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Belle balade Franco / Italienne par Monts et par Vaux en vélo

Par PhilKiKou - 27-11-2017 06:07:28 - 4 commentaires

 

En revenant de vacances familiales à Gênes, le passage par le Col de Montgenèvre et Briançon m'a donné la destination pour ma sortie vélo estivale : ce sera BRIANCON avec un projet qui remonte à la surface : celui de découvrir la Vallée de Clarée.

Je passe quelque temps sur Openrunner pour ébaucher un projet d'itinéraire pas forcément avec l' Izoard déjà gravi par le versant Sud  ou le Galibier avec le Col du Lautaret loooooong et un peu indigeste.

Avec la Vallée de la Clarée me vient l'idée de faire tomber les frontières et de programmer une sortie à la sauce Italienne en essayant de prendre un maximum de routes tranquilles PAR MONTS et un minimum de grands axes très fréquentés PAR VAUX.

Ce parcours me permettra donc de découvrir la Vallée de la CLAREE, passé en Italie par le COL de l'ECHELLE pour rejoindre BARDONECCHIA et la Vallée de la DORIA RIPERA que je suivrais jusqu'à SUSA, où je changerai de développement pour m'attaquer au COLLE DELLE FINESTRE et prendre une route à plus de 2000m . qui mène à SESTRIERES pour rentrer par CESANA TORINESE et le COL DE MONTGENEVRE. Cà c'était le plans initial, il y aura quelques variantes sur le terrain....



La veille je fais au préalable et en préambule une visite de la ville de BRIANCON chargée d'histoire !!!...

 

01 Visite et Resto dans la vieille ville....


*** Briançon

Département des Hautes Alpes - Population : 35.647 h. - Altitude : 1.321 m.
 A l'intersection des N91 et N94, à 87km de Gap, 116km de Grenoble et 125km de Torino (Italia). 

Avec son climat béni des Dieux ("300 jours de soleil par an"), idéal pour se refaire une santé, Briançon est un "haut-lieu de traitement des maladies respiratoires" et peut également s'enorgueillir d'être la "ville la plus haute d'Europe". 

Dans son écrin de très hautes montagnes, dont certaines dépassent les 4000 mètres, protégé par plusieurs forts militaires encore en parfait état, Briançon est un joyau qui se mérite, surtout pour les amateurs d'histoire qui voudront visiter sa "ville haute" fortifiée par Vauban. 

L'idéal est de se garer sur le parking supérieur, d'où vous n' aurez plus qu'à pénétrer dans la vieille ville par une des portes qui s'ouvrent dans l'épaisse muraille d'enceinte. 
Avant de descendre (au lieu de monter !) explorer les ruelles en pente de cette si fameuse "cité Vauban. Et vous ne serez pas déçu, à condition d'aimer marcher et de porter de bonnes chaussures. 

Prenez le temps de faire le tour complet des remparts, vous ne manquerez ainsi aucune des merveilles à voir à Briançon : plusieurs superbes fontaines très anciennes, une sublime "Maison des Templiers", une magnifique église baroque (la Collégiale)… ou tout simplement de jolies façades pastel ou de tranquilles placettes. 

http://www.provenceweb.fr/f/hautalpe/briancon/briancon.htm

 

LES PORTES

http://www.ville-briancon.fr/les_portes.html

 

Les portes de la ville faisait l'objet d'un soin particulier dans la défense des places fortes. Il fallait pouvoir aller et venir en temps de paix tout en contrôlant les accès et pouvoir les fermer complètement en cas d'attaque ennemie.

 

PORTE DE PIGNEROL

Ancienne porte de cime de ville ou de Piémont, elle ferme le haut de la ville. Elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « d’Artagnan » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance.

Sur les principes de Vauban et afin de montrer la grandeur du royaume, elle offre à la vue de l’ennemi un majestueux décor à bossage de style classique composé de deux pilastres et d’un fronton triangulaire.

PORTE DAUPHINE

Ouverte au début du 20e siècle pour rendre l’accès de la vieille ville possible aux voitures, elle reproduit le modèle classique des portes des places fortes avec un faux pont-levis et un décor de pierre de taille.

PORTE D’EMBRUN

Ancienne porte du pied de ville, elle donne l’accès au bas de la ville. Comme celle de Pignerol, elle est précédée d’une demi-lune comportant un corps de garde nommé « Saint-Mars » qui abritait autrefois les soldats qui étaient chargés de sa surveillance. Deux ponts-levis successifs améliorent sa défense.

PORTE DE LA DURANCE

Autrefois protégée par un petit fossé et un pont-levis, elle fermait la ville sur le front de la Durance. Elle permet d’accéder au chemin qui monte au fort des trois Têtes. Construite en pierre de taille, elle est ornée d’un jeu de pilastres et amortissements.

Ces trois premières portes font partie de l’ensemble fortifié de Briançon inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Fortifications de Vauban.

 

PORTE MÉANE

Elle permettait au Moyen Age de franchir l’enceinte de défense que formaient les maisons. Elle donne accès à la rue du même nom qui conduit au milieu de la ville. Elle a été restituée au 20e siècle lors de la restauration de la maison qu’elle jouxte.



FORT DU CHÂTEAU

http://www.ville-briancon.fr/monument_fort_chateau.html

Construit sur le rocher dominant la cité Vauban, cet ouvrage connut de nombreuses modifications au cours des siècles.
D'abord château fort médiéval au temps des Dauphins, il fera l'objet de nombreux projets qui aboutiront à sa transformation au 19e siècle..Fermé au public, l'édifice peut être découvert à l'occasion de visites guidées du Patrimoine.



03 et la COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS


COLLÉGIALE NOTRE DAME ET ST NICOLAS

http://www.ville-briancon.fr/collegiale_notre_dame_et_st_nicolas.html

La Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas domine les remparts de Briançon. Son histoire est fortement liée à la politique catholique de Louis XIV et donc à l'importante présence militaire dans la ville aux 17e et 18e siècles.

 

LES FORTIFICATIONS DE VAUBAN

http://www.ville-briancon.fr/les_fortifications_de_vauban.html

Les fortifications de Vauban à Briançon sont inscrites depuis juillet 2008 sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l'humanité aux côtés de onze autres sites français regroupés au sein du Réseau des Sites Majeurs de Vauban.

 

Le fort des Salettes

Ce fort a été envisagé par Vauban dès 1692 pour occuper le replat du Poët, dominant dangereusement la ville. Sa réalisation, à partir de 1709, fut guidée par les plans établis de son vivant.

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=> Voilà, le décor est planté, les acteurs sont prêts, en route pour une journée découverte

*parti à 6h55

02 ... avec le Pont d'Asfeld et les anciens Forts des 3 Têtes encore dans l'obscurité


Le pont d’Asfeld

Véritable ouvrage d’art, alliant prouesse technique et esthétique, ce pont a été construit afin d’assurer la liaison entre la ville haute et les forts situés sur la rive gauche de la Durance.



Le fort des Trois Têtes

Pivot du système défensif de Briançon, ce fort imposant a remplacé à partir de 1721 le camp retranché sur le plateau des Trois Têtes, jugé si important par Vauban pour la défense de la ville.



Le fort Dauphin

Conçue comme sentinelle avancée de la chaîne de fortifications, cette position assurait le croisement des feux avec le fort des Salettes afin d’interdire l’accès à la ville depuis le chemin du Piémont.



Le fort du Randouillet

Situé sur une position plus étroite et escarpée que les autres ouvrages, ce fort se développe sur trois plates-formes. Son rôle principal était d’empêcher une attaque de l’assaillant depuis les crêtes.

La communication Y

Ouvrage atypique dans l’histoire de la fortification, ce passage couvert avait une double fonction : assurer la communication du fort des Trois Têtes avec celui du Randouillet tout en barrant le vallon de Fontchristiane. 



04 Départ un peu avant 7h du mat' direction la Vallée de la Clarée encore dans l'obscurité


05 Y'a pas que moi qui suis matinal... Une montgolfière qui se prépare elle aussi à une belle balade

 

06 Forte tua : C’est la tienne, peut-être que c'est mon heure... pour se balader

...et non pas Forte TVA (citations latine d'Emmanuelis Macronos )


 

07 L'église de Val des Prés encore à l'ombre. Le soleil arrive...


08 ....dans la vallée et à Névache


09 Fini la montée en faux-plat... au bout de 20kms et à partir de Névache ça grimpe bien...


10 ...pour arriver à la Chapelle de Bon Secours avec les Pointes du Queyrellin en fond d'écran


11 Zoom sur les crocus en bordure de route


12 Quel pied ces routes et ces paysages !!!


13 Un petit air Canadien avec les Pointes du Queyrellin et la Pointe des Cerces


A la fin de la montée à 2000m d'altitude, discuté avec un cycliste Italien qui me parle qu'il va aller dans la Vallée Etroite après le Pas de l'Echelle, et me confirme que les 8 derniers kms du Colle delle Finestre ne sont pas goudronnés, mais que çà passe en vélo de route.

Par contre changement de programme pour la route des crêtes de l'Assietta qui n'est possible qu'en VTT... Il faudra que je descende par Balboutet en prenant la route principale de Sestrière, ce qui ne m'enchante pas à cause de la circulation.

 

14 ...tout simplement beau...


15 Chalets de Fontcouverte, la Clarée et la Pointe des Cerces


*VAL CLAREE : 1h54 / 31kms / D+ 793m

 

 

16 En poursuivant en rando pédestre....


17 une prochaine fois...


18 ...et au milieu coule une rivière...


19 Chalets de Fontcouverte avec sa chapelle


20 La Grande Chalanche...


21 ...en montant au Col de l'Echelle

 

 

L’origine du nom Clarée

D’après le livre de Rostolland, la Clarée doit son nom à la transparence de ses eaux, et à sa pureté qui rappelle celle du cristal.
On l’a appelée aussi: Claire, Clairée, Clairet.
Avant on l’appelait "Aqua de Névachia", ou "l’eau de Névache".

 

A Val des Prés, la rivière de 30 kilomètres, qui descend du col des Rochilles, perd son nom de Clarée à son confluent avec le petit ruisseau "la Durance" qui descend de Mont-Genèvre, alors la Clarée prend le nom de Durance.

Cette injustice a frappé tous ceux qui ont étudié l’hydrographie du Briançonnais.

Pourquoi cette injustice ?

La raison historique ...

Quand les premiers voyageurs traversèrent les Alpes, ils passèrent par la vallée de la Dora Riparia. Une fois au col du Mont-Genèvre, ils suivirent un petit cours d’eau qui descendait sur l’autre versant du col, et ils la nommèrent Durance (même racine que Dora). Arrivés aux Alberts, ils furent surpris de voir que le petit ruisseau qui leur avait servi de guide se jetait dans une "grande rivière aux eaux sans pareilles". Mais comme cette rivière venait du Nord, elle était inutile pour eux et, comme ils ne savaient pas son nom, ils continuèrent à l’appeler Durance.

...et la raison poétique

D’après Henri Rostolland, le cours d’eau ne doit plus s’appeler Clarée après Val des Prés parce qu’après, elle est moins claire et moins pure.

..."Pour comble d’infortune, tu aurais perdu ta pureté qui rappelle celle du cristal et tu n’aurais plus été digne d’être appelée Clarée..."

http://ecole.nevache.free.fr/Claree/injustice.htm



Une vallée préservée

Les vallées de la Clarée et de la vallée Étroite ont profité de leur éloignement pour conserver leurs caractères naturels et sauvages.

Classée au titre des Sites Naturels depuis 1992, la Clarée a connu depuis 1906 de nombreux classements au titre des monuments historiques et des sites.
Ce classement reconnaît la qualité exceptionnelle de cet ensemble, tant sur le plan culturel que naturel.

Cette protection a été demandée par les habitants de la vallée pour la protéger d’un projet autoroutier puis ferroviaire. Dans les années 70, un projet autoroutier reliant Fos-sur-Mer à Turin passant dans la Clarée et sous le col de l’Échelle voit le jour. Indignés, les habitants se mobilisent sous l’impulsion d’Émilie Carles. Un de leurs faits marquants est la manifestation en juillet 1975 à Briançon pour protester contre le projet avec le slogan « Des moutons pas de camions ».

Suite au tapage médiatique, le projet est abandonné pour mieux ressortir au début des années 80 sous forme ferroviaire. C’est là qu’est créé le Collectif de Défense de la vallée de la Clarée qui a milité pour le classement des deux vallées. Depuis, le Collectif veille toujours et la vallée de la Clarée a vu sa protection renforcée par l’intégration au réseau Natura 2000 et par sa candidature à l’obtention du label Grand Site de France.

 

La vallée, ses villages et ses hameaux

À l’entrée de la vallée de la Clarée, à 7 km de Briançon, se situe Val-des-Près. Composé de 3 hameaux : La Vachette, Le Rosier et le Chef-lieu, le village a su garder son caractère montagnard et surtout son esprit villageois. À Val-des-Près, vous pouvez prendre le temps de prendre votre temps. Respirez, soufflez, profitez, revitalisez-vous !

En remontant la Clarée, découvrez Névache, un bijou au naturel.

 

C’est un petit village authentique qui s’étire depuis le hameau de Plampinet jusqu’à celui de Ville-Haute, égrenant sur sa route Le Roubion, Sallé, Le Cros et Ville-Basse. Névache garde ses secrets pour les amoureux de la nature. Une nature préservée, un village qui a su garder son charme, des villageois sympathiques, Névache est la destination idéale pour un séjour en famille, sportif ou encore pour les contemplatifs… Venez au cœur de la nature pour de nouvelles aventures !

En continuant après Névache, en navette, en voiture, en vélo ou à pied l’été, en raquette ou en ski l’hiver, explorez la Haute Vallée sauvage de la Clarée. Vous pourrez admirer l’architecture des chalets d’estive, qui veillent sur les sentiers menant aux lacs, sommets et alpages enchanteurs.

Dans chaque hameau, découvrez un patrimoine préservé. Des chapelles, des églises et des cadrans solaires se dressent tout au long de la vallée. Chaque hameau vous réserve ses secrets et son histoire.

 

La Clarée, une rivière magique

La Clarée prend sa source sous le seuil des Rochilles, au niveau du lac de la Clarée à 2 433 m d'altitude jusqu'à sa confluence avec la Durance, 32 km plus bas, au pont des Amoureux, juste avant la Vachette.

Au fur et à mesure de sa course le petit torrent se fraye un chemin à travers les reliefs. D’abord très étroit, le lit de la future rivière s’élargit. Les dépressions du lit provoquent mouvements d’eau, tourbillons, rapides et cascades dont la plus emblématique se trouve à Fontcouverte (6 km après Névache).

Le sentier qui longe la Clarée depuis la plaine de Plampinet jusqu’à sa source en altitude, permet des promenades douces et variées au bord d’une eau claire et limpide, laissez-vous séduire par l'éclat d'argent de la Clarée.

Repaires des truites fario, cette rivière d’argent, aux eaux sans pareil est le paradis des pêcheurs. Elle figure parmi les rivières les plus poissonneuses et les plus captivantes qui soient. Beaucoup la classe comme « La » rivière des Hautes-Alpes.

D’autres animaux vivent aux abords des torrents et rivières tel que le cincle plongeur. Ce petit oiseau marche au fond de l’eau, s’agrippant aux cailloux à la recherche de nourriture, larves et autres insectes aquatiques. Restez discret et vous pourrez apercevoir son ballet aquatique.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-de-la-claree/



22 La vallée étroite après le bout du tunnel, un extra par rapport au programme initial


 

*VALLE ETROITE : 3h10 / 56kms / D+ 1234m

 

23a Place à la rando ou au VTT....


 

24 ...après le hameau des Granges...


25 ... avec le Mont Thabor au fond de la Vallée Etroite


26 Que l'embarras du choix pour les randos


27 Un bon raidar pour monter aux Granges








La Vallée Etroite : une vallée Franco-Italienne

La vallée Étroite est une vallée franco-italienne, rattachée à la commune de Névache par le traité de paix de 1947. Les rares habitants, bien souvent, ne sont pas Français mais Italiens mais l’administration reste française. Une situation originale, car pour téléphoner en France, enfin, en vallée Étroite, il faut faire le numéro international.

Tournée vers la plaine du Pô, cette enclave française en territoire italien constitue une exception au dessin des frontières basée sur le principe ancien de la ligne de partage des eaux.

Alors n’hésitez plus à aller à la découverte de cette vallée sauvage qui vous réserve bien des surprises ! Laissez-vous séduire par la magie des couleurs dolomitiques au soleil couchant et par la fraîcheur d’un joli torrent de montagne. Au détour d’un sentier, dissimulé entre éboulis et mélèzes, laissez-vous surprendre par l’étonnant « Lago Verde »

Accessible l’été par le col de l’Échelle, l’hiver, la vallée Étroite est accessible en voiture, uniquement par l’Italie via Bardonecchia. Les plus confirmés pourront s’y rendre en ski de randonnée ou en raquette par le col des Thûres au départ de Névache, mais attention aux risques d’avalanches fréquents sur cet itinéraire !

