, pour son interprétation de « Comme la Pierre », un texte contemporain de Romain Weingarten qu’il joue à Paris et en province. En 1998, Il fonde dans le Var la Cie Artscénicum et à partir de 2001 crée ses propres spectacles. Les 6 créations qu’il écrit, adapte ou mets en scène ont quasiment les mêmes dénominateurs communs : Histoire et Littérature du Sud. Recherche d’identité, de racines, exploration des sources profondes pour trouver de la matière au théâtre, sa terre est une porte d’entrée pour la scène.  



Sofiane Belmouden – Comédien ( A GAUCHE )


Il débute au théâtre en 1991 à Marseille dans la Cie « Bas Les Masques » où il joue plusieurs spectacles à partir d’improvisations théâtrales (Clap, Embrouille). Passionné de mise en scène, il monte pour d’autres Cies des textes de répertoire (Shakespeare, Woody Allen, Cervantès…). Mais c’est à partir de 1997 qu’il travaille pour le cinéma et la télévision sous la direction de réalisateurs tels que Philippe Carrèse, Christophe Reichert, Ramid Issaad, Brigitte Rouan et se distingue par un jeu vif et sincère. En 2004, La série «Plus Belle la Vie» lui propose le rôle récurrent de l’avocat Malik Nassri qu’il décide lui même de quitter en 2008. Cette expérience l’amène à ouvrir les yeux sur ses vrais désirs d’artiste, lui permettant de passer enfin à la réalisation de son premier film, “ Moussa ”, court métrage sélectionné en 2010 dans les festivals d’Aubagne et Rousset. Aujourd’hui, en collaboration avec le comédien et humoriste Gérard Dubouche, il travaille à l’écriture d’un long métrage.

Gérard Dubouche – Comédien ( MILIEU GAUCHE )

C’est à Aix en 1984 qu’il effectue ses premiers pas sur scène, mais c’est à sa sortie du Cours Florent qu’il décroche son premier rôle professionnel dans «Regain», aux côtés de Claude Brosset. A partir de là, il enchaine rôles au théâtre, à la télévision et au cinéma. Il est notamment un des « Collègues » du film de Philippe Dajoux aux côtés de Patrick Bosso; un routier dépressif dans  « La Grande Vie » avec Michel Boujenah, film dont il est le co-scénariste; le plombier Batavia, bête et raciste, dans « Travail d’Arabe » de Christian Philibert. Doté d’un comique hors norme et ravageur, mêlant cynisme et grotesque servi par un physique qui détonne, il créé avec Didier Landucci en 2002 à Marseille,  « Bienvenue au Club », son premier one man Show en guise de thérapie post divorce ; et en 2004, remplace au pied levé Jean-Marc Michelangeli dans « les Bonimenteurs » au théâtre de Dix heures à Paris. En 2010, de nouveau seul en scène il créé «Vive les Cons» coécrit avec Christian Philibert.

Thierry Paul – Comédien ( MILIEU DROIT)

Il débute au theatre à la fin des années 80 à Toulon avec L. Ziveri (Cie UppercuThéâtre) puis avec Raphaël DJAÏN en 1992 dans la Cie Théâtre Automne de Nîmes dans « Esquisse déraisonnable » d’après P. Handke et « la Maison des Artistes ». Il travaille ensuite avec Y. Borrini (Cie Le bruit des hommes) essentiellement sur les écritures contemporaines. En 1996, Il rencontre Philippe Minyana avec qui il travaillera à Bordeaux (Drames brefs 2) puis Noëlle Renaude et Frédéric Maragnani (Cie Travaux publics) pour l’intégrale de « Ma Solange». A Toulouse, il travaille avec J.J. Mateu (Petit bois Cie) . De retour à Toulon, il collabore sur plusieurs spectacles d’Artscénicum avec Philippe Chuyen (1851, La Banquet des Insurgés, La Mandragore, 1907 Batailles dans le Midi) puis André  Neyton et le Centre Dramatique Occitan et de nouveau L. Ziveri . Pour le cinéma et la télévision tourne sous la direction de P. de Brocca, L. Jaoui, P. Boutron, P. Venault, E. Rochant, C. Baraud et P. Lary.

