KikouBlog de PhilKiKou - Janvier 2018
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Des paysages et des côtes à couper le souffle

Par PhilKiKou - 14-01-2018 17:09:22 - 4 commentaires

 

Au lendemain de la balade Franco-Italienne http://philkikou.kikourou.net/billet.php?idbillet=58, je me remets en selle pour 2 allers-retours un peu plus court : 1 pour aller voir li l'herbe est plus verte dans le pré de Mme Carle***, le second pour découvrir un col réputé, le Granon.

En route pour cette 2° sortie à partir de Briançon

00 Le Pré de Mme Carle, les sommets et glaciers des Ecrins


00a Un coup d'oeil sur une carte


00b Le profil de l'étape


 

Prelles- Les Vigneaux- Vallouise- Pré Mme Carle- Briançon- St Chaffrey- COL du Granon par PhilKiKou

Date

19/8/2017

 

 

Distance

100 kms

Lieu

Briançon

 

 

Dénivelé

2493 m D+ / - D-

Sport

Cyclisme

 

 

Durée

05h59'42''

 

 

 

 

 

 

Moyenne

16.68 km/h

Commentaire public

http://www.openrunner.com/index.php?id=7821698


*1°partie Pré Mme Carle - St Chaffrey  71.6 kms / 3h46'(+1h pause)


*2° partie St Chaffrey Col du Granon - Briancon : 28.5 / 2h 13'42''


=> St Chaffrey - Col du Granon 12.5kms / 1h43' 7.2km/h !!!
descente 20'

001 A St Jacques Presles quitté la route principale pour une route tranquille qui me permet de voir Ste Marguerite de l'autre côté de la Durance


002 Rejoins la vallée de la Gyronde aux Vigneaux avec de belles bâtisses typiques


003 Après Vallouise*** et Les Claux un petit tunnel et un pont permet de traverser le Gyr qui deviendra Gyronde après la rencontre de l'Onde


***Vallouise ou la Vallouise

http://www.vallouimages.com/la-vallouise.htm

 

Au sens large, la Vallouise (avec l'article) désigne la vallée affluente en rive droite de celle de laDurance un peu en amont de l'Argentière-la Bessée. Elle comprend alors quatre communes : en fond de vallée, de l'aval à l'amont, les Vigneaux, Vallouise au sens strict (sans l'article), Pelvoux,  et, Puy-Saint-Vincent, en balcon sur les hauteurs de sa rive droite. Autrefois, Vallouise désignait l'ensemble de la vallée. De nos jours, le découpage en communes issu de la Révolution a abouti à la distinction entre la commune et sa vallée, la Vallouise. Le village principal est parfois encore appelé Ville-Vallouise pour le distinguer de la vallée. Le quartier de Ville en rive droite du Gyr le désigne également.

C'est une longue vallée - 25 km - avec plusieurs vallées affluentes : la vallée de l'Onde à Vallouise, puis le vallon suspendu de l'Eychauda à Pelvoux, enfin le vallon de Celse Nière à Ailefroide. Le Pré de Madame Carle à 1874 m d'altitude marque l'extrémité de la route où deux possibilités s'offrent encore, vers le Glacier Noir ou vers le Glacier Blanc. Elle s'étage de 980 m d'altitude au confluent ave la Durance, en amont immédiat de l'Argentière-la-Bessée, à 4102 m d'altitude à la Barre des Écrins, et couvre 18541 ha.

Ce chapitre couvre la vallée de Vallouise, ses vallées adjacentes, ses versants et les sommets qui la dominent, dont le massif de Montbrison dans son ensemble. Son versant est, les hameaux de Bouchier, les sites de la Vignette et de la Balmette, pourtant administrativement rattachés à Saint-Martin-de-Queyrières sont donc également couverts dans ce chapitre

La basse vallée de la Durance à Pelvoux

La Vallouise est la grande vallée que l'on aperçoit de la route nationale en montant aprèsl'Argentière-la-Bessée en direction de Briançon. Certes, c'est une vallée affluente de celle de laDurance. Mais le travail des glaciers a donné la prépondérance à la Vallouise, plus large et mieux calibrée. La Gyronde, son torrent au régime glaciaire marqué (hautes eaux en été - plus il fait chaud, plus il y a de l'eau !), a un débit toujours supérieur à celui de la Durance et une dénivelée de 200 m sépare les fonds des deux vallées.