Partez à la découverte de l’histoire de cette vallée, en suivant le sentier thématique des Granges à l’entrée de la vallée Étroite. L’itinéraire permet une jolie balade le long du ruisseau, dans une forêt de pins (plan disponible à l’Office du Tourisme).

«Allora benvenuti a tutti nella Valle Stretta»

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/

 

Le Mont Thabor, sommet emblématique de Névache

Le mont Thabor est le plus haut sommet accessible de la commune de Névache s'élevant à 3 178 m. Jusqu'en 1947, le mont Thabor marquait la frontière entre l'Italie et la France. Entouré depuis toujours de mystère, son nom aurait été donné à ce sommet par un pèlerin de retour de la Terre sainte, en souvenir de l’endroit de Palestine où a eu lieu la transfiguration du Christ.

Ce sommet est idéal pour gravir un « 3 000 » facile. Au départ de la vallée Étroite ou de Laval, à la journée ou en itinérance sur plusieurs jours en parcourant le GR 57 « Autour du mont Thabor », plusieurs possibilités s’offrent à vous.

Plus d’informations sur les randonnées autour du mont Thabor : www.refugesclareethabor.com.

En arrivant au sommet du mont Thabor, vous découvrirez des paysages d'une beauté rare, des prairies, le lac du fond de la vallée de Perron et une vue à 360°.
Vous pourrez également visiter la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, à proximité du sommet du mont Thabor. Datant du XVème siècle, c’est un ancien lieu de culte, plusieurs fois détruit, et toujours reconstruit. Le bâtiment actuel appartient à la communauté italienne du Mélézet. Des pèlerinages ont encore lieu dans cette chapelle.

http://www.nevache-tourisme.fr/fr/vallee-etroite/



28 Avant Bardonecchia la Punta della Mulattiera


29 La Vallée de Dora Riparia et le village de Salbertrand après avoir pris un peu de hauteur pour aller...


30 A la chapelle de Montcelllier après 3kms de montée et l'arrêt du goudron ( heureusement car j'avais prévu de monter à plus de 2000m. ce qui m'aurait fait rentrer à Briançon tard dans la nuit...


31 Exilles et son fort ***


Forte di Exilles

Le Fort d´Exilles, un des monuments les plus anciens de la Vallée de Suse, est un des rares exemples de "château de rue", une construction défensive articulée en différents circuits murés défendant une zone interne et une barrière externe. Exilles garantissait le contrôle stratégique sur l´axe de la route qui, depuis le Piémont, portait en France en passant par le col de Montgenèvre. Au début du XVIIe siècle, le fort modifie son aménagement précédent en se transformant en une forteresse avec des remparts. On raconte que justement à cette époque, entre 1681 et 1687, un mystérieux personnage passé dans l´histoire sous le nom du "Masque de Fer" vécut entre ces murs. Au début du XVIIIe siècle, le château fort d´Exilles a subi d´imposants travaux de restructuration et de modernisation parmi lesquels la modification du front défensif vers la France. Complètement détruit par les français après le traité de Paris en 1796, le Fort fut reconstruit comme vous pouvez le voir actuellement entre 1818 et 1829 par le Roi de Sardaigne, qui avait repris possession de ses terres.
Entièrement reconstruit, le Fort d´Exilles est devenu le "Musée de soi-même" et il abrite une partie des collections militaires du Musée National de la montagne de Turin comme les uniformes militaires des troupes alpines ainsi que des esquisses, des cartes et des images qui racontent l´histoire du fort et de l´architecture militaire des Alpes Occidentales.

http://www.piemonteitalia.eu/fr/gestoredati/dettaglio/445/beni-architettonici/938/forte-di-exilles.html



32 Autoroute de montagne dans cette vallée qui alterne viaducs impressionnants et tunnels avec des villages juste au-dessus : Adieu la tranquillité, bonjour la pollution !!!


33 Après quelques kilomètres dans la vallée je prends les roues du Giro à partir de Susa à 500m d'altitude...


*SOUSA (Altitude 500m.) : 5h11 / 107kms / D+ 1600m

 

33a Profil Colle delle Finestre


34 pour monter au Colle delle Finestre, col réputé par sa beauté, sa difficulté et ses 8kms non goudronnés qui pointe à 2178m. d'altitude


35 Après le passage dans le village de Méana de Susa, rentré dans des sous-bois très agréable...


36 ... et des lacets dont je ne me lasse pas


37 Vue aérienne sur la vallée et Susa


38 A partir d' Il Colletto un chemin forestier pour atteindre le Colle delle Finestre


39 Un arrêt à l'Alpe Casette pour faire le plein d'eau, car pas de fontaine sur cette montée...


40 ...sauf quelques ruisseaux mais pas de quoi faire le plein


42 Le Colle est en vue ...encore quelques lacets à franchir


43 A 7kms du sommet ... le compte à rebours à démarrer sur la piste en terre


44 Un aperçu sur les derniers lacets avant d'atteindre le col...


45 Dernier lacet avec le Fort qui domine le Col encore masqué...


Pas facile de rouler sur cette piste forestière en terre. Cà demande plus d'énergie et plus de vigilance pour essayer de choisir la bonne trajectoire, et de croiser les doigts pour ne pas crever, ce qui sera mon cas !!!

46 Vue plongeante sur l'enfilade de lacets et la vallée


47 Arrivé au Colle delle Finestre... Une pause pour souffler et admirer le paysage


*COLLE DELLE FINESTRO (Altitude 2178m.) : 7h53 / 127kms / D+ 3287m

=>Montée en 2h42 / 20kms / D+ 1678m ( % moyen 8,4 )

48 la poussière, la fatigue et la sueur !!!


49 La Vallée de Chisone avec une vue sur La route des crêtes de l'Assietta en balcons, mais non goudronnée


Colle delle Finestre : informations et profil

Le colle delle Finestre ou col des Fenêtres en français, est une des plus belles et plus difficiles ascensions d’Europe.

Comme son nom l’indique il se situe en Italie dans la région du Piémont au nord-ouest de l’Italie tout proche de la frontière savoyarde et culmine à 2176m d’altitude..

Il relie le val de Suse au départ de Susa (Suse) au val de Cluson à Fenestrelle.

Le col du Finestre a très vite fait partie des ascensions mythiques du Giro et a endossé une renommée internationale grâce à son versant au départ de Susa.

Jugez plutôt, ce versant est long de 19 km à 9,2% de moyenne sans aucun répit et avec les 8 derniers kilomètres sur une piste non goudronnée pleine de caillasse.

Il rivalise en difficulté avec beaucoup d’autres ascensions ayant des pourcentages bien plus raides mais sur des distances plus courtes. De plus par rapport à ces ascensions, le paysage du col du Finestre est vraiment grandiose sur le final.

 

Pour en revenir à l’histoire du cyclisme sur ces pentes, ça va être assez rapide. Le Giro l’a découvert en 2005. Et cette ascension à elle seule a suffit à le faire rentrer dans la légende. Un suspense énorme, une ascension endiablée avec du mouvement dans la montée et la descente et une impression de remonter le temps (à tel point que des images en noir et blanc de cette ascension ont été diffusées) ont fait de cette journée du Giro 2005 une journée remarquable.

La seule chose que l’on peut regretter c’est le nom des acteurs de cette étape : Savoldelli, Simoni, Rujano, Di Luca, une belle brochette pharmaceutique ! C’est d’ailleurs assez triste de voir que Di Luca qui y est passé en tête au sommet a droit à deux stèles au sommet lui rendant hommage pour cette étape. Où est la logique ? Pourquoi rendre hommage à des dopés ?? Pourquoi mettre Di Luca au même niveau que ce cher Octave Lapize premier vainqueur du col du Tourmalet dans le Tour de France et qui a eu bien plus de mérite que Di Luca.

Enfin bon, je en vais pas basculer sur le sujet du dopage car ça risque de durer longtemps.

Pour continuer et finir la suite de l’histoire du col du Finestre avec le Giro, il a été de nouveau emprunté en 2011 dans ce qui reste aujourd’hui le Giro le plus difficile de l’histoire (en terme d’ascensions difficiles). Et au milieu des autres monstres du parcours de ce Giro 2011, il arrivait à s’imposer.

https://velomontagne.fr/colle-delle-finestre-informations-et-profil/

50 La descente est heureusement goudronnée


51 Un sentier qui part du Col pour aller vers le fort et les sommets voisins


52 Une beau ruban goudronné...


53 ...vers le Pian dell'Alpe et le Colle à gauche dans l'ombre


54 ... avant d'atteindre Balboutet...


55 ...et enfin la route de Sestrière à Pourières où je fais une pause Coca et Casse croûte


56 Les tremplins des Jeux Olympiques de Turin 2006


57 Le village de Fraisses avec la Punta Rognosa


58 Vue de Sestrières vers les sommets frontaliers gris pluie


*SESTRIERES : 9h27 / 155kms / D+ 3917m

59 Longue descente sur Cesena Torineso et remontée vers le Col de Montgenèvre par l'ancienne route tranquille pour les vélos


60 Montgenèvre et le Janus sous la pluie


61 Avant une arrivée au sec à Briançon avec le Pont d'Asfeld


*retour à Briançon à 20h30 avec les lumières allumées dans la ville et sur mon vélo après ce beau circuit alpin franco-italien. Une bonne douche, resto cafét., recharger les batteries avant de remettre çà le lendemain pour un nouveau circuit découverte... qui fera l'objet d'un deuxième billet

 

*BRIANCON : (hors pause) 10h57'10'' + 2h36' pause = 13h33' / 188,9kms au compteur / D+ 4530m

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Rivages … ou le naufrage d'hommes et de femmes devenus invisible à nos yeu

Par PhilKiKou - 14-11-2017 06:51:31 - 4 commentaires

http://www.dorafilms.com/article-788-rivages

 

...Une pensée pour ces hommes et ces femmes que l'on ne prend pas le temps de voir, d'échanger avec eux, et qui se préparent à passer un hiver dans la rue...

Se recroqueviller

Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux. 
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre. 
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.

                                              Monique MAITTE

 

2016 RIVAGES from dora films on Vimeo.

 

Que peut bien vouloir dire vivre à la rue ? Depuis tant de temps et par tous les temps ? Ils s’appellent Johnny, Monique, Jean-Luc. Ils comptent parmi les innombrables silhouettes anonymes qui hantent nos cités.

Et si on prenait le temps de nous arrêter auprès d’eux pour faire connaissance ? Histoire de reconnaître chacun dans sa singularité en allant au-delà des clichés qui collent à leur peau. Et qui nous empêchent de les voir tels qu’ils sont et deviennent, avec pour chacun ses rêves, ses blessures, ses amours, ses difficultés à traverser le plus ou moins sale temps donné à vivre. Partageant ainsi notre humanité commune.

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http://www.montmiandonfilms.org/?Rivages

Que reste-t-il lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, les amis, le travail et que l’on vit dans la rue (certains des personnages disent par choix, mais ce n’est pas si sûr) ? Que reste-t-il sinon l’humain ?

C’est bien ce que nous dit Simone Fluhr avec des personnages filmés à bonne distance, la parole respectée par le montage et le rythme du film qui nous laisse le temps d’entendre ce qui est dit, sans manipulation de sentiments ou artifice. (Et l’Ill - la rivière qui traverse Strasbourg - qui coule comme une métaphore du temps et de la vie). 
La singularité de chaque témoignage peut ainsi s’exprimer pleinement et nous sommes saisis par la force, l’intelligence et l’inventivité dont les trois personnages font preuve, par leur humanité pleine et entière malgré des conditions qui les abiment physiquement.

 

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http://www.dna.fr/culture/2016/11/17/la-plus-grande-des-solitudes

Le documentaire s’ouvre sur une rue drapée des décorations de Noël, à Strasbourg. La nuit est tombée, il fait froid. Johnny embarque son barda pour aller dormir sous un pont, au bord de l’Ill.



Il se glisse méthodiquement dans deux sacs de couchage enfilés l’un dans l’autre, tire son bonnet sur la tête et les yeux, ajuste une couverture, rabat un premier capuchon, puis un second sur son visage qui s’efface. Referme le tout et se coupe du monde. Une chrysalide se forme sous nos yeux, comme si cet homme remontait le temps, voulait s’extraire du monde qui l’entoure.


Simone Fluhr pose cette question : que reste-t-il de notre humanité lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, le travail, les amis, le logement ? Lorsqu’un homme se retire ailleurs, dans une autre dimension, au ras des pavés, referme sur lui les lambeaux d’une vie douloureuse ?


Simone Fluhr témoigne et fait témoigner, c’est tout

Il reste tout ce qui fait l’homme. Simone Fluhr s’attache à le démontrer, sans pointer du doigt une quelconque responsabilité. Elle témoigne et fait témoigner, c’est tout. D’une manière attentive et patiente, où l’exigence de l’écoute commande le mouvement de la caméra (tenue par Aline Battaglia). Où les silences nombreux et les plans de coupe ne rompent pas le mouvement, mais soulignent le propos, comme ces doigts engourdis par le froid et une santé malmenée.

C’est la marque de fabrique d’une réalisatrice qui a pris le parti d’écouter là où l’on considère trop souvent qu’il n’y a plus rien à entendre, parmi les demandeurs d’asile en bout de procédure hier, parmi les SDF en bout de course sociale aujourd’hui.

Johnny est un bourlingueur né au Danemark. Matelot dans la marine marchande, il a distribué et encaissé des coups dans le monde entier. Il connaît la rue depuis 30 ans : « C’est mon choix, c’est ma liberté ». Il est fort, fragile aussi. Et digne !  

Jean-Luc vit depuis 16 ans maintenant sous un pont, en périphérie du centre-ville. Il a pris la place d’un autre SDF, comme un bail précaire qui passe de locataire en locataire…


Plus personne ne le voit, les rares promeneurs l’ignorent ou forcent le pas.

Son père est mort tôt, sa mère ne l’a jamais aimé, dit-il. La drogue -l’héroïne- est passée par là, à 12 ans. Et la prison aussi. Le regard ailleurs, il raconte sa vie et son monde dans un décor de sous-verre collés aux parois du pont, de mantra bouddhiste et d’un mandala dont les couleurs se sont figées. Faut-il s’étonner qu’un Alsacien en rupture sociale prête tant d’importance à un « mandala », mot qui chez nous désigne un manteau ?


Elle rédigeait des vers sur des post-it et les collait sur le dos des passants

Troisième personne à témoigner : Monique. Elle fait le lien entre le monde de la rue et le nôtre ; elle a navigué de l’un à l’autre, connu la violence conjugale et celle de la rue, la solitude et bien d’autres choses encore, inscrites sur son visage.


Monique -qui vit aujourd’hui à Mulhouse- est revenue à la société, à grand-peine. Avec pour béquilles l’humour et la poésie. Dans le quartier de la gare, elle rédigeait des vers sur des post-it dérobés dans le bureau de l’assistante sociale et les collait sur le dos des passants, pour mendier. Elle a le sens de la formule : « dans la rue, tu perds ton palais… », entendez le goût des aliments.

Monique est une porte-parole. Elle revendique une place pour les morts de la rue dans la mémoire collective. Elle rompt la solitude sur les réseaux sociaux et à l’antenne d’une radio. Ses mots et ses poèmes viennent toquer à la porte de notre conscience.

Elle énonce ce que Simone Fluhr veut démontrer : « Personne n’est complètement séparé de la folie et de la rue. Nos deux mondes sont reliés ». Aujourd’hui par ce documentaire, d’une incontestable manière.

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http://poesiesansdomicile.blogspot.fr/

vivre

Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre 
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir

Confession

Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux

le ciel est immense

Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ? 
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.

Repli

Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu. Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves. 

l'écriture

 L’écriture est un ruissellement qui permet de garder les yeux secs

Je m’absente

Je m’absente un instant, hors Je pour un temps. 
Je reviendrai à moi un peu plus tard, 
 Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne 
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable



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La vie, en vers et contre tout

Elle est à Strasbourg la porte-parole des sans-abri. Cet hiver, on l’a souvent vue, entendue, lue sur les réseaux sociaux. Mais au fait, qui est Monique Maitte

http://www.dna.fr/societe/2017/02/05/la-vie-en-vers-et-contre-tout

Elle est là, assise sur une banquette au fond d’un café voisin de la place Kléber à Strasbourg. C’est une chance : on dit d’elle qu’elle est parfois insaisissable. Le patron lui sert un chocolat, sans même prendre la commande. C’est un de ses refuges, un endroit discret où elle vient se réchauffer quand il fait froid dehors.