http://artscenicum.fr/les-pieds-tanques-35/les-pieds-tanques-2/

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*LA BALADE DE LA MONTAGNE DE LURE A FIERE ALLURE... mais pas à toute allure

Par PhilKiKou - 10-05-2016 22:13:40 - 17 commentaires



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     Une semaine de vacances mi-Avril, une journée qui se libère, une météo correcte... tous les feux sont aux verts pour mettre au programme une rando cyclo découverte. Je regarde un circuit possible et pars à la chasse aux petites routes sur Openrunner pour aller découvrir LA MONTAGNE DE LURE***. Je fais appel à Anyah , une régionale de l'étape, pour avoir son avis sur ce parcours. Elle me met en garde sur la route de la Montagne de la Lure versant nord qui est fermée, peut-être enneigée, et sûrement avec pas mal de cailloux sur le bitume. Les infos du site de l'Equipement confirme cette fermeture, mais un appel à la Mairie de St Etienne les Orgues me confirme que le sommet n'est pas ennneigé et qu'il est possible d'emprunter la route qui rejoint la vallée du Jabron. Allez, les dés sont jetés, Mardi 12 avril direction Forcalquier*** dès potron-minet pour une belle journée vélo !!!




***LA MONTAGNE DE LURE

La montagne de Lure est une montagne des Préalpes de Haute-Provence, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Elle appartient à la même formation géologique que le plateau d'Albion, qu'elle jouxte, et le mont Ventoux. Cette chaîne s'allonge sur 42 kilomètres de long, culmine au signal de Lure (1 826 mètres) et présente un relief très contrasté entre l'adret calcaire, coupé de combes et de vallons, et l'ubac marneux, où s'accumulent monts et ravins.

L'étude de sa géologie, en 1888, a marqué un moment important dans l'avancée des connaissances des chaînes subalpines méridionales. Ce fut Wilfrid Kilian qui la réalisa dans une thèse novatrice où pour la première fois un géologue put dresser une échelle bio-stratigraphique pour le Jurassique et le Crétacé et qui utilisa le tout premier en France les clichés photographiques à l'appui de ses conclusions.

Montagne karstique, crevassée d'avens, aux cours d'eau à écoulement épisodique, où la moindre source est précieuse pour les hommes et les animaux, Lure est couverte majoritairement d'une forêt qui reconquiert, peu à peu, les anciens alpages. Sa faune, riche en grands ongulés, est l'une des causes premières du retour du loup qui s'est installé sur place au début des années 2000, mettant en péril l'élevage qui est une des ressources majeures de l'économie agricole de la montagne.

L'histoire de Lure, qui commence avec le Néolithique, se continue avec celle du chastelard de Lardiers lieu de culte et de pèlerinage, qui a été surnommé le Lourdes des Gaulois. La colonisation romaine fut ponctuelle et se cantonna dans les sites les plus fertiles. La période médiévale fut même marquée par l'abandon massif de villages, au cours des XIIIe et XIVe siècles, provoqué tant par les guerres que par l'absence d'eau. Le plus grand événement historique dans la montagne de Lure fut la résistance au coup d'État de 1851. Les habitants, fervents républicains, y prirent une part prépondérante et subirent une lourde répression. Une tradition de résistance qui se retrouva lors de la Seconde Guerre mondiale, dès 1943, avec la mise en place ici par René Char, chef du service action-parachutage des FFI, des lieux de largage pour le matériel de guerre des avions alliés.

L'habitat de Lure est caractéristique de la Provence avec ses villages perchés regroupant des maisons construites en hauteur, lors des guerres de religion, pour sortir ensuite en plaine, la paix revenue, et se transformer en bastides ou mas consacrés à l'agriculture et à l'élevage sur de vastes surfaces. Sur les terres les plus éloignées furent construits des cabanons, pour faciliter la mise en culture, ou des jas, pour le pastoralisme. Aussi caractéristique de ce type d'architecture, lié à la pierre sèche, est le cabanon pointu, typique de la région de Forcalquier.