 

004 après la pente douce et une fois le pont franchi place à une belle route de montagne qui a été coupée il y a quelques jours par une coulée de terre après de violents orages


005 Une belle petite route...


006 avant de traversée le Gyr fruits et brume qui se lève..


007 Les sommets alentour en ombre chinoise


008 ..me voilà arrivé au Pré de Mme Carle*** en traversant le Gyr sur le pont du Ban


*** LE PRE DE Mme CARLE

http://www.vallouimages.com/lavallouise/pre-madame-carle.htm

Situé à l'extrémité amont du vallon de Saint-Pierre et au bout de la route carrossable, à vue ou presque du Glacier Noir et du Glacier Blanc, le Pré de Madame Carle est l'un des joyaux touristiques de la Vallouise, du massif et du Parc national des Écrins.

Le nom pourtant ne manque pas de soulever quantité d'interrogations !

D'abord, il ne s'agit pas d'un pré, mais d'une zone de divagation caillouteuse du Torrent de Saint-Pierre, que parcourent ses différents bras au gré de leurs débordements. Seul un bosquet de mélèzes a réussi à se développer au bout de la route à l'abri de l'ancienne moraine frontale du Glacier Noir.  Ajouter à ce bosquet quelques vernes en bordure de la zone de divagation, et on aura fait le tour de la verdure du secteur, où le minéral donc prédomine.

Ensuite, qui est cette Madame Carle qui a réussi à donner son nom à un lieu inculte d'une façon tout à fait atypique en montagne ?

En fait, il faut remonter au début du XVIe siècle, 500 ans en arrière donc, pour trouver la réponse à ces deux interrogations. Le climat alors était plus chaud que maintenant avec des glaciers extrêmement réduits. Glacier Noir et Glacier Blanc ne devaient pas sortir de leurs plateaux supérieurs. Les chroniques de Chamonix, par exemple, indiquent que l'emplacement actuel de la Mer de Glace était une zone d'alpage. Les chroniques de la Vallouise, elles, indiquent que le Pré existait bel et bien, là où, maintenant, il n'y a que des cailloux. C'était une belle prairie d'alpage qui faisait partie des biens donnés en 1505 par le Roi Louis XII à Geoffroy ou Chaffrey Carle ou Carles, premier président du Parlement du Dauphiné entre ca 1503 et ca 1516. À sa mort, sa belle-fille, Louise Sereyne originaire de la vallée et veuve de son fils Antoine Carle, administra ses biens et donna ainsi son nom à cette partie de ses propriétés. Le lieu était même habité au Moyen Âge. Plusieurs légendes, difficiles à sourcer car elles n'apparaissent pas dans les études sérieuses d'ethnologie (Van Gennep et Joisten) et de plus pas spécifiques à ce lieu, mais souvent prises pour argent comptant par les amateurs de sensationnel, entretiennent une atmosphère mystérieuse autour de ce nom.

Si vous trouvez que décidément ce nom ne convient pas, revenez à son ancien nom qui figurait sur certaines cartes du XIXe siècle, la Grande Sagne, ou plutôt la Grand Sagne pour respecter le parler local, autrement dit le grand lieu humide, qui désignait le grand plan lacustre d'autrefois et qui subsiste dans la Pointe de la Grande Sagne.

Les cartes du début du XXe siècle localisent la Grande Sagne dans la zone de divagation du torrent et réservent le nom de Pré de Madame Carle à la prairie aujourd'hui arborée de la rive droite.

009 Les rochers du Grand Laus du côté du Mont Pelvoux et du Glacier des Violettes


010 Glacier du côté de la Montagne des Agneaux


011 Terminus, tout le monde descend du vélo pour une pause au chalet


012 Massif de l'Oisans ou des Ecrins ....***


***Massif des Écrins ou Massif de l'Oisans

http://www.vallouimages.com/ecrins-oisans.htm

L'introduction de l'alpinisme a d'entrée de jeu posé la question de l'appellation des montagnes, sommets et massifs, auxquels les habitants étaient bien souvent indifférents jusque là, quand elles n'étaient pas source de frayeur. La solution d'autrefois était simple, soit on reprenait un nom plus ou moins ancien signifiant montagne ou hauteur dans le langage local ou dans les langages oubliés du passé, comme pour le Pelvoux, soit on ne nommait tout simplement pas la montagne, comme pour les Écrins (1), soit, enfin, on lui donnait un nom rappelant une caractéristique importante pour les habitants, comme pour notre Meije, l'aiguille de mi-jour, midi, pour les Gravarots. La question se posait à l'échelle des sommets, a fortiori à l'échelle du massif dont les habitants ne pouvaient pas avoir notion. En clair, il manquait déjà des noms pour les sommets, il n'y en avait pas pour les massifs.