Petite femme menue, peau diaphane, fragile au premier abord, elle cache souvent son visage derrière un rideau de cheveux châtains et guette. Elle guette quoi au juste ? « Rien de particulier, il faut être sur ses gardes. »

Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même

À l’autre bout de cette place emblématique, dans le « passage du Monoprix », un de ses amis, Roland, barbe broussailleuse et cheveux en bataille, réfugié sous une couverture où il cache ses trésors, a élu domicile. Un peu plus tôt dans l’après-midi, elle lui a claqué deux bises et rendu compte de ses échanges avec un fonctionnaire de la préfecture, ou de la Ville. « Il faut le sortir de la rue… »

Monique Maitte est un trait d’union, une porte-parole, peut-être aussi une « rescapée ». C’est le mot qui vient à l’esprit de Simone Fluhr, documentariste qui fut longtemps travailleuse sociale auprès des demandeurs d’asile et des mal lotis. « Elle a le comportement des gens qui se sentent coupables de ne plus être à la rue. »

Alors, elle nourrit son quotidien de va-et-vient et ne perd pas de vue ceux qu’on appelle les SDF. Et s’il lui arrive de fuir les bien-logés, elle n’a jamais fait défaut au tout petit peuple de la rue. Elle a été SDF. « Ces trois lettres maudites qui vous privent de tout respect, parfois même de celui des gens qui veulent vous aider. »

Monique a pris des coups. Encaissé des mots qui font mal. Dégringolé les étages, dormi dans un local à vélo. Elle a buté sur des portes dont les serrures ont été changées. Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même pour plonger dans la nuit noire de la rue et de la dépression. Elle a aujourd’hui 58 ans.

Difficile d’établir une biographie. La rue est une impasse administrative où tout se passe dans l’instant, où peu de choses sont consignées. Elle raconte qu’elle a grandi à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), dans le voisinage d’une maison d’arrêt où travaillait son père, un ancien militaire. Elle est partie à Paris poursuivre des études commencées à Toulouse ; elle a travaillé comme analyste financier et enseigné le français dans des collèges. Elle a fondé une famille. Et tout a basculé, dans la violence et les coups. Une nouvelle fois, elle rompt tous les liens. Direction Strasbourg, allez savoir pourquoi…

Des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog

Tout s’arrange pour un temps, pour quelques années, avant une nouvelle descente aux enfers. Des coups, une hospitalisation. Des portes qui se ferment.

Le temps de s’extirper d’une séquence longue et difficile, qui la jette littéralement à la rue pour la première fois en 2005 ou 2006 - ses souvenirs sont confus -, la voilà qui reprend pied et revient à la vie !

C’est à Strasbourg qu’émerge la porte-parole du Collectif SDF Alsace. La poétesse de la rue écrit des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog créé en 2007.

C’est le temps du squat Gruber. Elle y vit avec un chat et un ordinateur, dans un refuge aménagé dans un entrepôt frigorifique, fait de toiles translucides tendues depuis le plafond. Elle dort un temps au Château d’Eau, un lieu d’accueil d’urgence. Le jour, elle est au squat Gruber. Les douches ici, le repas là, à l’extérieur sur des barbecues, à l’intérieur sur des poêles improvisés.

Elle apprend la rue. Comment « tenir une position » et s’approprier un lieu. Comment se défendre ; un trousseau de clés peut servir de poing américain. Où se réchauffer ; à la bibliothèque de la rue Kuhn ou à la gare. Où se mettre à l’abri pour quelques heures du désordre d’une vie où domine l’insécurité ; ce sera à l’église Saint-Thomas, où elle échange parfois avec un pasteur et écoute une école de musique qui vient répéter son spectacle. Le parvis de l’église Saint-Maurice, à l’autre bout du centre-ville, dans le quartier où elle avait été une « bien-logée », est un lieu de manche, tout comme l’Orangerie.

Vient l’épisode des Enfants de Don Quichotte. Le mouvement des précaires et des sans-abri né à Paris débarque à Strasbourg, place de la République et quai Sturm. Les services de l’État et de la Ville ont besoin d’interlocuteurs. Monique Maitte sera l’un des porte-parole et créera le Collectif SDF Alsace. Petit à petit se dessine un retour vers une vie moins difficile, un logement, puis un autre, un travail à la maison d’arrêt de l’Elsau. Un nouvel équilibre.

« Si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter »

« Elle s’est reconstruite, raconte Simone Fluhr, mais si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter. »

Monique Maitte révèle ses talents de fédératrice, « avec une certaine rudesse parfois », et met à profit son expérience de précaire pour essayer d’orienter l’action des pouvoirs publics.

Roger Winterhalter, l’ancien maire de Lutterbach, fondateur de la Maison de la citoyenneté mondiale à Mulhouse, se souvient de l’action montée par le Collectif SDF Alsace avec l’ENSAS, l’école d’architecture de Strasbourg, à l’automne 2013. Des étudiants ont planché sur des projets d’abris temporaires, une sorte de chaînon manquant entre l’hébergement d’urgence et l’habitat social. Ils ont imaginé des cabines dépliables, des « œufs dorés » qui se rapprochent plus du mobilier urbain que d’une construction… « C’était avant les municipales. Les élus présents étaient séduits. Mais ça n’a rien donné. Ce soir-là, j’ai été interpellé par la manière dont elle avait participé à l’animation de cette réunion ! »

« Elle illustre bien une chose à laquelle je crois : une personne en très grande précarité peut être une citoyenne active. »

Monique Maitte est vive, intelligente ; elle sait s’exprimer en public et met son énergie au service de la cause des personnes sans domicile. L’action citoyenne la mobilise.

Avec Eric Schultz, adjoint au maire de Strasbourg, elle participe à l’institution d’un temps de souvenir dédié aux morts de la rue. C’est l’œuvre du collectif Grains de Sable. « La mort anonyme efface toute une vie. Agir contre cet oubli, c’est agir pour les vivants qui sont dans la rue. Monique parle de ces choses comme personne ; elle y met du sens, de l’humanité, de la beauté, de la rage. »

Depuis mars 2015, le Collectif SDF mène aussi une action « Hygiène et vestiaire ». L’idée est simple : distribuer du savon, du shampoing, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements, les premiers dimanches du mois à la gare de Strasbourg. La mise en œuvre est originale : « Les personnes qui sont à la rue font partie de l’action, aident à la monter. Du coup, on apprend à se connaître. Les clichés tombent d’un côté et de l’autre », souligne Anne Schneider, une « bien-logée » qui a suivi Monique Maitte dans ce projet.

« La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour »

Mais sa vraie béquille est ailleurs. Depuis son enfance, elle griffonne et écrit. Et depuis 2007, elle tient son blog, « Poésie sans domicile ». « La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour et l’utilise sans pitié », avertit Monique en janvier 2010. De jour en jour, elle raconte, se raconte. « J’ai toujours gribouillé, mais longtemps sans rien garder. Sans la poésie et sans Lola, ma chatte, je n’aurais pas survécu. »

Anne-Florence Dauchez, danseuse et chorégraphe mulhousienne, raconte leur rencontre : « C’était lors d’une journée familiale d’ATD Quart-Monde, à Colmar. Elle promenait une petite valise dans laquelle il y avait de quoi écrire. Je l’ai trouvée étonnante d’entrée. Elle a noté ses coordonnées sur une assiette en carton que j’ai glissée dans ma poche. »

Ensemble, elles monteront un spectacle, auquel sera associé Gérard Leser (qui traduira les poèmes en alsacien) et auquel seront convoqués Claude Vigée, Abd al Malik et Nathan Katz. « Travailler avec Monique est une sacrée aventure. Elle te laisse seule face à la force de ce qu’elle écrit et tu dois te débrouiller. »

En 2014, tout est remis en question. La loi Sauvadet doit mettre fin à la précarité de certains agents publics en CDD dans des emplois à besoin permanent… ; elle va coûter à Monique Maitte son poste d’assistante de formation à la maison d’arrêt de Strasbourg. De mois en mois, la rue se rapproche.

Une main tendue vient de Mulhouse

Retour dans un squat. Retour de la dépression, retour de l’envie de tout envoyer valser. « J’irai cracher sur vos hécatombes », se fâche Monique, un matin de février, sur son blog.

Au printemps 2016, une main tendue vient de Mulhouse. Et un logement. Et des projets. La Maison de la citoyenneté mondiale lui ouvre ses portes. « Nous sommes prêts à reconnaître ses compétences », assure Anne-Florence Dauchez, qui milite aussi à ATD Quart-Monde.

« Je marche/et j’aspire l’air, j’aspire le soleil, j’aspire/et ma peau s’imprègne, et ma tête plonge sous elle/j’écarte les bras/je les lève vers le ciel et le touche en ombre du bout des doigts ».

La voilà revenue. À la lumière du jour, à Mulhouse et à Strasbourg.

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ARGENT PUDEURS & DECADENCES

Par PhilKiKou - 02-10-2017 07:04:34 - 1 commentaire


 ( bienvenue dans un monde de partage, d'amour et de bienveillance.... l'homme serait-il un loup pour l'homme ? Expression inapproprié le loup est bien mieux que çà !!!...)

https://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences



Théâtre 
Tout public (à partir de 12 ans)
Durée : 1H15
“Argent, Pudeurs & Décadences” est une pièce de théâtre, une écriture contemporaine à la narration déstructurée, un rapport au public immédiat, sans filtres, un spectacle sur la monnaie à la fois virulent et surréaliste qui tente de sonder les mécanismes obscurs de l'argent et sa fabrication.

Qu’est-ce que l’argent ? D’où vient-il ? A quoi et à qui sert-il ?

Une traversée de situations où les enjeux sont humains et monétaires, comiques et tragiques, en s’appuyant toujours sur les théories économiques actuelles et historiques.

Une comédie financière fantasmagorique et cynique, tourbillon d'arrivisme, de finance et de folles envolées monétaires dans laquelle les deux comédiennes de l'AIAA Compagnie convient le spectateur à voyager et à se questionner sur ses rapports à l'argent... 
***Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=e24WqE5xw4c 


***Spectacle complet :https://www.youtube.com/watch?v=Abv3lYyWjXohttps://www.laiaa.com/argent-pudeurs--dcadences 



Ce qu'en dit la Presse

"Un superbe portrait des relations qu'entretient le monde avec l'argent. Grinçant et drôle à souhait servi par deux séduisantes comédiennes" 
Stéphanie Albane, le Journal de Saône et Loire, 24 juillet 2016

" Mis en situation, les paradoxes nous sautent au visage, par de savoureuses - et imparables - associations d'idées grinçantes, loufoques voire obscènes, (..) Le collectif AIAA s'inscrit avec une hargne joyeuse dans la mouvance émergente d'une éducation populaire jetée en pâture sur le bitume "

Julie Bordenave – théâtre(s) magazine – Automne 2016

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Les villages et hameaux du bout du monde : Acte 2 scène 1 : moteur !!!

Par PhilKiKou - 07-09-2017 22:15:50 - 2 commentaires

 

Rimon et Savel- Rochefourchat- St Nazaire le Désert- COL de Guillens- Brettes- COL de Pranlara- COL de Lescou- Bouvières- Les Tonils- Bezaudun- COL de la Chaudière- Saillans- Véronne par PhilKiKou

Date

28/7/2017

 

 

Distance

160 kms

Lieu

Saillans

 

 

Dénivelé

3450 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

09h34'15''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.71 km/h

Commentaire public

+ 2h30 de pause
*1 crevaison arrière Rimon
-Pause St Benoit Grand café
St Nazaire sandwich + coca
Bouvières coca + sablé
saillans arrivée Burger frites salade + bière locale
------------------------

*Rimon 1H32/22kms

*Rochefourchat 2h53 / 47kms

*Col de Pranlara 5h02/80kms

http://www.openrunner.com/index.php?id=7725659
*un cycliste local à Rimon
*chorale église Bouvières
*Biche rivière avant COL Lescou
*Chaud montée du Col de la Chaudière

 

Après un premier aperçu en Avril 2016 avant la rando du Pas de Lauzun ( http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=45 ) du club de Crest de Gérard le Kikou, je profite de ce début de vacances estivales pour continuer mes découvertes dans ce coin de la Drôme magnifique, avec comme point de départ le village de Saillans, et comme fil conducteur la découverte de villages ou hameaux dans lesquels la route s'arrête.

Si vous voulez prendre ma roue, c'est parti !!!

 

1/ SAILLANS / RIMON ET SAVEL ( après montée et descente ) : 29 kms / 760m. D+


00 l'Aiguille (783m) que je verrai sous toutes les coutures et Chabanat (1028m)

 

01 pause à St Benoit*** pour un Grand café « Réveil matin »

 

02 St Benoit*** et les plissements de calcaire sur l'autre versant de la Roanne



 *** SAINT-BENOIT EN DIOIS : Le mariage de la pierre bâtie et des rochers

Mais Saint-Benoit, (devenu  « en Diois » en 1936), qui fait partie du canton de Saillans, ce n’est pas que cela. C’est d’abord le flanc Est de la montagne de l’Aup reboisé en pins noirs, c’est aussi le territoire élevé de Betton, c’est le Mont Farraud à 1202 m d’altitude, c’est la froide maison de l’Ubac et le col du Perrier à 849 m, qui permet  de redescendre sur Chastel Arnaud, la Chapelle des Sadous, l’Aiguille et son col vers les Gleyzolles, la route dans le rocher aux Raillasses et puis c’est aussi un petit territoire sur la rive gauche de la Roanne où se développent opportunément des vignes en Appellation Contrôlée « Clairette de Die ».

En venant du Nord c’est le premier village que l’on rencontre. Et quel village ! Comme Aucelon bâti sur une crête, le long d’une rue unique, avec les ruines du Château au bout. Mais cette crête est si étroite que la plupart des maisons sont bâties sur la pente. Le tout est dominé par une petite église avec son clocher porche, son cimetière est ses cyprès, le site a été classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 17 juillet 1926. Elle contient un tableau représentant Saint-Benoit restauré récemment. Et puis juste en amont, l’époustouflant spectacle du plissement des couches de calcaire tithonique percées par la rivière.

Sur le plan historique, la première trace de ce territoire est à Betton, et remonte en 1145, où l’on trouve qu’un Artaud de la famille, qui fut à l’origine de Crest, hommagea à l’Evêque de Die les biens qu’il possédait à Betton, ce site fut abandonné avant la fin du Moyen-Age en faveur de Saint-Benoit plus proche de l’eau.

Filiation bénédictine de Saint Géraud à Saillans, Saint-Benoit commandait le gué sur la Roanne, du chemin qui monte à Rimon, et dépendait comme le reste du pays des Evêques de Die. Vers 1500 il passa à la famille Poissieu et en 1539 aux Grammont. Il subit les guerres de religion ; les protestants prirent le village et le château en 1574. Mais, celle-ci resta fidèle à l’église catholique. Avant la Révolution, les habitants ne formaient qu’une seule communauté avec Rimon, relié par le sentier muletier cité ci-dessus, et qui n’est qu’à 3 km à vol d’oiseau. Ils cultivaient déjà la vigne et filaient la laine pour des fabricants de Saillans. Ils cultivaient du seigle, de l’avoine, et ramassaient les noix.

Aujourd’hui, l’ancienne école est transformée en mairie et gîte rural (à réserver aux gîtes de France) et c’est un point de départ prisé par les randonneurs. La traversée Est-Ouest du territoire jusqu’à Rimon est un maillon du sentier Européen : « sur les pas des Huguenots »… 

http://www.vallee-roanne.com/1419/language/fr.html

03 Il a fallu creuser le calcaire pour faire un peu de place à la route



04 L'aiguille de profil vue du début de la montée à Rimon et Savel

 

05 Vertigineuse cette aiguille que l'on ne voit que furtivement en restant sur la route de St Nazaire

 

06 Le buis fait le canard en redoutant l'arrivée de la pyrale


07 Un petit tour à Savel*** avec vue sur la vallée et la Montagne d'Angèle

 

08 Un bel aperçu du mouvement de terrain (avec le tunnel en bas) la Serre de l'Aup à droite et les 3 Becs en arrière-plan

 

09 Le village de Rimon*** est en vue tout là-haut

 

10 Un beau nuage drapé sur les 3 Becs et le Serre de l'Aup

 

11 Les Rochers au-dessus de Penne au 1° plan puis la Servelle et le Cuchet et la Montagne d'Angèle

 

12 Hommage et souvenirs d'hommes du village morts durant les guerres 14-18 et 39-45 avec de gauche à droite Couspeau, Le Reychas, Angèle et le Parquet


RIMON ET SAVEL : Un modèle de rénovation pour les villages

On remarquera que le sort de cette commune fut liée à celui de Saint-Benoit toute proche et comme elle, fait partie du canton de Saillans, car un sentier muletier transversal important, qui s’est effacé avec le temps et que l’on a récemment réinventé sous le nom de « Sur les pas des Huguenots », menait du col de la Chaudière, à Die par le col du Perrier, Betton, Saint Benoit, Rimon, col du Royer.

