Rivages … ou le naufrage d'hommes et de femmes devenus invisible à nos yeu
PhilKiKou

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Rivages … ou le naufrage d'hommes et de femmes devenus invisible à nos yeu

Par PhilKiKou - 14-11-2017 06:51:31 - 4 commentaires

http://www.dorafilms.com/article-788-rivages

 

...Une pensée pour ces hommes et ces femmes que l'on ne prend pas le temps de voir, d'échanger avec eux, et qui se préparent à passer un hiver dans la rue...

Se recroqueviller

Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux. 
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre. 
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.

                                              Monique MAITTE

 

2016 RIVAGES from dora films on Vimeo.

 

Que peut bien vouloir dire vivre à la rue ? Depuis tant de temps et par tous les temps ? Ils s’appellent Johnny, Monique, Jean-Luc. Ils comptent parmi les innombrables silhouettes anonymes qui hantent nos cités.

Et si on prenait le temps de nous arrêter auprès d’eux pour faire connaissance ? Histoire de reconnaître chacun dans sa singularité en allant au-delà des clichés qui collent à leur peau. Et qui nous empêchent de les voir tels qu’ils sont et deviennent, avec pour chacun ses rêves, ses blessures, ses amours, ses difficultés à traverser le plus ou moins sale temps donné à vivre. Partageant ainsi notre humanité commune.

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http://www.montmiandonfilms.org/?Rivages

Que reste-t-il lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, les amis, le travail et que l’on vit dans la rue (certains des personnages disent par choix, mais ce n’est pas si sûr) ? Que reste-t-il sinon l’humain ?

C’est bien ce que nous dit Simone Fluhr avec des personnages filmés à bonne distance, la parole respectée par le montage et le rythme du film qui nous laisse le temps d’entendre ce qui est dit, sans manipulation de sentiments ou artifice. (Et l’Ill - la rivière qui traverse Strasbourg - qui coule comme une métaphore du temps et de la vie). 
La singularité de chaque témoignage peut ainsi s’exprimer pleinement et nous sommes saisis par la force, l’intelligence et l’inventivité dont les trois personnages font preuve, par leur humanité pleine et entière malgré des conditions qui les abiment physiquement.

 

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http://www.dna.fr/culture/2016/11/17/la-plus-grande-des-solitudes

Le documentaire s’ouvre sur une rue drapée des décorations de Noël, à Strasbourg. La nuit est tombée, il fait froid. Johnny embarque son barda pour aller dormir sous un pont, au bord de l’Ill.



Il se glisse méthodiquement dans deux sacs de couchage enfilés l’un dans l’autre, tire son bonnet sur la tête et les yeux, ajuste une couverture, rabat un premier capuchon, puis un second sur son visage qui s’efface. Referme le tout et se coupe du monde. Une chrysalide se forme sous nos yeux, comme si cet homme remontait le temps, voulait s’extraire du monde qui l’entoure.


Simone Fluhr pose cette question : que reste-t-il de notre humanité lorsque tous les liens sont rompus, avec la famille, le travail, les amis, le logement ? Lorsqu’un homme se retire ailleurs, dans une autre dimension, au ras des pavés, referme sur lui les lambeaux d’une vie douloureuse ?


Simone Fluhr témoigne et fait témoigner, c’est tout

Il reste tout ce qui fait l’homme. Simone Fluhr s’attache à le démontrer, sans pointer du doigt une quelconque responsabilité. Elle témoigne et fait témoigner, c’est tout. D’une manière attentive et patiente, où l’exigence de l’écoute commande le mouvement de la caméra (tenue par Aline Battaglia). Où les silences nombreux et les plans de coupe ne rompent pas le mouvement, mais soulignent le propos, comme ces doigts engourdis par le froid et une santé malmenée.

C’est la marque de fabrique d’une réalisatrice qui a pris le parti d’écouter là où l’on considère trop souvent qu’il n’y a plus rien à entendre, parmi les demandeurs d’asile en bout de procédure hier, parmi les SDF en bout de course sociale aujourd’hui.

Johnny est un bourlingueur né au Danemark. Matelot dans la marine marchande, il a distribué et encaissé des coups dans le monde entier. Il connaît la rue depuis 30 ans : « C’est mon choix, c’est ma liberté ». Il est fort, fragile aussi. Et digne !  

Jean-Luc vit depuis 16 ans maintenant sous un pont, en périphérie du centre-ville. Il a pris la place d’un autre SDF, comme un bail précaire qui passe de locataire en locataire…


Plus personne ne le voit, les rares promeneurs l’ignorent ou forcent le pas.