Notre massif était bien sûr concerné et n'avait pas de nom.  Compte tenu de sa taille et sa complexité, en avoir une vue d'ensemble supposait des connaissances en géographie qui n'existaient pas ou restaient sommaires, comme on peut le voir sur les cartes de Cassini.

Comment nommer cet ensemble mal défini de hautes montagnes au sud-est de Grenoble ? Le seul nom géographique existant était celui de notre Oisans, cela tombait bien puisque les principaux sommets, MeijeÉcrins (1), et points de départ, La GraveSaint-Christophe-en-Oisansla Bérarde, se trouvaient en Oisans. L'extension au ValbonnaisValjouffreyValgaudemar s'est faite naturellement, tant ces vallées étaient proches et similaires. Plus surprenante est l'extension à la partie briançonnaise du massif. Un nom concurrent a d'ailleurs émergé sur ce versant, renforcé par la création du Parc Domanial du Pelvoux, couvrant une partie de notre massif. On a donc eu en concurrence deux noms pour désigner l'actuel massif des Écrins, le massif de l'Oisans et le massif du Pelvoux. Il est de fait qu'il y a quelques dizaines d'années, on employait indifféremment les deux noms, le premier peut-être plus fréquemment que le second. Si le Pelvoux est un sommet, ce qui peut justifier l'extension à un massif, l'Oisans est un bassin hydrographique, en aucun cas un massif !

L'ambiguïté existant, on a vu apparaître, à la suite de Duhamel et Coolidge, une tentative de renouvellement avec massif du Haut Dauphiné, mais dont la définition restait peu clair (carte ci-contre).Massif de la Meije a aussi été utilisé, mais avec un faible succès et une couverture plus réduite, ne recouvrant pas le sud du massif par exemple.

La création du Parc National des Écrins en 1973 a mis tout le monde d'accord et a imposé le nom massif des Écrins.

Pourtant, en 1978 encore, Samivel incluait dans le grand Oisans sauvage, non seulement l'Oisans géographique mais aussi toute la zone sud du massif jusqu'à GapEmbrun et Briançon.

Depuis lors, néanmoins, on constate la disparition progressive des appellations massif de l'Oisans et massif du Pelvoux, au profit de l'appellation unique et fédératrice de massif des Écrins, la seule que nous retiendrons ici.

L'unanimité sur l'utilisation du nom des Écrins pour l'ensemble du massif n'a pourtant duré qu'un temps, car, surfant sur le succès du nom, on constate une tentative inverse, réductrice cette fois, de récupération pour le seul canton de l'Argentière-la-Bessée, nouvellement nommé Pays des Écrins. Le message se brouille à nouveau. Que sont donc ces fameux Écrins que le Parc avait réussi à imposer ? Ils trônaient fièrement au centre du parc et de leur massif et se verraient rejeter en limite d'un pays qui porterait leur nom dans un but de promotions économique et touristique ?

Mais après tout, peut-être est-ce tout simplement la réponse du berger à la bergère, à tous ceux qui voudraient que le Pelvoux fût en Oisans alors qu'il est en Briançonnais !

Notes

(1) Les Écrins n'ont été découverts que tardivement par les géographes du XIXe siècle, alors qu'ils étaient pourtant le point culminant de la France. Ils sont situés en fait aux confins de l'Oisans et du Briançonnais, le point culminant lui-même étant déjà complètement en Briançonnais. Ils étaient parfois nommés Pointe des Arsines par les locaux.



013 Zoom sur le Pré de Mme Carle entouré de Hautes Montagnes le Mont Pelvoux, l'Ailefroide, la Barre des Ecrins et la Montagne des Agneaux...


014 ...et sur le fonctionnement d'un refuge là-haut sur la montagne....


015 ...pour moi c'est terminus, pour les randonneurs ou les alpinistes avec l'accès a 2 refuges....