Il y eut d’abord 2 paroisses Savel et Rimon, et 2 églises, l’une à Savel d’un prieuré bénédictin, dépendant de Saint Maurice de Die, l’autre à Rimon dédiée à Saint Marcel, mais une communauté unique rattachée à Saint-Benoit. La Révolution créa donc 2 communes, mais dès l’an XI elles furent réunies en une seule. L’origine de Rimon fut la présence d’un castrum, cité dès 1251 perché sur les rochers, au dessus du village, appartenant comme beaucoup d’autres à l’Evêque de Die. En 1450 on le trouve sous le nom de Ricomonte, puis Ricobelle sur la Tabula Delphinatus de 1710, devenu Rimont ou Rimond. Apparemment Rimon et Savel fut peu touché par la Réforme. En1644 elle comptait 21 familles catholiques et seulement 5 protestantes. Les huguenots en exil ne firent donc que passer.

Géographiquement Savel et Rimon occupent 2 replats sur le flanc Sud-Ouest de la Montagne de l’Aup, avec Savel à 558 m d’altitude ou des traces d’occupation gallo-romaine ont été retrouvées, et Rimon à 984 m, et donc 426 m les séparent. Le rocher de La Tour est lui à 1134 m. Rimon est le village le plus haut du Pays de la Roanne. L’église à été rénovée en 1992. L’école a été fermée en 1975 et transformée en Mairie, et en 2 gîtes communaux particulièrement attrayants. La route venant de la vallée qui vous fait monter de 600 m en 8 kms a été ouverte en 1896 jusqu’à Savel et en 1899 jusqu’à Rimon.

Rimon et Savel sont les deux villages les mieux restaurés de pays et restent un exemple à suivre. Ne manquons pas la fête de l’accordéon en juillet.

On notera que la Roanne entre Rimon et Saint-Benoit coule sur une faille géologique. La montagne de Rimon se rapproche de celle de Saint-Benoit d’environ 5 mm par an, ce qui ne manque pas de poser des problèmes au pont métallique « dit de Savel »

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

13 Une plaque de cocher*** qui fait surement partie de la collection de Gérard le Crestois


06- Plaques de cocher drômoises ovales


"On désigne par "plaque de cocher" les plaques directionnelles en fonte, placées à environ 3 mètres du sol sur des bâtiments privés ou publics. Leur nom et leur position élevée vient du fait qu’elles devaient être facilement visibles et lisibles par les cochers. Beaucoup ont disparu. Celles qui restent font parfois l’objet de restaurations assez réussies. Dans la Drôme, les plaques ont été installées entre 1861 à 1865."

(Extrait du site d'Alexandre Costantini sur lequel vous trouverez des informations plus complètes)

Je  photographie ces plaques afin de les repertorier.

La presque totalité de ces photos ont été prises par ses soins exclusivement lors de ses sorties de vélo

http://www.gerardbetton.fr/page-5987239.html

14 Explications complémentaires sur Rimon et Savel

15 Belle vue aérienne de la région et du parcours du jour

 

16 L'église du village et La Pâle à 1340m. d'altitude

 

17 Porche et stock de bois pour l'hiver

 

18 2 plaques rectangulaires pour le prix d'une à Pradelles


2/ RIMON ET SAVEL / ROCHEFOURCHAT ( après montée et descente ) : 22 kms / 516m. D+

*Depuis le départ : 52 kms / 1276m. D+


19 Une plaque bien restaurée, assortie au ciel et à côté dune belle bâtisse

 

20 Qu'est ce que c'est bon d'être au milieu de nul part !!!

 

21 Rochefourchat son église,son cimetière, ses 2 maisons et sa cabine téléphonique


ROCHEFOURCHAT : Revenue à la Nature

Avec 1274 ha, c’est une grande partie du versant oriental de la longue chaîne de Couspeau. Des 221 habitants permanents de 1806, il n’en reste plus qu’un. Il n’y a pas non plus de village, seule l’église et le cimetière en marquent le centre, mais il y quand même un conseil municipal de 9 élus. De nombreux reportages et articles de journaux lui ont été consacrés en tant que commune la moins peuplée de France, sclérose des limites administratives. Une année, lors des journées du patrimoine, un artiste avait installé une exposition dans l’église sur le thème « le milieu de nulle part ».

Cette commune a 2 bassins versants l’un derrière le col de l’Aribat – hameau de résidences secondaires : c’est le bassin de la Courance avec sa vallée profonde et encaissée, l’autre couvre tout le reste du territoire, c’est le bassin de la Pémia qui se jette dans la Roanne.

Ce territoire qui aujourd’hui apparaît vide et isolé, propice à la chasse au gros gibier, fut en fait habité et fréquenté jusqu’à la construction des routes, car des sentiers muletiers fréquentés le traversaient de Saint-Nazaire à Saillans par le col Janin et la Chaudière, Saint-Nazaire, Rochefourchat, Auribel par le col de Trépalon etc. L’ancienne grosse ferme des Pradaux située à 1011 m d’altitude, aujourd’hui en ruines, abrita de gros troupeaux de moutons. L’église paroissiale dédiée à st Pierre dépendait de l’abbaye de Cruas. Au col de l’Aribat existe aussi une chapelle privée : Notre Dame des sept douleurs à laquelle est attachée la légende du berger perdu dans la tempête. Si on ajoute celle d’un manant qui tua son seigneur, c’est bien un pays de légendes qui est là.

Et pour terminer on n’oubliera pas la chanson écrite en patois par Emile Maillefaud agent voyer à la Motte Chalancon en 1900, qui fut célèbre dans tout le pays « la fanfare de Rochefourchat ». Le texte complet figure dans le classeur de la commune de Rochefourchat à l’Office de Tourisme, à Saint Nazaire le Désert.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

3/ ROCHEFOURCHAT / COL DE GUILLENS ( après montée et descente BRETTE ) : 26,5 kms / 450m. D+

*Depuis le départ : 68,5 kms / 1714m. D+

23 Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps...

 

24 La photo classique et belle de St Nazaire***, son église, la Roanne depuis le pont


***SAINT-NAZAIRE : Capitale du désert

On citera tout d’abord le livre d’Emilien Blain : Saint Nazaire le Désert, capitale du Désert.

L’origine du nom est très claire pour Saint-Nazaire qui est le patron de l’église, (en oubliant son compagnon Saint Celse), mais plus obscur pour le désert, nom très ancien du pays. « Sancti Nazarii in Désertum ». Le territoire fut occupé dés la préhistoire puisqu’on a trouvé des traces des chasséens (4000 an AC) dans la grotte du Trou Arnaud. La période gallo-romaine a laissé des fragments de tuiles, ici et là. L’histoire réellement connue débute au Moyen âge. Le village actuel n’existait pas. Seuls était construits l’église plus petite qu’aujourd’hui, celle d’un prieuré bénédictin dépendant d’Aurillac, le chœur de la Chapelle Saint Joseph est probablement une bégude au carrefour de chemins muletiers. La communauté des habitants vivait comme les autres, sur un site perché sur la montagne de Montanègue au lieu dit Saint-Philibert.

Deux éléments majeurs ont marqué l’histoire de cette communauté ; 

1 - la descente de Saint-Philibert pour former le village actuel, entre 1350 et 1475 sur un glissement de terrain très ancien de Montanègue, pour avoir de l’eau à volonté et au carrefour de chemins muletiers.

2 - La construction de la route vers la vallée de la Drôme terminée en 1895. Sur le plan seigneurial, sous la domination perpétuelle de l’Evêque de Die, le territoire est d’abord partagé, puis c’est Jean de Sahune qui rassembla le tout en 1287, mais il vend peu après en 1336 à Reynaud de Morges Seigneur de Rochefourchat qui règne jusqu’à 1410. Sa fille seule héritière donne le fief en 1412 à son époux Guillaume de Brottin. Les De Brottin s’installent pour 150 ans. C’est vraiment les De Brottin qui s’installent dans le village actuel et font construire une partie du Château. Puis le mariage d’Anne De Brottin avec Georges d’Urre en 1558 transfère la Seigneurieaux Urre pour 200 ans. Il faut retenir de cette période le rôle très important joué par l’épouse de Laurent d’Urre Brottin : Isabeau de Libertat femme riche et influente venant de Marseille. Elle fit faire le tableau de la Chapelle et probablement le chœur de l’église et agrandir le Château. Elle fit de son fils ainé son héritier universel. Il put acheter le titre de Marquis et la Charge de Lieutenant Général du Roi (Louis XIV) en Languedoc. Ainsi naquit le Marquisat de Montanègue. Puis en 1761 les créanciers firent vendre le Marquisat, à la barre du Parlement de Paris. Il fut acheté pat Jacques Verdeilhan des Fourniels qui meurt peu après. Sa veuve, à l’origine de plusieurs procès avec les habitants, et son gendre Moreton Chabrillan, géreront le marquisat jusqu’àla Révolution.

Le territoire de la commune s’est constitué peu à peu, d’abord l’association de la paroisse de Montanègue et du mandement de Saint-Nazaire, puis l’adjonction du tout petit fief de Merlet, et enfin la fusion de communes avec le Petit Paris en 1966. Le tout couvre maintenant 4662 ha.

Le village est au confluent de la Roanne et de la Lance. Saint-Nazaire fut une commune importante, chef lieu du canton en 1790 mais la réorganisation de l’an VIII la plaça dans celui de la Motte Chalancon ce qui était logique avant les routes mais ne l’est plus aujourd’hui. Il y eut 1169 habitants en 1806, les habitants vivaient en autarcie. Les quelques échanges avec l’extérieur se faisaient vers le Sud, sur Bourdeaux, Dieulefit, voire Nyons.

Puis la route vers Saillans fut construite. On put alors aller prendre le train à Vercheny mais était-ce bien pour revenir ? Car l’exode rural s’accéléra. Saint-Nazaire eut 2 spécialités : le pain cuit au feu de bois et les grives. On se souviendra de 2 Maires qui modifièrent le village : Joseph Théodore Aubert (1892 – 1900) à qui on doit la route, les ponts, l’alignement de la grand rue et la splendide Maire-Ecoles, et Marcel Arcolier (1960 – 1983) qui fit construire le Camping-Piscine, transforma le Château en « Auberge Rurale » et ouvrit l’Office de Tourisme.

La population permanente a diminué pour se situer actuellement autour de 140 habitants. Mais la vie se refait avec l’utilisation de la nature, tourisme rural, randonneurs, chasseurs sans oublier les résidences secondaires qui se multiplient, et améliorent les impôts locaux. On compte aussi 10 associations, un bistrot, une épicerie-boulangerie, un camping-piscine, un tennis, des gites ruraux. 

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

25 Depuis le temps je vais enfin aller découvrir ce qu'il y a derrière ces beaux lacets sous le Cuchet et la Servelle

 

26 Après avoir traversé la Brette remonté avec la montagne Chabrier à l'horizon

 

27 Le Monestier*** et Le Cuchet

 

28 Le fil du funambule n'est pas dans tes yeux version Caradec mais sur le mur

 

29 La façade Est du Parquet avec les sillons du champ dans le même sens que les couches des rochers

 

30 Rappel historique avec un terrain d'entente entre Catholiques et Protestants

 

31 La vallée de la Brette et la Pâle (1340m). Rando aquatique possible en suivant la Brette et rejoindre la Roanne et l'Aucelon

 

33 Le Parquet à gauche, Le Reychas au loin et un champ de lavandes qui bourdonnent et qui piquent quand on s'y approche de trop près pour une photo

 

34 Le Chabrier et la Brette à ses pieds

 

35 De beaux coins baignades dans la Brette


***BRETTE : Une vie sous la Servelle

Cette commune de 1550 ha comprend 3 parties bien différentes :

- D’abord le plateau de la Servelle, qu’elle partage avec Aucelon et Volvent, et possède le point culminant du pays avec 1613 m, Alpage réputé on y trouve en y arrivant une grande bergerie pour les moutons.

- Ensuite son flanc Ouest formant une belle combe, et la vallée de la rivière du même nom, avec les pentes Est du col de la Bâtie.

  • Enfin le ravin des Raux ou ravin des mines descendant jusqu’à la Roanne qui fit l’objet d’une exploitation minière de calamine, par la Compagnie Royale des Asturies, entre 1901 et 1912. Certains avancent que le mot « Brette » viendrait de Bret qui en haut Dauphiné signifie « gorge ».

    Au moyen-âge, la communauté vivait à Brette Vieille, site à découvrir, en passant par le Pouget, et une place forte gardait le col de la Bâtie, principal accès avant les routes, et liaison avec la communauté d’Auribel. Les habitants autrefois dispersés, sur plusieurs fermes et 4 hameaux, dont 2 ont disparu (le Bruis et la Bâtie) sont aujourd’hui rassemblées sur les 3 sites : Les Raynauds, le Villard et Le Monestier qui en est le chef lieu. C’est là que se situe la Mairie, la salle des fêtes, et l’église dédiée à Notre Dame, issue d’un Prieuré bénédictin dépendant de l’Abbaye de Cruas.

On y accède depuis la route de Volvent par le Pas du Gour. A l’opposé une piste récente permet de rejoindre Aucelon, par Noyaret. La première route construite au dessus des Gaury fut emportée par un glissement de terrain en 1935.

Sur le pan religieux, la Réforme arriva d’Aucelon par la Servelle, et beaucoup d’habitants se convertirent, mais ici se situe une particularité : en 1636 les catholiques et les protestants se partagèrent le cimetière situé près de l’église eu Monestier, c’est pourquoi on ne retrouve pas cimetière familial.

Gardons en mémoire que pendant la guerre 39-45, 4 parachutages d’armes eurent lieu sur la Servelle, 2 en mai et 2 en juin 1944, qui armèrent un millier de Résistants de la région.

http://www.vallee-roanne.com/1399/language/fr.html

 

4/ COL DE GUILLENS / COL LESCOU  : 25,5 kms / 610m. D+

*Depuis le départ : 94 kms / 2327m. D+

-36 De beaux champs violets, jaunes, vert avec Couspeau à l'horizon


37 Les 3 Becs avec un parfum de lavande çà sent bon le Midi

 

38 Nouveau col franchi estampillé club des cent cols et montagne d'Angèle, avec une maison isolée où j'ai pu demander mon chemin et faire le plein d'eau

 

39 Toute sorte de rando et même en 2 Chevaux

 

40 Gumiane Chalamel et peut être la Serre de Croix avec Chalencon derrière

 

 

5/ COL LESCOU / COL DE LA CHAUDIERE ( après descente à SAILLANS ) : 45,5 kms / 830m. D+

*Depuis le départ : 139,5 kms / 3155m. D+


41 La Servelle vue du Col de Lescou

 

42 Pas allé voir de plus près Château Vieux

 

43 Montée raide à la Chapelle St Secret mais pas monté aussi longue que prévue sur la carte, chemin non goudronné 300m après.

 

44 Et une plaque de cocher de plus dans la besace avec Crupies

 

45 Crochet par la chapelle St Jean*** pour aller aux Tonils

 

46 Vu de plus près sans m'arrêter

 

***CHAPELLE SAINT-JEAN : Près de 10 siècles d'histoire, un patrimoine local historique à préserver...

Historique

Solitaire, isolée sur son plateau dominant la vallée du Roubion, sur le site d’une villa gallo-romaine, dans sa robe de pierres polychromes, l’église-temple Saint-Jean accueille depuis plus de 900 ans, fidèles, promeneurs ou amoureux de l’art roman. Plusieurs fois endommagée, toujours reconstruite, elle garde encore cet aspect roman qui lui confère tout son charme…

Voir les dates clés depuis plus de 900 ans !

1032 : L’abbaye bénédictine de Savigny
Pour «racheter l’énormité de leurs crimes» Gontardus et ses fils, seigneurs des fermes du Pays de Bourdeaux donnent à l’abbaye bénédictine de Savigny, plusieurs terres, vignes, prairies, oseraies et églises

1107 : Première mention de l’église de Crupies
Le Pape Pascal II signe une bulle confirmant la donation de l’église de Crupies. C’est la première fois qu’est mentionnée en toutes lettres «ecclesia Cripies».

1644 : L’église Saint-Jean est en ruines

1688 : Reprise des offices religieux

1729 : 5 catholiques seulement
L’église (sans cloche) est toute neuve pour 5 catholiques seulement

1756 : une cloche
Une cloche peut sonner les offices.

1806 : Transformation en temple
L’église est transformée en temple par décret napoléonien.

1904 : Temple désaffecté
Le culte protestant n’est plus pratiqué à Saint-Jean. Le temple est désaffecté.

1960 : Une première restauration est entreprise…
Une première restauration est entreprise sous l’impulsion de la
Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de la Drôme.

1974 : et se poursuit…
Piquetage des murs intérieurs et pose d’un dallage en opus incertum.

2007 : toujours et encore
Réfection de la toiture, jointoiement des murs extérieurs, retour de la cloche, parvis.