Au cours de XXe siècle, l'agriculture a subi une mutation importante. En quelques décennies, son économie basée sur le couple céréales/mouton est passée à celui de lavande/élevage. Cela s'est suivi par une orientation vers une production de qualité tant pour l'huile essentielle de lavande que pour la production d'agneaux ou de porcs, de miel ou de fromage. L'ensemble de ces produits est maintenant protégé par l'INAO, soit par une AOC, soit par un label rouge.

Le tourisme est devenu le nouvel axe économique des communes de la montagne de Lure. Si la station de ski, pour cause de manque récurrent d'enneigement, a dû fermer, son site s'est transformé en lieu idéal pour le ski de randonnée et le ski nordique. La pratique du VTT s'est progressivement développée depuis le milieu des années 1980, en revanche le cyclisme sur route à connu une certaine croissance depuis que Lure a été par deux fois étape du Paris-Nice. Les amateurs, à partir de l'office de tourisme de Saint-Étienne-les-Orgues, ont à leur disposition un matériel qui leur permet de connaître leur temps et leur classement dans le cadre d'un challenge. En outre, les sports aériens (parapente, vol à voile ou montgolfière) ont le vent en poupe et on assiste au renouveau du thermalisme à Montbrun-les-Bains. (source Wikipédia)



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***FORCALQUIER : Après une occupation humaine où Celtes, Ligures et Romains se mêlèrent, le XIIè siècle sera l’âge d’or de la ville.

Pendant plus d’un siècle, les comtes de Forcalquier en feront la capitale d’un état indépendant avec ses souverains, sa monnaie, ses lois, ses poids et mesures. Revenue à la Provence, Forcalquier sera réunie avec celle-ci au royaume de France en 1481.

Après la Révolution, Forcalquier deviendra sous-préfecture. En 1851, Forcalquier et les Basses-Alpes furent l’un des derniers bastions de résistance au coup d’état de Napoléon III et la répression fut féroce.

De nos jours, Forcalquier conserve encore largement son rôle de capitale culturelle du pays.

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A côté de de l’agriculture et de l’élevage, tout un réseau d’entreprises de la filière senteurs/saveurs ont vu le jour.

L’activité touristique y est essentielle et son devenir indissociablement lié aux notions de qualité et de développement durable.

Forcalquier, c’est aussi un centre ancien renaissant qui, à l’ombre fraîche de ses ruelles, fontaines et placettes, accueille cafés, restaurants, commerces, boutiques, ateliers d’artistes et d’artisans d’art.

Au cœur de tout cela, une vie associative foisonnante engendre rencontres, sorties, spectacles, créations de toute sorte, événements sportifs ou culturels… Bref, un pays qui vit toute l’année, qui accueille, crée, transmet et se développe dans un esprit d’équilibre et de partage entre habitants et visiteurs ! Partez à sa découverte !

http://www.haute-provence-tourisme.com/





01 Sur la route lever de soleil qui annonce une journée bleu ciel !


*A L'ASSAUT DE LA MONTAGNE DE LURE PAR LA FACE SUD !

02 8h45' après un grand café et un pain aux raisins, c'est parti en pente douce pour rejoindre Fontienne ….



03 ...et voir la ligne bleue de la Montagne de Lure


===> 13 kms / 680m. d' altitude / 288m. D+

04  A St Etienne les Orgues un coupe-gorges ?? ….

05 On ne peut pas dire qu'il n'y ait pas un chat... mais je préfère me tirer pour ne pas être grillé...

06 … et ne pas tomber dans le panneau... Montagne ou pied de Lure... faites vos jeux, tout va bien !!