016 ... du Glacier Blanc et des Ecrins


017 ... au régime nature les marmottes


018 L'extrémité du Glacier Blanc


019 La Barre des Ecrins


La haute vallée de Pelvoux aux sommets

...La remontée du cône de déjection du Riou Blanc qui dévale parfois dangereusement de la crête glaciaire de Séguret-Foran et de Monêtier, donne accès au Pré de Madame Carle à 1850 m. Vaste plan, connu verdoyant avant le petit âge glaciaire des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, c'est maintenant un lit de cailloux où divaguent les multiples bras du Torrent de Saint-Pierre. Le Glacier des Violettes domine le Pont du Ban au début du Pré de Madame Carle. Certaines années l'avalanche qui en descend coupe la route et reste visible jusqu'au mois d'août. Le fond de la vallée est barré (le mot est juste !) par les ... Barre des Écrins (4102 m), Barre Noire (3751 m) et Barre Blanche (3698 m), et, la Grande Sagne (3660 m), qui dominent le Glacier Noir, encore caché. Le Glacier Blanc apparaît encore discrètement sur la droite.

La route se termine à l'amont du Pré de Madame Carle, près du Refuge Cézanne à 1874. Le secteur s'est doucement boisé durant le XXe siècle, offrant un genre d'oasis aux nombreux visiteurs du lieu et des glaciers. Car, nous y sommes ! Encore quelques centaines de mètres à marcher, et c'en est fini du plat, on aborde les chemins de montagne, certes, faciles et très fréquentés en été, mais chemins de montagne tout de même, donc à aborder avec les chaussures adéquates.

On découvre d'abord le Glacier Noir, dont la partie inférieure s'enfonce de plus en plus sous sa moraine de cailloux, au point que l'on distingue de plus en plus mal les limites du glacier. Le chemin remonte sa moraine latérale jusqu'au pied de la Barre des Écrins, laissant à main droite le chemin du Glacier Blanc. On est face aux versants nord du Pelvoux  (3943 m), du Pic Sans Nom (3913 m) et de l'Ailefroide (3954 m), cette dernière est surtout visible durant la montée. L'oeil est attiré par un collet à gauche du Pic Sans Nomle Coup de Sabre, très bien décrit par son nom. De l'autre côté du glacier, la face est du Pic Coolidge (3775 m) a belle allure. Son voisin, le Fifre (3699 m) qui domine le Col des Avalanches (3499 m) est plus rébarbatif. Derrière, la très himalayenne face sud des Écrins  nous écrase de toute la hauteur de ses 1600 m. Vers l'aval, se détache l'arête reliant le Pic des Pavéous  (3384 m) au Pic de Clouzis  (3465 m), alors que l'on a pu apercevoir la Montagne des Agneaux(3664 m) en se retournant durant la montée.

020 A côté du pont des Claux une Via Ferrata au-dessus du torrent


022 La Chapelle Ste Hippolyte à 1500m. d'altitude où l'on doit avoir une belle vue sur la vallée de la Durance


023 Une église dans la vallée, une autre à Puy St Pierre et la Crête de Peyrolle pas loin du Col du Granon, prochaine ascension


024 J'ai bien fait de venir rouler sur une autre terre de vélo, loin de l'Ardèche...


025 St Chaffrey à l'heure d'une pause avant d'attaquer le Col du Granon avec surement Le Grand Aréa pas loin du Col du Granon


026 Une autre activité sportive le canoë kayak sur la Guisane ou la Durance


027 Demandez le programme !.. Et bien au menu 11.4kms d'ascension avec 1050m. de D+ soit 9.2% de moyenne


027a Profil du Col du Granon


027b Montée du Granon vue du côté des Ecrins


028 Le compte à rebours a démarré 11kms du sommet, avec un petit 8.9% pour s'échauffer....


029 Piste de décollage pour tutoyer les sommets....


030 ...à couper le souffle,.. et ce n'est pas fini !!!...


031 Il ne faut louper ce point ravitaillement en eau aux Tronchets, le seul que j'ai vu dans cet ascension


032 Montagne des Agneaux, Pic de Dormillouse, Pointe des Arcas... et bien d'autres pics qui culminent vers 3400m. d'altitude


033 Chardons argentés avec le Petit et le Grand Aréa


034 Zoom sur les chardons et rappel du dicton "Qui y court s'y pique !!!..."

035 ça se corse une fois passé la moitié de l'ascension avec un 11% à l'affiche


036 la chenille du petit paon de nuit n’a pas peur du jour ( pas doublé par un escargot, même si je ne montais pas très vite..)