2015 – 2016 : et enfin ……
La restauration intérieure de la Chapelle est terminée fin mai 2016:
– murs, plafonds, sols et menuiseries entièrement restaurés;
– nouveaux vitraux;
– réalisation d’un labyrinthe et de mosaïques dans le choeur de la Chapelle
– nouvel éclairage


47 Et une 3° plaque de cocher aux Tonils***

 

48 Plaque direction Saillans, mais par chemins non goudronnés

 

LES TONILS

C'est le plus petit village du canton puisqu'il ne compte qu'une vingtaine d'habitants. A 500 m d'altitude, situé au bout d'une petite route sinueuse, il étonne par sa position. Bien calé au pied de la montagne de Couspeau, dépourvu de poteau de lignes de téléphone ou de fils électriques, il est le reflet d'une vie simple et belle. On dit que le PICODON (célèbre fromage de chèvre qui bénéficie aujourd'hui d'une Appellation d'Origine Contrôlée) serait né au village des Tonils.

Le temple restauré, les quelques cimetières familiaux ici et là témoignent d'une vie passée bien animée. Point de départ pour la transhumance des moutons ou la cueillette de la lavande sauvage, ce village constitue, à l'image de nombreuses communes du Pays, un vaste domaine de découverte pour les randonneurs.

http://www.paysdebourdeaux.com/communes/lestonils.htm

 

49 Tour de Bezaudun sur Bine***

 

Tour et Temple Bezaudun sur Bine

Le temple date de 1858. Sa construction résulte du glissement de terrain de 1856 qui a détruit le vieux village de Bezaudun.
La façade très décorée pour un temple est en moellons de calcaire gris avec un clocher carré, fronton et occulus.
Une pierre sculptée a servi de modèle pour l'édification de la façade, elle est visible devant la mairie de Bezaudun.
Actuellement le temple est une propriété privée.
la tour date du XIIeme siècle, elle reste le seul vestige du chateau féodal.
Elle servait de tour de gué de Bezaudun à Mornans et du col de la Chaudière.

50 Pas l'ombre d'un doute çà grimpe avec du 9% et çà chauffe sur le versant Sud du Col de la Chaudière

 

51 La ferme de Fondoresse et le versant sud du synclinal de Saou

 



52 Vue du Col de Gourdon sur Roche Rousse

 

53 Puis le Veyou 1° au sud de la trilogie des 3 Becs avec le Signal puis Roche Courbe

 

54 Arrivé au Col de la Chaudière avec Le Grand Delmas (1544m) au Sud-Est

 

55 Les Auberts avant de plonger sur Saillans

 

56 Des Auberts de gauche à droite les 3 Becs versant Nord Roche Courbe, Rocher de la Laveuse et le Pas des Auberts

 

57 Chapelle des Auberts au pied des 3 Becs

 

 

 

6/ SAILLANS ( après montée et descente VERONNE ) : 21,5 kms / 455m. D+

*Depuis le départ : 161 kms / 3600m. D+


 

58 Après Véronne*** Le Moulin et Le Pic du Barry à 991m...

 

59 Le même Pic sous un autre angle

 

60 Chateau-Vieux

 

61 Rocher sur lautre versant du Riousset et le Gaudichart à 1112m

 

62 Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux, avec mon Orbéa.. Et bien pour le Véronne drômois c'est fait


***VERONNE

Chapelle Saint-Christophe sur le GR9 (XVIIIème siècle, restaurée). Gorges du Rieussec (marmites), rocher de Chapeau Cornard, église isolée (voûte gothique du XIIIème s., cadran solaire). http://payscrestsaillans-tourisme.com/decouvrir/nos-vallees/pays-de-saillans

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*ARDECHOISE 2017 : UNE BALADE EN TROIS TEMPS *JOUR 2 : ON DIRAIT LE SUD, des GORGES DE L’ARDECHE et du CHASSEZAC pour arriver dans la MONTAGNE ARDECHOISE

Par PhilKiKou - 15-07-2017 15:49:13 - 6 commentaires

 


Après une bonne nuit et un bon petit déj. départ matinal à 6h30 pour cette 2° journée qui commence en douceur au niveau dénivelée et température. Départ en solo en passant par St Remèze endormi où un bénévole déjà d’attaque me propose un café. Je vais attendre d’arriver à St Martin d’Ardèche ou Aiguèze pour en boire un. A ST REMEZE 2 parcours possibles entre la MERIDIONALE qui part le plus au Sud à la limite du GARD et de la LOZERE et les GORGES qui passent à VALLON PONT D’ARC puis remonte en passant par RUOMS, BALAZUC et VOGUE avant de rejoindre le parcours emprunté l’an dernier de LA CHATAIGNE/MONTAGNE ARDECHOISE.
Pour moi cette année MERIDIONALE au programme et plein sud avec le vent dans le dos !!! Après une vingtaine de kms de plat dans la garrigue les falaises des Gorges de l’Ardèche se profilent à l’horizon.

*...et au milieu coule une rivière...





Une belle descente me permet de rejoindre ST MARTIN D’ARDECHE et passer sous un pont de canoës avant le ravitaillement au bord de l’Ardèche pas encore inondée d’embarcations.


Un petit café et un saut dans le GARD sur l’autre rive

*Aiguèze se mire et s'admire dans l'Ardèche


pour passer dans les ruelles d’AIGUEZE et son ravitaillement qui valent un arrêt et un détour.


Dans l’esprit visite touristique je suis même obligé de mettre pied à terre pour passer sous un porche et franchir quelques marches en surplomb de la rivière.


Une fois cette visite terminée, en route pour LAVAL ST ROMAN sans déco Ardéchoise, ce qui n’est pas le cas pour LE GARN, dernier village avant de quitter le GARD avec un ravito et déco jaunes et violettes. Retour en Ardèche avec non pas une enclave, mais plutôt une presqu’île, protubérance ardéchoise au Sud de la rivière Ardèche englobant la commune d’ORGNAC L’AVEN et sa célèbre grotte ***
***Cette histoire commence il y a 100 millions d’années, depuis la formation de la roche calcaire, jusqu’à la découverte de l’Aven d’Orgnac, en 1935, qui nous permet aujourd’hui d’admirer de gigantesques salles souterraines. C’est aussi une histoire humaine, depuis le tranchant du silex que l’on taillait ici, il y a 350 000 ans, et la transmission qui se poursuit à la Cité de la Préhistoire. Venez apprendre un peu, rêver beaucoup, changer d'ère surtout...
http://www.orgnac.com/
Un peu déçu de ne pas voir d’animation estampillée « Ardéchoise » dans le village mais bonne surprise à la sortie d’ORGNAC L’AVEN au camping municipal des Ardéchoises provençales nous invitaient à une pause fraîche et ombragée avec en bonus un petit paquet de lavande aux couleurs de l’Ardéchoise… Je ne pouvais que leur donner en retour un petit vélo pour les remercier de leur accueil. Ce sera encore le cas au village suivant de LABASTIDE DE VIRAC




qui nous invite à partir en voyage à MADAGASCAR !! Attachez vos ceintures et en route pour une dégustation d’une omelette !!!.. Le feu d’artifice côté accueil continue avec VAGNAS et son SUPER MARIO haut en couleurs, et en verbe ! Les bénévoles proposent aux cyclistes de les prendre en photos et de leur envoyer celle-ci par @. Raisin sur le gâteau, je repars avec une bouteille de vin cuvée « Vagnas l’Ardéchoise» dans mon sac à dos. J’ai bien essayé de refuser poliment mais vu l’insistance et la gentillesse des bénévoles en général et de Mario en particulier je n’ai pas pu refuser.



Après la 1° côté de la journée entre l’Ardèche et Aiguèze, voici le 1° col avec le COL DE LA SERRE qui ne vole pas très haut (371m.) mais avec de bons pourcentages frisant les 10%. En rajoutant les degrés de la bouteille de vin, c’est du costaud, un Côte de l’Ardèche qui a de la cuisse !... (d’ailleurs un cycliste a lâchement abandonné sa bouteille dans le fossé..)
Le tourisme c’est super, mais dans quel état se trouve le cycliste avec son casque décoré (qui a toujours un succès fou ! ;-) ?.... Après 60 kms et pas encore trop de dénivelée, ça roule, et de surcroît avec une chaleur supportable avec le vent du Nord. Heureusement, car la fin de la journée s’annonce costaud, surtout si je fais la boucle ST LAURENT LES BAINS, ST ETIENNE DE LUGDARES, BORNE.
Descente au BESSAS avec arrêt pour saluer les bénévoles, boire et grignoter un peu, j’ai dû louper une flèche Ardéchoise et oublier de tourner à gauche. Arrêt pour jeter un œil à la carte et reprendre le fil de l’Ardéchoise direction BERRIAS. L’animation mise en place par les bénévoles est vraiment TIP-TOP avec un vél-eau astucieux


, puis un voyage en Camargue avec les enfants des écoles et en partant une exposition de vélos et motos anciens, collection d’un passionné local. (photo site vélovélo )



A la sortie du village légère variante par rapport au tracé : on ne passe plus dans le bois de PAÏOLIVE ni à ST PAUL LE JEUNE, mais on monte directement à BANNE *** village pittoresque et perché à 260m. d’altitude.


Arrivé et pointé à 11h. du matin après 4h30’ de vélo + pause. Voyage dans le temps avec une visite chez le Père Noël qui a élu domicile à Bannes. En discutant et prenant la pose photo avec lui, il m’a dit : « My name is Ray, Ray Banne ! »


*** Banne s'est forgé une forte personnalité qui s'affirme à travers ses deux quartiers, celui de l'église dont le clocher pointu capte les regards depuis la plaine, celui du "Fort" dont les écuries constituent aujourd'hui le cadre prestigieux des manifestations culturelles estivales : spectacles, expositions et Festival d'Art Singulier.

Banne provient d'une racine pré-indo-européenne qui veut dire " sommet ". Fréquenté au Néolithique, vingt-sept dolmens ont été recensés sur la commune. Puis, il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace d'une occupation : l'église Saint-Pierre de Banne est mentionnée alors qu'elle est offerte à la maison du Temple de Jalès, sur la commune de Berrias-et-Casteljau.
Banne se compose de deux bourgs perchés et séparés par un vallon cultivé en terrasse. Le quartier du Fort, correspond à l'ancien bourg castral médiéval. A son sommet, se trouvent les vestiges d'un château de la fin du Moyen Age et de l'Epoque Moderne détruit à la fin du XVIIIe siècle. L'autre bourg comprend l'église paroissiale qui donne sur une vaste place

La bataille de Banne : On distingue, sous le château, une route en ligne droite, en direction des Vans et du bois de Païolive. A cet endroit précis eut lieu, le 29 juillet 1944, la "bataille de Banne" qui marque la première victoire des maquisards sur l'armée nazie en Ardèche : l'embuscade des F.F.I. fit battre en retraite un convoi allemand. Le lendemain, le village eut à faire face aux représailles. Pour ce haut fait de résistance, la commune reçue la " croix de guerre ".
. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/banne-village-de-caractere-banne-ardeche-327.php )
Je quitte Banne par une belle petite route avec des blocs de calcaire qui font penser au Bois de Païolive.


On arrive par un plateau qui surplombe LES VANS, avec une vue magnifique.


Pas trop d’animation dans la ville, hormis un ravitaillement minimaliste et une belle déco sur la vitrine d’un boucher.


On reste sur la rive droite du CHASSEZAC pour prendre un passage à gué sur le PONT DU NASSIER où certains cyclistes ne résistent pas à la tentation de piquer une tête.


*une cycliste qui s'entraine pour l'Ardéchoise des très jeunes



Bien envie, mais encore de la route, et de 150m. d’altitude au bord du Chassezac à 1079m. au COL de TESTE-ROUGE, j’ai presque 1000m. de D+. Je préfère donc faire une pause au pied de cette longue montée de 15kms de ce col à ST MARGUERITE-LAFIGERE, d’autant plus que je connais une bénévole dans ce village. Pas d’arrêt pour la baignade, mais une pause rapide juste après au ravito champêtre du village de SALLELES.

  * Un cycliste s'interroge : je change de monture..ou pas ?


Grignotage, le plein d’eau avant de se payer un bon raidar pour rejoindre la route principale qui mène à STE MARGUERITE. Je vais suivre cette route au fond de la vallée du CHASSEZAC sur plus de 15 kms avant d’atteindre STE MARGUERITE et attaquer le col. Passage à 7 kms de THINES, magnifique village par lequel je suis passé en rando il y a très longtemps, et en vélo il y a quelques années. Au-dessus d’un barrage sur le Chassezac des bâtiments en ruine ainsi qu’un panneau d’info témoignent d’une activité minière importante début du XX° siècle.


Après cette loooooooooongue approche j’arrive à STE MARGUERITE LAFIGERE*** en début d’après-midi après 5h20 de vélo et 108kms au compteur.


*** Sainte Marguerite la Figère, se situe au point de rencontre de trois départements au coeur des Cévennes: l'Ardèche, le Gard et la Lozère. La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
Le village de Sainte-Marguerite-Lafigère est situé sur un promontoire rocheux au-dessus du confluent des rivières Borne et Chassezac. En face, le village lozérien de Pied-de-Borne. Sainte-Marguerite-Lafigère est limitrophe de deux départements différents : la Lozère (48) et le Gard (30).
Sur une surface municipale de 1 007 hectares, Sainte-Marguerite-Lafigère possède de nombreux hameaux, parmi lesquels : la Rouvière, le Boul, le Chambonnet, Faubis, Corde, Sainte-Marguerite-Lafigère, les Plans, Scafoulin, Pied-Barret, le Trépadou, le Clos, le Ligonès, le Berthalay, le Pony, le Soulier, le Rouveyrol, le Jou, Féreyrolles, l'Oratoire.

La commune disposait de mines de plomb argentifère encaissées au fond de la vallée du Chassezac (fermées dans les années 50).
La chapelle de la Madeleine du XII° siècle invite à la recherche du temps perdu.
(http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-ste-marguerite-lafigere-sainte-marguerite-lafigere-ardeche-749.php )
Bel accueil et belles décorations dans le village sur le thème des contes… Et je ne suis pas au bout de mes surprises avec un ravitaillement repas avec des salades, des tartes,…. Tout ce qu’il faut pour arriver à bien passer le col et les kms à venir jusqu’au BEZ. Cerise sur le gâteau, petits vélos sur le casque, je retrouve mon ancienne collègue de travail qui m’accueille chaleureusement. Je m’installe à l’ombre en discutant et me restaurant, en profitant de l’accueil tout aussi enthousiaste des autres cyclistes. Certains emportés par l’ambiance font quelques pas de danse avec reines et princesses en descendant de leur petite reine… Je me déleste de la bouteille de rouge de Mario de Vagnas en l’offrant à Roselyne pour le repas des bénévoles ce soir. Elle connait très bien Super Mario de Vagnas qu’elle voit fréquemment lors des réunions de l’Ardéchoise. Autre connaissance croisée à Ste Marguerite : Jean-Pierre Cellier le cycliste au long cours de Craponne qui en partant de St Remèze a voulu faire une variante et s’est trompé de route. Pas refroidi par sa mésaventure, il va remettre çà après le village sans prendre le parcours officiel ?!....


 * Miroir mon beau miroir dis-moi si j'ai le plus beau casque?....

 * Pas l'ombre d'un doute, ce fut une pause très agréable au pays des contes...


Je resterai bien encore un peu plus dans ce village limitrophe avec PIED DE BORNE en Lozère, mais un col de 15kms et 90 kms sont encore au programme du jour.

 * Une belle ascension m'attend..en route avant d'être en r'tard en r'tard comme le lapin d'Alice au pays des merveilles



J’ai monté ce col une fois lors d’une sortie OFF magnifique et j’ai en tête un Col long, ombragé dans un premier temps avec de magnifiques paysages. Ce que je n’avais plus en tête c’est le côté très irrégulier des pourcentages : des parties plates ou en faux-plats alternent avec de bons pourcentages. Que c’est agréable de monter à l’ombre des châtaigniers en croisant un petit canal des eaux de la BORNE,


 * Un vrai feu d'artifice les fleurs de chataigniers


sous les imposants ROCHERS DE CONCHETTE.


A peu près à mi-col je croise Gérard MISTLER qui descend rendre visite aux bénévoles de STE MARGUERITE en voiture. Il me demande si çà roule, et de mon côté je lui demande si l’Ardéchoise est partie sur de bons rails avant le gros rush de Samedi… J’en profite pour lui signaler l’oubli de mon appareil photo à Boucieu le Roi avec un petit espoir de le récupérer.
La fin du col est plus à découvert et après 1h15 de montée (pour 15kms et 750m. de D+) je fais une pause pour immortaliser mon passage au « Petit Galibier Ardéchois » d’après le panneau sous celui du col.


Légèrement en dessous du col je rejoins MONTSELGUES ***, petit village en bordure d’un plateau dans lequel on rentre par une petite ruelle pour arriver sur la place du village aux couleurs jaunes et violettes.
Bis repetita en vous disant que l’accueil est chaleureux, et même doublement avec une soupe aux orties que j’ai savouré après ce col qui ne manquait pas de piquant.