07 .. pour moi je prends le pied (je ne sais pas si c'est le mien, en tout cas c'est celui de la Montagne de Lure, qui me lance un défi, un challenge*** avec ses 18 kms d'ascension et plus de 1000 m. de D+


***CHALLENGE DE LA MONTAGNE DE LURE

Cycliste amateur, occasionnel ou confirmé, seul, en famille ou entre amis, venez relever toute l’année le challenge cycliste de Lure.

Le principe est simple : faire une ascension chronométrée et animée de la montagne de Lure, montagne emblématique de la haute Provence. Au départ de Saint Etienne les Orgues, cette ascension de 18 km avec un dénivelé de 1 000 mètres et une pente moyenne à 5.8% traverse une diversité de paysages et offre des points de vue magnifiques sur le pays de Forcalquier, la vallée de la Durance et les Alpes. Ce challenge cycliste est ouvert au plus grand nombre. Selon votre niveau sportif et votre temps d’ascension de la montagne de Lure, vous partez avec votre diplôme or, argent ou bronze.

Pour relever le défi, téléchargez gratuitement l’application Challenge de Lure sur votre smartphone ( Apple et Androïd). Si vous ne disposez pas de smartphone, vous avez la possibilité d’en louer un à l’office de tourisme intercommunal à Saint Etienne les Orgues ou tout simplement de vous chronométrer manuellement.
Une fois l’application lancée, le chronométrage se déclenche seul au point de départ et s’arrête à l’arrivée. L’ascension est animée par des messages. A l’arrivée, votre temps est enregistré et vous retrouvez votre classement et ceux de vos amis sur le site Internet.

Une expérience à vivre et à revivre toute l’année… Selon l’enneigement, la route est accessible de mi-mars à mi-novembre. En été, la forêt de cèdres offre un écrin de fraîcheur.

 



http://www.challenge-lure.com/fr/le-challenge-de-lure

 

08 Allez, top chrono

09 départ .. à tout à Lure !!!



10 Faux- départ ? … une tentative d'intimidation...



11 ...Qu'est ce qu'il ne ferait pas pour que je puisse rouler en paix !!!

12 Allez, j'attaque par un 8% qui passe bien, c'est le début de l'ascension et de la journée

13 L'allure piano permet d'admirer et photographier les fleurs passées et séchées..

14 ..et les fleurs printanières comme ces petites jonquilles versions méridionales

15 Ecureuil qui pique un sprint dans la montée de la Montagne de Lure...je n'ai pas pu prendre sa roue ;-) ...regarder la vidéo vous comprendrez pourquoi !!!

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16 pas de procession de vélo, je roule en solo, mais pour les chenilles cette année les processionnaires sont de sortie !!!

17 Il ne manque pas d'aire !!! Mais oui j'ai une chaîne, arrêtez, ou je me déchaîne !!!


18- chemin en terre battue... je me contenterai de la photo... et de son histoire sur internet***



***Notre Dame de Lure

Un Site incontournable

La retraite de Saint Donat

La légende rapporte que l’ermite Saint Donat, vivant près de Peyruis, serait venu vers 490 se retirer dans ce lieu particulièrement isolé.
Il y serait mort assisté par l’abbé Mary de Boscodon. C’est du moins ce qu’affirment deux inscriptions peintes à l’intérieur de l’église.

Fondation d’un monastère

A sa suite, les disciples de Saint Donat y auraient fondé un monastère.

Plus tard, lorsque les Sarrasins firent des incursions dans le pays entre 890 et 972, ils auraient totalement détruit cette première fondation, dont il n’est même pas certain qu’elle ait réellement existé.

Plus certaine est la fondation d’un monastère en cet endroit en 1165, par des moines de l’abbaye de Boscodon proche d’Embrun.

Elle se fit sous la conduite de leur abbé, Guigues de Revel ; Boscodon dépendait alors de l’abbaye de Chalais, près de Grenoble. Les moines chalaisiens construisirent cette abbaye dont nous voyons aujourd’hui les restes, c’est-à-dire essentiellement l’église.