036a le petit paon de nuit devenu papillon

http://www.papillon-en-macro.fr/saturniidae-pavonia.htm

envergure environ 5-7 cm, le vol de nuit pour la femelle et parfois de jour pour le mâle de mars à  juin


038 On voit bien que c'est un peu plus que du faux-plat sur la photo...


039 A 2 kms du sommet j'ai été rejoint par un cycliste randonneur drômois qui a laissé sa tente et sa remorque au camping de Briançon pour une échappée belle au Col du Granon***


040 La route qui semble partir surfer sur la crête de Peyrole


041 Et voilà Philkikou pris en photo par le cycliste drômois après 1h43' d'ascension soit une moyenne de 7.2km/h


***Col du Granon : informations et profil

http://velomontagne.over-blog.com/article-col-du-granon-informations-et-profil-124447403.html

Le col du Granon situé dans le département des Hautes Alpes (05) fait partie des poids lourds des ascensions françaises mais ne jouit pas de la même notoriété que le col du Galibier ou le col de l'Izoard à proximité. Et pour cause, le Tour de France ne l'a visité qu'à une seule reprise, c'était en 1986 avec la victoire de Edurado Chozas à son sommet. Il fut la plus haute arrivée en altitude de l'Histoire du Tour de France avant d'être dépassé par le col du Galibier (2642m) en 2011.

Il n'est goudronné que sur un seul versant, celui au départ de Briançon. L'autre versant au départ de la vallée de la Névache est accessible en VTT.

Le sommet culmine à 2404m d'altitude (le panneau indique 2413m), il fait ainsi partie des plus hautes ascensions françaises.

Son profil offre une des rampes les plus difficiles de France sur les 11,5 derniers kilomètres à partir de Saint Chaffrey.

Au départ de Briançon, l'ascension est longue de 16,5 kilomètres.

Les 5 kilomètres entre Briançon et Saint Chaffrey sont communs avec l'ascension du col du Lautaret (2058m), cette partie est très fréquentée parles voitures et n'est pas très agréable. Heureusement, les pourcentages sont plutôt faibles (aux alentours de 4 à 5%).

Le col du Granon est indiqué sur des panneaux et on ne peut pas louper la sortie de cette route fréquentée.

Dès qu'on quitte la route du col du Lautaret, le contraste est saisissant avec cette tranquillité au niveau de la circulation. Un court faux plat nous fait entrer dans Saint Chaffrey puis on tourne à droite et là c'est parti !

Une rampe de 11,5 kilomètres à 9,3% de moyenne s'offre devant vos roues.

Le profil est à peu près similiaire à celui de l'ascension du Mont du Chat (1504m) par Le Bourget du Lac.

 

042 Un peu de repos et de répit pour savourer cette bonne tarte et ce paysage grandiose !!!


043 Un petit tour instructif à la table d'orientation en commençant Plein Sud


044 Les 3 Pics dominant Briançon


045 Le grand Aréa tout proche et des sommets mythiques du côté des Ecrins


046 ... Grandeur Nature avec le Fort de Granon en contre-bas


047 Il était une fois dans l'Ouest des sommets à la pelle !!!


048 A plus ou moins 4000m les sommets du massif des Ecrins


049 La Roche Gauthier et les sommets de l'autre côté de la Vallée de la Clarée


050 Il n'y a pas que moi qui admire le paysage et le sommet du Prorel cherchez la marmotte !!!... ( avec un zoom pour vous aider..)




051 Après l'arrêt marmotte je prends un moment pour profiter du paysage avant de plonger dans la vallée


052 Briançon niché à la jonction de la Guisane et de la Durance***


***La Durance

http://www.notreprovence.fr/provence_riviere_durance.php

La Durance prend sa source dans les Hautes Alpes, à 2632 m d'altitude, au mont Chenaillet, près du col de Montgenèvre et donc de la frontière italienne. Longue de 305 kilomètres, la Durance est le second plus grand affluent du Rhône, juste après la Saône. Son bassin couvre plus de la moitié de la région Provence Alpes Côte d’Azur, avec près de 14.200 km². La vallée de la Durance trace une route du Nord au Sud qui traverse quatre départements et plateaux, tous chargés d’histoire. C'est la véritable colonne vertébrale de la Provence : des Alpes à la plaine de la Crau, la Durance traverse l'actuelle Provence-Alpes-Côte-d'Azur. La Durance fournit 75% des besoins en eau de la PACA.