Son père est mort tôt, sa mère ne l’a jamais aimé, dit-il. La drogue -l’héroïne- est passée par là, à 12 ans. Et la prison aussi. Le regard ailleurs, il raconte sa vie et son monde dans un décor de sous-verre collés aux parois du pont, de mantra bouddhiste et d’un mandala dont les couleurs se sont figées. Faut-il s’étonner qu’un Alsacien en rupture sociale prête tant d’importance à un « mandala », mot qui chez nous désigne un manteau ?


Elle rédigeait des vers sur des post-it et les collait sur le dos des passants

Troisième personne à témoigner : Monique. Elle fait le lien entre le monde de la rue et le nôtre ; elle a navigué de l’un à l’autre, connu la violence conjugale et celle de la rue, la solitude et bien d’autres choses encore, inscrites sur son visage.


Monique -qui vit aujourd’hui à Mulhouse- est revenue à la société, à grand-peine. Avec pour béquilles l’humour et la poésie. Dans le quartier de la gare, elle rédigeait des vers sur des post-it dérobés dans le bureau de l’assistante sociale et les collait sur le dos des passants, pour mendier. Elle a le sens de la formule : « dans la rue, tu perds ton palais… », entendez le goût des aliments.

Monique est une porte-parole. Elle revendique une place pour les morts de la rue dans la mémoire collective. Elle rompt la solitude sur les réseaux sociaux et à l’antenne d’une radio. Ses mots et ses poèmes viennent toquer à la porte de notre conscience.

Elle énonce ce que Simone Fluhr veut démontrer : « Personne n’est complètement séparé de la folie et de la rue. Nos deux mondes sont reliés ». Aujourd’hui par ce documentaire, d’une incontestable manière.

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http://poesiesansdomicile.blogspot.fr/

vivre

Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre 
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir

Confession

Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux

le ciel est immense

Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ? 
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.

Repli

Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu. Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves. 

l'écriture

 L’écriture est un ruissellement qui permet de garder les yeux secs

Je m’absente

Je m’absente un instant, hors Je pour un temps. 
Je reviendrai à moi un peu plus tard, 
 Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne 
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable



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La vie, en vers et contre tout

Elle est à Strasbourg la porte-parole des sans-abri. Cet hiver, on l’a souvent vue, entendue, lue sur les réseaux sociaux. Mais au fait, qui est Monique Maitte

http://www.dna.fr/societe/2017/02/05/la-vie-en-vers-et-contre-tout

Elle est là, assise sur une banquette au fond d’un café voisin de la place Kléber à Strasbourg. C’est une chance : on dit d’elle qu’elle est parfois insaisissable. Le patron lui sert un chocolat, sans même prendre la commande. C’est un de ses refuges, un endroit discret où elle vient se réchauffer quand il fait froid dehors.

Petite femme menue, peau diaphane, fragile au premier abord, elle cache souvent son visage derrière un rideau de cheveux châtains et guette. Elle guette quoi au juste ? « Rien de particulier, il faut être sur ses gardes. »

Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même

À l’autre bout de cette place emblématique, dans le « passage du Monoprix », un de ses amis, Roland, barbe broussailleuse et cheveux en bataille, réfugié sous une couverture où il cache ses trésors, a élu domicile. Un peu plus tôt dans l’après-midi, elle lui a claqué deux bises et rendu compte de ses échanges avec un fonctionnaire de la préfecture, ou de la Ville. « Il faut le sortir de la rue… »

Monique Maitte est un trait d’union, une porte-parole, peut-être aussi une « rescapée ». C’est le mot qui vient à l’esprit de Simone Fluhr, documentariste qui fut longtemps travailleuse sociale auprès des demandeurs d’asile et des mal lotis. « Elle a le comportement des gens qui se sentent coupables de ne plus être à la rue. »

Alors, elle nourrit son quotidien de va-et-vient et ne perd pas de vue ceux qu’on appelle les SDF. Et s’il lui arrive de fuir les bien-logés, elle n’a jamais fait défaut au tout petit peuple de la rue. Elle a été SDF. « Ces trois lettres maudites qui vous privent de tout respect, parfois même de celui des gens qui veulent vous aider. »

Monique a pris des coups. Encaissé des mots qui font mal. Dégringolé les étages, dormi dans un local à vélo. Elle a buté sur des portes dont les serrures ont été changées. Il lui est arrivé d’être abandonnée et de s’être, dans le même mouvement, abandonnée elle-même pour plonger dans la nuit noire de la rue et de la dépression. Elle a aujourd’hui 58 ans.