Notre Dame de Lure fut prospère jusqu’au XIIIème siècle.



Le déclin

En 1317, l’effacement de l’ordre chalaisien fit qu’elle passa sous le chapitre de la cathédrale d’Avignon.

Ensuite elle déclina lentement, à cause des rigueurs du climat et de l’isolement. Les moines s’installèrent dans une grange de Saint-Étienne-les-Orgues.

L’abbaye devint séculière en 1481, et fut peu à peu abandonnée. Les protestants l’incendièrent en 1562, puis elle tomba dans l’oubli.

Un lieu de pélerinage

Pourtant au XVIIème siècle, un renouveau se fit lorsque des pèlerinages importants furent organisés en l’honneur de la Vierge.

Depuis cette époque le site reste un lieu de rencontres. Aujourd’hui encore nombre de villageois se retrouvent le jour du 15 août pour un grand pique-nique, sous les arbres centenaires et majestueux de ce lieu « magique »

http://www.saint-etienne-les-orgues.fr/Notre-Dame-de-Lure



19- Le sommet est en vue, à portée de vue, pas encore de roues

20- Lure : histoire d'une station...

21- 22- … qui se met au vert avec les nouvelles activités estivales

23- Après la station les arbres se font plus rares...


24- et laisse une vue dégagée qui permet d'admirer le versant Nord du Mont Ventoux

25- un des habitants des pentes de la Lure : la vipère d'orsini

26- Pastoralisme : après l'exode, le loup est revenu... coexistence difficile

27- des crocus blancs à la place des plaques de neiges : le printemps est là !!!

28- Entre terre et ciel : le paradis pour s'évader et prendre un grand bol d'air nature...

29- Silène (?) bien calée et tapie au creux des pierres

30- Une pause pour admirer les paysages au Nord...sans table d'orientation pour arriver à mettre un nom à tous ces sommets... dommage,... peut-être une au sommet, mas pas accessible en vélo de route

( Panorama 360° sur le Pic de Bure, l’Obiou, la Meije, les Ecrins, l’Ailefroide, les Bans, l’Olan, la Cime du Vallon, le Pelvoux, le Sirac, les Rouies, le Mont Ventoux, la Montagne d’Aujour etc. )

31- Au Nord Est direction Vercors : le Grand Veymont et le Mont Aiguille ?

32- Au Nord ce n'est pas les Corons, mais sûrement le plateau de Bure avec son Pic à 2708m.....

33- panorama panoramique

34 et 35- paysage à l'Est au-delà de Sisteron, vers Digne


36-oiseau masqué qui n'a pas voulu dévoiler son nom...

37- Une évocation à Giono...est-ce l'homme qui plantait des arbres ?

38- Une partie de l'histoire de la Montagne, entre centre de télécommunication et la fabrication du charbon de bois

39 Arrivé au bout du challenge à un rythme de balade...


===> 30,8 kms / 1741m. d' altitude / 1341m. D+

40 ….*Sommet 2h20'30" ( 1h35' pour 17.3kms de montée) un peu moins de 12km/h...


41- Gratte ciel au sommet de Lure...

42- De beaux sommets enneigés à l'Est vers Digne... un coin encore inconnu et à découvrir pour moi, avec des petites routes sur la carte routière qui donnent envie d'aller y trainer ses roues !!!

43- Les Monges ? Le Blayeul ? …..


* BELLE ET TRANQUILLE VALLEE DU JABRON

45- Descente panoramique.. à couper le souffle !!!

46 et 47- Histoire du Pas de la Graille et de la Durance


48- Sisteron à 750m. d'altitude dans la Vallée de la Durance

49- Sommet à l'Est

50- Affaissement de terrain …

51- Sommet de la Montagne de Lure vu côté versant Nord

52- Les Crêtes de la Montagne de Lure qui descendent vers le Jabron.