La Durance, qui prend sa source au cœur des Alpes, a d’abord un aspect de torrent avec un fort débit, jusqu’à la confluence avec l’Ubbaye. Elle traverse la ville fortifiée de 
Briançon, et suit la vallée en récupérant les eaux du Briançonnais et celles du Queyras avec Guil, qui possède de somptueuses gorges, les Gorges du Guil. Au niveau de la place forte Vauban de Mont-Dauphin, la faille de la Durance permet à la Fontaine Pétrifiante de Réotier en rive droite de voir le jour, site insolite naturel, et le Plan de Phazyen rive gauche de la Durance. La pente suivie par la Durance est pentue jusqu’à Embrun, où elle pénètre dans le barrage de Serre-Ponçon. Ce barrage fut créé en 1961 pour lutter contre les caprices de la Durance, avec son fort débit lors des pluies diluviennes, accompagnées par la fonte des neiges.

Plus en aval, la Durance récupère les eaux d’affluents tels que 
le Buëch, le Jabron, la Bléonedu côté de Chateau-Arnoux-Saint-Auban, l'Asse en aval d'Oraison, mais surtout le Verdon à hauteur de Vinon-sur-Verdon, qui arrive du col d’Allos. A partir de ce moment, la Durance change d’orientation, et se dirige vers Cavaillon, rejoint par le Calavon qui se jette à proximité d’Avignon avec une orientation Est-Ouest, puis l’orientation devient étrange en bifurquant vers le nord-ouest. En effet, auparavant, la Durance franchissait les Alpilles par Lamanon, avant d’aller se jeter dans l'étang de Berre. Aujourd’hui, cette ancienne route s’appelle la Crau, que les hommes ont essayé d’irriguer grâce au Canal de Crapone au XVIème siècle, du nom de son ingénieur provençal, Adam de Craponne .

Au 19ème siècle, alors que la cité marseillaise devait souvent faire face aux épidémies et aux secheresses, il fut décidé de mener l'eau de la Durance vers la cité phocéènne, grâce à la construction du 
Canal de Marseille, ouvrage important qui fonctionne encore aujourd'hui, et offre des joyaux tels que l'Aqueduc de Roquefavour !


Sur le pays de la Durance, à la fois alpin et provençal, une grande diversité culturelle est née. Pendant sa descente vers le Rhône, la Durance arrose sur son passage des plaines fertiles ainsi que de grandes villes telles que Briançon et Embrun, Sisteron et sa Citadelle, Pertuis ou encore Cavaillon et se jette ensuite dans le Rhône à quelques kilomètres d'Avignon. La Durance est le pays des écrivains : Jean GionoPaul Arène, René Frégny...

Autrefois, la Durance était réputée comme étant infranchissable, à cause de son fort débit et de sa grande largeur. On disait même : 
le mistral, le Parlement (d'Aix-en-Provence) et la Durance sont les trois fléaux de la Provence ! La Durance servit de frontière pendant la période romaine et devint ensuite, à l'époque du Moyen-âge, le meilleur moyen pour le transport du bois. Mais la Durance est toujours en crues, et notamment entre 1843 et 1856, période durant laquelle les plus gros ravages sévissent, sur les cultures mais aussi sur les habitations. L'idée d'un barrage naît alors à cette époque, mais ne sera réalisé qu'en 1961, à Serre-Ponçon. Ce barrage nécessita 6 années de travaux ainsi que la destruction de plusieurs villages et hameaux, aujourd'hui enfuis sous les eaux ! Le barrage constitue un immense réservoir pour l'irrigation de la vallée de la Durance. C'est à ce jour le second plus grand lac artificiel d'Europe !

Aujourd'hui, la Durance est beaucoup plus calme et moins large, et ne constitue plus une menace pour les habitations voisines. Elle est devenue une des portes d'accès les plus fréquentées des sports d'hiver. On y retrouve les plus belles stations de ski de France, notamment Serre Chevalier, Montgenèvre... A nous, provençaux, de ne pas oublier que la Durance aura été durant des siècles une grande route de transhumances humaines avec entre autres les Vaudois, Gavots et Radeliers... 

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