Difficile d’établir une biographie. La rue est une impasse administrative où tout se passe dans l’instant, où peu de choses sont consignées. Elle raconte qu’elle a grandi à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), dans le voisinage d’une maison d’arrêt où travaillait son père, un ancien militaire. Elle est partie à Paris poursuivre des études commencées à Toulouse ; elle a travaillé comme analyste financier et enseigné le français dans des collèges. Elle a fondé une famille. Et tout a basculé, dans la violence et les coups. Une nouvelle fois, elle rompt tous les liens. Direction Strasbourg, allez savoir pourquoi…

Des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog

Tout s’arrange pour un temps, pour quelques années, avant une nouvelle descente aux enfers. Des coups, une hospitalisation. Des portes qui se ferment.

Le temps de s’extirper d’une séquence longue et difficile, qui la jette littéralement à la rue pour la première fois en 2005 ou 2006 - ses souvenirs sont confus -, la voilà qui reprend pied et revient à la vie !

C’est à Strasbourg qu’émerge la porte-parole du Collectif SDF Alsace. La poétesse de la rue écrit des textes courts qui cognent, publiés aussitôt sur un blog créé en 2007.

C’est le temps du squat Gruber. Elle y vit avec un chat et un ordinateur, dans un refuge aménagé dans un entrepôt frigorifique, fait de toiles translucides tendues depuis le plafond. Elle dort un temps au Château d’Eau, un lieu d’accueil d’urgence. Le jour, elle est au squat Gruber. Les douches ici, le repas là, à l’extérieur sur des barbecues, à l’intérieur sur des poêles improvisés.

Elle apprend la rue. Comment « tenir une position » et s’approprier un lieu. Comment se défendre ; un trousseau de clés peut servir de poing américain. Où se réchauffer ; à la bibliothèque de la rue Kuhn ou à la gare. Où se mettre à l’abri pour quelques heures du désordre d’une vie où domine l’insécurité ; ce sera à l’église Saint-Thomas, où elle échange parfois avec un pasteur et écoute une école de musique qui vient répéter son spectacle. Le parvis de l’église Saint-Maurice, à l’autre bout du centre-ville, dans le quartier où elle avait été une « bien-logée », est un lieu de manche, tout comme l’Orangerie.

Vient l’épisode des Enfants de Don Quichotte. Le mouvement des précaires et des sans-abri né à Paris débarque à Strasbourg, place de la République et quai Sturm. Les services de l’État et de la Ville ont besoin d’interlocuteurs. Monique Maitte sera l’un des porte-parole et créera le Collectif SDF Alsace. Petit à petit se dessine un retour vers une vie moins difficile, un logement, puis un autre, un travail à la maison d’arrêt de l’Elsau. Un nouvel équilibre.

« Si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter »

« Elle s’est reconstruite, raconte Simone Fluhr, mais si elle n’habitait plus la rue, la rue continuait de l’habiter. »

Monique Maitte révèle ses talents de fédératrice, « avec une certaine rudesse parfois », et met à profit son expérience de précaire pour essayer d’orienter l’action des pouvoirs publics.

Roger Winterhalter, l’ancien maire de Lutterbach, fondateur de la Maison de la citoyenneté mondiale à Mulhouse, se souvient de l’action montée par le Collectif SDF Alsace avec l’ENSAS, l’école d’architecture de Strasbourg, à l’automne 2013. Des étudiants ont planché sur des projets d’abris temporaires, une sorte de chaînon manquant entre l’hébergement d’urgence et l’habitat social. Ils ont imaginé des cabines dépliables, des « œufs dorés » qui se rapprochent plus du mobilier urbain que d’une construction… « C’était avant les municipales. Les élus présents étaient séduits. Mais ça n’a rien donné. Ce soir-là, j’ai été interpellé par la manière dont elle avait participé à l’animation de cette réunion ! »

« Elle illustre bien une chose à laquelle je crois : une personne en très grande précarité peut être une citoyenne active. »

Monique Maitte est vive, intelligente ; elle sait s’exprimer en public et met son énergie au service de la cause des personnes sans domicile. L’action citoyenne la mobilise.