*** La route pour se rendre sur la commune est d'une beauté remarquable, le paysage est splendide.
Le plateau de Montselgues est classé site d'importance communautaire Natura 2000. La commune comprend ou est limitrophe de plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique tels que :
" Les landes et prairies humides du plateau de Montselgues ;
" Les tourbières du plateau de Montselgues ;
" L'escarpement rocheux, ainsi que les bois et landes de Féreyrolles ;
" La vallée de la Thines
" Le plateau des Chanaux et le serre de la Font d'Aoussay ;
" Les corniches de la Cévenne méridionale ;
" Le vallon de la Borne
Le plateau de Montselgues est une pénéplaine de granite et de grès, bénéficiant d'un climat méditerranéen bien que les hivers y soient très rigoureux. Au cours de votre promenade, vous rencontrerez des élevages de chèvres, moutons et vaches…ainsi qu'une belle église romane datant du XIIème siècle à voir au cœur du village. Montselgues est le départ de plusieurs randonnées, d'une visite guidée et de balades à dos d'ânes.
" Montselgues " signifierait " Le mont au seigle " puisque c'est l'une des rares céréales qui prospère dans cette région montagneuse.
Pour la petite histoire, pendant la seconde Guerre Mondiale, des maquis ont été recensés non loin de Montselgues, et des parachutages d'armes auraient été effectués sur le plateau. (http://www.les-vans.com/patrimoine-culturel-sud-ardeche/village-de-montselgues-montselgues-ardeche-688.php )
1-2kms à la sortie du village je rejoins le parcours de l’an dernier la Châtaigne-Montagne Ardéchoise qui vient de JOYEUSE et PLANZOLLES. 6-7 kms sur le plateau avec le vent pleine poire, voilà qui n’est pas top, surtout en solo. Je baisse la tête non pas pour avoir l’air d’un coureur, mais pour faire le dos rond et rejoindre le croisement où une question stratégique va se poser : FAIRE OU NE PAS FAIRE LA BOUCLE ST LAURENT/ST ETIENNE /BORNE ?
A ma droite la variante Pas du Loup qui en 9kms rejoint directement LOUBARESSE avec je pense peu de dénivelée
A ma gauche la variante « plein les yeux, plein les cannes » avec une cinquantaine de kms et 1000m. de D+ avec les montées de ST LAURENT LES BAINS / LE COL DE PRATAZANIER ET LA CROIX DE TOUTES AURES.
Et au centre un cycliste qui est parti depuis 6h30 ce matin, qui a parcouru 132kms un peu avant 16 heures. Quelques cyclistes à l’arrêt à ce col bifurcation de la CROIX DE CHAP DEL BOSC. Allez, le cycliste est encore en état de marche, la journée est belle, ensoleillé, pas trop chaude, j’arriverai certainement assez tard à l’auberge du BEZ mais je suis là pour en profiter un max, alors c’est parti, je mets le clignotant à gauche et plonge dans la vallée de LA BORNE que j’ai suivi après MONTSELGUES et que je retrouverai tout à l’heure après le village éponyme. Cette boucle pourrait d’ailleurs s’appeler la BOUCLE DE BORNE***, car quand vous avez passé la Borne il n’y a plus de limite !!!
*** La rivière Borne, affluent du Chassezac et sous affluent de l'Ardèche, prend naissance sur la commune de Mayres à 1400 m d'altitude non loin de la station de ski de la Croix de Bauzon au coeur du massif du Tanargue.

Après sa descente de plus de 1000 mètres la Borne conflue avec le Chassezac et l'Altier dans le barrage de Pied-de-Borne sur la commune de Sainte-Marguerite-Lafigère. (http://www.ardeche-nature-photographies.com/rivieres/la-borne.php )

Descente rapide jusqu’à la rivière, pause fraîcheur à côté du pont de Ceytrou et du camping vraiment perdu et tranquille avant de grimper sur environ 7kms et 425m. de D+. Pause rapide à ST LAURENT LES BAINS*** pour refaire les niveaux et grignoter un peu.


***La source d'eau chaude de Saint Laurent les Bains
Cette source, dont la température élevée + 53°ce situe au centre du village. Saint Laurent les Bains, par la température de ses eaux, est au 9ème rang des 60 sources thermales de France.

Après le village la montée est assez régulière, peu de cyclistes et de voiture à l’horizon.


Je franchis ce nouveau col (pas répertorié sur les cartes) à 2 pas du monastère de NOTRE-DAME DES NEIGES. Descente en pente douce jusqu’à LABASTIDE PUYLAURENT où l’Ardéchoise passe incognito sans déco ni ravito. Au lieu de rester sur l’axe principal LANGOGNE-VILLEFORT nous prenons une petite route parallèle qui passe par LAVEYRUNE. A la sortie de LABASTIDE 2 cyclistes me doublent et me proposent de prendre leurs roues. Je ne me fais pas prier car jusqu’au village de LUC nous roulons plein Nord avec le vent de face. Une bénédiction de rouler avec ces 2 cyclistes sur ce tronçon. Je prends un relais après avoir rejoint la route principale et lorsque nous partons plein Ouest nous discutons un peu et je m’aperçois qu’ils étaient au même camping de ST REMEZE. 1 des 2 cyclistes avait oublié ces clés à un ravito et il leur a fallu attendre une heure AU VANS pour pouvoir les récupérer (il n’y a pas que moi qui suis tête en l’air !). Trop rapide pour moi (surtout un) je file à mon rythme et rattrape un cyclo-randonneur qui randonne entre TOULOUSE et LES ALPES en passant par LA MONTAGNE NOIRE, le MONT-AIGOUAL. Il espérait faire étape à ST ETIENNE DE LUGDARES mais hélas pour lui avec le débarquement des cyclistes de l’Ardéchoise pas une place de libre. Il va surement être obligé d’aller jusqu’à la CROIX DE BAUZON et descendre jusqu’à JAUJAC ou AUBENAS.


Je m’arrête rapidement à ST ETIENNE car les bénévoles sont en train de plier. Je bois rapidement un verre, une bénévole reconnait mon casque déjà vu l’an dernier, et me voilà reparti pour quitter la route principale et prendre la montée courte mais costaud DU COL DE PRATAZANIER. Le petit plateau reprend donc du service et je monte piano et solo ce Col à gauche du SOMMET DES SEIGNEURS (1391m). Les jambes commencent à en avoir plein les pattes et le dos à couiner un peu : je me fais donc une pause ravito et étirement de 5’ en haut du col.
Je retrouve et descend dans LA VALLEE DE LA BORNE,


 * BORNE sur son éperon et je reconnais la prochaine montée qui m'attend avec la 1° partie très raide jusqu'à la CROIX DE BORNE, la seconde plus en pente régulière et le COL CROIX DE TOUTES AURES dans le creux herbeux à l'horizon

sauvage et quasi-déserte, excepté la poignée de bénévoles encore présents. Encore quelques chips et boisson au ravitaillement de BORNE***, pointage à 18h34’21’’, 12heures et 176kms après mon départ de ST REMEZE, et remerciement aux bénévoles qui me demandent si je suis le dernier cycliste de la journée ?.... Je leur propose d’aller voir en remontant au col de Pratazanier, mais heureusement ils déclinent ma proposition.


* ils plient leur ravito en accueillant encore les derniers cyclistes... moins nombreux que les années précédentes


Du coup je plonge sur le pont sous la Tour en ruine (875 m. d’altitude) et attaque l’avant-dernier col de la journée la CROIX DE TOUTES AURES (1199m.) par de bons pourcentages jusqu’à la CROIX DE BORNE (1030m.).


*** Situé à 940 mètres avec 40 habitants, le territoire de la commune de Borne la station de loisirs de la Croix de Bauzon, l’auberge du Bez, les châtaigniers géants du Parc Régional, le départ du canyoning dans les gorges, le site naturel d’escalade des Chambons….
Il est également traversé par le GR7, le GR72 et des GR de Pays.
Riche en patrimoine Borne se désigne par de nombreux sites à visiter : Vestiges du donjon médiéval
Eglise du XIXe siècle
Gorges de la Borne
Col de la Croix de Bauzon
Le Clocher de Tourmente du Mas de Truc. ( https://www.ardeche-guide.com/que-faire-en-ardeche/borne-841807 )
Quelques décos Ardéchoises au MAS DE TRUC d’où j’aperçois le col.


Quelque lacets au milieu des genêts sous un soleil qui commence à décliner : quel pied, même si la fatigue commence à se faire sentir.


J’aurai mis 3h30 pour parcourir les 50kms et 1000m. de D+ de LA BOUCLE DE LA BORNE !!!... Un peu de répit entre le col et LOUBARESSE où des cyclistes doivent être déjà reposés, douchés et à table !!...


Pour moi vers 19h30 en guise d’apéro il me reste le COL DE MEYRAND à 1370m. 2 kms environ de montée à l’ombre avec une belle vue sur la Vallée de VALGORGE.


Je prends le temps de m’arrêter pour profiter du point de vue et de la table d’orientation pour mettre quelques noms sur les sommets du TANARGUE. Allez, un dernier schuss final pour descendre jusqu’au carrefour du COL DE LA CROIX DE BAUZON et le dernier km en légère montée pour enfin arriver AU BEZ, où un bénévole sympa démonte la tente qui abritait le ravitaillement. Je donne un dernier petit cycliste à son fils, et arrivé à l’Auberge du BEZ à 20h. Beaucoup de cyclistes attablés, 2 finissent leur bière, ce qui me donne l’idée d’en commander une bien méritée.

   Posé mon vélo dans une remise bondée de vélos, récupéré mon sac après quelques allers-retours (j’avais compris qu’il était dans la chambre, mais il se trouvait dans la remise à vélos, avec le sac d’un autre cycliste encore sur la route. Douche, repas bon et copieux avec les retardataires et applaudissements pour le dernier cycliste arrivé à 20h45. Nuit un peu agité avec la fatigue cumulée sur ces 2 jours de vélo, je verrai demain matin dans quel état de fraicheur je me trouverai pour le retour à St Félicien.. mais ceci est une autre histoire à lire dans le récit du JOUR 3 de mon ARDECHOISE 2017 ...

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Vercors encore et encore …. pour se délasser, prélasser, ce n'est jamais assez !!!

Par PhilKiKou - 06-07-2017 06:01:58 - 6 commentaires


Arvo Pärt - Tabula Rasa, I

    Après une version "en course" avec les Drayes du Vercors en 2008,

http://www.kikourou.net/recits/recit-5600-les_drayes_du_vercors_-_58_km-2008-par-philkikou.htm

voilà la version "en marche" ( c'est tendance cette année...) dans la partie Drômoise dans les environs de La Chapelle en Vercors

 

 

Pour varier les plaisirs après 3 jours de vélo à la sauce Ardéchoise, on s'est calé un week-end rando avec ma femme à la sauce Drômoise au cœur du Vercors.

 

Trouver quelques parcours à la journée sur le site LADROME (lien ci-dessous)

 

http://www.ladrome.fr/nos-actions/sports/sports-de-nature/bons-plans-sports-de-nature

 

Hébergé dans une chambre d'hôtes dans le centre de La Chapelle une semaine après les Drayes voici un reportage photo pour vous faire partager la beauté de ce massif  et faire aussi un petit rappel historique de cet épisode tragique qui s'est déroulé en 1944. ( acheté une bande dessinée Les Croix Noires de Mick Berthet ***


***présenté lors des prochaines commémoration à Vassieux.

Dimanche 23 juillet 2017

18h Autour d’un livre / au musée
Les Croix noires (bande dessinée)
Rencontre avec l’auteur Mick Berthet, en présence de Suzanne Hoeffler, personnage principale de cette BD biographique retraçant l’histoire tragique de la famille de Suzanne à Vassieux lors des combats de juillet 1944.
BD publiée en 2017 et préfacée par Daniel Pennac.
20h30
Soirée cinéma / au musée "L’Armée des ombres" Film de Jean-Pierre Melville. 1969. 2h20.
En présence de Didier Clarençon, médecin, co-auteur de l’exposition Vercors, Les ondes de la liberté, qui propose un temps d’échanges après la projection.

 

=> JOUR 1 : COL DE ROUSSET / BUT SAPIAU / PAS DES ECONDUS 3H40 (+pause) / 12kms /500m.D+


00 Vendredi soir un nuage en forme d'oiseau du beau temps


01 But de Nève et Col de Rousset. Dans la falaise à gauche de la But on devine la voie romaine taillée dans la roche


02 Machaon, magnifique papillon


 

02 Avec une envergure atteignant couramment les 90 mm, le Machaon ( Papilio machaon ) compte parmi les plus grands et les plus beaux de nos Rhopalocères, c'est-à-dire de nos papillons diurnes. Il relève de la Famille des Papilionidae, représentée en France par une petite dizaine d'espèces.

 
C'est le plus largement répandu de nos "porte-queues", dénomination faisant évidemment référence aux fins prolongement des ailes postérieures. C'est aussi le plus commun, encore qu'il faille relativiser, car il tend à se raréfier, à l'instar de ses "cousins" ( fin de la page suivante! ) et de très nombreuses espèces d'insectes.
 
Ce papillon a normalement 2 générations, mais une troisième est à l' occasion possible, là où les conditions sont les plus favorables. En d'autres termes la Côte-d'Azur est préférable à la région Lilloise, tout comme la plaine l'est à la montagne .... même si chaque région a son charme ....et recèle son quota de petits trésors entomologiques !
 
En principe le Machaon vole d'Avril à Septembre, avec une première génération issue de chrysalides hivernantes. La seconde génération émane bien sûr de la première, et les émergences se produisent le plus souvent en Juillet. https://www.insectes-net.fr/machaon/machaon2.htm
 
Ce papillon est un excellent voilier, avec un vol planant particulièrement efficace et spectaculaire. C'est aussi un solitaire, plutôt adepte de la bougeotte et des grands espaces, d'où des incursions généralement assez brèves dans nos jardins ....encore que le potager puisse retenir son attention !
 
La variabilité de cet insecte est faible, et le dimorphisme sexuel quasi inexistant, si ce n'est la taille plus avantageuse des femelles, et un abdomen censément plus rebondi que celui des mâles ...du moins avant ponte !
03 Au moins de Juin les gentianes sont passés mais il en reste d'autres comme le plantain

04 et les papillons Grande Tortue s'en donnent à coeur joie

04- en fait la coloration dite "écaille de tortue" correspond aux chats noirs et roux, comme l'est la "Grande tortue", d'où une très plausible explication suggérée par Désiré Dembski (qu'il en soit remercié ! ). Concernant les chats, j'ajouterais que la répartition des 2 couleurs doit être harmonieuse et équilibrée, sans contrainte de dessin, et qu'il s'agit généralement de femelles.  
Présentation
Nymphalis polychloros, alias la "Grande tortue" (parfois appelée la "Vanesse de l'orme"), relève des Nymphalidae, très importante Famille de papillons diurnes regroupant 130 espèces pour la seule faune française. Comme vous le verrez ultérieurement (en conclusion de cette "page entomo"), la Grande tortue a une petite soeur (Aglais urticae), logiquement dénommée ... la "Petite tortue". Vous verrez surtout que ce papillon soulève des questions allant très au-delà des habituelles préoccupations entomologiques.
La Grande tortue est largement répandue en France, mais elle n'y abonde jamais, et en montagne elle n'excède pas les 1500 m . J'ajouterais qu'elle se fait plus discrète dans le nord, et qu'elle tend globalement à se raréfier, comme de nombreuses espèces d'insectes. En raison de sa "méridionalité", ce papillon est absent du nord de l'Europe, mais son aire de répartition reste par ailleurs très vaste; puisque la bestiole batifole en Afrique du Nord ...tout en se permettant d'aller flirter avec l'Himalaya !
Biologie  
La biologie de la Grande tortue est très souvent comparée à celle du "Morio" (Nymphalis antiopa, voir site), et ce n'est pas sans raisons, d'autant que les 2 espèces ont une certaine propension à partager les mêmes biotopes. La Grande tortue peut se rencontrer un peu partout, (zones bocagères, lisières forestières, abords des cours d'eau, parcs à l'occasion), mais les zones humides plus ou moins arborées, sont souvent appréciées, telle la "Grande Brière" (Loire-Atlantique), non loin de chez moi, où les 2 espèces sont observables.
Comme le Morio, la Grande tortue n'a qu'une génération annuelle, avec apparition des adultes début Juillet. Comme lui encore les adultes "estivent" peu après l'émergence, avec une brève réactivation automnale avant l'hivernage. Dès les premiers beaux jours les polychloros reprennent du service, avec pariades et pontes à la clé.
  Comme chez tous les vrais "papillons de jour",la position dite de repos est caractérisée par le parfait accolement des ailes.
Vous noterez qu'il n'y a pas de dimorphisme sexuel apparent, si ce n'est que les femelles sont un peu plus grandes, avec un tour de taille à l'avenant, car il faut bien caser les oeufs quelque part. Vous noterez également la longévité exceptionnelle de ce papillon, puisqu'il vit de 10 à 11 mois, à l'instar de quelques autres espèces ... dont le Morio !
Toujours au titre des particularités, sachez que la Grande tortue ne butine pas (au sens habituel du terme), hormis sur les chatons des saules. En dehors de cette brève période printanière ce papillon se contente de "pomper" sa subsistance sur les lésions des arbres, les écoulements de sève, et autres "sources" de même nature .... encore et toujours comme le Morio ! 
05 Le pas de l'Echelette et le Grand Veymont

06 Horizontal, …

07 et vertical, un vrai régal !!!