53- Eglise de Valbelle

54- A portée de roues de Sisteron je rejoins la Vallée du Jabron que je vais remonter jusqu'au Col de la Pigière avec la Montagne de Lure au Sud de cette vallée

===> 60.5 kms / 554m. d' altitude / 1386m. D+/ 3h09

55- Noyers sur Jabron : il commence à faire faim..et cette boulangerie à une machine à café, tout ce qu'il faut pour recharger les batteries

56- type de terrain typique à cette région, vu entre autre vers le Col de Lescou : terre grise sur laquelle la végétation a du mal à s 'accrocher et soumis à l'érosion ce qui donne ces saignées grises...

57- Eglise de St Vincent sur Jabron avec la Montagne du Pied du Mulet à 1400m. d'altitude

58- Repéré une petite route sur Openrunner qui m'a l'air de valoir le détour par Chateauneuf – Miravail (rien que le nom vaut le détour!!!)

59- toujours les crêtes de la Montagne de Lure avec le Tréboux (1535m. d'altitude)

60- L'église des Curniers et la Montagne de l'Ubac à l'horizon

61- Quelle belle région pour se balader à vélo !!!

62- Après Montfroc , le Jabron dans un défilé avant de rejoindre une vallée plus ouverte

63- un petit tour de roues dans la Drôme ...avec Séderon et Montbrun les bains, la partie la plus au sud-Est de la Drôme

64- Aux Omergues une belle présentation de la Vallée du Jabron

65- Au Col de la Pigière je ne plonge pas sur Séderon, mais continue de grimper pour revenir sur le versant Sud de la Montagne de Lure.

66- Les sommets vers Séderon...

67- … et une belle vue sur la vallée du Jabron


68- Séderon

69- de bons pourcentages pour atteindre....

===> 89 kms / 1242m. d' altitude / 2157m. D+ / 5h02

70- … Le Col du Négron à 1242m.


*RETOUR SUR LE VERSANT SUD DE LA MONTAGNE DE LURE

71- Revoilà le Mont Ventoux

72- Fait une pause et le niveau des gourdes à Revest du Bion, où 4 « anciens » parlent d'un temps que les moins de vingt ans n'ont pas pu connaître....

===> 100 kms / 928m. d' altitude / 2162m. D+

73- Direction Banon en prenant les routes buissonnières en passant par Le Contadour où je n'ai pas découvert tous ses secrets

74- Chapelle à l'entrée de Banon

===> 118 kms / 799m. d' altitude / 2412m. D+

75- Et la chapelle de Notre-Dame des Anges après le village

76- Le Col de Buire (863m.) en toute simplicité après Saumane et L'Hospitalet

77- Eglise de Lardiers

78- Chapelle Notre-Dame d'Ongles

79- Un apiculteur, qui en connait un rayon, en plein travail

80 et 81- Retour à la case « St Etienne les Orgues » au pied de l'Ascension de la Montagne de Lure sous un ciel nuageux

===> 141.5 kms / 680m. d' altitude / 2686m. D+ / 7h27


82- ...pas reparti pour une 2° ascension, mais direction Cruis sous un ciel nuageux

83- En suivant le Lauzon un joli coin bagnade..

84- Du serpolet, tel un bouquet de feu d'artifice

85- Passage à Sigonce … dernier village avant le retour à la case départ...

86- …. Forcalquier

87- fini sous les nuages ce beau tour de la Montagne de Lure




St Etienne les Orgues- Montagne de Lure- PAS de la Graille- Vallée du Jabron- COLS de la Pigière et du Négron-Revest du Bion- Le Contadour- Banon- Saumane- L'Hospitalet- COL de Buire- St Etienne les Orgues- Cruis- Sigonce

Date

12/4/2016

 

 

Distance

172 kms

Lieu

Forcalquier

 

 

Dénivelé

2900 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

08h32'00''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

20.15 km/h

Commentaire public

+1h15 de pauses photos, casse-croûte. ... récit à venir....
*St Etienne Pied de la montée 45'40
*Sommet 2h20'30" ( 1h35' pour 17.3kms de montée)

 

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