Avec Eric Schultz, adjoint au maire de Strasbourg, elle participe à l’institution d’un temps de souvenir dédié aux morts de la rue. C’est l’œuvre du collectif Grains de Sable. « La mort anonyme efface toute une vie. Agir contre cet oubli, c’est agir pour les vivants qui sont dans la rue. Monique parle de ces choses comme personne ; elle y met du sens, de l’humanité, de la beauté, de la rage. »

Depuis mars 2015, le Collectif SDF mène aussi une action « Hygiène et vestiaire ». L’idée est simple : distribuer du savon, du shampoing, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements, les premiers dimanches du mois à la gare de Strasbourg. La mise en œuvre est originale : « Les personnes qui sont à la rue font partie de l’action, aident à la monter. Du coup, on apprend à se connaître. Les clichés tombent d’un côté et de l’autre », souligne Anne Schneider, une « bien-logée » qui a suivi Monique Maitte dans ce projet.

« La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour »

Mais sa vraie béquille est ailleurs. Depuis son enfance, elle griffonne et écrit. Et depuis 2007, elle tient son blog, « Poésie sans domicile ». « La poésie est ma lame. Je l’aiguise chaque jour et l’utilise sans pitié », avertit Monique en janvier 2010. De jour en jour, elle raconte, se raconte. « J’ai toujours gribouillé, mais longtemps sans rien garder. Sans la poésie et sans Lola, ma chatte, je n’aurais pas survécu. »

Anne-Florence Dauchez, danseuse et chorégraphe mulhousienne, raconte leur rencontre : « C’était lors d’une journée familiale d’ATD Quart-Monde, à Colmar. Elle promenait une petite valise dans laquelle il y avait de quoi écrire. Je l’ai trouvée étonnante d’entrée. Elle a noté ses coordonnées sur une assiette en carton que j’ai glissée dans ma poche. »

Ensemble, elles monteront un spectacle, auquel sera associé Gérard Leser (qui traduira les poèmes en alsacien) et auquel seront convoqués Claude Vigée, Abd al Malik et Nathan Katz. « Travailler avec Monique est une sacrée aventure. Elle te laisse seule face à la force de ce qu’elle écrit et tu dois te débrouiller. »

En 2014, tout est remis en question. La loi Sauvadet doit mettre fin à la précarité de certains agents publics en CDD dans des emplois à besoin permanent… ; elle va coûter à Monique Maitte son poste d’assistante de formation à la maison d’arrêt de Strasbourg. De mois en mois, la rue se rapproche.

Une main tendue vient de Mulhouse

Retour dans un squat. Retour de la dépression, retour de l’envie de tout envoyer valser. « J’irai cracher sur vos hécatombes », se fâche Monique, un matin de février, sur son blog.

Au printemps 2016, une main tendue vient de Mulhouse. Et un logement. Et des projets. La Maison de la citoyenneté mondiale lui ouvre ses portes. « Nous sommes prêts à reconnaître ses compétences », assure Anne-Florence Dauchez, qui milite aussi à ATD Quart-Monde.

« Je marche/et j’aspire l’air, j’aspire le soleil, j’aspire/et ma peau s’imprègne, et ma tête plonge sous elle/j’écarte les bras/je les lève vers le ciel et le touche en ombre du bout des doigts ».

La voilà revenue. À la lumière du jour, à Mulhouse et à Strasbourg.

Billet précédent: ARGENT PUDEURS & DECADENCES

4 commentaires

Commentaire de philtraverses posté le 15-11-2017 à 19:33:47

Merci pour ce texte, bien d'actualité, maintenant que l'hiver est venu et que ces invisibles, ou plutôt que nous ne voulons pas voir, vont devoir affronter l'hiver, certain dans la plus grande des solitudes. De belles personnes malgré tout, au discours souvent lucide. Un beau gâchis sas doute. Une belle découverte pour moi, allain leprest que je ne connaissais pas.

Commentaire de TomTrailRunner posté le 19-11-2017 à 09:20:59

+1 sur toute la ligne sur ce commentaire

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 16-11-2017 à 10:06:20

Il ne faut pas que l'arbre poétique cache la forêt de tous ces malades qui sont dans la rue faute de traitement ou de soutien familial. Ceci est le vrai scandale des sdf, l'absence d'une vraie prise en charge des malades mentaux très nombreux dans la rue. Pire, la société les met parfois en prison...
Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas la rue qui rend malade, c'est la maladie qui met à la rue les plus fragiles.

Commentaire de Khanardô posté le 16-11-2017 à 19:27:35

T'as vraiment un avis sur tout, et tu sais vraiment tout sur tout, toi, hein !
:-)

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