08 Orchis nigritelle

09 Buts Sapiau et de Nève

10 C'est une forêt verte accrochée à la falaise...

11 Allo ici papa tango charlie, au-dessus de nous un couloir aérien de vautours...

12 Un gros cairn au Pas de l'Echelette et le Grand Moucherolle au loin

13 Aster des Alpes, cairn et 3 Becs

14 La vallée de Meyrosse et Romeyer qui file vers la Drôme à Dère (ancien nom de Die ;-)

15 Dent de Die, Rocher de l'Aigle et la montagne de Glandasse

16 Cherchez le cairn, le But Sapiau …

19 La réserve des Hauts-Plateau bordée des sommets Est du Vercors

20 Les vautours, grands nettoyeurs et planeurs

21 Lys martagon avec à gauche du Grand Veymont le Pas de la Ville, le Sommet de Pierre Blanche, Roche Rousse et le Rocher de Séguret

22 A la fin de la rando belle sensation avec la luge 4 saisons du Col du Rousset. Ca monte dré dans le pentu !

23 LES "ZYGENES" des papillons tachés de rouge sang (1) :

Ils constituent l'essentiel de la Famille des Zygaenides (avec les "Turquoises"), des Hétérocères au vol diurne; leurs ailes antérieures un peu lancéolées sont tachetées de rouge sur fond noir plus ou moins bleu-verdâtre; les antennes types sont en massue épaisse et allongée et l'abdomen a souvent une "ceinture rouge"; leur coloration vive aposématique avertit les prédateurs de leur toxicité : c'est pour cela qu"ils butinent en toute tranquillité en plein soleil dans les friches et surtout sur les Scabieuses et Cirses; les chenilles ont surtout les petites Fabacées comme plantes nourricières (Lotier, Trèfle, Melilot, Vesce, Coronille...) et aussi les Cirses... C'est la répartition et le nombre de taches rouges des antérieures, l'importance de la bordure noire des postérieures et la présence ou non d'une ceinture abdominale rouge qui permettent d'identifier les "Zygènes"; mais il y a de nombreuses sous-espèces et races locales qui compliquent la détermination...L'envergure de ces papilions est en moyenne de 22 à 35 mm

24 Fourmillère imposante assez fréquente dans le Vercors

25 Le Demi-deuil (Melanargia galathea) , de noir, de brun et de blanc vêtu.

Il vit dans les prairies, les bois herbeux, les talus et sa chenille a comme plantes-hôtes diverses graminées (dactylis, Poa, Triticum, Phleum...).
Il y a de nombreuses anomalies (variétés) dans l'ornementation des ailes. C'est un papillon qui ne vole que par beau temps.
La femelle pond en vol et ses oeufs tombent dans l'herbe.
Les jeunes chenilles entrent en hibernation dès la naissance, sans même s'alimenter. Plantes-hôtes : diverses graminées.
http://www.baladesentomologiques.com/article-demi-deuil-melanargia-galathea-de-noir-et-de-blanc-vetu-122468355.html
26 Diaporama en plusieurs partie : 1/ Le plateau d'Ambel ,….

27 2-.. la Tête de la Dame la tête dans la brume, et le Bec Pointu échappe aux nuages

29 3-ainsi que la Vallée de la Sure et St Julien en Quint, Col de la Croix, souvenir de la rando de la Roanne de Crest

30 4- et la But St Genix

31 Avec un peu d'imagination on peut voir une chouette

32 Centaurée des montagnes, coccinelle et papillon de passage

33 Poivre de muraille Orpin âcre Sedum acre

=> JOUR 2 : VASSIEUX / COL DE FONT PAYANNE / PUY DE LA GAGERE / COL DE LA CHAU 4H (+pause) / 13kms /600m.D+


 

34 Scarabée... vos papiers !!!


Faire l'identification d'un coléoptère

Faire l'identification d'un coléoptère est assez difficile à faire, à cause de leur grand nombre, soit plus de 300,000 espèces, et parce qu'il faut parfois identifier certains appendices qui sont assez minuscules, comme certains poils sur les pattes... On doit commencer par identifier l'ordre de l'insecte pour s'assurer que c'est bien un coléoptère. Cette page est le départ pour vous aider à identifier plusieurs espèces de coléoptères. http://www.bestioles.ca/insectes/identifier-coleoptere.html

35 Du Puy de la Gagère le Plateau d'Ambel


36 Une piste pour décoller vers la vallée de la Sure


37 Centaurée des montagnes aux pétales très fins


38 Endroit vraiment magnifique...


39 .. où j'ai découvert une petite grotte...


40 ...dans lesquels des crottes relèvent que celle-ci a servi d'abri...


41 La But St Genix vue de la grotte


42 Cherchez et trouvez la grotte dans la 1° falaise avant


43 Lys martagon et le plateau de Font d'Urle


44 insecte inconnu sur cette ombellifère


45 une Orchis...


46 de retour à Vassieux avec le Grand Veymont dans les nuages


47 La structure d'un planeur par lequel est arrivé l'horreur il y a 73 ans


48 Sur le chemin du retour Combe Laval


49 Tunnel du Col de la Machine


50 Toujours spectaculaire ce dernier tunnel avant de descendre à St Jean


51 Il y a 124 ans, une sacrée prouesse que la construction de cette route


52 Spectaculaire...


54 Bye bye le Vercors à une prochaine balade vélo, rando ou canyoning


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Où sont les limites du corps ? La conversation Scientifique Etienne Klein/France Culture

Par PhilKiKou - 27-05-2017 23:16:56 - 3 commentaires

 

La Conversation scientifique par Etienne Klein

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/ou-sont-les-limites-du-corps

 

 

Selon une étude de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes) publiée en 2015, les performances stagnent. Non seulement les records se font de plus en plus rares mais l'écart entre eux s'affaiblit.


Un compétiteur de la Transvulcania, île de la Palma ( Canaries, Espagne) 7 mai 2016. Un trail long de 74,3 km pour un dénivelé positif de 4350 mètres.• Crédits : Désirée Martin - AFP

Dans le livre III de l’Ethique, Spinoza se demandait : Que peut un corps ? Et il répondit : « Personne n’en sait rien. En tout cas personne ne sait d’avance ce que peut un corps : l'expérience n'a jusqu'ici enseigné à personne ce que, grâce aux seules lois de la Nature, le corps peut ou ne peut pas faire, à moins d'être déterminé par l'esprit. Car personne jusqu'ici n'a connu la structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les fonctions. […]. En outre, personne ne sait de quelle manière ou par quels moyens l'esprit met le corps en mouvement, ni combien de degrés de mouvement il peut lui imprimer, et avec quelle vitesse il peut le mouvoir. D'où suit que les hommes, quand ils disent que telle ou telle action du corps a son origine dans l'esprit qui a de l'empire sur le corps, ne savent ce qu'ils disent et ne font qu'avouer ainsi, en termes spécieux, qu'ils ignorent la vraie cause de cette action et ne s'en étonnent pas ».

Depuis Spinoza, avons-nous progressé ? Savons-nous mieux ce que peut – et ne peut pas - un corps ? Y a-t-il des limites, et, si oui, avons-nous les moyens de les cerner ?

IInvités: Sébastien Chaigneau, sportif de haut-niveau, ultratrailer; Jean-François Toussaint, médecin, cofondateur et directeur de l’IRMES, l’Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport ; et Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute, connu pour avoir réussi le premier tour du monde en ballon.

Intervenants

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Etienne Klein et son métier

 

http://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/physique-etienne-klein-101/

 

Je n'ai pas le souvenir d'avoir éprouvé, enfant, le désir de devenir physicien. Issu d'une famille nombreuse peu portée sur les sciences, je connaissais d'ailleurs à peine la signification de ce mot. En revanche, je me souviens très bien de mes premières joies intellectuelles, lorsque j'étais adolescent, au collège puis au lycée : une démonstration mathématique qui devenait soudain lumineuse ; la lecture des premières pages du Discours sur l'origine de l'inégalité entre les hommes de Rousseau qui me faisait découvrir l'argumentation philosophique... À chaque fois, c'était comme une révélation, un choc : l'émotion me faisait palpiter et courir jusqu'au frigidaire familial pour y chercher le calme d'un jus d'orange.

 

Comprendre, sentir la portée d'une idée, découvrir la clé d'un raisonnement, cela m'a toujours procuré un bonheur sans équivalent : j'aime que les choses me soient rendues claires. Je me souviens de certains de mes professeurs remarquables de ce point de vue : ils veillaient à ce que la lampe du jeune entendement des élèves que nous étions soit toujours remplie d'huile et brûle. Par effet de contraste, je détestais les discours fumeux. Sans le savoir, j'étais déjà disciple de Wittgenstein : « Ce qui peut se dire peut se dire clairement. »

 

La physique ne m'a attiré que tardivement. Au lycée, je n'étais pas à l'aise avec l'aspect expérimental des choses. Je n'ai pas le moindre don de bricoleur (Pascal, mon frère aîné, avait récupéré pour lui seul tout le capital familial) : au cours des travaux pratiques, la seule idée d'avoir à mettre sous tension un circuit électrique que j'avais monté moi-même me terrifiait, surtout après que j'eus involontairement « cramé » un oscilloscope de grande valeur. Mais j'étais bon en maths, et comme la physique nous était enseignée comme une sorte de mathématique appliquée, j'étais également bon en physique : dans les devoirs, il ne s'agissait que de poser des équations, de les résoudre, et d'encadrer le résultat en rouge.

 

À l'Ecole Centrale, je me suis vite demandé que faire par la suite. Tout m'intéressait un peu et rien ne m'intéressait vraiment. J'étais encore un être indéterminé. Alors je me suis cherché au travers de toutes sortes d'expériences : je suis devenu visiteur de prison, je sortais beaucoup, je m'entraînais aussi très dur au marathon, jusqu'à l'épuisement. Après deux années de classes préparatoires, je voulais découvrir l'humanité et cerner mes limites. Je lisais énormément, deux ou trois livres par semaine. J'étais très déçu par l'enseignement : trop de disciplines techniques, toutes présentées dans une perspective utilitariste, pas assez d'envol intellectuel, pas assez de « souffle ». J'ai compris que je ne serai pas ingénieur.

 

Mais alors, que faire ? J'ai commencé à suivre des cours de philosophie à la Sorbonne, en auditeur libre, par amour pour une jeune fille qui préparait l'agrégation (je prenais des notes pour elle). Là, je vibrais : enfin, on me parlait du monde, de la vie, de l'homme, de la pensée. Mais je sentais aussi que la philosophie s'accordait trop de degrés de liberté, que pour elle trop de systèmes étaient possibles. Les raisonnements étaient rigoureux, certes, mais il y avait toujours de l'arbitraire dans les principes. C'est à ce moment là, au cours d'un séjour à l'hôpital, qu'un ami bien inspiré m'offrit un livre merveilleux de Bernard d'Espagnat : À la recherche du réel, le regard d'un physicien. Je découvris ainsi que la physique, quand elle est prise dans son entier, avec son histoire, ses problèmes, ses personnages, est un véritable levain de culture et, surtout, qu'elle permet de faire « des découvertes philosophiques négatives », pour parler comme Maurice Merleau-Ponty, en montrant que certaines affirmations qui prétendent à une validité philosophique n'en ont pas en vérité. La physique n'est pas une philosophie, mais elle peut détruire certains préjugés de la pensée philosophique. Elle ne pose pas de concepts de droit, mais elle est capable d'inventer des biais pour pallier la carence des concepts traditionnels. Elle provoque ainsi la philosophie, s'incruste dans certains de ses débats et y joue parfois le rôle d'arbitre.

 

J'ai dévoré ce livre en annotant chacune de ses pages. Il m'a précipité vers les problèmes d'interprétation de la physique quantique, qui me « tiendront » pendant une bonne décennie. Pourquoi la physique quantique m'a-t-elle tant fasciné ? Sans doute parce que, plutôt que de fournir des idées toutes faites, elle montre la difficulté d'une pensée ferme et, surtout, elle permet d'apercevoir sous un jour nouveau certains horizons trop connus de la pensée.

 

Un second choc survint quelques mois après lecture décisive de À la Recherche du réel. À l'époque, je n'avais pas d'autre revenu que ce que me rapportaient les cours particuliers que je donnais ici ou là. C'était insuffisant pour payer le loyer de ma chambre d'étudiant. J'étais donc à la recherche d'un stage d'été bien rémunéré. Par hasard, je tombai un jour sur une affiche du CERN, le grand laboratoire européen de physique des particules, qui proposait aux étudiants de toute l'Europe des séjours d'été de deux mois à Genève : il s'agissait de suivre des cours le matin et de participer aux travaux d'une équipe de physiciens l'après-midi. Je déposai aussitôt un dossier, qui fut accepté.

 

Par un beau dimanche après-midi de juin, je débarquai donc au pays des banques et posai mes valises dans une résidence de travailleurs immigrés. Dès le lendemain matin, on me fit visiter les gigantesques accélérateurs de particules tapis dans les profondeurs du calme paysage bordant la frontière franco-suisse. Dans un tube métallique long de plusieurs kilomètres, gainé de blindage, des protons circulaient à une vitesse folle, proche de celle de la lumière, et venaient régulièrement percuter un autre faisceau d'antiprotons tournant en sens inverse. Bourrées jusqu'à la moelle d'énergie cinétique, ces particules provoquaient par leurs chocs l'émergence d'autres particules fugaces. D'énormes détecteurs multicolores, ronronnants et clignotants, recueillaient leurs traces. Je découvris tout cela bouche bée. Comment la physique avait-elle pu en arriver à tant de sophistication ? Pourquoi de si grosses machines pour déceler de si petites particules ? Et surtout, pourquoi ne m'avait-on jamais parlé de tout cela ? D'un coup, j'ai voulu tout comprendre de ce que je voyais.

 

Le premier cours de physique des particules nous fut donné par Victor Weisskopf. Ancien assistant de Wolfgang Pauli dans les années 1930, cet éminent physicien théoricien avait un charme fou, un humour ravageur et un enthousiasme de jeune homme. Il commença par nous expliquer d'un air très détaché qu'il avait passé une bonne partie de sa vie à s'interroger sur la réalité physique des objets mathématiques : avaient-ils une contrepartie dans le monde ou ne constituaient-ils que des idéalités angéliques ? N'étaient-ils qu'une invention humaine ou révélaient-ils le « fond des choses » ? Weisskopf nous avoua qu'il ne connaissait pas la réponse à ces questions.

 

Puis il commença son cours proprement dit, qui portait -je m'en souviens comme si c'était hier - sur le spin des particules. Au bout d'un quart d'heure, pour les besoins d'une démonstration, il fut amené à se saisir d'une craie et à tracer au tableau un repère à trois dimensions. Suivant la coutume, il représenta les axes Ox et Oy dans le plan même du tableau, puis figura l'axe Oz, perpendiculaire au tableau, par un point entouré d'un cercle, donnant l'impression que cet axe pointu jaillissait telle une flèche hors du tableau. Quelques instants plus tard, alors qu'il s'apprêtait à passer devant la figure qu'il avait tracée, lui qui était immense se baissa avec ostentation pour passer sous l'axe Oz. Une fois relevé, il se tourna vers nous pour nous souffler malicieusement : « On ne sait jamais, l'axe Oz existe peut-être vraiment ».

 

Pour moi, c'est avec ce gag que la messe fut dite : j'étudierai le monde de l'infiniment petit, j'enseignerai la physique d'une façon si possible vivante et originale, et je tenterai de questionner avec malice ses implications philosophiques.

 

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Etienne Klein et la montagne

Article / underground - le, 31/03/2014

http://www.ultramag.fr/article/2014-03-31-lultra-trail--cest-une-forme-de-retour--e-lautorite--du-corps

L’ULTRA-TRAIL C’EST UNE FORME DE RETOUR À L’AUTORITÉ DU CORPS

UNDERGROUND | LA PAROLE À…

Centralien, physicien, docteur en philosophie des sciences, chroniqueur sur France Culture, on pourrait qualifier Etienne Klein de pur esprit. À 55 ans, ce passionné de montagne est également alpiniste et ultra-trailer. De Spinoza à Deleuze, de Néanderthal à la physique quantique, entretien avec un « finisher ».



Vous avez découvert la montagne assez tard. Comment s’est passé cette découverte ?

 J’ai commencé par la randonnée à partir de 20 ans. Je n’avais en effet jamais mis les pieds en montagne avant. J’ai eu un coup de foudre. Je venais de la région parisienne. Nous étions trop nombreux dans ma famille pour que mes parents nous emmènent à la montagne. Je me suis senti tout de suite bien, dès que j’ai fait le Tour du Mont-Blanc avec l’UCPA1 à l’époque. L’alpinisme me semblait inacces- sible. J’étais tenté, mais je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Quand on n’a pas de filiation dans ce genre de pratique, on se dit que ce sont des extra-terrestres, des post-humains.

Vous utilisez la physique pour proposer une autre lecture de la philosophie. Qu’est- ce que la philosophie peut nous apprendre ?

Je ne sais pas ce que ça vaut mais il y a une classification des paysages en fonc- tion des systèmes philosophiques auxquels on adhère. Les Nietzschéens aiment bien les alpages, les Kantiens aiment bien les arêtes, quand il n’y a plus de végétation parce que là au moins on est débarrassé de tous les oripeaux faciles lorsqu’on traite les concepts de « basse altitude ». On a directement accès à ce qui est fondamental dans ce qui est élevé.



J’aimerais que vous me parliez de votre métier…

J’ai passé pas mal d’années à faire de la physique. Et les années où je faisais de la physique c’était aussi les années où je faisais de l’alpinisme. En 2000 j’ai passé une thèse de philo sur la physique. J’ai commencé à m’intéresser non pas tellement à la physique en tant que domaine de recherche, mais, finalement, à ce que la physique nous apprend sur des notions que les philosophes traitent par ailleurs. Par exemple le temps ou autre chose… est-ce que la physique produit des résultats qui peuvent percuter la pensée philosophique ? Quitte éventuellement à la modifier. Donc ce n’est plus tout à fait le même métier. C’est plus « Je veux trouver des choses », qu’est-ce que les équations de la physique diraient en langage commun si elles pouvaient parler du temps… C’est un problème de décryptage et ensuite un problème de traduction parce qu’il faut ramener la physique dans un langage que les philosophes peuvent comprendre. Et en fait le moment où j’ai commencé à faire ça correspond au moment où j’ai commencé l’ultra-trail. L’ultra- trail est à l’alpinisme ce que la philosophie de la physique est à la physique. C’est le même truc mais vécu autrement. L’ultra-trail, ce n’est pas de l’alpinisme mais ça se passe au même endroit. C’est une autre façon d’être en montagne. De la même façon que de faire de la phi- losophie physique c’est une autre façon d’être dans la physique. C’est plus doux. L’ultra- trail, c’est une autre façon de lire la montagne.

La recherche est cérébrale, la montagne est liée à l’effort physique. Qu’est-ce qui vous attire dans celui-ci ?

Je connais beaucoup de physiciens qui détestent l’effort physique, et j’en connais au contraire qui aiment. Je pourrais inventer des liens mais ce serait artificiel. Moi j’aime bien l’endurance, j’aime bien les sports d’agonie, j’aime bien l’épuisement, j’aime bien avoir le sentiment, après une belle balade en montagne, de se retrouver dans un refuge. Une belle sortie à vélo, se retrouver complètement rincé avec un appétit tel qu’on a envie de manger la table.

L’ULTRA-TRAIL  C’EST UNE FORME DE RETOUR À  L’AUTORITÉ  DU CORPS

Est-ce que l’effort du montagnard inspire celui de l’écrivain ?

Après une course en montagne on est va- chement bien pour écrire. Il y a une espèce de remise à zéro du corps, une sorte de reset intellectuel qui permet de reprendre les sujets à neuf, d’avoir une forme de créativité dans l’écriture. Une revitalisation intellectuelle. Je pense qu’on est fait pour être épuisé de temps en temps. Nos fatigues sont souvent psychologiques. Ce qu’on apprend avec l’ultra-trail c’est que pour être fatigué physiquement, et seulement physiquement, il faut vraiment donner. Nos fatigues, surtout à Paris, sont des fatigues psychiques. L’ultra-trail, c’est la version ludique de ce que faisait Néanderthal quand il allait chasser. Il partait trois jours, il n’avait pas grand chose dans le ventre, il cavalait un peu… il y a des sports qui sont plus pratiqués que l’ultra-trail, comme le tennis ou le foot, qui sont des sports que Néanderthal ne pratiquait pas. Mais moi j’ai l’idée naïve selon laquelle il faut pratiquer des sports que Néanderthal pratiquait. Parce que le corps est fait pour.

Comment la liberté s’exprime dans l’ultra-trail ?

La sensation de liberté n’est pas inconsciente. Je sens que je suis libre, je m’éprouve libre. Ça vient tout de suite, je sais que je ne vais pas être dérangé, il n’y aura pas de coup de téléphone… ça ne veut pas dire que je suis tranquille et rassuré. La première moitié de la TDS*, j’étais malade, pas hyper à l’aise, mais il y avait cette sensation de liberté. On est libre d’aller à telle ou telle vitesse, de regarder telle ou telle chose. On est en train de vivre quelque chose qui ne correspond pas aux expériences qu’on peut avoir dans la vie quotidienne, par exemple au travail. Il y a quelque chose qui procède de l’affirmation libre de soi. On n’est pas en train d’essayer de faire plaisir à quelqu’un d’autre, on n’est pas en train d’exécuter un ordre ou un programme. On est juste là pour faire ce qu’on a décidé de faire. Pour moi l’ultra-trail c’est un désir décidé. Ce n’est pas un caprice, c’est un truc que j’ai décidé de faire, et l’ayant décidé, je sais que sauf grave accident j’irai jusqu’au bout, que je n’abandonnerai pas.

L’ULTRA-TRAIL,  C’EST LA VERSION LUDIQUE DE CE QUE FAISAIT NÉANDERTHAL QUAND IL ALLAIT  CHASSER

Est-ce que décider l’abandon est un choix qui participe de cette liberté là ?

Ce que j’ai appris dans le trail, c’est qu’on peut aller mal… et puis ne plus aller mal. J’ai découvert la réversibilité du mal. La première fois que j’ai couru un ultra-trail, j’avais très mal à un genou, et pour moi il était évident que si je continuais la course j’allais me péter le genou. J’ai abandonné avec la conviction que j’allais me péter quelque chose. En fait, dès le lendemain, j’allais très bien, je n’avais plus mal… Les années suivantes, j’ai éprouvé le fait qu’on peut par effet tunnel passer de l’épuisement absolu à une forme de renaissance qui peut même être euphorique. C’est une très belle expérience, c’est l’expérience de la résurrection, à un petit niveau. Je ne fais pas de correspondance avec la passion christique
mais c’est quand même l’expérience de la résurrection du corps par l’âme. J’avais écrit un article dans Philosophie Magazine en expliquant que dans L’Éthique de Spinoza il y a un texte magnifique qui s’intitule « Que peut le corps ? » Il répond qu’il ne sait pas, parce qu’on ne connaît pas bien le couplage entre le mental, qu’il appelle, lui, l’esprit ou l’âme, et le corps. Donc on ne peut pas savoir ce que le corps peut faire, puisque l’âme contribue à son action. Deleuze a commenté ce texte en disant : « Ce que peut ton corps, ce n’est pas ce qu’il peut en tant que corps, c’est ce que tu peux toi. » C’est la phrase clé. Moi par exemple, je n’ai pas un corps pour faire ça. Ça ne dépend pas de mon corps, ça dépend de moi.

TOUS LES  VISAGES SONT BEAUX, ET LES REGARDS AUSSI, ILS EXPRIMENT  UNE ÉMOTION, UNE HISTOIRE

Comment est-ce que cela s’est traduit pendant vos expériences d’ultra-trailer ?

Durant la première partie de la course, on est spinoziste : l’âme et le corps font un tout. L’âme et le corps sont solidaires du même désir. Puis il y a un moment où la fatigue arrive, et là je pense que l’on devient cartésien. L’esprit s’adresse au corps. J’ai déjà eu une expérience de dédoublement comme ça, en alpinisme. On avait été pris dans une tempête, on risquait notre peau, je n’étais pas sûr de rentrer vivant. Je me souviens que je parlais à mon corps : « Tu déconnes pas ! » Il y avait vraiment un dédoublement. Dans le trail, avec moins d’intensité et moins de gravité, j’ai eu la même expérience quand j’étais au pied de la Tête aux vents. Pour un débutant, quand on a près de cent bornes dans les pattes, c’est difficile. J’ai dit à mon corps : « Si tu m’aimes, suis-moi. »

Est-ce que vous vous étonnez  aujourd’hui de ce que vous parvenez à  réaliser ?

Quand j’ai vu Marco Olmo en 2007 arriver, vainqueur de l’UTMB*, je me suis demandé qui c’était. On m’a expliqué qu’il avait fait 166 km en 21 h. Il avait 58 ans. Plus vieux que moi ! J’ai ressenti en tant que spectateur une émotion incroyable. Le jour même je décidais de m’inscrire. Je savais que je ne pouvais pas le faire mais je voulais le faire. J’ai vu des gens pleurer dans la foule, cer- tains qui pleurent lors du départ. Ce truc là m’intéresse. Les visages des gens qui arrivent sont très beaux, quelles que soient les marques de fatigue. Tous les visages sont beaux, et les regards aussi, ils expriment une émotion, une histoire. Et quand on est spectateur on regarde ces gens et on sait qu’ils ont vécu une histoire. Les premiers comme les derniers. Ça les rend pathétiques, au sens noble du terme.

Avez-vous couru d’autres trails ?

Non. Pour moi le trail est attaché à l’église de Chamonix, c’est un rituel, une sorte de prière cosmique. C’est ma prière annuelle au cosmos. Et en même temps l’expres- sion d’une reconnaissance pour ce massif dans lequel j’ai vraiment vécu des choses incroyables.

CE QUE PEUT TON CORPS,  CE N’EST PAS CE QU’IL PEUT  EN TANT QUE CORPS,  C’EST CE QUE TU PEUX TOI.

Vous avez fait des marathons avant d’aller dans la montagne. En referez-vous ?

Plus jamais ça ! Je ne veux plus courir sur route. Et je ne veux plus courir sur le plat. Je ne peux plus. J’aime bien les pentes. J’aime plutôt les montées, je n’aime pas les descentes. D’ailleurs, si on pouvait faire un jour un ultra-trail sans les descentes, je pense que pour moi ce serait beaucoup mieux, et que je terminerais en bonne place.

Autant on vous sent très réfléchi dans votre métier autant on vous sent très intuitif dans votre pratique sportive…

j’aurais pensé que vous auriez repris les mêmes mécanismes cérébraux mais en fait c’est quasiment le contraire… est-ce que le sport est une soupape ?  Oui, il est une forme de sauvagerie. Les physiciens sont souvent des gens qui oublient qu’ils ont un corps. L’ultra-trail c’est une forme de retour à l’autorité du corps. Pour moi c’est une expérience qui relève d’une complémentarité indispensable. Si par exemple on me disait que pendant un été je ne peux pas mettre les pieds en montagne, j’en serais vraiment malade, j’aurais un problème psychique.

Alors, objectif UTMB bientôt ?

Si la TDS se passe bien, je ferai l’UTMB l’année prochaine

 

 

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Avoir la danse dans la peau, de port en port

Par PhilKiKou - 09-04-2017 12:15:08 - Aucun commentaire

Teaser Dakhla from Fabien Plasson on Vimeo.

 

« Dakhla » d’Abou Lagraa

Quatuor - Fusion hip-hop/contemporain

Dakhla signifie « entrée » en arabe, c’est aussi le nom d’une ville portuaire marocaine posée au bord de l’Atlantique.



Ludovic Collura, Diane Fardoun, Nassim Feddal, Amel Sinapayen : dans la nouvelle pièce d’Abou Lagraa créée le 12  janvier à Suresnes cités danse, ces quatre danseurs crèvent la scène. Ils transportent une chorégraphie précisément basée sur leur talent et leur singularité.


Pour évoquer ses trois « ports d’attache », Alger, New York et Hambourg, le directeur de la Compagnie La Baraka a en effet choisi des interprètes aux origines aussi mélangées que ces emblématiques lieux d’échanges. Ludovic Collura, d’origine italo-sénégalaise, est passé par le CNSMD de Lyon. La Franco-libanaise Diane Fardoun a été formée par Corinne Lanselle, figure historique de la danse hip hop et du métissage des genres. Nassim Feddal est l’une des recrues du Ballent contemporain d’Alger, créé avec des danseurs des rues par Abou Lagraa, dans le cadre de son Pont culturel méditerranéen. Enfin la formidable Amel Sinapayen, mi Algérienne, mi-Réunionnaise, est passée par la la Cie Rêvolution à Bordeaux, avant d’être recrutée par Nawal Lagraa pour sa création Do You Be.


Par deux ou en quatuor, ils se défient, s’unissent, se séparent ou se livrent à des joutes sensuelles qui disent tour à tour le départ, les retrouvailles, la douceur du quotidien ou la froideur de l’exil. On y retrouve la belle danse, ample et précise, de l’auteur de Passages - créé dix-sept ans plus tôt sur cette même scène. Soit une écriture très contemporaine, qui emprunte au hip hop une fluidité remarquable tout en s’autorisant, ça et là, quelques réminiscences néo-classiques.

Ce mix chorégraphique s’accorde à merveille à l’ambiance sonore tressée à partir de morceaux originaux par Olivier Innocenti, pour suggérer les univers musicaux des trois villes : les mélopées arabo-andalouses d’Alger la Blanche, la déferlante funk du Prince des années 80 new-yorkaises, enfin l’implacable rythmique techno du DJ Mike Dehnert pour Hambourg.


On retient l’extraordinaire pas de deux d’Amel Sinapayen et Nassim Feddal, elle aussi menue qu’il est imposant et tous deux magnifiques, la grâce aérienne de Ludovic Collura, la gestuelle déliée de Diane Fardoun. Jouant des contrastes, Abou Lagraa les oppose volontiers par couple, hip hop contre contemporain. Mais par-dessus tout il célèbre, dans cette pièce « sans frontière ni tabou » comme les villes qu’elle traverse, le métissage et la richesse d’un monde où la liberté de circulation - celle des hommes comme des esthétiques - ne serait plus un vain rêve.



http://www.aboulagraa.fr/les-spectacles/dakhla-2017

https://dansercanalhistorique.fr/?q=content%2Fdakhla-d-abou-lagraa

Marin contre vents et marais qui vogue dans une galère...

Par PhilKiKou - 02-04-2017 12:35:38 - Aucun commentaire

 Je soutien Marin

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https://www.latetehaute.fr/

https://www.facebook.com/jesoutiensmarin/?pnref=story

« La tempête est bonne fille, elle laisse toujours une chance au Marin ».

Le cap de la semaine fut rude, ça a tangué, bâbord, tribord... La tempête battait son plein et on commençait à perdre de vue le phare. On avait connu l’océan déchainé, ça n’a pas été simple de remettre les cirés jaunes. Le skipper n’avait pas le moral, le matériel a souffert, mais les voiles ont résisté. Sale temps pour le volet, mais il semble tenir bon. Les deux œdèmes sont toujours présents mais paraissent régresser, et l’équipe médicale à la rescousse entrevoit une fenêtre météo plus clémente.

Pendant ce temps Marin, le team La tête au haute s’emploie à terre pour boucler l’enveloppe budgétaire de ta prochaine course, pour retrouver toutes tes capacités et reprendre ta croisière à toi. Les t-shirts et les mugs, ça avance bien mais on n’est pas encore à notre objectif. Pour les retardataires et ceux et celles qui attendaient la paie, rendez-vous sur le bouton Acheter ici sur la page.

Dorénavant, pour envoyer des messages à Marin, c’est en écrivant sur le mur et pour les initiatives sur la page de l’association La tête haute. Les messages privés ne sont plus opérationnels, les tantines ne suivent plus votre rythme 😊. Merci pour vos milliers de messages et de témoignages qui nous ont porté.

Beaucoup de soutiens de la page s’organisent pour donner de leur temps, et se mobiliser autour d’eux et mettre en place des évènements : des manifestations sportives dont nous reparlerons, des commerçants et des écoles solidaires, des clubs d’entrepreneurs, des donateurs. Notre objectif est toujours de 240.000 euros pour Marin.

Nous partageons aujourd’hui cette belle initiative d’une chanson créée pour Marin par Waléry Doumenc. Vous pouvez la retrouver sur Amazon ou sur iTunes, les bénéfices seront reversés à La tête haute. La chanson est intitulée : Marin.

Que les vents nous soient cléments, bon dimanche !



Humeur de fin d'année

Par PhilKiKou - 31-12-2016 09:43:31 - 3 commentaires

Fin d'une année, une autre se profile à l'horizon.

L'heure des bilans en tout genre, et des projets pour l'année à venir.

Dans un monde qui ne pousse pas toujours à l'optimisme

Continuons à croire en l'homme dans ce qu'il a de meilleur....

en espérant que ce ne soit pas dans le pire qu'il est le meilleur...

 

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